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Camp 1 de la Gendarmerie : Un ancien régisseur de la MCA détenu pour trafic de stupéfiant et autres …

 

Il s’agit du très célèbre Adama Guindo de l’administration carcérale, plus précisément de la Maison centrale d’arrêt de Bamako où l’intéressé a servi de longues années durant, avant d’être affecté à l’inspection des services judiciaires comme inspecteur. Ce redoutable ancien régisseur de la MCA séjourne depuis le 9 février au Camp 1 de la Gendarmerie. Selon nos sources, il est poursuivi pour des infractions devenues monnaie courante en milieu carcéral, à savoir «l’association de malfaiteur, offre et cession de stupéfiants et complicité». Et comme à l’accoutumée, l’instruction du dossier est assurée par le Tribunal de Grande Instance de la Commune III où s’en charge la juge d’instruction du 4 eme cabinet, Kadidia Cissé.

Tout porte à croire, selon les mêmes sources, que son arrestation est consécutive au rejaillissement spectaculaire du même épisode ayant emporté la carrière de l’ancien Directeur national de l’administration pénitentiaire, Abdoulaye Idrissa Maïga, brièvement détenu et aussitôt admis à la liberté provisoire, suite à des présomptions de collusion avec un vicieux réseau de narco-trafic en milieu carcéral. L’intéressé n’ayant eu de cesse de clamer son innocence, le nouveau rebondissement du dossier pourrait éventuellement lever les équivoques et démanteler une bonne fois pour toutes les ramifications administratives d’une criminalité carcérale longtemps entretenue par des ficelles invisibles. Mais il nous revient, par ailleurs, que le nom du lieutenant – colonel Adama Guindo était précédemment au cœur d’une scandaleuse affaire de véhicule suspect vendu avec son identité. L’acquéreur dudit véhicule, un détenteur de par-auto, a dû se démener comme un beau diable pour éviter des ennuis judiciaires pour recel d’objet volé, alors que la marchandise litigieuse avait été acquise auprès d’un pensionnaire de la même MCA où le propriétaire faisait office de tout puissant régisseur en son temps.

Une administration pénitentiaire dans le collimateur de la justice

 

Autant dire que l’ex-regisseur de la Maison Centrale d’Arrêt pourrait avoir été rattrapé en même temps par les bourrasques de cette ancienne nébuleuse, puisqu’il serait placé sous mandat de dépôt dans le cadre d’investigations en rapport avec plusieurs dossiers sensibles, indiquent nos indiscrétions, qui font état d’un cumul d’ardoises lourdes à porter.

Son arrestation n’est toutefois que le prolongement de l’interminable feuilleton qui fait trembler dans ses fondations l’un des maillons les plus importants de la chaîne pénale. Depuis deux ans, en effet, la Direction nationale de l’administration pénitentiaire, érigée récemment en direction générale  » DGAP « , transpire à grosses gouttes sous l’épée de Damoclès suspendu au-dessus de sa tête par le tribunal de la Commune III. On dénombre près d’une trentaine d’interpellations et plusieurs mandats de dépôts opérés dans la même structure par ce tribunal, qui commence certainement à donner des insomnies aux agents de l’administration pénitentiaire et à mettre dos au mur une DGAP constamment associée aux scandales et démêlée judiciaires.

En novembre 2024 déjà, une première vague d’interpellations débouchait sur une panoplie de mandats de dépôt, frappant de plein fouet bon nombre d’agents de la Maison Centrale d’Arrêt de Bamako, dans la foulée notamment de la rocambolesque affaire ayant eu raison en son temps des fauteuils du régisseur de cette prison, en la personne du lieutenant-colonel ZoumanaDaou, ainsi que de l’ex Directeur national de l’administration pénitentiaire, le Général Abdoulaye Idrissa Maiga.

A KEÏTA

Source: Le Témoin

 

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