Élections professionnelles 2026 : bras de fer évité de justesse
Le climat social malien a frôlé l’embrasement. Et pour cause, la suspension du processus des élections professionnelles de 2026 après une montée de tension spectaculaire entre l’État et l’Union Nationale des Travailleurs du Mali (UNTM).
Tout est parti d’un communiqué musclé de la centrale syndicale. Dans une correspondance, l’UNTM a formellement interdit à l’ensemble de ses représentants de participer à toute activité liée aux élections professionnelles sans une autorisation préalable de son Bureau Exécutif National. Une décision radicale, motivée par ce que la centrale qualifie de démarche « unilatérale » du Ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social.
Selon l’UNTM, les autorités avaient déjà enclenché, via les gouverneurs et préfets, la mise en place des commissions électorales régionales et locales, sans associer la principale centrale syndicale aux discussions. Une situation jugée inacceptable, d’autant plus que des concertations étaient en cours au niveau national.
Face à ce qu’elle a perçu comme un passage en force, l’UNTM a appelé à une discipline stricte et menaçant de sanctions immédiates tout contrevenant à son mot d’ordre. Mais contre toute attente, le gouvernement a rapidement infléchi sa position.
Dans une correspondance adressée aux gouverneurs de régions et du District de Bamako, le ministre en charge du Travail a annoncé la suspension de l’application de la circulaire du 23 mars 2026 relative à la mise en place des commissions électorales.
Une décision motivée, dit-on par la volonté d’« approfondir les concertations » avec les acteurs concernés et de garantir une élection « inclusive et apaisée ».
Coulibaly A
Mali24
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