SOCIETE
Au Mali, l’excision reste l’une des pratiques traditionnelles les plus profondément enracinées dans la société. Mais derrière les statistiques se cachent des histoires de douleurs, de traumatismes et parfois de vies bouleversées. Entre héritage culturel, pression sociale, interprétations religieuses et conséquences médicales, le débat reste sensible. Pourtant, une réalité mérite d’être rappelée : la lutte contre l’excision n’est pas une invention récente venue de l’extérieur. Des femmes maliennes, des professionnels de santé, des organisations de la société civile et des institutions nationales la combattent depuis plusieurs décennies. L’excision, également appelée mutilation génitale féminine (MGF), désigne toute intervention consistant à enlever partiellement ou totalement les organes génitaux externes féminins ou à provoquer une lésion sur ces organes pour des raisons culturelles ou non thérapeutiques. Selon certaines données, plus de 120 millions de femmes et de filles dans le monde auraient subi une MGF. En Afrique, environ 92 millions de filles âgées de 10 ans ou plus seraient concernées et plus de deux millions de filles seraient exposées chaque année. La pratique est recensée dans 28 pays africains, avec des prévalences variant de 5 à 98 %. Au Mali, les chiffres parlent Le Mali figure parmi les pays où la pratique demeure particulièrement répandue. Selon l’EDSM-VI de 2018, 89 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont subi l’excision. Chez les filles âgées de 0 à 14 ans, la prévalence atteignait 73 %. La pratique est présente dans toutes les régions du pays, même si les taux sont plus faibles à Kidal, Gao et Tombouctou. L’UNICEF estime, de son côté, à près de huit millions le nombre de filles et de femmes ayant subi une MGF au Mali. Un autre élément interpelle : l’âge auquel la pratique intervient. Selon l’UNICEF, l’excision est souvent réalisée très tôt, parfois avant l’âge de cinq ans. Une enfant qui n’a ni la possibilité de comprendre l’intervention ni celle de donner un consentement éclairé peut ainsi subir une modification irréversible de son corps. Derrière ces pourcentages, il y a donc des millions de destins individuels. Certaines femmes ne rapportent pas de conséquences particulières ou ne regrettent pas leur excision. D’autres, au contraire, en portent les séquelles pendant toute leur vie. Cette diversité des expériences doit être reconnue, sans pour autant faire disparaître les risques médicaux documentés. Une pratique plus ancienne que l’islam L’un des débats les plus sensibles concerne la religion. Au Mali, l’excision est parfois présentée comme une obligation religieuse ou comme une pratique destinée à préserver la chasteté de la jeune fille, sa réputation et ses chances de mariage. L’écrivain et acteur culturel Amidou Yanogué souligne notamment que certaines communautés associent la pratique à l’identité, au rite de passage, au mariage ou à certaines interprétations religieuses. Mais l’histoire apporte une nuance importante : l’excision est antérieure à l’islam. Les documents historiques et médicaux consultés rapportent son existence dans certaines sociétés anciennes, notamment en Égypte et dans certaines régions du monde arabe, avant l’avènement de l’islam. Elle a également existé dans des communautés non musulmanes, notamment chez les Coptes d’Égypte. Cette donnée historique invite à éviter l’amalgame entre excision et islam. Les sources consultées rapportent certes des traditions attribuant au Prophète Muhammad (paix et salut sur lui) des propos appelant, dans le cas où la pratique serait maintenue, à ne pas aller en profondeur. Mais ces récits ne permettent pas, à eux seuls, de transformer l’excision en obligation religieuse universelle. Le document relève également que certains éléments du fiqh concernant les conséquences anatomiques et physiologiques peuvent conduire à considérer la pratique comme déconseillée. Dans une société où la religion occupe une place importante, cette distinction est essentielle. La lutte contre l’excision ne devrait pas être présentée comme une lutte contre l’islam. Elle doit plutôt ouvrir un dialogue permettant de distinguer ce qui relève du religieux, du culturel, de la tradition et de la pression sociale. Quand la tradition devient une obligation sociale Chez certaines communautés maliennes, notamment dans certaines traditions bambaras, l’excision était autrefois intégrée à un véritable parcours initiatique. Elle marquait le passage de l’enfance à l’âge adulte et constituait un élément d’appartenance au groupe. Dans ce contexte, ne pas être excisée pouvait exposer une fille au rejet, à la stigmatisation ou à des difficultés d’intégration sociale et matrimoniale. Le problème apparaît lorsque le rite devient une obligation sociale. Une famille peut ne pas souhaiter exciser sa fille, mais craindre le regard des voisins. Une mère peut être personnellement opposée à la pratique, mais redouter qu’une fille non excisée soit rejetée. Un père peut hésiter entre ses convictions personnelles et les attentes de son entourage. C’est précisément pourquoi le changement ne peut pas se limiter à dire aux familles : « n’excisez pas ». Il faut aussi agir sur les normes sociales qui rendent parfois l’excision difficile à abandonner. Le combat a commencé au Mali bien avant les programmes internationaux Contrairement à une idée régulièrement avancée, la lutte contre l’excision au Mali ne commence pas avec les programmes internationaux contemporains. Dès les premières années de l’indépendance, des militantes maliennes se mobilisaient déjà. Aoua Keïta, sage-femme, militante et première femme députée du Mali, figure parmi celles qui ont porté cette mobilisation. Entre **1962 et 1968**, la Commission sociale des femmes de l’USRDA, sous son égide, menait des activités contre les mutilations génitales féminines. Des militantes engagées dans les réformes sociales avaient également tenté de faire avancer l’interdiction de l’excision, sans parvenir à l’inscrire dans le Code du mariage de 1962. Le combat s’est ensuite institutionnalisé. En 1984, le Mali a créé le Comité malien pour l’abandon des pratiques traditionnelles néfastes (COMAPRAT). En 2002, l’État a créé le Programme national de lutte contre la pratique de l’excision (PNLE) par l’Ordonnance n°02-053/P-RM du 4 juin 2002. Le programme a notamment pour mission de coordonner, suivre et évaluer les actions contre la pratique. En 2019, cette politique a été élargie avec la création du Programme national pour l’abandon des violences basées sur le genre (PNVBG), par la loi n°2019-014 du 3 juillet 2019. La société civile malienne a également continué à réclamer un cadre juridique plus spécifique. En 2021, l’AMSOPT et l’APDF ont saisi la Cour de justice de la CEDEAO contre l’État malien. Leur requête demandait notamment l’adoption d’une loi spécifique sur la prévention, la répression, la réparation et la prise en charge des victimes de MGF. Cette chronologie est importante : elle montre que la contestation de l’excision possède une histoire malienne. Quand le corps garde les traces du passé Les conséquences médicales peuvent apparaître immédiatement, quelques jours après l’intervention ou plusieurs années plus tard. Le Dr Sékou Bah, médecin généraliste ayant réalisé sa thèse au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel-Touré, rapporte avoir pris en charge des enfants présentant d’importantes hémorragies après l’excision. Certains cas nécessitaient une intervention chirurgicale pour arrêter les saignements. Il décrit également des situations dans lesquelles les lésions concernaient non seulement le clitoris, mais également les petites et grandes lèvres. Les MGF sont classées en quatre types, selon la nature et l’étendue des lésions. Le type I implique notamment l’ablation du prépuce, avec ou sans partie du clitoris. Le type II concerne l’ablation du prépuce et du clitoris ainsi que celle, partielle ou totale, des petites lèvres. Le type III correspond à l’infibulation, avec suture et rétrécissement de l’orifice vaginal. Le type IV regroupe différentes autres interventions, notamment les perforations, incisions, brûlures ou l’introduction de substances dans les organes génitaux. Les complications peuvent comprendre douleurs, hémorragies, infections, blessures de l’urètre, rétention urinaire, cicatrices, kystes, complications gynécologiques et problèmes urinaires. À long terme, certaines femmes peuvent également connaître des difficultés sexuelles, gynécologiques ou obstétricales. Des accouchements qui deviennent parfois une épreuve La grossesse et l’accouchement peuvent révéler certaines séquelles longtemps après l’excision. Mme Sanata Doumbia, sage-femme au CHU Gabriel-Touré, évoque notamment la mauvaise cicatrisation et la rigidité du périnée. Elle explique que l’accouchement chez certaines femmes excisées peut être difficile et que les sages-femmes doivent parfois intervenir dans des conditions complexes avant, pendant et après l’accouchement. Elle évoque également les douleurs lors des rapports, la baisse de libido et les difficultés à atteindre l’orgasme. Une étude malienne citée dans la thèse du Dr Fanta Traoré rapporte que des sages-femmes associaient l’excision à une lenteur de l’expulsion dans 90 % des opinions, aux déchirures périnéales dans 63 % et aux difficultés de réparation du périnée dans 58 %. Des histoires que les statistiques ne racontent pas Mariam, aujourd’hui âgée de 45 ans, fait partie de ces femmes dont le parcours illustre la persistance des conséquences. À 16 ans, elle découvre qu’elle souffre de complications liées à l’excision. Ses premières règles, apparues à 14 ans, étaient irrégulières et extrêmement douloureuses. Une consultation gynécologique révèle qu’une intervention est nécessaire. C’est en interrogeant sa mère qu’elle apprend une vérité douloureuse : elle avait été excisée deux fois par sa grand-mère maternelle et avait tellement saigné qu’elle avait failli mourir. Plus tard, alors qu’elle espérait connaître une vie conjugale normale, elle découvre d’autres conséquences. Après son mariage et sa grossesse, son gynécologue lui annonce, à six mois de grossesse, qu’un accouchement par voie basse présente des risques importants. Une césarienne est programmée. L’expérience se répétera lors de ses autres maternités. Aujourd’hui, elle dit avoir transformé cette souffrance en combat contre l’excision. Une autre, Mme Coulibaly, raconte elle aussi avoir failli perdre la vie lors de son excision et avoir connu un accouchement particulièrement difficile, qui s’est soldé par une césarienne. Son expérience l’a poussée à protéger sa propre fille et à souhaiter l’adoption d’une loi spécifique. Une souffrance parfois invisible La psychologue Aïssata Cheikh Tidiane Cisse rappelle que toutes les victimes ne réagissent pas de la même manière. Certaines peuvent ressentir anxiété, tristesse, colère ou perte de confiance. D’autres peuvent présenter des manifestations traumatiques, comme des cauchemars, des souvenirs douloureux ou une peur persistante. Certaines femmes peuvent même sembler avoir surmonté l’événement alors qu’elles portent intérieurement une souffrance qui ne s’exprime que des années plus tard. La douleur physique peut également alimenter la souffrance psychologique. Les difficultés urinaires, gynécologiques, sexuelles ou obstétricales peuvent modifier l’image que la femme a de son corps et affecter sa confiance en elle. D’où l’importance d’une prise en charge globale : médicale, psychologique et sociale. Et surtout, insiste la psychologue, la victime ne doit jamais être forcée à raconter ce qu’elle a vécu. Changer sans humilier L’abandon de l’excision ne pourra probablement pas se faire par les injonctions seules. L’expérience menée dans certaines communautés montre que le dialogue peut produire des résultats. Massaman Keïta, qui a travaillé pendant quatre ans dans une communauté de Kéniéba avec ENDA-Mali, affirme avoir contribué à une évolution ayant conduit 80 % de la communauté à abandonner la pratique. Les émissions radiophoniques, les causeries-débats et la sensibilisation sur les conséquences ont constitué des outils importants. L’écrivain Amidou Yanogué défend également une approche fondée sur le dialogue avec les leaders traditionnels et religieux, les femmes et les jeunes. Il propose notamment de réfléchir à des alternatives aux rites de passage, afin de conserver leur dimension culturelle et éducative sans porter atteinte à l’intégrité physique des filles. C’est peut-être là l’un des enjeux majeurs : comment préserver une identité culturelle sans conserver nécessairement toutes les pratiques qui l’accompagnaient autrefois ? Et maintenant ? Le Mali dispose d’une longue histoire de mobilisation contre l’excision : des militantes de l’indépendance comme Aoua Keïta, aux organisations de femmes, en passant par le COMAPRAT, le PNLE, le PNVBG, les professionnels de santé et les organisations de défense des droits des femmes. La question demeure néanmoins ouverte. La lutte contre l’excision ne peut pas être uniquement médicale, juridique ou internationale. Elle doit aussi être éducative, familiale, culturelle et religieuse. La première protection commence à la maison. Éduquer une fille ne signifie pas lui apprendre à se conformer à une pratique par peur du regard des autres. C’est lui donner les moyens de connaître son corps, de comprendre ses droits et de grandir sans violence. Aux parents, le message de la psychologue Aïssata Cheikh Tidiane Cissé est simple : écouter les filles, s’informer, dialoguer et oser les protéger. Préserver une tradition ne devrait jamais signifier sacrifier l’intégrité physique ou psychologique d’un enfant. L’excision est certes une pratique ancienne. Mais une tradition n’est pas nécessairement immuable. Une société peut respecter son histoire tout en choisissant de faire évoluer certaines pratiques. Au Mali, le véritable défi n’est donc pas de savoir qui a raison entre tradition et modernité. Il est de construire un dialogue suffisamment intelligent et respectueux pour permettre aux communautés de répondre collectivement à une question essentielle : quelle société voulons-nous laisser à nos filles ? Et peut-être que la réponse commence par une évidence : une fille n’a pas besoin d’être excisée pour être respectable, digne, mariable ou pleinement membre de sa communauté. Elle a d’abord besoin d’être protégée, éduquée et respectée. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
« Un geste pour aujourd’hui, un avenir durable pour demain ! » C’est autour de cette conviction que l’Union des jeunes de Djélibougou (UJD), en collaboration avec la Mairie de Djélibougou, la Société malienne de gestion forestière (SOMAGEFORT) et les services techniques des Eaux et Forêts, a organisé, ce samedi 22 août 2026, la cérémonie de clôture de sa campagne de reboisement. La cérémonie s’est tenue devant l’École fondamentale de Djélibougou ADF, en présence du président de l’UJD, Amara Diallo, du représentant de la SOMAGEFORT, Drissa Diarra, chargé de mission, du chef de quartier, du maire délégué de Djélibougou ainsi que de plusieurs autres personnalités et acteurs engagés dans la protection de l’environnement. Lancée au début du mois de juillet dernier, cette campagne s’inscrit dans une dynamique de mobilisation citoyenne en faveur d’un Djélibougou plus vert, plus propre et plus résilient face aux effets du changement climatique. Au total, plus d’une centaine de plants ont été mis en terre au cours de cette initiative. Au-delà du nombre d’arbres plantés, les organisateurs entendent surtout inscrire cette action dans la durée. Pour l’Union des jeunes de Djélibougou, planter un arbre constitue un investissement pour les générations futures et un geste concret contre la déforestation et la dégradation de l’environnement. La clôture de cette campagne a suscité un sentiment de satisfaction chez les différents partenaires. Le représentant de la SOMAGEFORT, Drissa Diarra, s’est réjoui de cette initiative portée par la jeunesse et de la mobilisation des acteurs locaux autour de la préservation des ressources forestières. Du côté des autorités administratives et communales, la satisfaction était également visible. Leur présence témoigne de l’importance accordée aux initiatives communautaires qui contribuent à améliorer le cadre de vie des populations et à renforcer la sensibilisation sur les enjeux environnementaux. Les responsables de l’UJD entendent faire encore mieux lors des prochaines campagnes, en augmentant le nombre de plants, en élargissant les espaces concernés et surtout en renforçant le suivi et l’entretien des arbres plantés. La jeunesse en première ligne contre la déforestation. À travers cette campagne, l’Union des jeunes de Djélibougou entend démontrer que la jeunesse peut jouer un rôle majeur dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique. L’objectif est également d’encourager les habitants à s’approprier davantage la protection de leur environnement. « Celui qui plante un arbre n’aura pas vécu inutilement », cette maxime résume l’esprit de l’initiative. Pour les jeunes de Djélibougou, chaque arbre planté représente une promesse pour demain, davantage de verdure, un cadre de vie amélioré et une meilleure contribution à la préservation de l’environnement. La campagne de reboisement s’achève donc, mais l’engagement environnemental de la jeunesse, lui, entend se poursuivre. Car pour les initiateurs, construire un Mali plus vert et mieux armé face au changement climatique commence aussi par des gestes simples, collectifs et durables au cœur des quartiers. Boîte de commentaires Facebook [...]
La Grande Mosquée de Bamako a abrité ce 22 août 2026 le lancement officielle du Maouloud. Placé sous le thème central « Paix, Réconciliation et Entraide Sociale », cet événement a été organisé pour mobiliser la communauté musulmane autour de la cohésion nationale, formuler des bénédictions pour la stabilité du pays et soutenir forces armées. C’était en présence de plusieurs personnalités administratives, religieuses et coutumières. Présent au nom des plus hautes autorités du pays et du Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, le ministre des Affaires Religieuses, du Culte et des Coutumes, Dr. Mahamadou Koné, a salué l’initiative. Dans son allocution, il a rappelé que le Maouloud est une recommandation divine ancrée au Mali, tout en appelant les musulmans à s’interroger avec sagesse sur leurs méthodes de célébration face à la multiplication des tendances. Le ministre a réaffirmé le soutien indéfectible de l’État à la communauté musulmane, tout en rappelant que la stabilité actuelle du pays repose sur les bénédictions et invocations continues des fidèles. M. Amadou Traoré, parrain de l’événement pour la deuxième année consécutive à la demande des familles fondatrices de Bamako, a exprimé sa totale satisfaction quant à la parfaite organisation et la mobilisation. Il a salué les précieux conseils du Chérif Ousmane Madani Haïdara. Le parrain a formulé le souhait de voir les notions de paix, de réconciliation et d’impact social se traduire concrètement à travers les prêches à venir, afin qu’elles guident le quotidien des Maliens. Les leaders religieux ont chaleureusement remercié les autorités pour leur soutien. La cérémonie s’est achevée par des prêches axés sur la modestie du Prophète Mohamed et des prières collectives pour la cohésion sociale et la protection des Forces Armées Maliennes (FAMa). Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Premier ministre malien, le Général de Division Abdoulaye Maïga, selon un communiqué publié ce samedi, effectuera, lundi 24 août 2026, une visite de travail en République algérienne démocratique et populaire, à l’invitation de son homologue algérien, Sifi Ghrieb. Cette visite marque une nouvelle étape dans la dynamique de rapprochement engagée entre Bamako et Alger. Au cours de ce déplacement, le Chef du Gouvernement malien sera porteur d’un message du Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta, à l’attention de son homologue algérien, Abdelmadjid Tebboune. L’invitation adressée au Premier ministre malien intervient à la suite d’un entretien téléphonique tenu le 9 août 2026, à l’initiative de la partie algérienne. Cet échange traduit, selon les autorités maliennes, la volonté commune des deux pays de privilégier le dialogue, la concertation et la coopération. Lors de son séjour, Abdoulaye Maïga sera reçu en audience par le Président Abdelmadjid Tebboune. Il aura également des séances de travail avec son homologue algérien Sifi Ghrieb. Les discussions porteront notamment sur les moyens de consolider la coopération entre les deux pays dans les domaines d’intérêt commun. Cette visite s’inscrit dans une volonté de consolidation des relations bilatérales entre le Mali et l’Algérie, deux pays unis par l’histoire, la proximité géographique, des intérêts communs et une longue tradition de coopération. Bamako entend promouvoir, dans ce cadre, un dialogue direct, régulier et constructif avec Alger, fondé sur le respect mutuel, la confiance réciproque, la non-ingérence et la préservation des intérêts de chaque État. Les échanges entre les deux parties devront ainsi permettre d’examiner les voies et moyens de renforcer davantage la coopération bilatérale, au bénéfice des peuples malien et algérien, dans un esprit de bon voisinage, de fraternité et de solidarité. La visite d’Abdoulaye Maïga intervient surtout dans un contexte marqué par plusieurs signes de rapprochement entre les deux pays. Parmi ces mesures figurent notamment le retour des ambassadeurs respectifs à Bamako et à Alger, ainsi que la réouverture des espaces aériens aux aéronefs en provenance ou à destination des deux États. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa), avec l’appui de leurs partenaires dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, ont mené deux interventions aériennes ciblées contre des positions terroristes dans les régions de San et de Bandiagara, les 18 et 19 août 2026. Cette action a été officialisée par un communiqué de l’État-major général des armées en date de ce jeudi 20 août 2026. D’après le communiqué de l’État-major général des armées, le mardi 18 août 2026, grâce à des renseignements précis, plusieurs points de regroupement de groupes armés terroristes, abritant d’importants matériels de guerre, ont été détectés puis traités avec succès à environ 35 kilomètres au sud-ouest de San. Le lendemain, mercredi 19 août, une surveillance prolongée a permis de localiser un refuge terroriste dans le secteur de Kilimpo, dans la région de Bandiagara. Après observation et évaluation de la situation, le repaire a été ciblé et frappé avec succès. Une vingtaine de terroristes ont été neutralisés et plusieurs équipements, dont des motos, ont été détruits. Les opérations de surveillance se poursuivent dans le secteur afin d’évaluer les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher d’éventuelles menaces résiduelles. L’État-major général des armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre les opérations de sécurisation avec « rigueur, professionnalisme et engagement » sur l’ensemble du territoire national. Par ailleurs, il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance envers les forces engagées. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Des visages fatigués mais soulagés, des sourires discrets et, par-dessus tout, ce sentiment indescriptible de fouler à nouveau la terre natale. Ce jeudi 20 août 2026, 162 migrants maliens ont atterri à l’aéroport international Président-Modibo-Keïta de Bamako, tournant enfin la page d’un trop long cauchemar loin de chez eux. Accueillis par M. Sidi Mohamed Koné, chef de cabinet du ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’intégration africaine, ces compatriotes ont vu leur aventure migratoire se transformer, pour beaucoup, en une longue épreuve d’incertitude : un véritable parcours du combattant semé d’embûches, de déserts traversés au péril de leur vie et d’espoirs souvent déçus. Dès leur descente d’avion, ils ont été pris en charge par les autorités et les structures compétentes pour un premier réconfort et les démarches nécessaires afin de faciliter leur réinsertion. Selon M. Sidi Mohamed Koné, fort d’un programme ministériel de réinsertion et de réintégration, le département accompagne activement les migrants de retour. D’après le chef de cabinet, plus de 200 jeunes ont ainsi pu retrouver une stabilité professionnelle entre 2021 et 2025 grâce au budget national. Un succès mesurable, puisque certains bénéficiaires ont lancé leur propre entreprise et embauché, à leur tour, d’autres rapatriés. Les autorités misent désormais sur ces mêmes dispositifs pour épauler le groupe accueilli ce jeudi. Par ailleurs, il a précisé qu’en provenance d’Algérie, ces migrants trouveront refuge pour trois jours à la Maison des Maliens de l’extérieur, à Niamakoro, où un dispositif d’écoute, d’orientation et d’aide leur est réservé. Si le retour est doux, le défi de la reconstruction commence maintenant. Retrouver sa famille, réapprendre à vivre au pays et panser les blessures du passé demandera du temps et du soutien. Pourtant, dans les yeux de ces 162 hommes et femmes, une lueur brille à nouveau : celle de l’espoir et de la reconstruction sur la terre qui les a vu grandir. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans une interview exclusive accordée à l’ORTM, et diffusée au journal de 20h, le Procureur Général près la Cour Suprême du Mali, Mamoudou Timbo, a clarifié les procédures judiciaires entourant l’affaire du ressortissant français Yan Vesilier et des officiers militaires maliens (Nema Sagara et Abass Dembélé) poursuivis pour des faits distincts. Cette sortie médiatique vise à éclairer l’opinion publique nationale et internationale sur le fonctionnement de la justice malienne dans un contexte sécuritaire sensible et marqué par la désinformation. Le Procureur Général a expliqué que, malgré un but global de déstabilisation des institutions, les qualifications pénales des accusés sont totalement différentes. Yan Vesilier a été jugé séparément car l’enquête a révélé une connexion profonde entre lui et des groupes armés terroristes. Pour cette raison, son dossier relevait obligatoirement de la compétence du Pôle judiciaire antiterroriste. Il était poursuivi pour terrorisme et atteinte à la sûreté extérieure de l’État. À l’inverse, les officiers maliens ne sont pas liés à ces groupes terroristes. Ils sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure, complot contre le gouvernement et incitation à commettre des actes contraires à leurs devoirs. Le traitement rapide du cas de Yan Vesilier s’explique d’abord par la solidité des preuves fournies par les services de renseignement, mais aussi par le fait qu’il était le seul accusé dans son dossier. Mamoudou Timbo a fermement démenti toute pression de la France, affirmant que le Mali agit en État souverain. Il a toutefois reconnu que la courtoisie diplomatique et la sensibilité de l’affaire justifiaient une gestion spécifique. Concernant la grâce présidentielle accordée après sa condamnation à 20 ans de réclusion, le magistrat a rappelé qu’il s’agit d’une prérogative constitutionnelle du chef de l’État. Cette mesure de clémence dispense le Français d’exécuter sa peine, mais elle n’efface pas sa culpabilité. Son casier judiciaire malien ne reste pas vierge. Enfin, le Procureur Général s’est voulu rassurant sur la situation des militaires maliens arrêtés. L’instruction menée par le tribunal militaire est à un état très avancé. Les procédures judiciaires se poursuivent normalement et les accusés seront bientôt jugés. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La satisfaction était manifeste ce jeudi 20 août 2026 à l’hôtel Radisson, ex-Sheraton de Bamako, à l’occasion de la cérémonie de lancement des nouvelles offres Internet Fixe, Fibre et So’Box+. Présent à cette rencontre, M. Issa Diarra, représentant de l’agent chargé d’expédier les affaires courantes de la commune IV, non moins Secrétaire général du Syndicat national des travailleurs des Collectivités territoriales du Mali  a salué une initiative qu’il considère comme une avancée significative en faveur de l’accès des populations à une connectivité plus performante. Avec la nouvelle gamme So’Box Fibre, l’offre de 10 Mbps passe ainsi à 30 Mbps, tandis que celle de 40 Mbps évolue à 80 Mbps. Une nouvelle formule Family à 100 Mbps fait également son entrée dans la gamme. De son côté, l’offre Fibre ELITE atteint désormais 200 Mbps, avec un tarif mensuel ramené de 60 000 à 55 000 FCFA. La So’Box Mobile, désormais baptisée So’Box+, bénéficie elle aussi d’une hausse importante des volumes Internet. Le forfait de 10 000 FCFA passe de 40 à 60 Go, celui de 20 000 FCFA de 100 à 150 Go, tandis que celui de 30 000 FCFA passe de 150 à 250 Go. Des améliorations qui ont particulièrement retenu l’attention d’Issa Diarra. « Nous apprécions ces nouvelles augmentations au même prix. Malgré tout, l’Internet ne doit pas être vu comme un luxe en ce XXIᵉ siècle. C’est une nécessité absolue », a-t-il déclaré. Pour le représentant de la Commune IV, l’une des principales satisfactions réside dans l’augmentation substantielle des volumes et des débits proposés aux abonnés, sans hausse des tarifs sur plusieurs formules. Dans son intervention, M. Issa Diarra a également rappelé que les responsables et partenaires d’Orange Mali s’étaient déjà retrouvés dans le même hôtel, le 11 juin 2026, à l’occasion de la présentation de la refonte des offres Internet mobile. Le lancement, moins de trois mois plus tard, d’une nouvelle refonte consacrée cette fois à l’Internet résidentiel constitue, selon lui, une démarche qui mérite d’être saluée. « Nous ne pouvons qu’encourager et féliciter toute l’équipe d’Orange Mali pour cette prouesse à moins de trois mois, uniquement pour soulager leurs abonnés, nos populations », a-t-il souligné. Au nom de l’Agent chargé d’expédier les affaires courantes et de l’ensemble de la population de la Commune IV, il a ainsi exprimé sa reconnaissance à l’opérateur pour les efforts engagés en vue d’améliorer l’accès à Internet au Mali. Si la nouvelle gamme d’offres suscite la satisfaction, Issa Diarra estime toutefois que cette dynamique doit se poursuivre. Son message porte désormais sur la nécessité de rendre la connectivité encore plus accessible aux populations. « Nous osons espérer dans les jours à venir d’autres refontes en vue de rendre l’Internet, qui n’est plus un luxe, plus accessible à nos populations », a-t-il déclaré. Il a également plaidé en faveur d’une harmonisation des offres à l’échelle sous-régionale, estimant que l’accès à Internet doit désormais être considéré comme une nécessité, au regard de la place croissante du numérique dans la vie quotidienne, l’administration, l’éducation et les activités économiques. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Victimes sacrifiées, millions volatilisés. L’affaire du Fonds de réparation et d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (FRIVAO) connaît une nouvelle tournure. Ce 19 août 2026, devant la Cour de cassation à Kinshasa, le procureur général a requis 15 ans de travaux forcés à l’encontre de l’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, et de Chançard Bolukola Osony (ancien coordonnateur par intérim du FRIVAO). Mis en cause pour détournement de deniers publics en participation criminelle directe, le parquet réclame également à leur encontre 5 ans d’inéligibilité, l’interdiction de voter, ainsi que le remboursement solidaire des fonds détournés. Le verdict final est attendu pour le 2 septembre 2026. C’est le point d’orgue de 26 ans de larmes à Kisangani, en RDC. Après avoir survécu à la sanglante « Guerre des Six Jours » entre l’Ouganda et le Rwanda en l’an 2000, l’espoir d’une vie reconstruite pour les rescapés se brise lentement sous les coups de prédateurs de fonds. Où est passé l’argent du FRIVAO, l’argent des sinistrés ? Selon l’accusation, cette immense enveloppe de réparation a été détournée vers des projets privés, des institutions et des intérêts personnels, au détriment des indemnisations individuelles directes Parmi les dépenses suspectes que la justice interroge, figurent 14 millions de dollars américains alloués à la société privée Congo Energy pour un projet d’électrification à Kisangani ; une somme que l’accusation estime totalement détournée de son but initial. On compte également 4 millions de dollars d’indemnisation accordés à l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), alors que l’Institut lui-même n’avait évalué ses préjudices matériels, environnementaux, physiques et moraux qu’à hauteur de 767 564 dollars. Les fonds versés à l’Assemblée provinciale de la Tshopo (200 000 dollars), à la société DIVO SARL (1,24 million de dollars), à Global Assurance pour le compte de l’hôtel Wagenia (2 millions de dollars), à l’hôtel Zambes (2,5 millions de dollars), ainsi qu’une enveloppe de 269 920 dollars décaissée pour des besoins strictement personnels, ne sont pas en reste. Si Constant Mutamba (absent lors de l’audience bien qu’il ait été régulièrement notifié de sa tenue) continue de dénoncer un complot orchestré par des « réseaux mafieux », il n’échappera pas au dénouement judiciaire fixé au 2 septembre. Ce procès, devenu le symbole de la lutte contre l’impunité et les détournements de fonds publics en RDC, interpelle désormais au plus haut point les dirigeants sur le respect sacré de la dignité humaine. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’occasion de la Journée mondiale de l’aide humanitaire, célébrée le 19 août, la ministre de la Santé et du Développement social, le Médecin Colonel-major Assa Badiallo Touré, a livré un message de solidarité et d’engagement en faveur des populations vulnérables et des acteurs humanitaires. Elle a rappelé qu’en 2025, plus de 1 100 travailleurs humanitaires ont été victimes à travers le monde, dont deux au Mali. La commémoration nationale de la Journée mondiale de l’aide humanitaire au Mali est prévue ce jeudi 20 août 2026 à Mopti. Placée sous le thème « Agir pour l’humanité », cette journée est l’occasion de rendre hommage aux femmes et aux hommes qui, partout dans le monde, portent assistance aux populations affectées par les crises, parfois au péril de leur vie. Cette année, la commémoration nationale revêt un caractère particulier. Elle se tiendra hors de Bamako, à Mopti, pour la première fois depuis 2019. Ce choix vise à rapprocher la célébration des populations affectées et à mettre en lumière les efforts des autorités régionales, des services techniques, des acteurs humanitaires et des communautés hôtes. Dans son message, Assa Badiallo Touré souligne la persistance des défis humanitaires au Mali et dans l’espace de la Confédération des États du Sahel (AES), notamment les déplacements de populations, les aléas climatiques et les vulnérabilités socio-économiques. La ministre met également en avant les résultats du deuxième Forum des ministres chargés de l’Action humanitaire de l’AES, tenu sous le thème : « De l’urgence à la résilience : vers un modèle d’action humanitaire intégré pour l’AES ». Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté des États membres de renforcer la coordination régionale, l’anticipation des crises et la recherche de solutions durables. Le Médecin Colonel-major adresse ses remerciements à l’ensemble des acteurs humanitaires, aux partenaires techniques et financiers, aux familles d’accueil ainsi qu’aux Forces de défense et de sécurité. Elle rend également hommage aux victimes civiles et militaires et salue la résilience des populations maliennes. Assa Badiallo Touré conclut qu’à travers ce message, le Gouvernement réaffirme son engagement à renforcer la solidarité nationale et à faire de l’action humanitaire un levier de résilience et de développement durable. « Ensemble, continuons à agir pour l’humanité ; ensemble, continuons à construire un Mali plus solidaire, plus résilient et plus prospère », a-t-elle déclaré. Korotoumou Togola Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 31 août 2026, le monde de la presse malienne et tous les défenseurs des droits de l’homme retiendront leur souffle à l’occasion de la comparution d’Abdrahamane Keïta, directeur de publication du journal Le Témoin, devant le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité. Prévu initialement le 17 août dernier, le procès a été repoussé en raison des vacances judiciaires. Une décision qui maintien en détention provisoire le journaliste, incarcéré depuis juin suite à des propos tenus lors d’une émission télévisée sur une question aussi sensible que complexe : la situation sécuritaire dans le nord du pays. Au-delà des qualifications juridiques délit à caractère régionaliste, atteinte à l’unité nationale, atteinte au crédit de l’État ou diffusion de fausses informations, cette date du 31 août résonne comme un test pour la justice et l’espace civique. Pour la grande famille de la presse malienne : c’est la crainte d’une liberté d’expression qui se fragilise, prise en étau entre les impératifs de sécurité nationale et le droit d’informer. Pour ses avocats : c’est surtout l’espoir de voir un homme retrouver les siens et regagner sa rédaction. Dans un contexte de fortes tensions où chaque mot pèse lourd, l’audience de ce 31 août sera scrutée de près. Elle offre à la justice l’occasion de rappeler que l’équité et l’apaisement peuvent s’accorder avec la rigueur de la loi. Quoi qu’il advienne, cette journée marquera une étape décisive pour Abdrahamane Keïta et l’ensemble de la presse malienne. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le PDG de l’Office du Niger s’est ainsi adressé aux anciens travailleurs de l’Office du Niger en recevant ces derniers dans le cadre d’une visite de courtoisie placée sous le signe de la reconnaissance, de la transmission d’expérience et de l’engagement pour le renouveau. Le Président Directeur Général de l’Office du Niger, Dr Samba Bocary Tounkara, a reçu, le mercredi 12 août 2026, une délégation de l’Association des anciens travailleurs de l’Office du Niger, conduite par son président, Diam Assouba. Cette visite de courtoisie a été l’occasion pour les anciens cadres de l’entreprise de féliciter le nouveau dirigeant pour sa nomination et de lui réaffirmer leur disponibilité à accompagner les efforts engagés pour redonner à l’Office du Niger toute sa place dans le développement agricole du Mali. Pour accueillir ses hôtes, le PDG était entouré de son Chef de la Cellule des Affaires Juridiques et du Contentieux, Sadio Dembélé, et de son Chef de la Cellule Communication et Relations publiques, Alassane Diarra. La délégation de l’Association des anciens travailleurs était composée, outre son président Diam Assouba, de Mamadou Kalé Sanogo, Mamadou Kéita, Amadou Allaye Sidibé, Amadou Sanogo et Amadou Coulibaly. Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, la visite a été marquée par une volonté clairement exprimée par les anciens travailleurs : accompagner la Direction Générale dans la réalisation de son ambition pour l’Office du Niger. Les hôtes du jour ont tenu à féliciter le Dr Samba Bocary Tounkara pour sa nomination à la tête de cette entreprise agricole stratégique, au moment où celle-ci battait de l’aile à cause des changements de gouvernance qui entravaient son bon fonctionnement. Ils lui ont également assuré de leur soutien et de leur accompagnement, afin de contribuer, dans la mesure du possible, à faire de l’Office du Niger le véritable grenier agricole que le Mali attend de cette entreprise agricole historique. Des propos qui prennent une dimension particulière au regard du lien profond qui unit ces anciens travailleurs à l’Office du Niger. Après y avoir consacré une grande partie de leur vie professionnelle, ils entendent aujourd’hui mettre leur expérience au service de l’avenir de l’entreprise. En réponse à cette marque de confiance, le PDG a remercié ses aînés pour leur démarche et pour le soutien constant qu’ils ont toujours apporté à l’Office du Niger. Dr Samba Bocary Tounkara a ensuite présenté à ses interlocuteurs les grandes orientations qui doivent guider le Renouveau de l’entreprise. Il a notamment évoqué la vision stratégique nationale «Mali kura taasira ka bèn san 2063 ma», adoptée par l’État comme document unique de référence pour le développement du pays à l’horizon 2063. C’est dans cette perspective, a-t-il expliqué, que l’Office du Niger a élaboré la Stratégie de Développement Global de l’Office du Niger à l’horizon 2063 (SDG-ON 2063) ainsi que le Plan d’Action pour le Renouveau de l’Office du Niger (PAR-ON), dont l’adoption dans le circuit d’approbation du gouvernement est en cours. Boîte de commentaires Facebook [...]
Libérés après plusieurs mois de détention, les 82 militaires ont été reçus, mardi 18 août 2026 à Koulouba par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Face au chef suprême des armées, leur porte-parole, Colonel Adama Bagayoko a réaffirmé la détermination de ses compagnons et lui à reprendre le service au sein des Forces armées maliennes dans la reconquête du territoire national. Emotion et détermination, il y en avait à Koulouba le mardi 18 août 2026. Après leur libération et leur retour dans la capitale, les 82 militaires ont été reçus par le président de la Transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre délégué, ministre de la Défense et des Anciens Combattants, Oumarou Diarra, ainsi que du Chef d’état-major Général des Armées, le Général Elizé Daou. Au nom de l’ensemble des militaires libérés, le Colonel Adama Bagayoko a livré un message qui se veut à la fois un témoignage de reconnaissance et une déclaration d’engagement. Malgré les longs mois passés en détention, le porte-parole des ex-détenus a assuré que leur volonté de servir le Mali demeure intacte. Dans son intervention, il s’est notamment appuyé sur l’engagement du président de la Transition concernant l’intégrité territoriale du pays. « Kidal fait partie et restera pour le Mali. Selon les propos du président Assimi Goïta, aucune portion du territoire malien ne sera abandonnée». À travers ces propos, le porte-parole des militaires libérés a voulu rappeler leur attachement à l’intégrité territoriale du Mali. Pour eux, les épreuves vécues pendant leur détention n’ont pas entamé leur détermination à poursuivre leur mission au service de la nation. Plus qu’un simple discours de circonstance, cette déclaration traduit, selon le Colonel Bagayoko, la disponibilité des militaires libérés à retrouver les rangs et à poursuivre leur engagement aux côtés de leurs frères d’armes. Le moment fort de l’intervention reste sans doute l’engagement exprimé par le porte-parole des ex-détenus de retourner sur le terrain avec l’armée malienne. Dans son intervention, le Colonel Adama Bagayoko a également adressé les  salutations sincères de l’ensemble du groupe au président Assimi Goïta et invité la population de soutenir les forces armées de défense et de sécurité. Le porte-parole a estimé que leur présence à Koulouba, libres et réunis, est notamment le résultat des démarches engagées au plus haut niveau de l’État pour permettre leur libération. Selon lui, si les militaires sont aujourd’hui de retour auprès de leurs familles et de leurs frères d’armes, c’est parce que le président de la Transition s’est personnellement mobilisé pour leur permettre de retrouver leur liberté. Cette reconnaissance intervient au terme d’une période particulièrement éprouvante pour les militaires concernés et leurs proches. Leur retour constitue ainsi un moment important, aussi bien pour les intéressés que pour leurs familles. Devant le chef suprême des armées, leur porte-parole a ainsi voulu donner une image de cohésion et de détermination. Une manière de dire que, malgré les épreuves, le devoir militaire reste pour eux une priorité. Par  Drissa Togola Boîte de commentaires Facebook [...]
La brigade mobile de la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC) de Kéniéba a intercepté un important convoi de quatre camions-remorques chargés de bétail vif, les 17 et 18 août 2026. Ces opérateurs clandestins s’apprêtaient à franchir illégalement la frontière afin de ravitailler les marchés d’un pays voisin, au détriment de l’approvisionnement du marché malien. Cette saisie intervient dans un contexte de lutte contre les pratiques commerciales frauduleuses et de protection de l’approvisionnement du marché national. Menée sous la supervision directe de la Direction régionale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence de Kayes, cette intervention marque une étape importante dans la stratégie de sécurisation des flux commerciaux aux frontières du pays. Au Mali, le commerce extérieur est réglementé par le décret n°505, qui stipule qu’aucune marchandise ne doit entrer sur le territoire national ni en sortir sans être accompagnée d’un document appelé « intention ». Ne disposant pas d’une intention d’exportation, les fraudeurs ont tenté de recourir à un itinéraire de contournement des postes de contrôle. Pour les autorités de régulation, l’enjeu dépasse la simple infraction commerciale ou l’absence d’intention d’exportation. Ce trafic de bétail vif peut contribuer à réduire l’offre intérieure malienne. En détournant ces animaux vers les marchés de la sous-région, ces réseaux sont susceptibles de provoquer une tension sur les marchés locaux. Cette pratique s’explique notamment par la recherche d’un pouvoir d’achat plus élevé, garantissant des marges bénéficiaires conséquentes aux opérateurs. Les conséquences de cette fuite de bétail se font directement ressentir sur les ménages maliens. Face à cette saisie, les contrevenants s’exposent aux rigueurs de la Loi n°2018-033 relative aux pratiques commerciales frauduleuses, ainsi qu’à de lourdes sanctions financières. Ils risquent également la confiscation de la cargaison, conformément aux dispositions applicables. En renforçant le contrôle des exportations, la DGCC réaffirme ainsi une priorité gouvernementale : garantir l’approvisionnement régulier du marché intérieur afin de contribuer à la stabilité des prix de la viande bovine et ovine. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les éléments du Commissariat de police de Sadiola ont mené une opération fructueuse qui a conduit à l’interpellation de quatre individus, dont une femme. Ils sont soupçonnés d’être les auteurs du cambriolage d’un bureau d’échange d’or, perpétré dans la nuit du 5 au 6 août 2026. Grâce aux investigations menées par les services compétents, les quatre suspects tous de nationalité malienne, ont été identifiés puis interpellés le samedi 15 août 2026. Trois d’entre eux ont été arrêtés à Kayes, tandis que la femme a été interpellée à Sadiola. D’après des sources policières, les malfaiteurs se sont introduits dans le bureau avant de s’emparer du coffre-fort, qui contenait 34 300 000 FCFA ainsi que deux barres d’or d’une valeur estimée à 2 900 000 FCFA. Après leur forfait, ils auraient abandonné le coffre-fort dans une mare. Les perquisitions effectuées dans le cadre de l’enquête ont permis de récupérer 7 240 000 FCFA, quatre motos, quatre téléphones ainsi que d’autres biens acquis par les présumés auteurs avec le produit du cambriolage. Selon le commissaire de police Ibrahima Abdine Guindo, cette opération illustre la détermination des Forces de Défense et de Sécurité à lutter contre la criminalité et à assurer la protection des personnes et de leurs biens. Elle s’inscrit dans le cadre de l’opération Kokadjè, initiée par le Directeur régional de la police de Kayes. Il a par ailleurs exhorté les populations à renforcer la dynamique de collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, indispensable à la consolidation de la quiétude et de la stabilité dans la région. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le fleuve Niger, source de vie et artère nourricière du Mali, s’est une nouvelle fois mué en piège mortel. Ce jeudi 13 août 2026, dans la commune rurale de Socoura, dans le cercle et la région de Mopti, le chavirement d’une embarcation a coûté la vie à une quinzaine de femmes. Derrière ce terrible bilan se cachent des destins brisés, des familles endeuillées et une communauté plongée dans l’effroi. Face à cette énième tragédie, la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) est sortie de son silence pour exprimer sa vive préoccupation. Dans une déclaration rendue publique, la CNDH s’incline devant la mémoire des victimes décédées, souhaite un prompt rétablissement aux blessé(e)s et appelle de ses vœux le retour sain et sauf des personnes portées disparues. Se fondant sur plusieurs instruments juridiques, notamment la Constitution du 22 juillet 2023, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Protocole additionnel à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatif aux droits des femmes, la CNDH invite les autorités à ouvrir une enquête en vue d’identifier les causes de ce drame et de situer les responsabilités, à encadrer rigoureusement les activités de transport par voie fluviale et à porter assistance aux victimes ainsi qu’à leurs familles. Par ailleurs, la CNDH appelle les autorités du pays à renforcer la sécurisation des personnes et de leurs biens sur toute l’étendue du territoire, notamment dans les moyens de transport, y compris fluviaux. Pour la CNDH, la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Nul n’est à l’abri d’une violation de ses droits. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le rouleau compresseur des Forces Armées Maliennes n’a décidément pas de limite. Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont mené une série de frappes aériennes ciblées ce mardi 18 août 2026. Ces interventions d’envergure ont permis d’infliger de lourdes pertes aux groupes armés terroristes dans plusieurs régions du pays. À l’est de Sikasso, sur la base de renseignements précis, les vecteurs aériens ont détecté et frappé des regroupements de la coalition JNIM/FLA dotés d’un important matériel de guerre et de véhicules armés. Dans la même dynamique, une base logistique située dans la forêt de Sounsan a été ciblée ; de nombreux terroristes y ont été neutralisés et leurs équipements entièrement détruits. Le sous-secteur Nord-Est, dans la région de Ménaka, a également été le théâtre de frappes réussies. Au nord-est d’Andéramboukane, d’autres points de rassemblement de la même coalition terroriste ont subis des traitements ciblés. Selon le communiqué de l’État-Major Général des Armées, les opérations de surveillance de zone et de contrôle se poursuivent activement dans l’ensemble de ces secteurs afin d’évaluer l’impact des opérations et de prévenir tout regroupement suspect. L’État-Major Général réaffirme sa détermination à poursuivre la sécurisation du territoire national avec rigueur et professionnalisme. Tout en saluant le travail des troupes engagées sur le terrain, la hiérarchie militaire invite la population à maintenir son soutien et sa confiance envers les forces de défense et de sécurité. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 16 août 2026, la vigilance des agents de la Brigade mobile d’intervention (BMI) de Bamako, en service au poste de contrôle de Dialakoroba, a permis de porter un coup d’arrêt à un trafic portant sur des huiles lubrifiantes destinées à alimenter le marché. Alliant perspicacité et professionnalisme, les douaniers ont intercepté un important stock de lubrifiants frauduleux d’origine égyptienne, composé de 600 bidons de 20 litres et de 280 cartons de bidons d’un litre, des marques STC SAE 50 API CD/SF et Soleil SAE 20W50 API CD/SF. La fouille approfondie a également permis de découvrir trois caisses de motos TVS 125 cm³, habilement dissimulées sous des sacs de son de céréales. Selon des sources douanières, le camion, officiellement déclaré comme transportant du son de maïs, a été soumis aux contrôles d’usage. Une vérification minutieuse a rapidement éveillé les soupçons des agents. Le stratagème reposait sur une couverture documentaire cohérente avec la fausse déclaration. Le véhicule était ainsi accompagné d’un certificat d’inspection des produits végétaux et d’origine végétale, délivré par le poste de contrôle phytosanitaire frontalier, pour une quantité déclarée de 15 000 kilogrammes de son de céréales. À Dialakoroba, les apparences étaient donc celles d’un simple transport de son de maïs, alors que se cachait en réalité une cargaison clandestine d’huiles lubrifiantes et de véhicules. Au-delà de l’ampleur de la saisie, c’est la menace que représentent ces produits qui interpelle. Les huiles lubrifiantes frelatées ou issues de la contrebande peuvent endommager les moteurs des véhicules, les machines et les motos, avec des conséquences potentielles sur la sécurité des usagers. En plus de contribuer à la mobilisation des recettes de l’État, la Direction générale des douanes, dirigée par l’Inspecteur général Cheickna Amala Diallo, poursuit ses opérations contre les trafics illicites. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce dimanche 16 août 2026, le Parc national de Bamako a vibré au rythme de l’espoir et de l’action collective. M. Haoliang Xu, administrateur adjoint du PNUD et la ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement Durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, ont porté haut et fort la voix de la jeunesse lors du lancement officiel de Youth4Climate Mali. Loin des simples discours, c’est une véritable communion verte qui s’est déroulée dans ce haut lieu de la capitale, marquant ce lancement par un succès total grâce à la mobilisation de nombreux acteurs. L’énergie était palpable dès les premiers instants avec une marche citoyenne chaleureuse et solidaire autour du parc, unissant citoyens, dirigeants et partenaires internationaux dans un même élan. Cette initiative vise à renforcer l’engagement des jeunes dans la lutte contre le changement climatique et la promotion du développement durable. En installant son comité d’investiture, cet événement a rappelé une évidence : les jeunes ne sont pas seulement les spectateurs de demain, ils sont les acteurs indispensables d’aujourd’hui face au défi climatique. La journée s’est naturellement conclue les mains dans la terre, à travers une grande opération de reboisement inscrite dans la dynamique de la campagne nationale 2026. Chaque arbre planté ce dimanche résonne comme une promesse faite aux générations futures : celle d’un Mali plus vert, plus résilient et tourné vers un avenir durable. A noter que cette action renforce le partenariat entre le Mali et le PNUD dans le domaine du développement durable. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Administrateur associé du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Haoliang Xu, a conclu, ce dimanche 16 août 2026, une mission officielle de trois jours au Mali, axée sur le renforcement de la coopération au service des priorités nationales de développement. Au pas de charge, l’Administrateur associé du PNUD a rencontré les plus hautes autorités du pays, tout en s’imprégnant, sur le terrain, de l’impact direct des investissements de l’organisation auprès des bénéficiaires. Durant son séjour, le haut fonctionnaire onusien s’est rendu au CHU Gabriel Touré et au Centre de santé communautaire (CSCom) de Sirakoro Sourakabougou, en Commune I du district de Bamako, afin de constater l’efficacité des investissements du PNUD sur le terrain. Au CHU Gabriel Touré, il a visité le service de pédiatrie, qui bénéficie d’un système d’énergie solaire photovoltaïque réhabilité et renforcé pour le bien-être des patients, grâce au partenariat entre le département de la Santé et le PNUD. Selon le Pr Boubacar Togo, chef du département de pédiatrie du CHU Gabriel Touré, avant l’installation des panneaux solaires, les coupures d’électricité récurrentes « impactaient négativement le travail des équipes médicales et la prise en charge des patients ». Cependant, a-t-il ajouté, « avec l’installation de ces panneaux, nous n’observons plus de coupures d’électricité ». Selon Haoliang Xu, cette visite de terrain visait à s’imprégner des réalités et des défis du développement au Mali, mais également à voir comment le PNUD peut accompagner le gouvernement malien dans sa vision 2063 et dans la mise en œuvre de sa stratégie nationale 2024-2033. Au CSCom de Sirakoro Sourakabougou, en Commune I du district de Bamako, le haut fonctionnaire a également été impressionné par la numérisation du centre. D’après les responsables de la structure, l’enregistrement de l’ensemble des patients sur la plateforme « Open Clinic », mise en place depuis 2022, a considérablement simplifié leur prise en charge et amélioré l’accès de la population aux soins, grâce au soutien du PNUD. Haoliang Xu a achevé son séjour sur une note écologique en procédant à une plantation d’arbres au Parc national du Mali. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre russe des Affaires étrangère, Sergueï Lavrova a annoncé ce 17 août la signature prochaine d’un mémorandum de coopération avec la CEDEAO. Cette déclaration stratégique a été faite lors d’une conférence de presse conjointe à Moscou entre Sergueï Lavrov et son homologue ghanéen, Samuel Okudzeto Ablakwa. Alors que la perception dominante présentait la Russie comme un facteur de division ayant favorisé la rupture entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et l’organisation régionale, ce nouvel accord inverse totalement le récit. Moscou s’imposerait t-il désormais comme l’architecte central d’un espace ouest-africain fragmenté ? Ce mémorandum consacre l’émergence d’une « diplomatie des ponts ». En consolidant ses alliances militaires bilatérales avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger au sein de l’AES, tout en formalisant un cadre juridique avec la CEDEAO, la Russie devient la seule puissance capable de dialoguer simultanément avec les deux blocs en froid. Là où les médiations des puissances occidentales (L’initiative américaine de « Front Commun » en août 2025) et des institutions traditionnelles ont échoué, le Kremlin pourrait se positionner comme un canal de communication neutre, pragmatique et incontournable. Cette stratégie de double ancrage transformera le statut de la Russie dans la région. Elle passera du rôle de simple fournisseur de sécurité pour les États de l’AES à celui de facilitateur institutionnel et de garant de l’intégration africaine. Pour la CEDEAO, ce dialogue via Moscou est en passe d’offrir une porte de sortie diplomatique honorable pour renouer le contact avec le Sahel sans renier ses principes fondateurs. En choisissant de ne pas exclure, mais de centraliser les relations, Moscou démontre que la réconciliation régionale passera par un arbitrage extérieur décomplexé, capable de transcender les fractures politiques actuelles pour préserver l’unité économique et sécuritaire du continent. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Centre d’Animation Pédagogique (CAP) de Sogoniko a abrité, du 10 au 13 août 2026, un séminaire de formation de quatre jours axé sur l’administration scolaire. Initié par l’Association SANABIL-Mali, cet événement s’est déroulé sous la supervision directe du directeur du CAP de Sogoniko et a bénéficié de la coordination technique de l’Union nationale des médersas arabo-islamiques. Portant sur le thème central « Vers une gestion scolaire efficace et efficiente », cette session visait principalement à outiller les directeurs et gestionnaires des établissements d’enseignement arabo-islamique du pays. L’objectif majeur de cette session de formation consistait à familiariser les participants avec le tout nouveau programme officiel dédié aux médersas, récemment introduit par le gouvernement malien. Face aux mutations du système éducatif, les responsables d’établissements ont pu s’approprier les contours de ce dispositif étatique afin de planifier et d’exécuter sa mise en œuvre de manière structurée au sein de leurs structures respectives. Au-delà de l’assimilation réglementaire, le séminaire a offert un cadre d’échange d’expériences directes. Les participants ont partagé des dynamiques concrètes et des méthodes de gestion de ressources humaines, matérielles et financières, indispensables au bon fonctionnement quotidien de leurs écoles. Pour les structures organisatrices, la restructuration administrative représente le premier levier de valorisation pédagogique. L’accent a été mis sur l’urgence d’installer une gouvernance transparente et rigoureuse au sein des établissements. En renforçant les compétences managériales des directeurs, l’Association SANABIL-Mali et ses partenaires entendent agir directement sur les conditions d’apprentissage des élèves. Cette initiative conjointe marque un pas important vers la professionnalisation globale des médersas au Mali, alignant la gestion interne de ces établissements sur les standards de performance globale requis par les autorités académiques nationales. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Un accident aérien s’est produit ce lundi 17 août 2026, en début d’après-midi, à Tombouctou. Selon l’État-Major Général des Armées (EMGA), un aéronef de transport de type Beechcraft 1900C, exploité par l’Armée de l’Air dans le cadre d’une mission de liaison de routine, a effectué un atterrissage forcé à environ deux kilomètres de la piste de l’aéroport de Tombouctou. Selon le communiqué, l’appareil avait à son bord 19 personnes, dont trois membres d’équipage et seize passagers, parmi lesquels trois enfants. Et de préciser que peu après le décollage, une avarie affectant l’un des deux moteurs est survenue. Face à cette situation, révèle-t-il, l’équipage a immédiatement déclenché les procédures d’urgence. << Grâce à la maîtrise des pilotes, l’appareil a pu être posé sur un terrain dégagé, à proximité de la zone de décollage >>, rassure-t-il. L’EMGA indique qu’aucune victime ni aucun blessé n’est à déplorer, aussi bien parmi les membres d’équipage et les passagers que dans la population civile au sol, avant d’ajouter que les équipes de secours et de sécurité ont rapidement été dépêchées sur les lieux afin de sécuriser le périmètre et l’appareil. << Une enquête a été immédiatement ouverte pour déterminer avec précision les circonstances de l’accident et établir les causes de l’avarie >>, annone l’État Major général des armées. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce vendredi 14 août 2026, à Faladjé, l’école de la gendarmerie nationale a abrité la cérémonie de clôture d’un atelier de formation consacré au leadership féminin. La cérémonie était présidée par le Commandant des Écoles et Centres de Formation de la Gendarmerie Nationale, le Colonel Ibrahim TRAORÉ, en présence de plusieurs responsables militaires. Cette formation de deux semaine avait pour objectif de renforcer les capacités des participantes en matière de conduite, de prise de décision et de gestion des responsabilités afin de mieux valoriser leur contribution au sein de leurs structures respectives. Elles étaient au total vingt femmes officiers issues de différents corps des Forces de Défense et de Sécurité à prendre part à cette formation qui s’est tenue du 3 au 14 août 2026. Parmi elles, 10 étaient issues de la Gendarmerie Nationale, 2 de la Police Nationale, 2 de la Garde Nationale, 2 de la Protection Civile, 2 de la Douane Malienne et 2 de la Direction Centrale des Services de Santé des Armées (DCSSA). Le Commandant des Écoles et Centres de Formation de la Gendarmerie Nationale, le Colonel Ibrahim TRAORÉ dans son intervention a souligné l’importance de cette initiative dans le renforcement des compétences des femmes officiers et la valorisation de leur rôle au sein des Forces de Défense et de Sécurité. Il a notamment insisté sur la nécessité de promouvoir leurs aptitudes à diriger, à décider et à assumer pleinement les responsabilités qui leur sont confiées. Dans son allocution, la directrice du stage, Mme Adja Tenindjè SAMAKÉ, a salué l’engagement des responsables de la formation et des participantes. Elle s’est réjouie des connaissances et compétences acquises au cours de la formation. La directrice du stage a également adressé ses sincères remerciements au chef de mission d’EUCAP Sahel-Mali et à son personnel pour leur appui financier et leur accompagnement dans la réalisation de cette formation dédiée aux femmes officiers des Forces de Défense et de Sécurité maliennes. La cérémonie a été marquée par la remise des attestations aux participantes, suivie d’un cocktail-déjeuner. La prise d’une photo de famille a ensuite mis fin à l’activité dans une ambiance conviviale. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 17 août 2026, la Chambre criminelle de la cour d’appel de Bamako s’est prononcée sur l’affaire concernant Youssouf Bathily et Rokia Doumbia. Face à ce verdict, la défense ne compte pas baisser les bras. Au premier rang de cette contestation, Me Diawoye Sidibé qui est monté au créneau pour exprimer sa totale indignation et rejeter une décision qui, selon lui, viole la règle du « non bis in idem ». Selon Me Sidibé, le cœur du problème repose sur un principe fondamental et sacré du droit. C’est la règle du « non bis in idem », qui interdit qu’une personne soit jugée ou punie deux fois pour les mêmes faits. Ce principe, aux dire de Me Sidibé a été clairement piétiné dans cette affaire. Il regrette toutefois que la cour rejette ce principe, avant de retenir la culpabilité de Mohamed Youssouf Bathily, dit « Ras Bath », et de Rokia Doumbia, alias « Rose Poivron », pour atteinte au crédit de l’État et association de malfaiteurs, par le biais des technologies de l’information et de la communication (TIC). << Nous formulons dès aujourd’hui un pourvoi contre cette décision de la chambre criminelle de la cour d’appel de Bamako >>, annonce l’avocat de la défense. Alors que les recours s’annoncent d’ores et déjà décisifs pour la suite de cette affaire, cette prise de position tranchée de Me Sidibé relance de plus belle le débat sur un dossier brûlant. Affaire à suivre Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre le trafic d’engins volés et de la sécurisation des personnes et de leurs biens, le Commissariat de Police de Bougouni, sous la conduite du Commissaire Maroiny Ould Deh AGGÉ, a interpellé deux individus le 5 août 2026 sur l’axe Bamako-Sikasso. Soupçonnés d’association de malfaiteurs et de trafic de motos volées, les suspects ont permis aux forces de l’ordre de récupérer deux motocyclettes. Grâce à des renseignements précis sur le vol d’une moto de marque « Sanili » commis à Bamako dans la nuit du 3 au 4 août 2026, la Brigade de Recherches a mené des investigations fructueuses. Ces pistes ont permis aux enquêteurs de Bougouni de localiser l’engin et de l’intercepter à l’entrée de la ville, à bord d’un car de transport reliant Bamako à Sikasso. Une seconde motocyclette de marque « Djakarta », également signalée volée à Bamako le 2 août 2026, a été découverte dans le même véhicule. Les investigations, menées en collaboration avec le Commissariat du 1er Arrondissement de Sikasso, ont permis d’interpeller deux (02) individus suspects, identifiés par les initiales A.B. (44 ans) et A.F. (45 ans). Les deux mis en cause ont été mis à la disposition de la justice. Les investigations se poursuivent afin d’identifier et d’interpeller les éventuels complices. Selon le Commissaire Maroiny Ould Deh AGGÉ, en charge du Commissariat de Police de Bougouni, cette opération témoigne de l’engagement constant des Forces de Police dans la lutte contre la criminalité et le trafic d’engins volés, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Il a salué le professionnalisme de ses équipes ainsi que la collaboration du Commissariat du 1er Arrondissement de Sikasso, avant d’inviter par ailleurs la population à renforcer sa collaboration avec les forces de sécurité en signalant tout comportement suspect au numéro vert 101 de la Police Nationale. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les États de l’AES restent déterminés a écrire l’histoire en 2032. Reçus ce jeudi 13 août 2026 à Ouagadougou, par le a ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, les présidents des fédérations de football du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont fait l’état des lieux de l’avancement de la candidature de l’AES pour l’organisation de la CAN 2032. Cette séance de travail fait suite à la validation officielle de leur déclaration d’intérêt par la Confédération Africaine de Football (CAF). C’est le signe d’un engagement que posent les dirigeants des fédérations de football des Etats de l’AES. Le projet de co-organisation, porté par le Colonel-Major Oumarou Sawadogo (Burkina Faso), Mahazou Baba Cisset (Mali) et Issaka Adamou (Niger), entre dans sa phase opérationnelle. Les président des fédérations des trois nations s’attellent à harmoniser les cahiers des charges. Reçue en audience par la ministre burkinabè des Sports, Annick Pikbougoum/Zingué Ouattara, la délégation a reçu la garantie d’un soutien politique total des autorités de la transition. L’enjeu est de concevoir une offre compétitive capable de rivaliser avec d’autres prétendants sérieux du continent. Le dossier technique doit scrupuleusement répondre aux exigences de la CAF en matière d’infrastructures sportives, de transports et d’hébergement. Si le Burkina Faso et le Mali possèdent l’expérience d’une organisation de la CAN depuis 1998 et 2002 respectivement, le Niger s’apprête à vivre son baptême du feu. Le trio sahélien mise sur la mutualisation de ses forces. Le Mali dispose déjà de cinq stades homologués, tandis que le Burkina Faso et le Niger accélèrent leurs investissements de mise aux normes. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le mercredi 12 août 2026, Sur le rapport du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de financement additionnel du projet d’amélioration du Secteur de l’Electricité au Mali. Ce projet avait été signé à Bamako, le 30 juin 2026, entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Association internationale de Développement. Par cet Accord, l’Association internationale de Développement octroie au Gouvernement de la République du Mali un prêt d’un montant de 19 milliards 744 millions 305 mille 700 cents francs CFA. La réalisation du présent financement, permettra d’améliorer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité à Bamako et les performances techniques de la Société Energie du Mali-S.A. Korotoumou TOGOLA (stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la nuit du 27 au 28 juillet 2026, la brigade mobile des douanes de M’Bengué, dans la région du Poro (Nord de la Côte d’Ivoire), a intercepté à Korhogo un camion de contrebande transportant 78 ânes. Cette cargaison illégale, en provenance du Mali, traversait clandestinement le territoire ivoirien avec pour destination le Ghana. Selon les informations, c’est le ressortissant ghanéen nommé Inousah Seidu qui serait l’instigateur principal, lequel s’est montré incapable de présenter les documents sanitaires et douaniers réglementaires. Décidément, l’âne a d’autres utilités que le transport de l’eau, du bois et les travaux agricoles. Il est très convoité par les trafiquants d’animaux sans scrupules en Afrique de l’Ouest. Achetés à bas prix dans plusieurs villages maliens, ces animaux devaient être chargés par les trafiquants dans un poids lourd pour rallier le Ghana, pays côtier utilisé comme plateforme d’exportation maritime vers l’Asie. Le trafic d’animaux, qui apparaît aujourd’hui comme le quatrième commerce illégal le plus lucratif au monde (juste derrière le trafic de drogue, la contrefaçon et la traite des êtres humains), génère des dizaines de milliards de dollars par an. S’il a longtemps concerné les espèces sauvages comme les éléphants ou les rhinocéros, il touche désormais des animaux domestiques de façon florissante. Derrière ce trafic se cache une forte demande asiatique. L’âne n’est pas recherché pour sa viande, mais pour sa peau. Celle-ci contient une gélatine appelée Ejiao, un des piliers de la médecine traditionnelle et des cosmétiques en Chine. C’est dans le cadre d’un renforcement de ses capacités de production industrielle que cette industrie se tourne vers l’Afrique. Pour stopper ce désastre économique et écologique, la Côte d’Ivoire applique le décret n° 2022-547 du 13 juillet 2022, qui interdit formellement l’exportation et l’abattage commercial des ânes. De plus, l’Union africaine a imposé un moratoire de 15 ans sur ce commerce. Au-delà de la fraude douanière, le trafic d’animaux vivants fait peser un risque épidémique sévère sur la région. Les 78 ânes saisis ont été immédiatement transférés au parc à bétail de M’Bengué, où la Direction des ressources animales et halieutiques assure leur prise en charge et leur mise en quarantaine sanitaire. Une enquête approfondie est en cours pour démanteler les complicités locales de ce réseau destructeur pour l’économie rurale sahélienne. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Bamako a condamné ce lundi 17 août 2026 les activistes Mohamed Youssouf Bathily, alias « Ras Bath », et sa coaccusée Rokiatou Doumbia, dite « Rose Poivron », à une peine de 10 ans de réclusion criminelle, dont 3 ans avec sursis. Les deux prévenus, figures très populaires sur les réseaux sociaux maliens, étaient poursuivis dans un dossier lié à la cybercriminalité. Leurs chefs d’inculpation incluaient initialement l’association de malfaiteurs et l’atteinte au crédit de l’État. Arrêtés et placés sous mandat de dépôt depuis mars 2023, le célèbre chroniqueur ( Ras Bath ) et l’activiste engagée contre la vie chère ( Rose Poivron) ont vu leur procès s’achever ce matin après l’ouverture de la session spéciale la semaine dernière. Le verdict rendu par la Cour s’avère plus clément que les réquisitions du parquet général, qui avait réclamé lors des audiences de plaidoirie une peine de 10 ans de prison ferme contre Ras Bath. La défense, qui a plaidé la relaxe pure et simple tout au long de la procédure en dénonçant un dossier politique, ne s’est pas encore prononcée sur l’introduction d’un éventuel pourvoi en cassation. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
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