Mali : Enseignement supérieur paralysé, le SNESUP entre en grève pour 120 heures
L’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique traverse une zone de turbulences depuis ce lundi 26 octobre. En cause : le Syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNESUP) a mis à exécution son mot d’ordre de grève de 120 heures (cinq jours). Une décision forte qui paralyse l’ensemble des activités académiques, pédagogiques et administratives au sein des universités, des grandes écoles et des structures de recherche.
Cette mobilisation d’envergure intervient à la suite d’un climat de crispation prolongé entre le bureau syndical et les autorités compétentes. Malgré les interpellations répétées du Comité exécutif national du SNESUP (CEN-SNESUP), de nombreux points de crispation restent sans réponses concrètes.
Parmi les griefs brandis par le syndicat figurent notamment le paiement de la prime de recherche, assorti d’un plan de rappel, car cette prime n’a pas été appliquée depuis 2017.
Selon le Dr Oumar Coulinaly, secrétaire général du SNESUP, cet arrêt de travail concerne l’ensemble des activités académiques et pédagogiques dans toutes les institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR).
Par conséquent, le syndicat met en garde contre toute tentative de sabotage de ladite grève, notamment par l’utilisation d’enseignants non permanents dans le but de contourner le mouvement.
Cette grève plonge des milliers d’étudiants dans l’incertitude, accentuant la hantise d’une perturbation majeure du calendrier universitaire.
Alors que le pays aspire à la stabilité sur tous les fronts, la crise dans l’enseignement supérieur rappelle l’urgence absolue de placer l’éducation et la recherche au cœur des priorités nationales.
La résolution de ce conflit dépend désormais de la capacité du gouvernement à renouer un fil de discussion constructif avec le syndicat.
À l’issue de ces 120 heures décisives, l’évolution de la situation dépendra des signaux envoyés par les autorités pour éviter un enlisement durable des universités.
Par : Mohamed Kanouté
Source : Mali24
