Économie : Quand les femmes continuent de risquer leur vie dans les zones d’orpaillage
Malgré les campagnes d’informations, de sensibilisation et les multiples mises en garde des autorités sur la dangerosité de l’exploitation des mines artisanales, les femmes poussées par la précarité économique et la nécessité de subvenir aux besoins de leurs familles, continuent de risquer leur vie dans ces zones d’orpaillage.
Ce vendredi 09 janvier 2026, le village de Kéniéty, situé dans la Commune rurale de Dialafara (Kéniéba), a été endeuillé suite à l’éboulement d’une ancienne mine d’or qui appartenait à des ressortissants chinois.
Ce drame qui a couté la vie à six femmes dont deux mariées rappelle la nécessité de réhabiliter les sites miniers par les sociétés après exploitation pour éviter le drame dans ces zones instables et dangereuses.
Sur ces sites d’exploitation des mines artisanales, des femmes effectuent des tâches physiquement éprouvantes, travaillant parfois jusqu’à 12 heures par jour.
Elles sont exposées à des produits toxiques comme le mercure sans protection adéquate et d’autres dangers comme l’exploitations sexuelle, les violences basées sur le genre et à une instabilité sociale accrue sur les sites miniers.
Selon les sources locales le drame est survenu pendant que plusieurs femmes travaillaient dans cette ancienne mine abandonnée et à force de tailler, une partie du mur s’est effondré sur ces femmes.
Alertés les secouristes avec leurs moyens de bord ont tenté de sauver ces femmes coincées sans succès.
Pour rappel en février 2025, un effondrement dans une mine artisanale dans la région de Kayes a causé la mort de plus de 48 personnes, les femmes étaient les premières victimes car elles travaillent souvent dans des fosses abandonnées ou fragiles pour glaner des résidus d’or en vue de subvenir à leurs besoins dans un contexte de pauvreté accrue.
Ce drame pose une fois de plus la gestion de l’après-mine. Certains habitants de la contrée exigent que les sociétés minières doivent remplir les cratères pour empêcher les orpailleurs de s’y installer après leur départ notamment les femmes.
En plus renforcer les capacités des femmes pour les orienter vers d’autres activités en dehors de l’orpaillage. Une enquête a été ouverte par les autorités locales en vue de situer les responsabilités.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
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