AXE BAMAKO-CONAKRY : 10 hectares offerts à la Guinée pour suppléer le port de Dakar
C’est à l’issue du dernier Conseil des ministres que Bamako a officialisé la décision de gratifier Conakry d’une aire de stockage de marchandises.
En effet, la Guinée va disposer de cette surface stratégique en vertu d’un décret en cours de validation, mais dont le projet est déjà adopté par les autorités maliennes en conseil des ministres. Ledit texte autorise, en clair, le transfert à la République de Guinée et « à titre gratuit » d’une parcelle de terrain, objet du Titre foncier n°399 du Cercle de Kangaba sise à Tomodo-Koumacra, Commune rurale frontalière de Benkadi.
Bamako en a profité pour rappeler la signature récente d’accords de coopération en matière de transport et de transit maritimes ainsi que sur le transit routier qui consacrent au Mali le droit d’usage du port de Conakry, l’octroi d’espaces portuaires et des facilités de traitement des marchandises en provenance ou à destination du Mali. C’est dans le même cadre, au demeurant, que la direction des douanes maliennes dispose d’une représentation au port de la Guinée et les ministres maliens ont mis en avant la mise à disposition d’un terrain de 20 hectares au profit des Entrepôts maliens en Guinée à Kankan, où se trouve un précieux port sec. De quoi inspirer aux autorités maliennes une consolidation des bonnes relations de coopération «entre les deux poumons d’un même corps» par la cession à la République de Guinée d’un terrain de 10 hectares à proximité de la route Kouremalé-Bamako. Ledit domaine sera dédié à «l’aménagement d’un espace d’entreposage de marchandises et la construction d’infrastructures logistiques et de transport», peut-on lire dans le communiqué du Conseil des ministres y afférent. La décision intervient au lendemain du déplacement du Général Assimi Goita à Conakry, dans le cadre de l’investiture du Général Mamadi Doumbouya, ainsi que dans le sillage des obstacles que rencontre de plus en plus les importateurs sur le corridor sénégalais où l’insécurité empêche les armateurs et transporteurs d’assurer un acheminement régulier des marchandises destinées au Mali. Des milliers de cargaisons continuent d’ailleurs de s’entasser dans la capitale sénégalaise pour l’acheminement desquelles le corridor guinéen pourrait redevenir la même alternative qu’il avait été pendant l’embargo de la CEDEAO.
A.KEÏTA
Le Témoin
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