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Mali : l’Association Sira Gnouman Yira donne du sourire aux enfants du centre Djiguiya Bon

À Daoudabougou, ce samedi, les rires ont remplacé les silences, et les regards timides ont laissé place à des visages illuminés. Grâce à l’initiative de l’Association Sira Gnouman Yira, présidée par Dr Fatoumata Fily Diarra, les jeunes filles du Centre Djiguiya Bon ont vécu une journée pas comme les autres.

Dénommée « Rêves d’enfants à dos de dromadaires et chevaux », cette caravane a transformé l’orphelinat en un espace de joie et de découvertes. Balades à dos de dromadaires et de chevaux, séances de maquillage, tatouages au henné, tenues traditionnelles, shooting photo professionnel, jeux et animations, tout était au rendez-vous pour offrir de la joie  aux jeunes filles.

Sous les notes de Djelimadi Bagayoko, la cérémonie a également enregistré la présence de représentants des fédérations maliennes des dromadaires et des sports équestres, les responsables et représentants de plusieurs associations et organisations.

Pour Dr Fatoumata Fily Diarra, l’objectif est de donner le sourire à ces enfants et leur permettre de se sentir comme toutes les autres jeunes filles. Pour elle, offrir du henné, du maquillage ou une séance photo, c’est redonner confiance, valoriser l’image de soi et raviver des rêves parfois enfouis.

Mais au-delà de l’aspect festif, cette caravane revêt une importance capitale. Elle rappelle que ces enfants, bien que vulnérables, ont droit à l’enfance, à la dignité et à l’amour. Elle met en lumière une réalité souvent ignorée, celle des structures d’accueil comme le Centre Djiguiya Bon, qui œuvrent dans l’ombre pour offrir une seconde chance à des dizaines de jeunes filles.

Créé en 2004, le Centre Djiguiya Bon accueille aujourd’hui près d’une centaine de filles âgées de 3 à 21 ans, dont des orphelines, des enfants abandonnées ou survivantes de violences. Sous la direction de Mme Togo Mariam Sidibé, l’établissement se bat au quotidien pour assurer leur éducation, leur sécurité et leur épanouissement.

Très émue, la directrice n’a pas manqué de saluer cette initiative. « C’est une première qui permet aux enfants de découvrir autre chose, de voir les animaux et d’apprendre à interagir avec eux ». Mais derrière la joie, le constat reste préoccupant. Le centre fonctionne essentiellement grâce aux dons de personnes de bonne volonté, avec un soutien étatique limité au strict minimum administratif.

Son appel est donc poignant et sans détour, car  soutenir ces enfants, c’est investir dans l’avenir de la société. « Si on les laisse à elles-mêmes, cela peut devenir une bombe sociale », alerte-t-elle, invitant autorités, entreprises et citoyens pour venir en aide au centre Djiguiya Bon.

Coulibaly A

Mali24

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