C’est la réponse que les autorités de la Transition ont fièrement apporté à l’une des nombreuses recommandations ayant sanctionné les Assises Nationales de la Refondation. Il s’agit notamment de la valorisation du génie manufacturier malien par la consommation des produits made in Mali. Dans le cadre de la concrétisation du «consommer-malien», le ministre de l’Economie et des Finances s’est récemment fendu d’une mesure sans précédent dans l’histoire : injonction est notamment faite aux différents départements ministériels de consacrer chacun 100 millions francs CFA du montant de ses actions commandes publiques aux achats de produits locaux. L’instruction précise par ailleurs la nature des achats concernés, à savoir : le thé, le sucre, les mouchoirs, savons, etc., dont les producteurs nationaux se disputeront la bagatelle de 2,8 milliards correspondant aux prélèvements des 28 départements ministériels. Seulement voilà : dans les vagues de l’élan patriotique et de la valorisation du label national se noient une autre promesse reléguée aux calendes. Il s’agit de la réduction du train de vie de l’Etat tant prônée dans l’euphorie refondatrice et manifestement devenue incompatible avec la nouvelle trouvaille.
le Témoin
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