« Il n’y a pas de contrainte en religion ; la vérité s’est distinguée de l’erreur » (Sourate 2, Verset 256). Cette prescription du courant signifie clairement que la foi doit être plutôt sincère et volontaire, rappelle et commente Cheick Boucadry Traoré dans les lignes qui suivent.
Les groupes soi-disant djihadistes ont profondément déstabilisé notre pays et le Sahel, provoquant une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent depuis plus d’une décennie, avec des déplacements de population et des violations atroces et barbares des droits humains. Pourtant, les actes violents perpétrés au nom de l’Islam n’ont aucun rapport avec la religion du Prophète Mohammed (SAW) et de plus de 2 milliards de croyants à travers le monde. Cependant, ces barbares incultes continuent d’agir contrairement aux prescriptions musulmanes, anéantissant tout acte de piété devant Dieu et détruisant même la crainte du Créateur. Toutefois, il est important de comprendre que l’Islam n’a jamais permis que quiconque soit forcé à croire. ‘‘Il n’y a pas de contrainte en religion ; la vérité s’est distinguée de l’erreur’’ (Sourate 2, Verset 256), ce verset est intemporel dans le Coran lui-même. Il établit le principe de la liberté de croyance, où la foi doit être sincère et volontaire. Et le rôle du Rassoul d’Allah (SAW) était de transmettre le message, de l’expliquer clairement, d’appeler à la religion et d’éclairer le chemin. En effet, l’Islam considère que la foi est une affaire de cœur et non de force.
La foi doit être un choix personnel libre, sans coercition, distinguant clairement le chemin de la vérité de l’égarement. Le message de l’Islam ne s’est pas propagé par l’épée ou la menace, mais par le caractère, la miséricorde et l’intégrité du Prophète (SAW) et de ses Compagnons.
De l’Afrique à l’Asie en passant par l’Europe, ce sont les commerçants, les érudits et les saints qui ont adouci les cœurs. Le véritable Islam, une religion de miséricorde et du vivre ensemble, invite par la lumière et non par la force. Si quelqu’un acceptait la vérité, c’était par son propre choix, et non par la pression. La coercition n’a pas sa place dans la religion d’Allah. Ce qui a propagé l’Islam, c’est la compassion, la justice et une vérité si indéniable qu’elle a pénétré les cœurs avant même que les bouches ne parlent.
Cheick Boucadry Traoré
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