Mutilations Génitales Féminines (MGF) : La prévalence globale reste élevée malgré les efforts
A l’instar de la communauté internationale, le Mali célèbre ce vendredi 06 février 2026, la 22e édition de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales. Le thème est : « Rôles et responsabilités des autorités et légitimités traditionnelles du Mali face aux enjeux de l’abandon des MGF/ Excision ».
A la faveur d’une conférence de presse tenue ce jeudi 4 février 2026, la direction du programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et ses partenaires dont Plan Mali International sont montés au créneau pour tirer la sonnette d’alarme et dénoncer les mutilations génitales féminines (MGF) qui sont des pratiques néfastes à la santé de la femme et de la fille.
Ce cadre de rencontre et d’échange avec les journalistes à été une occasion de parler des acquis et les défis a relevés en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines.
Les statistiques de l’Enquête Démographique et de Santé de 2023-2024(EDSM VII) montrent que le phénomène des MGF/E à de l’ampleur malgré les efforts conjuguées des intervenants étatiques et non étatiques.
En effet, 89% des femmes de 15-49 ans et 70% des filles de 0 à14 ans dont 36% avant l’âge d’un an ont été excisées.
Aussi, dans les tranches d’âges 1-4 ans (28%) et 5-9 ans (05%) ont été excisées. En outre, 66% de femmes et 53% d’hommes trouvent que la pratique des MGF/E est une nécessité et 80% des femmes et 72% d’hommes sont pour sa perpétuation.
Selon M. Youssouf Bagayoko directeur du programme national de lutte contre les violences basées sur le genre (VBG), les Mutilations Génitales Féminines (MGF) sont des pratiques traditionnelles néfastes à la santé de la femme et de la fille et constituent un obstacle majeur à la lutte contre la pauvreté et à l’amélioration des résultats en matière de développement humain.
Au plan national, le thème retenu est « Rôles et Responsabilités des autorités et légitimités traditionnelles du Mali, face aux enjeux de l’abandon des MGF/Excision ». Ce thème offre d’avantage d’espace de dialogue et d’échange ouverts au sein des communautés, sur les rôles et responsabilités des leaders communautaires en général et des autorités et légitimités traditionnelles en particulier dans les actions d’éducation pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes notamment les MGF/E A.
Quant à Mme Fily Diallo de Plan International Mali, elle a souligné que les organisations de la société civiles sont la cheville ouvrière sur le terrain pour amener à un véritable changement, dans le combat contre les (MGF). C’est pourquoi Plan International Mali a adopté une stratégie basée sur une approche communautaire, inclusive et participative et aujourd’hui plus de 1000 villages ont abandonnés les Mutilations Génitales Féminines (MGF)
Elle a par ailleurs précisé que malgré les progrès les (MGF) demeurent une réalité enracinée dans le pays. Pour elle, cette célébration est une opportunité encore de briser le silence et partager les données tout en mettant en lumière les actions entreprises par l’Etat et ses partenaires.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
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