Dernières nouvellesEconomieFaits Divers

Suspension de Wave au Mali : la DGCC face à la colère des consommateurs

La décision de suspendre les activités de l’opérateur de mobile money Wave au Mali continue de susciter une vive polémique. Depuis l’annonce de cette mesure par la Direction générale du commerce, de la consommation et de la concurrence (DGCC), les réactions se multiplient, notamment du côté des usagers, fortement dépendants de ce service pour leurs transactions quotidiennes.

Dans plusieurs quartiers de Bamako et dans les régions, la colère des consommateurs est palpable. Pour beaucoup, Wave s’était imposé comme une alternative accessible et moins coûteuse face aux autres opérateurs de transfert d’argent. Sa suspension brutale a donc provoqué incompréhension et frustration.

« On utilisait Wave tous les jours pour envoyer et recevoir de l’argent. Aujourd’hui, on est obligé de payer plus cher ailleurs », témoigne un commerçant rencontré à Sogoniko. Comme lui, de nombreux Maliens dénoncent une décision qui impacte directement leur pouvoir d’achat, déjà fragilisé par la cherté de la vie.

Une décision contestée

Du côté de la DGCC, cette suspension s’inscrirait dans une logique de régulation du secteur et de protection des consommateurs. L’institution reprocherait à l’opérateur certaines pratiques jugées non conformes à la réglementation en vigueur.

Cependant, ces arguments peinent à convaincre une partie de l’opinion publique. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes dénoncent une mesure « brutale » et appellent à plus de transparence dans la gestion du dossier.

Des organisations de défense des consommateurs commencent également à s’interroger sur les véritables motivations de cette suspension, tout en appelant à un dialogue entre les autorités et l’opérateur afin de trouver une issue rapide à la crise.

Un impact économique réel

Au-delà de la polémique, la suspension de Wave met en lumière la place stratégique du mobile money dans l’économie malienne. Des milliers de petits commerçants, de vendeurs ambulants et d’entrepreneurs informels s’appuyaient sur cette solution pour sécuriser leurs transactions.

Pour certains analystes, cette situation pourrait ralentir les échanges économiques de proximité et accentuer l’exclusion financière, notamment dans les zones où l’accès aux services bancaires reste limité.

Vers une sortie de crise ?

Face à la montée du mécontentement, la DGCC pourrait être amenée à revoir sa position ou, à tout le moins, à clarifier les raisons exactes de cette suspension. Plusieurs voix appellent déjà à une concertation inclusive impliquant les autorités, l’opérateur et les représentants des consommateurs.

En attendant, les usagers, eux, continuent de subir les conséquences d’une décision qui, au-delà de son objectif réglementaire, soulève de nombreuses interrogations sur l’équilibre entre régulation et accessibilité des services financiers au Mali.

Dily Kane

mali24

Boîte de commentaires Facebook

En savoir plus sur Mali 24

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.