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Accès à la justice pour les survivantes de violences conjugales au Mali : JDH et la FENACOF ouvrent les débats

L’accès à la justice pour les survivantes de violences conjugales au Mali était au cœur d’une table ronde organisée par JDH/JHR en partenariat avec la Fédération des Collectifs d’Organisations Féminines du Mali (FENACOF). C’était ce jeudi à la Maison de la Presse, dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, sous la présidence de la représentante du département en charge de la promotion de la femme, de l’enfant et de la famille.

Cette rencontre a réuni des acteurs de la société civile, des collectivités, des structures étatiques, des médias ainsi que des leaders coutumiers et religieux. L’objectif était d’engager un dialogue constructif pour renforcer la protection et l’accompagnement des survivantes de violences conjugales, un fléau qui persiste malgré les nombreuses dispositions prises.

Selon Mme Fatoumata Siré Diakité, représentante du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, près de 16 000 cas de violences basées sur le genre ont été documentés en 2023, dont une écrasante majorité concerne des femmes et des filles. « Ces chiffres témoignent de l’ampleur du problème et de l’urgence d’une réponse collective et efficace », a-t-elle souligné.

Elle a insisté sur la nécessité d’identifier et de lever les obstacles qui entravent la dénonciation des violences et l’accès aux services de soutien juridique et psychologique. « Nous devons œuvrer ensemble pour créer un environnement où les femmes se sentent en sécurité et soutenues dans leur quête de justice », a-t-elle expliqué.

Le coordinateur de JDH/JHR au Mali, M. Moro Siaka Diallo, a pour sa part expliqué les causes profondes de la persistance des violences conjugales. Selon lui, la crise sanitaire liée à la Covid-19, combinée aux défis sécuritaires et socio-économiques, a aggravé la vulnérabilité des femmes et de leurs enfants, rendant la lutte encore plus complexe.

« De nombreuses femmes aspirent à échapper aux violences, mais elles se heurtent à de multiples barrières allant des pressions familiales et communautaires, à la dépendance économique et au manque de ressources juridiques », a-t-il précisé.

Toutefois, M. Diallo s’est félicité du renforcement du cadre législatif et juridique au Mali en 2024, qui marque une avancée dans la lutte contre les violences basées sur le genre. « Ce progrès, bien que perfectible, constitue une avancée pour assurer un meilleur accès à la justice aux survivantes », a-t-il conclu, appelant tous les défenseurs des droits humains à s’approprier ces nouveaux outils juridiques.

Des panels ont eu lieu au cours de l’évènement sur les thématiques comme « État des lieux sur les violences conjugales et la protection des survivantes au Mali », l’accès à la protection juridique des survivantes des violences conjugales difficultés, insuffisances des réponses adaptées » ; et le traumatisme en contexte de violences basées sur le genre ». Des échanges fructueux autour de ces thématiques ont permis de formuler d’importantes recommandations sur l’accès à la justice pour les survivantes des violences conjugales au Mali.

Coulibaly A

Mali24

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