Attaques contre les unités industrielles : à qui profite la déstabilisation des opérateurs économiques ?
Ce qui se déroule depuis plusieurs mois dans certaines zones industrielles du Mali, notamment dans le cercle de Bafoulabé, n’est pas fortuit. Les attaques répétées contre des unités de production stratégiques traduisent une manœuvre planifiée de déstabilisation économique, avec comme objectif étrangler l’économie nationale, désespérer les populations et mettre une pression insoutenable sur les autorités maliennes jusqu’à les contraindre à rendre le tablier.
Dans la nuit de samedi à dimanche, une opération d’une rare ampleur a visé simultanément plusieurs sites industriels de l’ouest du pays. Près de 160 hommes lourdement armés, circulant sur une centaine de motos, ont attaqué Diamond Cement à Gangonteri, la Carrière et Chaux du Mali (CCIM) à Karaga et l’usine Stones. Le bilan est lourd fait état de trois employés enlevés, des engins industriels incendiés, un car réduit en cendres, et des pertes économiques estimées à plusieurs milliards de francs CFA.
À qui profite la déstabilisation des opérateurs économiques maliens ? En effet, ces attaques visent à créer un effondrement économique progressif, à provoquer une crise sociale, puis à transformer la colère populaire en arme politique contre les autorités. Decidement, c’est une guerre indirecte, menée par procuration, dans laquelle l’industrie devient la cible prioritaire. La stratégie révèle une volonté manifeste de paralyser les outils de production, de casser la dynamique industrielle nationale et de s’attaquer aux opérateurs économiques maliens pour plomber l’économie malienne.
Massassi
Mali24
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