Plusieurs centaines de personnes, toutes vêtues de blanc, ont pris part ce mercredi matin à une manifestation organisée par la Coordination nationale des associations de veille citoyenne (CNAVC) pour dénoncer la mort d’Alino Faso, activiste burkinabè décédé dans des conditions jugées « troubles » dans une prison en Côte d’Ivoire.
Rassemblés dès les premières heures de la matinée au Mémorial Thomas Sankara, symbole de la lutte pour la justice et la dignité en Afrique, les manifestants ont ensuite marché en direction de l’ambassade de Côte d’Ivoire à Ouagadougou. Si la démarche est pacifique, elle vise à interpeller les autorités ivoiriennes sur les circonstances encore floues du décès du militant.
Selon les premières informations, Alino Faso aurait été retrouvé pendu dans sa cellule. Une version que les organisateurs de la manifestation contestent ouvertement.
« Il ne s’agit pas simplement d’une mort, mais d’une atteinte à l’intégrité d’un citoyen engagé, dont les opinions dérangeaient. Nous exigeons la vérité, rien que la vérité ! », a déclaré un des porte-parole de la CNAVC devant la foule rassemblée.
Les manifestants réclament non seulement l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante pour faire toute la lumière sur ce drame, mais aussi le rapatriement rapide de la dépouille d’Alino Faso au Burkina Faso pour qu’il puisse bénéficier d’obsèques « dignes et respectueuses ».
Cette mobilisation citoyenne révèle une fois de plus la détermination des Burkinabè à défendre la mémoire de leurs compatriotes, partout où ils se trouvent, et à exiger justice en toutes circonstances.
Et il faut craindre l’affaire Alino Faso ne devienne pas uue source de crispation dans les relations entre Ouagadougou et Abidjan, si des réponses claires ne sont pas rapidement fournies.
Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, le Général de Division Abdoulaye Maïga, a accordé une…
Le leadership malien rayonne à l'échelle africaine. Madani Dravé, Directeur général de l’Énergie du Mali…
Entre le 1ᵉʳ janvier et le 31 août 2026, les services de sécurité marocains ont…
Dix-huit médailles d’honneur pour graver un exploit chirurgical dans la mémoire républicaine. C'est le geste…
La traque des chefs de groupes armés se poursuit au Burkina Faso. Après Sangaré Barry,…
Informer est devenu un métier à haut risque. C'est le constat implacable et glaçant que…