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CCIM : Vers une parodie électorale ?

Ce n’est plus un secret de Polichinelle. Après un mois de pré-campagne au cours duquel les deux camps se sont affrontés dans ce qui ressemble, pour certains observateurs, à une bataille presque arrangée, l’élection du président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) semble s’acheminer vers une véritable parodie électorale.

En effet, les deux protagonistes seraient parvenus à un consensus autour d’un candidat. Brandie tel un trophée par le directoire de campagne de l’un des outsiders, cette entente, dont les contours demeurent flous, apparaît comme un pied de nez au monde des affaires, qui se retrouve ainsi pris au piège, mais également aux autorités de la Transition, engagées dans une volonté affichée de refondation des institutions de la République.

Depuis, une question taraude les esprits : que gagne réellement ce deuxième candidat en renonçant à ses promesses de campagne ? S’agit-il d’une compensation financière ou de la promesse d’un poste de vice-président ? Difficile d’y répondre avant la journée du 8 février, qui pourrait consacrer un bureau issu d’un consensus, légitimé, comme souvent, par des acclamations parfois teintées de résignation.

En attendant, dans plusieurs milieux économiques, des voix s’élèvent pour dénoncer une trahison. C’est notamment le cas de certains « dionkis », farouchement opposés à l’idée de voir un « commandant » à la tête de la CCIM. L’éviction de Youssouf Bathily a ravivé les tensions. La plupart d’entre eux s’étaient alignés derrière le second candidat, avant que celui-ci ne se retire brusquement de la course, laissant ses soutiens dans l’incompréhension.

Ce n’est pas tout. Plusieurs opérateurs économiques reprochent également au bénéficiaire du consensus de ne pas défendre suffisamment leurs intérêts, notamment face à la concurrence jugée déloyale de certains opérateurs étrangers, accusés d’inonder le marché malien.

Dès lors, certains acteurs économiques s’interrogent sur la nécessité de rebattre les cartes au nom de la refondation. Selon des sources concordantes, il s’agirait des mêmes opérateurs qui, avant la convocation du collège électoral, avaient saisi le ministère de tutelle pour solliciter la mise en place d’une délégation spéciale à la tête de la CCIM.

Seront-ils finalement entendus afin d’éviter ce qui est perçu par certains comme une mascarade électorale ? Rien n’est moins sûr.

Dily Kane

Mali24

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