Politique de transparence et de recevabilité des autorités de la Transition : Le département de la Justice rend public son Rapport annuel d’activités 2025
La cérémonie officielle de présentation du Rapport annuel d’activités du ministère de la Justice du Mali s’est déroulée le lundi 30 mars 2025 dans la salle de conférences du département. Elle a réuni l’ensemble des responsables administratifs, judiciaires et techniques du secteur, sous la présidence effective du ministre Mamoudou Kassogué.
Dans le cadre de la politique de transparence et de redevabilité engagée par les autorités de la transition, le département de la Justice du Mali a rendu public son rapport annuel d’activités au titre de l’année 2025. Ce document stratégique vise à informer à la fois la population malienne et les partenaires techniques et financiers des progrès réalisés, des défis rencontrés ainsi que des perspectives de réforme du système judiciaire. L’élaboration de ce rapport s’inscrit dans la dynamique de modernisation et de restauration de la confiance entre la justice et les citoyens. Il compile l’ensemble des actions menées par les structures et services rattachés au ministère, notamment les juridictions, les services pénitentiaires, les organes de contrôle ainsi que les institutions intervenant dans la chaîne judiciaire.
Selon, le Secrétaire général, Dr Boubacar Diarrah, cet exercice de reddition des comptes, désormais institutionnalisé, constitue une avancée majeure dans la gouvernance judiciaire. Initiée sous l’impulsion du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, cette démarche vise à rompre avec les pratiques administratives opaques et à promouvoir une culture du résultat fondée sur la transparence et la responsabilité. « La justice est rendue au nom du peuple. Il est donc impératif que les acteurs judiciaires rendent compte de leurs actions », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et traçable des activités judiciaires.
Une année 2025 riche en réformes structurantes
Le Rapport 2025 met en lumière des avancées significatives dans plusieurs domaines clés de la justice. Parmi les réalisations majeures figurent, entre autres, l’organisation du deuxième Forum national sur la Justice, financé sur budget national, réunissant l’ensemble des régions du pays, l’inauguration de la Maison de justice de Mopti, présentée comme un symbole du renouveau de l’institution judiciaire, la création de la Direction de la protection judiciaire de l’enfant, l’élévation de la Direction nationale de l’administration pénitentiaire au rang de Direction générale, le recrutement transparent de 140 auditeurs de justice, la création de 75 nouvelles charges d’huissiers, la mise en ligne du portail e-justice permettant la délivrance numérique du Casier judiciaire et du Certificat de nationalité. Ces réformes, selon Dr Diarrah, traduisent une volonté ferme de moderniser l’appareil judiciaire et d’améliorer l’accès des citoyens au service public de la justice.
Des juridictions plus actives et des procès emblématiques
L’année 2025 a également été marquée par le fonctionnement régulier des juridictions, avec la tenue d’audiences criminelles, d’audiences collégiales sans juges consulaires dans les tribunaux de commerce, ainsi que l’organisation de procès dans des dossiers qualifiés d’emblématiques. Pour les autorités judiciaires, ces avancées témoignent du rôle central de la justice dans la consolidation de l’État de droit et la construction nationale. Riche de ses 1 087 pages réparties en deux tomes, le Rapport annuel 2025 se veut un document de référence. Il offre une vision globale des activités menées, des résultats obtenus et des perspectives. Au-delà de sa fonction informative, ce document constitue un véritable outil d’aide à la décision, de planification stratégique et de pilotage des politiques publiques judiciaires.
Vers une justice plus crédible et performante
Le Secrétaire général a salué l’engagement de l’ensemble des acteurs du secteur judiciaire, des services centraux aux juridictions, pour les efforts consentis tout au long de l’année. Il a également réaffirmé la détermination du ministère à poursuivre les réformes engagées, malgré les défis, afin de bâtir une justice crédible, efficace et accessible à tous. «Le Rapport d’activités est la mémoire de l’institution et le chemin vers la postérité », a-t-il conclu, soulignant que le succès repose sur le travail, la discipline et la persévérance.
Les ressources humaines et le matériel comme défi
Par ailleurs, le Rapport met en lumière plusieurs défis persistants, notamment l’insuffisance de ressources humaines et matérielles, les contraintes liées à l’insécurité dans certaines zones, ainsi que le besoin accru de modernisation des infrastructures judiciaires. Le ministre Mamoudou Kassogué a appelé à une mobilisation collective de tous les acteurs concernés pour accompagner la transformation du secteur. Il a réaffirmé l’engagement de son département à œuvrer pour une justice plus proche des citoyens, plus transparente et plus efficace. Ce Rapport d’activités 2025 constitue ainsi un outil essentiel de pilotage et d’évaluation des politiques publiques en matière de justice, tout en traduisant la volonté des autorités de renforcer la gouvernance et la redevabilité au sein de l’appareil judiciaire malien. Il a aussi pris bonne note des insuffisances signalées afin que chacun puisse travailler dans de bonnes conditions.
Encadré
Mamoudou Kassogué, ministre de la Justice, des Droits de l’homme, Garde des sceaux
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