AES : Une réponse ferme à l’ingérence européenne
Le 12 mars 2026, le Parlement européen a adopté une résolution intitulée «Résolution sur la détention arbitraire du Président Mohamed Bazoum par la junte au Niger». Face à cette décision, la Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a exprimé sa vive indignation et dénoncé une ingérence flagrante dans les affaires intérieures d’un État souverain. Dans son communiqué officiel, l’AES souligne le caractère sélectif et partial de cette résolution. Sous couvert d’humanité, le Parlement européen choisit de passer sous silence les violations graves du droit international qui frappent la région depuis plus d’une décennie : enlèvements de dirigeants, assassinats de figures religieuses et attaques barbares contre des populations civiles. Ce silence contraste avec l’empressement à pointer du doigt la situation du Niger, révélant une approche biaisée et motivée par des intérêts géostratégiques et économiques inavoués.
La Confédération rappelle que la situation de l’ancien Président Mohamed Bazoum et de sa famille relève exclusivement du droit interne nigérien. À cet égard, il est significatif de noter que le 16 août 2024, un huissier de justice, agissant à la requête de l’État du Niger, a officiellement signifié à Madame Bazoum Hadiza Ben Mabrouk une sommation de quitter les locaux du Palais présidentiel. Cette procédure démontre que l’État agit dans le respect des règles judiciaires et institutionnelles, et non sous l’arbitraire que certains voudraient dénoncer. La réponse de l’intéressée, exprimant son refus de quitter les lieux pour rester auprès de son époux, illustre une situation humaine complexe, mais qui demeure encadrée par les lois nationales.
La Confédération dénonce le paternalisme rétrograde de certains acteurs européens, nostalgiques d’un passé colonial révolu. Ces derniers cherchent à imposer un système conçu pour servir les anciennes puissances coloniales, au détriment des aspirations légitimes des peuples du Sahel.
L’AES affirme qu’elle n’a ni leçons de gouvernance ni injonctions à recevoir de l’extérieur, surtout de ceux qui peinent à résoudre leurs propres crises sociales et politiques.
En conclusion, la Confédération des États du Sahel réaffirme sa souveraineté et son engagement à défendre les intérêts de ses peuples. Elle rejette toute tentative de manipulation ou d’ingérence et rappelle que l’avenir du Sahel appartient aux Sahéliens eux-mêmes. Les procédures engagées au Niger témoignent d’une volonté de traiter les questions sensibles dans le cadre institutionnel national, loin des pressions extérieures. Une manière de rester focus sur l’élément juridique relatif à la sommation de quitter adressée à l’épouse de Mohamed Bazoum.
Cela renforce la légitimité de la position des États du Sahel en montrant que la question est traitée dans le cadre institutionnel et judiciaire national.
La Rédaction
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