Le CERC du PRUBA : Des vivres et non-vivres pour redonner espoir aux sinistrés des inondations de 2024
En 2024, les statistiques des inondations au Mali ont été effroyables. Le Mali a enregistré, près de 730 cas d’inondations qui ont causé plus de 47 300 cas d’effondrements et de nombreuses pertes en vies humaines et des dégâts matériels énormes. Les chiffres officiels ont également fait état de près de 465 000 personnes sinistrées et 88 083 ménages affectés.
Face à l’ampleur des dégâts, le Gouvernement du Mali a vite réagi en sollicitant l’appui des partenaires nationaux et internationaux. La Banque mondiale a favorablement réagi à travers l’activation de la CERC (l’Intervention d’urgence contingente en anglais Contingent Emergency Response Component) du Projet de Résilience urbaine de Bamako (PRUBA) pour un montant de 43,1 milliards de FCFA.
Le Projet s’est illustré comme un pilier vital pour redonner espoir à 343 909 sinistrés recensés dans les 19 régions du Mali et dans le District de Bamako. Le Projet a également apporté son soutien aux équipes de première intervention qui luttent chaque jour contre les conséquences de la catastrophe.
Pour les populations sinistrées, un appui massif a été apporté en vivres (3807 tonnes de riz, 3807 tonnes de mil, 688 tonnes de sucre, 343 tonnes de sel, 79678 litres d’huiles) et non-vivres (171 952 moustiquaires, 17 196 nattes, 171 954 couvertures, 17 196 kits scolaires, 401 tentes), apportant une lueur d’espoir suite à la grande détresse connue. La région de Tombouctou, la plus sinistrée, a, par exemple, vu plus de 120 000 personnes secourues, soit plus d’un tiers des bénéficiaires au niveau national. Puis, les régions de Ségou et Kayes ont été recensées, comme les plus touchées, avec respectivement plus de 38 000 et 30 000 sinistrés assistés. Représentants de l’État, les Gouverneurs des régions ont été, au premier plan, associés à l’ensemble des opérations.
Le PRUBA n’a pas que nourri les corps, il a également renforcé les capacités des équipes en première ligne, celles qui sauvent des vies sans hésiter. Les structures de l’Etat impliquées dans la gestion des inondations au Mali (Santé, Protection civile, Assainissement, Équipement et Transport) ont aussi reçu un appui en matériels et équipements (100 toilettes mobiles pour prévenir les épidémies, kits de nettoyage, vaccins, médicaments, motopompes, ambulances médicalisées, véhicules de secours et de liaison, camions-citernes…).
Sur un tout autre volet, des infrastructures vitales détruites suite aux inondations ont été restaurées. Il s’agit des stations de traitement des eaux usées à Bamako, Mopti et Tombouctou, la réhabilitation de la digue de protection et du chenal de Wolon de Bla, ainsi que la réparation des routes, ponts et ouvrages endommagés par les pluies diluviennes qui viennent sûrement à point nommé, dans un contexte national et mondial de changement climatique, où l’eau apporte la vie, mais également parfois de la désolation à cause des précipitations et inondations de plus en plus fortes et récurrentes.
Ousmane Tangara
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