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Violation des droits des travailleurs : Qui pour sauver les employés de Delta Plast du DG Mohamed Atoui

La société industrielle Delta Plast spécialisée dans la confection des objets plastiques avec pour siège social la zone industrielle de Bamako n’a pas bonne presse auprès de ses employés. Et pour cause : de l’avis de plusieurs agents de cette usine, leur patron, un certain Mohamed Atoui, foule aux pieds les règles élémentaires des droits des travailleurs.

Pour un agent de Delta Plast,  la société  traversait une période de crise, il y a de cela 5 ans. Ainsi, le patron de la boite Mohamed Atoui aurait demandé du sacrifice à tous les travailleurs  en attendant que les comptes de l’entreprise reviennent au vert. Pour ce faire, M. Atoui a proposé aux employés de travailler 4 heures de plus sans être rémunérés.

Dans un élan de solidarité, tous les employés sans exception ont accepté cette proposition. Sauf que cela fait plus de deux ans que la société n’est plus dans la zone de turbulence et le chef rechigne à ce que les employés retrouvent leur horaire habituelle de travail qui était de 8 h à 16 heures pour l’équipe du jour au lieu de 8 h -20 h. Tous ceux qui s’hasardent à  rappeler le Directeur pour le respect des horaires habituels risquent de se retrouver à la porte”, nous a confié un employé sous couvert de l’anonymat. Pour lui, sans l’implication des autorités compétentes, les employés de cette usine vont continuer à souffrir sous le joug de leur patron.

“Nous ne savons plus à quel saint se fier car le patron  ne respecte aucun engagement pris avec les autorités communales, mais aussi avec l’inspection de travail par rapport au respect du droit des travailleurs. Pour preuve, à l’ouverture de cette usine, les autorités ont exigé certains droits pour les travailleurs notamment une prime pour le lait, l’INPS entre autres. Mais  cela fait près de 10 ans que je travaille ici, je n’ai jamais bénéficié d’un avantage lié au lait ou l’INPS sans parler de l’Assurance maladie obligatoire”, a renchéri un autre employé presqu’en larmes.

Qui pour mettre un terme à cette exploitation de nos concitoyens par des sociétés que certains considèrent de sangsues ? En tout cas, c’est la question qui est de nos jours sur les lèvres, car il  est évident que jamais de la vie les promoteurs de ces sociétés qui sont pour la plupart des étrangers ne pourront embaucher  du personnel avec ces conditions précaires  dans leur pays d’origine. Le Mali Koura doit y penser.

Notons que dans un passé récent, des médias de la place avaient dénoncé la situation peu enviable des employés de cette même entreprise.                              

 Kassoum THERA

Source: Aujourd’hui-Mali

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