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Lutte contre la corruption : Un combat essentiel pour les droits des femmes et des filles

À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, la Communauté de Pratique en Matière de Lutte Contre la Corruption (CPLC) a organisé une conférence-débat le mercredi 18 mars 2026 au Majestic Palace sise à Hamdallaye aci. En partenariat avec le Réseau des Femmes communicatrices de l’URTEL, avec l’appui du projet LUCEG et de l’Ambassade du Canada, les échanges ont porté sur la lutte contre la corruption et ses impacts sur les droits des femmes et des filles.

Dans son intervention, Mme Fatoumata Siré Diakité, chargée de mission au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a rappelé que le 8 mars constitue un moment fort de plaidoyer pour l’égalité et la justice sociale. Elle a souligné que la corruption demeure un obstacle majeur à l’accès équitable aux droits, fragilisant davantage les femmes et les filles.

De son côté, la présidente du CPLC, Mme Mariam Diama Sanogo, a insisté sur le fait que la corruption freine le développement et compromet l’État de droit. Elle a mis en avant l’importance d’impliquer les autorités traditionnelles et religieuses, véritables piliers des communautés, dans les efforts de sensibilisation et de changement de comportements.

Réunissant des acteurs institutionnels, leaders communautaires et organisations de la société civile, les panels ont constitué le cœur de cette rencontre. Animés par Mme Binta Sissoko et M. El Hadj Hama Maina, ils ont permis d’aborder en profondeur trois thématiques essentielles : la vulnérabilité des femmes et des filles face à la corruption, le rôle des leaders communautaires dans la lutte contre ce phénomène, ainsi que les pistes de solutions pour mieux protéger les femmes et les filles.

Les échanges ont mis en lumière la nécessité d’une mobilisation collective, impliquant aussi bien les autorités traditionnelles et religieuses que les organisations de la société civile. Les panélistes ont insisté sur l’importance de renforcer la sensibilisation, de promouvoir l’intégrité au sein des communautés et d’encourager des actions concrètes pour lutter contre les pratiques corruptives.

Ainsi, au terme des panels, une conviction s’impose : la lutte contre la corruption est indissociable de la défense des droits des femmes et des filles, et ne peut être efficace sans l’engagement actif de tous les acteurs de la société.

Kada Tandina

Mali24.info

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