C’est l’une des grandes conclusions de la rencontre du Cadre stratégique permanant pour la paix, la sécurité et le développement (CSP-PSD), tenue du 20 au 21 décembre 2022 à Djounhan (Kidal). Selon le communiqué final circulant sur les réseaux sociaux, les « Mouvements membres du CSP-PSD ont décidé à l’unaminité de la suspension de leur participation au sein des mécanismes de suivi et de mise en œuvre de l’APR jusqu’à la tenue d’une réunion avec la Médiation internationale en terrain neutre, afin de statuer sur l’avenir dudit Accord ».
Par la même occasion, « ils ont unanimement regretté l’absence persistance de volonté politique des autorités de transition à appliquer l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger signé depuis 2015 et l’inertie de celles-ci aux défis sécuritaires ayant occasionnés des centaines de morts et de déplacés dans les régions de Ménaka, Gao et Tombouctou ».
Cette décision est un nouveau coup dur pour le processus de paix au Mali. Il faut juste rappeler que leCSP-PSD regroupe les groupes armés les plus importants qui se sont engagés dans le processus de paix avec la signature de l’APR.
Dily Kane
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