Environnement et assainissement au Mali : la CNAVEC-MALI veut fédérer les citoyens pour bâtir un pays plus propre et résilient
Lancée officiellement ce samedi 17 octobre 2026 à Bamako dans les locaux de l’agencenationale de l’environnementet du développementdurable, en présence du représentant de l’AEDD, du président de la Maison de la presse M. Bandiougou Danté non moins parrain de l’événement, la Coordination nationale des associations d’assainissement et de veille environnementale et citoyenne du Mali (CNAVEC-MALI) entend donner un nouvel élan aux initiatives citoyennes en faveur de la protection de l’environnement. Sa présidente, Mme Aissatou Mboup dite Aida, mise sur la coordination, la sensibilisation et la responsabilisation collective pour transformer les actions ponctuelles en résultats durables.
Face aux défis liés à l’insalubrité, à la gestion des déchets et à la préservation des ressources naturelles, le Mali peut compter sur une nouvelle dynamique citoyenne. Le samedi 17 octobre 2026, dans les locaux de l’Agence de l’environnement et du développement durable (AEDD), la CNAVEC-MALI a été officiellement présentée à la presse au cours d’une conférence placée sous le thème : « Unir les forces citoyennes pour un Mali propre, sain, résilient et respectueux de son environnement ».
À travers cette initiative, la nouvelle coordination ambitionne de fédérer les associations et les acteurs engagés dans l’assainissement et la veille environnementale, afin de renforcer l’efficacité de leurs interventions sur le terrain. Son objectif est clair : faire de la protection de l’environnement une cause commune, portée par des citoyens mieux organisés, des associations plus solidaires et une collaboration renforcée avec les pouvoirs publics.
Fédérer les initiatives pour plus de résultats
Prenant la parole à cette occasion, la présidente de la CNAVEC-MALI, Mme Aissatou Mboup dite Aida, a expliqué que la création de cette structure répond à un besoin réel de coordination des initiatives citoyennes. En effet, les opérations de nettoyage, les campagnes de reboisement et les actions de sensibilisation se multiplient dans les communautés. Toutefois, malgré leur utilité, ces efforts restent parfois dispersés et peinent à produire des effets durables en raison d’une coordination insuffisante.
Pour la présidente, l’enjeu n’est donc pas de multiplier les structures, mais de créer des passerelles entre celles qui existent déjà, de favoriser le partage d’expériences et de renforcer les capacités d’action collective.
« Nous ne sommes pas nés pour remplacer ce qui existe, mais pour rapprocher, coordonner, renforcer et valoriser les forces qui existent déjà », a-t-elle affirmé. Cette déclaration résume la philosophie de la CNAVEC-MALI : faire de la diversité des initiatives associatives une force collective, capable de mieux répondre aux préoccupations environnementales des populations. La coordination entend ainsi encourager les synergies entre les organisations, faciliter la mutualisation des moyens et promouvoir des interventions mieux structurées, adaptées aux réalités des différentes localités.
Au-delà du ramassage des déchets, changer les comportements
Pour la CNAVEC-MALI, l’assainissement ne saurait se réduire aux opérations de ramassage des ordures ou au nettoyage occasionnel des espaces publics. Si ces actions sont indispensables, elles ne peuvent, à elles seules, apporter une réponse durable aux problèmes d’insalubrité.
La présidente a ainsi mis l’accent sur la prévention et la transformation des comportements. Le respect des espaces publics, la gestion responsable des déchets, la préservation des espaces verts et l’adoption de bonnes pratiques environnementales doivent, selon cette vision, devenir des habitudes quotidiennes.
La mission de la coordination repose sur cinq axes complémentaires : la sensibilisation, l’action, la veille, la formation et le dialogue. Il s’agit non seulement d’intervenir sur le terrain, mais également d’informer les populations, de renforcer les compétences des associations, de suivre les réalités environnementales et de favoriser les échanges entre citoyens, institutions et services techniques.
Cette approche entend inscrire l’engagement citoyen dans la durée, en privilégiant des actions suivies et évaluables plutôt que des initiatives isolées, souvent limitées dans le temps.
Une collaboration constructive avec les pouvoirs publics
Consciente que la protection de l’environnement exige une mobilisation de tous les acteurs, la CNAVEC-MALI entend inscrire son action dans une logique de complémentarité avec les autorités publiques. Mme Aissatou Mboup dite Aida a tenu à clarifier la position de son organisation : la citoyenneté environnementale ne consiste pas à se substituer aux pouvoirs publics, mais à contribuer, aux côtés des institutions compétentes et des services techniques, à l’amélioration du cadre de vie des populations.
Dans cette perspective, la coordination entend accompagner les efforts nationaux en matière d’assainissement, notamment ceux liés à la Politique nationale d’assainissement 2026-2030. Cette orientation ouvre la voie à une collaboration fondée sur la concertation, la participation citoyenne et la recherche de solutions adaptées aux besoins des communautés.
En se positionnant comme un cadre de mobilisation et de coordination, la CNAVEC-MALI souhaite ainsi contribuer à rapprocher les politiques publiques des réalités vécues sur le
Pour les prochaines années, la coordination affiche plusieurs priorités. Elle entend renforcer le réseau associatif engagé dans l’assainissement, mieux documenter les problèmes environnementaux observés sur le terrain et développer les capacités des organisations membres en matière de conception et de gestion de projets d’intérêt public.
La documentation des réalités locales constitue notamment un levier important pour mieux cerner les difficultés, identifier les besoins prioritaires et orienter les interventions. Une connaissance plus précise des problèmes devrait permettre aux acteurs concernés de concevoir des réponses plus pertinentes et de mieux apprécier les résultats obtenus.
Le renforcement des capacités représente également un enjeu majeur. En améliorant les compétences organisationnelles et techniques des associations, la CNAVEC-MALI ambitionne de favoriser l’émergence de projets mieux préparés, plus cohérents et susceptibles de produire des effets durables au bénéfice des populations.
Toutefois, au-delà des orientations annoncées, le véritable défi sera de traduire ces ambitions en réalisations visibles, mesurables et durables dans les quartiers, les communes et les différentes localités du pays.
La propreté, une responsabilité partagée
En lançant officiellement la CNAVEC-MALI, ses initiateurs entendent rappeler que la protection de l’environnement ne relève pas exclusivement des autorités ou des associations spécialisées. Elle engage chaque citoyen, à travers ses habitudes, ses choix et son comportement dans les espaces publics.
Éviter de jeter les déchets dans les rues, participer aux initiatives communautaires, préserver les espaces verts et sensibiliser son entourage sont autant de gestes susceptibles de contribuer à l’amélioration du cadre de vie.
C’est dans cet esprit que la présidente a lancé un appel à la responsabilité partagée, invitant les Maliens à dépasser les simples déclarations d’intention pour s’engager dans des actions concrètes. « La création de la CNAVEC-MALI n’est pas une fin, c’est un commencement », a-t-elle déclaré, appelant l’ensemble des citoyens à transformer leurs engagements en résultats tangibles sur le terrain.
Coulibaly A
Mali24.info
