Le 30 septembre 2026 restera une date marquante dans l’offensive algérienne contre la criminalité organisée. En l’espace d’une seule journée, les autorités ont neutralisé deux réseaux majeurs ; une saisie record de millions de psychotropes et d’avoirs illicites à Alger, suivie d’une interception militaire sanglante de cocaïne à Tamanrasset.
Au terme d’une traque minutieuse ayant duré un peu plus d’un trimestre, la Sûreté nationale (DGSN) a présenté à la justice, le mercredi 30 septembre 2026, onze individus liés à un puissant cartel transnational.
Sévissant principalement entre les villes d’Alger, Touggourt et Ouargla, cette organisation excellait dans la distribution de prégabaline et le blanchiment de capitaux.
Le bilan matériel de ce coup de filet donne littéralement le vertige ; outre la découverte de près de deux millions de pilules, la police a mis la main sur un patrimoine évalué à 250 milliards de centimes. Pour camoufler leurs immenses profits, les malfaiteurs acquéraient massivement des véhicules de tous genres. Cela a conduit à la confiscation de 636 motocyclettes, de 16 engins de tourisme et utilitaires, d’un fusil de chasse de calibre 12, et de plus de 6,1 milliards de centimes en liquide.
Le même jour, soit le 30 septembre 2026, les confins du grand sud algérien ont été le théâtre d’une véritable confrontation armée. Dans la zone militaire de Tamanrasset, des unités de l’Armée nationale populaire (ANP) ont barré la route à un convoi suspect composé de trois camionnettes qui transportaient plus de 80 kilos de cocaïne. La violence de cet accrochage a coûté la vie à un trafiquant, tandis que ses quatre complices ont été capturés. L’arsenal lourd récupéré sur eux, comprenant un fusil-mitrailleur FMPK, une arme de type Kalachnikov et de nombreuses munitions, démontre l’extrême dangerosité de ces gangs du désert.
Cette double victoire sécuritaire s’inscrit dans une dynamique implacable. Pour rappel, le 25 août 2026, les forces de l’ordre d’Oran avaient déjà porté un coup fatal à un autre réseau sud-américain. L’interception d’un camion abritant 228 kilos de cocaïne pure avait alors déclenché une vaste procédure aboutissant, après enquête de la BRI, à l’incarcération de vingt personnes et à la mise sous séquestre de quarante-six véhicules.
Des ruelles de la capitale jusqu’aux immensités sahariennes, les autorités algériennes ciblent désormais aussi bien la marchandise mortelle que l’infrastructure financière des trafiquants, affichant une volonté de fer pour assécher définitivement cette économie souterraine.
Stephan MOMO (stagiaire)
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