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ACCUEIL DES ORPAILLEURS GUINÉENS : LA LEÇON DE DIATIGUIYA ET DE SOLIDARITÉ DE BAMAKO 

Face au déferlement soudain de milliers d’orpailleurs burkinabè expulsés manu militari des placers de Haute-Guinée depuis le 29 octobre 2026, le Mali a choisi de répondre par l’humanisme et le sens du devoir panafricain. Alors que le poste-frontière de Kourémalé voyait affluer, dès le mardi 3 novembre, des familles démunies, des femmes et des enfants entassés dans des convois de fortune, l’appareil d’État malien s’est mobilisé comme un seul homme pour transformer ce couloir de détresse en un modèle exemplaire de secours et d’hospitalité.

Dès les premières alertes, le gouvernement de Transition a activé le Centre de coordination et de gestion des crises (CECOGEC). Sous l’égide conjointe du ministère de la Sécurité et de la Protection civile et du ministère de la Santé et du Développement social, un vaste dispositif d’urgence a été déployé, notamment des soins médicaux, distribution de vivres, sécurisation des itinéraires et aménagement d’espaces de transit décents dans la capitale. En ouvrant ses bras à ces ressortissants frères dans l’attente de leur retour organisé avec la délégation ministérielle dépêchée le 4 novembre par Ouagadougou, Bamako a fait honneur à sa tradition séculaire de Diatiguiya, cette hospitalité sacrée qui fait la grandeur du peuple malien.

Cet élan de fraternité ne relève pas d’une simple réaction de circonstance, il matérialise une stricte fidélité doctrinale. Fin septembre 2026, à la tribune de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, rappelait avec gravité que la mobilité humaine en Afrique ne saurait être criminalisée ni soumise à des refoulements brutaux dénués de compassion. Le chef de la diplomatie malienne avait alors martelé l’impératif de placer la dignité inaliénable de l’Africain et la concorde des peuples au cœur de toute politique publique. En tendant la main à ces travailleurs jetés sur les routes, le Mali joint magistralement l’acte à la parole diplomatique.

Stephan MOMO (stagiaire)

MALI 24

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