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Guinée : décès du Commandant Aboubacar Diakité dit Toumba

Le Commandant Aboubacar Diakité, dit « Toumba », est décédé dans la matinée du mercredi 25 mars 2026 à 04h35, alors qu’il purgeait sa peine à la Maison d’arrêt de Coyah. L’annonce a été faite ce mercredi par la Direction Nationale de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion, qui précise que le détenu bénéficiait d’un suivi conforme aux lois et règlements en vigueur en République de Guinée.

Selon les autorités pénitentiaires, le décès est intervenu à la suite de complications médicales sévères. Les médecins traitants ont diagnostiqué une hernie de la ligne blanche étranglée, compliquée d’une péritonite aiguë généralisée, tableau clinique qui s’est révélé fatal malgré une prise en charge spécialisée.

Pourtant, l’état de santé de Toumba Diakité suscitait déjà des inquiétudes depuis plusieurs semaines. Un rapport médical circonstancié, établi le 4 mars 2026 par des spécialistes du Centre Hospitalo-Universitaire Ignace Deen, faisait état de multiples pathologies, notamment une tuméfaction épigastrique, des douleurs abdominales persistantes, une constipation chronique et des troubles du sommeil. Ce rapport avait été dressé en présence des autorités judiciaires et de son avocat, Maître Lancinet Sylla.

Dans la nuit du 23 mars 2026, à la suite d’un malaise survenu en détention, le condamné a été évacué en urgence vers l’Hôpital militaire du Camp Almamy Samory Touré, où il a été admis en soins intensifs. Malgré les efforts de l’équipe médicale, son état s’est progressivement détérioré jusqu’à son décès.

Incarcéré dans le cadre de sa condamnation à 10 ans de prison en juillet 2024 pour son implication dans le massacre du 28 septembre 2009, Toumba Diakité figurait parmi les détenus les plus sensibles du système pénitentiaire guinéen.

Son parcours carcéral avait connu un épisode notable en février 2026, lors d’une opération de fouille inopinée à la maison centrale de Conakry. Cette opération avait permis la saisie de plusieurs objets prohibés, notamment des téléphones, des stupéfiants et des armes blanches. Selon le Parquet de la Cour d’Appel de Conakry, Toumba aurait refusé de se soumettre à la fouille, allant jusqu’à menacer les gardes pénitentiaires.

Suite à cet incident, il avait été transféré le 10 février 2026 à la prison de Coyah, où il poursuivait l’exécution de sa peine dans un cadre jugé plus sécurisé.

Conformément aux dispositions légales en vigueur, la Direction de l’Administration pénitentiaire a annoncé qu’un rapport détaillé sera transmis aux autorités judiciaires compétentes afin de permettre toute appréciation utile sur les circonstances du décès.

La Rédaction

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