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Arcane Politique : Vas -ton vers l’organisation des concertations sur les réformes politiques sans la classe politique ? 

Ce mercredi 31 décembre 2026 le General d’Armée Assimi Goita, président de la Transition, Chef de l’Etat dans son traditionnel message de vœux de nouvel an s’est penché sur les questions brulantes de l’actualité, tout en saluant la résilience du peuple malien, face aux nombreux défis auxquels le pays reste confronté.

Cette adresse à la nation du General d’Armée Assimi Goita a été une occasion de faire une rétrospective du chemin parcourus, d’évaluer les efforts communs et surtout de mesurer avec lucidité les défis à relever.

Selon lui, l’année 2026 ouvrira le chantier des concertations nécessaires autour de l’avant-projet de loi déterminant les conditions de formation et d’exercice des activités des partis politiques, prévu à l’article 39 de la Constitution.

Ces concertations sur les réformes politiques prévues en 2026 visent à réorganiser la classe politique malienne dissoute depuis sept mois dans le pays. Et lors de ces concertations il y aura la relecture de la charte des partis politiques en vue de l’adoption d’un nouveau document qui va désormais servir de boussole. Celà pour guider la classe politique pour les prochaines années à venir.

Cette annonce forte du Président de la transition lors de son traditionnel discours du nouvel an à la nation a suscité un tôlé général et des interrogations au sein des états-majors des partis politiques.

Est-il possible d’organiser ces concertations sur l’exercice et la formation des partis politiques sans les leaders politiques ? Quelle sera alors la portée d’une telle rencontre sans la classe politique ?

Pour certains analystes politiques, cette annonce faite par le Général d’Armée Assimi Goïta à l’occasion de son traditionnel message de nouvel aux Maliens , soulève des questions cruciales sur l’avenir démocratique du Mali , car ces concertations vont être des cadres de rencontres et d’échanges sans les principaux concernés.

Même si aujourd’hui avec les moyens dont-il dispose, il est possible pour les autorités de la transition d’organiser ces concertations en invitant uniquement des organisations de la société civile, des chefs traditionnels ou des groupements socio-professionnels. Cependant, l’absence des partis politiques, dont les activités sont suspendues depuis le 14 mai 2025, poserait un problème de légitimité aux yeux de beaucoup d’observateurs.

Pour d’autres analystes de la scène politique, cette annonce tombe mal, réformer aujourd’hui la Charte des Partis Politiques sans la participation des leaders politiques reviendrait à définir les règles d’un jeu sans les joueurs.

Pour rappel, la suspension des activités des partis politiques décrétée en mai 2025 visait officiellement à préserver l’ordre public. En liant les réformes de 2026 à cette suspension toujours en vigueur, le pouvoir de transition maintient une pression forte sur les états-majors politiques.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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