Arbitrage vidéo : la Tanzanie adopte le Football Video Support en remplacement de la VAR
Une révolution technologique majeure secoue le football africain. La VAR est-elle en train de disparaître ? En ce mois d’août 2026, la Tanzanie est entrée dans l’histoire en devenant le premier pays d’Afrique à adopter officiellement le Football Video Support (FVS) pour l’intégralité de sa première division, la « Ligi Kuu Bara ». Conçu par la FIFA et validé lors des compétitions mondiales de jeunes, ce dispositif bouscule les codes de l’arbitrage moderne.
Contrairement à la VAR classique, qui repose sur une surveillance constante et invisible par des arbitres en cabine, le FVS introduit un système de « challenge ». Inspiré de la NBA ou du tennis, ce modèle transfère la responsabilité de la vidéo aux entraîneurs principaux.
Chaque équipe dispose de deux opportunités par match pour contester une décision concernant notamment un but, un penalty ou un carton rouge. Si l’entraîneur a raison, il conserve son challenge ; s’il se trompe, il le perd. L’arbitre central, seul face à son écran au bord du terrain, prend la décision finale, sans aucune intervention dans l’oreillette.
L’importance de cette innovation est avant tout économique. La VAR classique, utilisée au Maroc ou en Égypte, exige des infrastructures lourdes et de nombreuses caméras, un dispositif difficilement accessible pour la majorité des fédérations africaines. Le FVS, lui, se contente de quatre à cinq caméras et ne nécessite aucun arbitre vidéo dédié.
Après des années de tensions liées aux erreurs d’arbitrage, la Fédération tanzanienne de football (TFF) offre un modèle de transparence et de justice sportive au continent. La Tanzanie s’impose ainsi comme un laboratoire pour un football plus équitable et accessible. Le FVS prouve que la technologie n’est plus un privilège, mais peut devenir un outil au service du jeu.
Stephan MOMO (Stagiaire)
MALI 24
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