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Genres : AEN-Mali célèbre des femmes aux parcours inspirants

Le silence était chargé d’émotion dans la salle de réunion de l’Aide de l’Église Norvégienne (AEN-Mali), ce mercredi 22 avril 2026 à Badalabougou. Assises dans la salle de réunion de la structure ou jeunes filles, femmes leaders et membres de l’Administration ont partagé des fragments de vie, des luttes intimes et des victoires arrachées à la force du courage. À travers regards et témoignages, le Cercle de Parole « La femme qui m’inspire » s’est transformé en un espace rare, où les parcours individuels ont servi de leçon.

 

Initiée dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, cette activité de l’AEN-Mali s’inscrit dans le thème national axé sur l’action collective pour un Mali résilient, unifié et souverain. À travers ce cercle de parole, l’organisation a voulu valoriser les parcours inspirants, favoriser le dialogue intergénérationnel et renforcer la cohésion sociale.

 

De la confession poignante de Mme Dembélé Rokiatou Dembélé, évoquant les violences institutionnelles et les portes fermées simplement parce qu’elle était une femme. La détermination de Mme N’Diaye Aissata, qui selon elle, a bravé les pesanteurs sociales pour s’imposer dans un environnement hostile. Chaque récit portait sur une vérité forte, celle d’avancer malgré la peur. « Le courage, ce n’est pas l’absence de peur, mais la capacité à la surmonter », a rappelé Mme Dembélé, insufflant une énergie nouvelle à l’auditoire.

Dans un registre différent, mais tout aussi marquant, Mme Fanta Salilou Koné a replongé l’assistance dans les heures sombres de la crise de 2012. Entre insécurité et incertitude, elle a témoigné le sang-froid, la solidarité et l’ingéniosité nécessaires pour protéger ses équipes et poursuivre les missions humanitaires. Son récit, brut et sincère, rappelle que le leadership féminin se forge aussi dans l’adversité.

L’histoire de Mme Alwalata Ichata Sahi, ancienne ministre, a particulièrement marqué les esprits. De diplômée sans emploi à ramasseuse d’ordures, puis à responsable politique, son parcours défie les normes et renverse les préjugés. Elle raconte sans détour les regards méprisants, les doutes de la société, mais aussi la fierté d’avoir transformé une activité marginalisée en levier de dignité et d’engagement. « Être femme ne limite pas, c’est une force à organiser », a-t-elle martelé.

Fatoumata, une jeune étudiante, n’a pas pu contenir ses larmes. Face à elle, des femmes qu’elle n’avait connues qu’à travers des titres ou des récits lointains devenaient soudain humaines, accessibles, presque familières. « Mme Alwalata me rappelle ma mère », a-t-elle confié, la voix tremblante. Dans cette salle, les héroïnes avaient des histoires faites de doutes, d’échecs, mais surtout de résilience.

Kada Tandina

Mali24.info

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