Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (SNESUP) accentue sa pression sur les autorités de la transition. La colère des universitaires, exprimée la semaine dernière lors d’un point de presse, repose en grande partie sur des engagements financiers restés lettre morte et le respect de ses droits statutaires. Le syndicat exige la mise en œuvre effective de la prime de recherche, assortie de l’ensemble de ses rappels, conformément au décret n°2017-0850/P-RM. Sur le plan de la gestion des carrières, le Comité exécutif national du SNESUP présente trois requêtes phares pour mettre fin à la précarité professionnelle. Le syndicat demande, en effet, l’intégration totale et sans délai de tous les agents contractuels des institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) dans la fonction publique de l’État, ainsi que la signature immédiate du décret et de l’arrêté constatant les avancements en grade des enseignants-chercheurs au titre de la 17e session de la Commission nationale d’établissement des listes d’aptitude (CNELA). De plus, les syndicalistes revendiquent l’extension des avantages liés au nouveau statut général de la fonction publique à l’ensemble du personnel enseignant-chercheur.
Au-delà de l’aspect pécuniaire, le SNESUP met en garde les autorités contre toute tentative de réforme unilatérale de l’enseignement supérieur. Le syndicat insiste sur l’obligation d’associer les partenaires sociaux à chaque étape décisionnelle et exige le respect absolu des textes réglementaires en vigueur ainsi que des décisions de justice.
Est-ce à dire que les syndicalistes de l’enseignement supérieur vont déterrer la hache de guerre et menacer, au passage, le pacte de stabilité sociale signé en 2023 entre le gouvernement de transition et les organisations syndicales ? Rien n’est moins sûr.
le Temoin
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