Entre Bamako et les Organisations non gouvernementales, le désamour ne finit pas d’enfler. Après leur retrait forcé des zones les plus impactées par la crise multidimensionnelle, les autorités de transition ont récemment manifesté leur intention sévir à nouveau par la taxation de leurs activités à hauteur de 10%. Ainsi, les rares relais encore bénéficiaires de financements extérieurs en éprouvent de la sidération de voir leurs moyens d’actions humanitaires amputés davantage alors que leurs ressources se raréfiaient déjà avec les restrictions consécutives au départ de la Minusma. En définitive, il nous revient de sources concordantes qu’aucune ONG n’est disposée à se plier aux nouvelles exigences des autorités de transition d’alimenter les caisses de l’Etat à fauteur de 10% de fonds essentiellement destinées aux besoins humanitaires. Il va sans dire que la plupart préfèrent plutôt plier bagages ou mettre la clé sous le paillasson, du moins parce que ladite mesure n’est pas défendable aux niveaux de leur bailleurs, lesquels y voient du brigandage financier.
Le Témoin
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