Poste de sélectionneur national vacant : Fousseyni Diawara, le choix de l’équilibre
Dans la tourmente que vit la Femafoot dans l’attente de son nouveau bureau du Comité exécutif, la tragédie cornélienne du choix d’un sélectionneur national s’invite aussi dans le tumulte depuis le licenciement du coach Tom Saintfiet. Si le public sportif malien aspire en effet à un nettoyage aux dépens des grands acteurs du football national, il serait bienséant d’éviter toute pernicieuse fuite en avant. Pour famélique que paraisse le bilan du bureau sortant du Comité exécutif de la FEMAFOOT, certains de ses choix demeurent judicieux à bien des égards, en l’occurrence celui porté sur l’ex international Fousseyni Diawara comme sélectionneur national adjoint puis sélectionneur des Aigles U23. Ce faisant, la Femafoot a peut-être le mérite d’avoir posé les jalons de sa succession en propulsant d’un homme dont le parcours exemplaire plaide largement en sa faveur pour le choix du poste de sélectionneur national. Avec plusieurs participations à la CAN dont une médaille de bronze en 2013, une expérience de sélectionneur national adjoint au Mali et en Guinée Conakry, une brillante carrière de consultant sur la prestigieuse chaîne Canal +, l’actuel sélectionneur des Aigles U23 fait figure, sans conteste, d’option de l’équilibre entre le renouveau tant attendu des uns et la rupture tant redoutée des autres. Par ailleurs, les enseignements des dernières CAN en termes de coaching notamment avec les choix gagnants d’Aliou Cisse et Pape Thiaw au Senegal, Emerse Fae en Côte d’Ivoire, Walid Regragui au Maroc, dénotent d’un nivellement manifeste des compétences entre nos sélectionneurs et les sorciers blancs dont l’époque semble révolue. En définitive, Fousseyni Diawara à la tête de la sélection nationale est juste une logique qu’on ne saurait ignorer dans la chasse au succès qui fuit les Aigles et le public malien depuis tant d’années.
Seydou Diakité
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