SOCIETE
À 45 ans, Mariam porte encore les traces d’une excision subie dans son enfance. Entre douleurs menstruelles, intervention chirurgicale, appréhension de la vie conjugale et césariennes répétées, son parcours illustre les conséquences que les mutilations génitales féminines peuvent laisser longtemps après le geste. Alors que le débat sur leur interdiction revient au premier plan au Mali, notamment avec l’appel de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) en août 2026, les données scientifiques rappellent l’ampleur d’un problème à la fois sanitaire, social et humain.   « Je ne suis pas une femme entière ». Ces quelques mots résument une souffrance que Mariam porte depuis plusieurs décennies. Aujourd’hui cadre au Mali, cette femme de 45 ans a longtemps vécu avec les conséquences d’une pratique qu’elle n’avait pas choisie.   Elle découvre à l’âge de 16 ans que ses difficultés de santé sont liées à l’excision. Ses premières règles, apparues à 14 ans, étaient irrégulières et particulièrement douloureuses. En consultation, un gynécologue identifie une complication nécessitant une intervention. C’est alors que Mariam interroge sa mère.   La réponse arrive dans les larmes : elle avait été excisée deux fois par sa grand-mère maternelle et avait perdu beaucoup de sang, au point de frôler la mort. Elle subit ensuite une intervention médicale pour corriger les conséquences de cette mutilation.   Mais l’intervention ne met pas fin à ses inquiétudes. Mariam raconte avoir vécu avec la peur des rapports sexuels et de leurs éventuelles douleurs. Cette crainte l’a conduite, dit-elle, à renoncer à plusieurs relations amoureuses, voire au mariage. À 30 ans, lorsqu’elle finit par se marier et tombe enceinte, une nouvelle épreuve commence : son gynécologue lui annonce qu’un accouchement par voie naturelle pourrait présenter un risque de fistule obstétricale. Une césarienne est alors programmée. La même situation se reproduira lors de ses autres maternités.   Son histoire donne un visage aux chiffres.   Au Mali, les données disponibles montrent que l’excision demeure profondément ancrée. Selon les éléments rapportés dans le document, l’EDS-Mali VI de 2018 estimait à 89 % la proportion de femmes de 15 à 49 ans excisées, tandis que 73 % des filles de 0 à 14 ans étaient concernées. Plus récemment, les données de l’INSTAT citées dans le même document font état d’une proportion de femmes de 15 à 49 ans déclarant avoir été excisées passée de 85,2 % en 2006 à 88,6 % en 2023-2024. Derrière cette persistance se trouvent des mécanismes sociaux complexes. Au Mali, l’excision a longtemps été associée à l’identité communautaire, au mariage, à la respectabilité et au contrôle de la sexualité féminine. Dans certaines représentations traditionnelles rapportées par les travaux cités, la fille non excisée pouvait être exposée à la stigmatisation et à la marginalisation. L’abandon de la pratique ne relève donc pas uniquement d’une décision individuelle : il implique de remettre en question des normes sociales profondément enracinées. Pourtant, aucune justification culturelle ne supprime les conséquences sanitaires.   Les complications peuvent survenir immédiatement ou plusieurs années après l’excision. Les travaux réalisés au service de chirurgie pédiatrique du CHU Gabriel-Touré évoquent notamment les hémorragies, les infections, la rétention urinaire, les cicatrices, les kystes, les complications génito-urinaires, les douleurs lors des rapports sexuels et certaines complications obstétricales.   Une étude rétrospective et prospective menée entre juin 2012 et juin 2018 au CHU Gabriel-Touré a recensé 35 cas de complications liées à l’excision sur 16 441 consultations. Ces complications représentaient 0,21 % des consultations, 0,39 % des hospitalisations et 0,71 % des interventions chirurgicales. L’étude précise toutefois que cette fréquence est probablement sous-estimée, certaines complications étant prises en charge dans d’autres structures ou par d’autres spécialités. Les données de cette étude sont particulièrement révélatrices d’une réalité souvent invisible : 83 % des patientes de la série avaient subi l’excision avant l’âge de six mois, avec un âge moyen de 2,5 ans parmi les patientes prises en charge. Les complications ne sont donc pas uniquement celles d’adolescentes ou de femmes adultes : elles peuvent commencer dès les premiers mois de la vie.   L’étude a également retrouvé différents types de mutilations, avec une prédominance du type II, représentant 74,3 % des cas étudiés, suivi du type I avec 14,3 % et du type III avec 11,4 %. Les complications hémorragiques figuraient parmi celles observées.   À long terme, les conséquences peuvent toucher plusieurs dimensions de la vie. Les douleurs persistantes, les troubles menstruels, les cicatrices et la dyspareunie peuvent affecter la vie intime. Les complications obstétricales peuvent également compliquer la grossesse et l’accouchement. Le traumatisme peut enfin laisser des traces psychologiques durables.   Pour Mariam, ces traces ne sont pas seulement médicales. Elles sont aussi intimes. Elle dit vivre aujourd’hui une vie accomplie en apparence, tout en conservant au fond d’elle la peur de nouvelles complications et le sentiment d’avoir été privée d’une partie de son intégrité. C’est précisément cette expérience qui l’a poussée à faire de la lutte contre l’excision un combat personnel.   La question est désormais aussi juridique. Dans un communiqué rendu public le 26 août 2026, la CNDH a appelé les autorités de transition à adopter un texte législatif interdisant spécifiquement les mutilations génitales féminines sur l’ensemble du territoire malien. L’institution rappelle que la Constitution du 22 juillet 2023 consacre notamment le droit à la vie, à la sécurité et à l’intégrité de la personne. Le nouveau Code pénal malien, promulgué le 13 décembre 2024, a renforcé la répression de plusieurs formes de violences basées sur le genre et des pratiques traditionnelles néfastes. Mais, selon l’analyse juridique contenue dans le document, l’excision ne fait toujours pas l’objet d’une incrimination pénale spécifique. Le défi dépasse donc la seule adoption d’une loi. Il concerne aussi la prévention, l’éducation, la prise en charge médicale des survivantes et surtout la transformation des normes sociales. Mariam, elle, a choisi de parler. Son histoire rappelle que derrière chaque pourcentage se trouve une femme, une fille, une vie et parfois des décennies de souffrance silencieuse. Au Mali, l’enjeu n’est plus seulement de compter celles qui ont subi l’excision. Il est désormais de faire en sorte que les générations futures n’aient plus à en porter les conséquences.   Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
@horon_phone, qui rassemble aujourd’hui plus de 6 millions d’abonnés provenant de plusieurs régions du monde. Derrière les grandes communautés qui se développent aujourd’hui sur les réseaux sociaux se trouvent souvent des personnes dont le public connaît davantage le nom public que l’identité réelle. C’est notamment le cas d’Aboubacrine Traoré, connu d’une grande partie de son audience sous le nom de Horon Phone. Aujourd’hui, son compte TikTok @horon_phone a franchi le cap des 6 millions d’abonnés, une étape importante dans son parcours numérique et dans le développement de son identité publique sur les réseaux sociaux. Mais derrière le nom Horon Phone se trouve avant tout une personne, un créateur et une personnalité qui apparaît directement dans les contenus suivis par cette importante communauté. Une identité publique devenue reconnaissable Sur les réseaux sociaux, l’identité sous laquelle une personnalité devient connue peut progressivement prendre une place considérable. Le public reconnaît parfois un créateur à son pseudonyme, à son nom public ou à l’univers qu’il a construit autour de ses contenus. Pour Aboubacrine Traoré, cette identité est devenue Horon Phone. Au fil des publications, ce nom s’est associé à sa présence devant la caméra, à ses vidéos et à l’univers de la téléphonie qui accompagne aujourd’hui son activité. Pour les millions d’internautes qui suivent @horon_phone, Horon Phone est ainsi devenu bien plus qu’un simple nom. Il s’agit d’une identité numérique directement liée à la personnalité qui apparaît et incarne le contenu publié sur le compte. Le visage derrière le compte @horon_phone Contrairement à certaines grandes pages sur lesquelles plusieurs personnes peuvent produire du contenu, la présence de Horon Phone repose également sur la personnalité qui apparaît directement dans les vidéos. Aboubacrine Traoré est le visage derrière cette identité publique. Sa présence dans les contenus permet à son audience d’associer directement la personne réelle à l’univers numérique développé sous le nom Horon Phone. Cette dimension personnelle est particulièrement importante sur les plateformes numériques. Aujourd’hui, les internautes ne suivent pas uniquement des produits ou des entreprises. Ils suivent également des personnalités, des visages et des créateurs avec lesquels ils peuvent établir une certaine proximité à travers les contenus. C’est précisément cette relation directe qui constitue l’une des principales caractéristiques de la création de contenu moderne. Du contenu à une communauté de 6 millions de personnes Le franchissement du cap des 6 millions d’abonnés représente une étape importante dans l’évolution de @horon_phone. Une telle communauté ne représente pas simplement un chiffre affiché sur un profil. Elle témoigne d’une présence numérique qui a réussi à attirer et à maintenir l’attention d’un très grand nombre d’internautes. La construction d’une audience sur les réseaux sociaux repose sur plusieurs éléments : la régularité, la capacité à attirer l’attention, la personnalité du créateur et la construction d’une identité reconnaissable. À travers le nom Horon Phone, Aboubacrine Traoré a développé une identité publique qui est aujourd’hui directement associée à son image et à ses contenus. Le résultat est une communauté numérique qui rassemble désormais plus de 6 millions d’abonnés sur TikTok. Une communauté qui dépasse les frontières L’une des particularités de la communauté réunie autour de @horon_phone est également sa diversité géographique. Les abonnés du compte ne se trouvent pas uniquement au Mali. La communauté est composée d’internautes provenant de plusieurs pays d’Afrique, notamment de différentes sous-régions du continent, mais également d’Europe et d’autres régions du monde. Cette diversité s’explique notamment par la nature internationale des plateformes numériques. Aujourd’hui, une vidéo publiée depuis un pays peut être découverte, partagée et suivie par des internautes situés à des milliers de kilomètres. Les frontières géographiques ne constituent donc plus les mêmes limites qu’auparavant dans la construction d’une communauté. À travers TikTok, Horon Phone a ainsi réussi à développer une audience qui dépasse largement son environnement local et qui rassemble des internautes présents dans différentes régions du monde. L’univers de la téléphonie au cœur de son identité Le nom Horon Phone est naturellement associé à l’univers des smartphones et de la téléphonie. Cet environnement fait aujourd’hui partie de l’identité développée autour du créateur et de sa présence numérique. Les smartphones occupent désormais une place centrale dans la vie quotidienne. Ils permettent de communiquer, de travailler, de se divertir, mais également de créer et de partager du contenu. Cette évolution a profondément changé la manière dont de nouvelles personnalités peuvent se faire connaître. Avec un téléphone, il est aujourd’hui possible de produire une vidéo capable d’être découverte par des milliers, voire des millions de personnes. L’univers de la téléphonie et celui de la création numérique sont donc devenus de plus en plus proches. Une personnalité dans une nouvelle génération numérique Le développement des réseaux sociaux a fait émerger une nouvelle génération de personnalités publiques. Contrairement aux modèles traditionnels, leur notoriété ne dépend plus uniquement de la télévision, de la radio ou de la presse. Les créateurs peuvent désormais construire leur propre audience et communiquer directement avec elle. Aboubacrine Traoré s’inscrit dans cette nouvelle réalité. Connu publiquement sous le nom de Horon Phone, il représente une personnalité dont la visibilité s’est développée directement à travers les plateformes numériques. Avec plus de 6 millions d’abonnés sur TikTok, son identité publique est aujourd’hui associée à une communauté particulièrement importante et géographiquement diverse. Entre identité personnelle et identité publique L’une des particularités de l’univers numérique est la possibilité de développer une identité publique différente du nom civil. Dans le cas d’Aboubacrine Traoré, Horon Phone est devenu le nom sous lequel une grande partie du public le reconnaît. Cette identité publique est directement liée à la personne qui apparaît dans les contenus et qui représente le visage du compte @horon_phone. Aujourd’hui, l’association est claire : derrière Horon Phone se trouve Aboubacrine Traoré et, derrière le compte TikTok suivi par plus de six millions de personnes, se trouve une personnalité qui continue de construire son univers numérique. Une évolution qui se poursuit Le franchissement du cap des 6 millions d’abonnés représente une étape importante, mais l’univers des réseaux sociaux continue d’évoluer rapidement. Les attentes du public changent, les plateformes évoluent et les créateurs doivent constamment s’adapter. Pour Aboubacrine Traoré, connu du public sous le nom de Horon Phone, cette communauté représente aujourd’hui un élément majeur de sa présence numérique. Avec des abonnés présents au Mali, dans plusieurs pays africains, en Europe et dans différentes régions du monde, sa communauté dépasse désormais largement les frontières de son pays. Entre création de contenu, téléphonie et présence sur les réseaux sociaux, son parcours illustre la manière dont une personnalité peut aujourd’hui construire sa notoriété auprès d’une audience internationale de plusieurs millions de personnes. Avec plus de 6 millions d’abonnés réunis autour de @horon_phone, Horon Phone poursuit désormais son évolution avec une communauté internationale et une identité publique solidement associée à son créateur, Aboubacrine Traoré. Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’opération « Kokadjè », menée par la Direction régionale de la Police nationale de Kayes, dirigée par le Contrôleur principal de police Tapa Oury Demba DIALLO, le 1er Arrondissement, sous la houlette de l’expérimenté Commissaire principal Daouda CISSÉ, a interpellé, le 29 août 2026 à Lafiabougou, huit (08) individus membres d’un réseau d’escroquerie, de séquestration, de détournement de mineurs et de trafic illicite de personnes. À la suite d’un renseignement anonyme, les investigations minutieuses de la Brigade de recherche ont conduit à la découverte d’une maison où les victimes étaient retenues et contraintes à recruter d’autres personnes, sous la promesse d’emplois bien rémunérés. Au total, cinquante-trois (53) victimes ont été identifiées. Les huit (08) mis en cause, identifiés par les initiales L.T., 29 ans ; A.T., 27 ans ; Y.K., 27 ans ; B.D., 20 ans ; S.T., 19 ans ; B.B., 36 ans ; M.K., 27 ans et M.B., 30 ans, ont été placés à la disposition de la Justice. L’enquête se poursuit. Selon l’expérimenté Commissaire principal Daouda CISSÉ, cette opération témoigne de l’engagement constant de la Police nationale dans la lutte contre la criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, il invite la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant au numéro vert 101 tout comportement suspect. Le Commissaire a salué ses équipes pour le travail accompli. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mercredi 2 septembre 2026, la Douane a réalisé à Sikasso une importante saisie de boissons alcoolisées frelatées sur l’axe Zégoua-Sikasso, lors d’un contrôle de routine.   Une fouille minutieuse d’un camion suspect en provenance d’un pays voisin, menée conjointement par la Section de Recherche et la Brigade Mobile d’Intervention (BMI), a permis de coincer les contrebandiers.   Selon les sources douanières, la fouille du véhicule a permis de découvrir cent cinquante (150) cartons de boissons alcoolisées frelatées, dissimulés dans le chargement. Le conducteur du camion a été conduit, avec le véhicule, dans les locaux de la Direction régionale pour les besoins de l’enquête. Les 150 cartons de boissons ont été immédiatement placés sous scellés.   Cette nouvelle opération témoigne de la vigilance des services douaniers sur les principaux axes de circulation et de leur engagement dans la lutte contre la fraude, notamment contre l’introduction et la commercialisation de produits susceptibles de présenter des risques pour la santé des populations.   Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la lutte contre la délinquance et le grand banditisme sous toutes leurs formes, le Commissariat de Police de Sogoniko, Sous la direction du Commissaire principal de Police Zeïnabou Walett ICHIKAN, a procédé, le 26 août 2026, à l’interpellation de huit (08) individus suspects pour des faits de vol et de recel de motos et de téléphones portables commis à Bamako. Cette opération menée par le Commissariat de Police de Sogoniko illustre l’efficacité des forces de sécurité dans la traque des réseaux criminels à Bamako, notamment face aux récurrents vols de motos et de téléphones portables qui touchent les citoyens. L’interpellation de ces huit individus permet de démanteler une filière active de recel. Déclenchée par l’interpellation d’un suspect nommé I.D., alias Bah-Issa, âgé de 22 ans, à l’auto-gare de Sogoniko, en possession d’une moto sans papiers, l’enquête minutieuse de la Brigade de Recherches a permis de remonter la piste d’un réseau présumé spécialisé dans le vol et le recel de motos et de téléphones à Bamako. À Magnambougou Faso Kanu, trois (03) suspects, S.T. dit Rasta, âgé de 18 ans, L.T. alias Fato, âgé de 21 ans, et I.D. dit Youma, âgé de 31 ans, ont été interpellés en possession d’une moto Djakarta et de plusieurs téléphones portables présumés volés. Un autre suspect, A.T., âgé de 23 ans, a été interpellé à Daoudabougou, en possession d’une deuxième moto Djakarta présumée volée. Les investigations ont ensuite conduit à l’interpellation de trois (03) autres suspects : A.S.B. alias Kacha, âgé de 17 ans, S.F. dit Bara, âgé de 20 ans, et D.Y., âgé de 26 ans, en possession d’une moto Djakarta au quartier de Magnambougou. Au total, quatre (04) motos et dix (10) téléphones portables ont été récupérés. Les huit (08) suspects ont été mis à la disposition de la Justice et les investigations se poursuivent afin d’interpeller les éventuels complices. Selon le Commissaire principal de Police Zeïnabou Walett ICHIKAN, en charge du Commissariat de Police de Sogoniko, cette opération traduit la détermination des forces de l’ordre à lutter contre toutes les formes de criminalité, conformément aux orientations du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Par ailleurs, elle a également invité la population à renforcer sa collaboration avec les forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police nationale, tout comportement suspect. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 3 septembre 2026, la Chambre criminelle du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité a rendu son verdict dans l’affaire Alpha Yaya Sangaré. L’ancien colonel de la Gendarmerie nationale a été condamné à vingt ans d’emprisonnement ferme, après une requalification des faits qui a redessiné les contours de son procès face à l’État du Mali. La requalification juridique décidée par les juges témoigne de la complexité de ce dossier, où la frontière entre l’expression, l’opinion et l’infraction pénale s’est révélée être un terrain d’une extrême âpreté. Initialement poursuivi pour divers chefs d’inculpation, dont la diffusion de fausses nouvelles, l’atteinte au crédit de l’État et des faits de nature à compromettre la discipline militaire, Alpha Yaya Sangaré a finalement été reconnu coupable par le tribunal des infractions reprochées, et plus particulièrement d’atteinte à la sûreté extérieure de l’État. La peine prononcée sanctionne les infractions dont la culpabilité a été retenue par la Chambre criminelle et s’inscrit dans le cadre des dispositions pénales applicables aux faits examinés, notamment celles relatives aux infractions commises par le moyen des systèmes d’information et aux atteintes aux intérêts protégés par la législation pénale. La décision ordonne en outre la saisie intégrale des ouvrages jugés comme étant les instruments de l’infraction, en application des articles 223-2 alinéa 2, 223-5 et 223-6 du Code pénal malien (Loi n°2024-027 du 13 décembre 2024). L’affaire trouve son origine dans l’arrestation d’Alpha Yaya Sangaré, intervenue le 2 mars 2024 à Bamako, quelques jours après qu’il a présenté son ouvrage intitulé Mali : le défi du terrorisme en Afrique. Long d’environ quatre cents pages, le livre traite principalement de la lutte contre le terrorisme au Mali. L’auteur y rapporte notamment des accusations d’abus commis contre des personnes soupçonnées d’appartenir à des groupes armés, en s’appuyant sur différents travaux et rapports consacrés à la situation sécuritaire et aux droits humains dans le pays. Les accusations rapportées dans l’ouvrage, notamment celles concernant des faits imputés à des membres des Forces armées maliennes, avaient été contestées par le ministère de la Défense et provoqué de vives réactions au sein des autorités. C’est dans ce contexte qu’était intervenue l’arrestation de l’auteur, dont le dossier a ensuite connu plusieurs étapes judiciaires, sa défense continuant tout au long de la procédure de contester les accusations portées contre lui. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est à travers une décision du gouverneur de la région de Mopti, la « Venise malienne » en date du 23 août 2026 que l’information a été rendue publique. Le gouverneur a prolongé d’un mois l’interdiction de circulation nocturne des pinasses, pirogues et autres embarcations fluviales. Selon la décision, l’interdiction initialement prise le 5 mai 2026, est prorogée du 24 août au 22 septembre. Elle s’applique chaque jour de 18 heures à 7 heures sur l’ensemble de la région de Mopti. La mesure vise à renforcer le contrôle et la protection des populations face aux menaces persistantes dans la zone. « Les pinasses, les pirogues ainsi que toutes autres embarcations fluviales sont concernées par cette mesure. Seuls les moyens de transport fluvial appartenant aux Forces de défense et de sécurité sont exemptés », précise le document. Avec la prorogation d’un mois de l’interdiction de circulation nocturne pour les pinasses et les pirogues, c’est tout un pan de la vie de Mopti qui retient son souffle. Le fleuve Niger, qui est d’ordinaire une artère vibrante d’échanges, de commerce et de rencontres, s’immobilise dès que le soleil disparaît. Pour les commerçants et les voyageurs, cette mesure de sécurité prolongée jusqu’au 22 septembre 2026 sonne comme une épreuve supplémentaire de patience et de résilience. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face aux dangers silencieux du marché noir des produits pharmaceutiques non homologués, la Brigade Mobile d’Intervention (BMI) de Bamako a frappé un grand coup en interceptant dans la nuit du 27 août 2026, 305 cartons de produits pharmaceutiques non homologués prêts à inonder le pays. Guidés par une information précise, les douaniers de la BMI ont cueilli à 2 heures du matin, au cœur de Tièkènina, le convoi suspect qui filait de Bamako vers Koutiala La fouille du chargement a permis de découvrir 305 cartons de produits pharmaceutiques non homologués, soigneusement dissimulés sous diverses marchandises afin de tenter de soustraire leur transport au contrôle des services compétents. Au-delà d’une infraction douanière, c’est un véritable coup dur porté aux réseaux criminels qui prospèrent au détriment de la sécurité sanitaire nationale. Les autorités douanières rappellent avec fermeté leur engagement indéfectible à traquer la fraude sous toutes ses formes et appellent à une collaboration citoyenne accrue, seule garante d’un rempart efficace contre les circuits d’approvisionnement illicites. Le Directeur Général des Douanes salue l’engagement et le professionnalisme des agents de la BMI de Bamako et invite l’ensemble des acteurs à renforcer leur collaboration avec les services douaniers afin de faire échec aux réseaux de fraude et de contrebande. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 1er septembre 2026, le Tribunal militaire de Bamako a tenu son audience ordinaire en matière correctionnelle. Quatre affaires étaient inscrites au rôle, mettant en cause sept prévenus, dont six soldats et un civil. Placée sous la présidence du magistrat Assama Dolo, président du Tribunal militaire de Bamako, cette audience a porté sur l’examen des faits poursuivis et sur la responsabilité pénale des prévenus, conformément aux règles de procédure applicables devant la juridiction militaire. Les chefs d’accusation portent sur des faits de vol, de vente, de détention, d’acquisition et de cession illégales d’armes à feu, d’abus de confiance, d’escroquerie, de désertion et de violation de consignes générales militaires. Poursuivi pour abus de confiance, escroquerie, fausses promesses et violation de consignes militaires, le sergent-chef de police Bourama Coulibaly (commissariat de Kéniéba) figurait au premier rang des prévenus. Reconnu coupable à l’issue des débats, il a écopé de 18 mois d’emprisonnement avec sursis et de 500 000 francs CFA d’amende. La juridiction l’a également condamné à la restitution de plus de 18 millions de francs CFA, ainsi qu’à 3 millions de francs CFA à titre de dommages-intérêts. Mis en cause pour désertion et violation de consignes, le soldat de 1re classe Adama Traoré a dû répondre d’une absence prolongée de son unité, s’étant étalée de septembre 2025 à mai 2026 en dépit d’une permission initiale de deux semaines. Reconnaissant les faits qui lui étaient reprochés, le prévenu a été déclaré coupable par le tribunal et condamné à deux ans d’emprisonnement, dont un an avec sursis. Le troisième dossier concernait l’adjudant-chef Diéka dit Youssouf Diabaté, de la Gendarmerie nationale. Il était poursuivi pour complicité d’évasion et violation de consignes générales militaires. Après examen des faits et des éléments soumis à son appréciation, le tribunal l’a déclaré coupable. Ayant également reconnu les faits, il a été condamné à trois mois d’emprisonnement avec sursis. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi, 1er septembre 2026l’air s’est figé au cœur de l’agitation du Rond-point du Cinquantenaire, non loin de l’École Normale Supérieure (ENSUP), lorsqu’un camion de livraison échappant soudain au contrôle de son conducteur, s’est transformé en projectile incontrôlable. Pour les deux victimes, la journée s’écoulait comme tant d’autres, rythmée par les urgences du quotidien et les petits projets d’avenir. En une fraction de seconde, la route est devenue le théâtre d’un grave accident de la circulation. Des vies brisées net, des familles plongées dans l’incompréhension et un deuil brutal qui résonne bien au-delà du cercle intime des proches. Selon les premières informations recueillies, le conducteur du camion de livraison aurait perdu le contrôle alors qu’il circulait au niveau du rond-point. Le véhicule a alors violemment percuté une SOTRAMA, plusieurs motocyclistes ainsi que des passants présents non loin de la chaussée. La violence de l’impact a fait d’importants dégâts matériels et certains témoins du drame parlent de deux morts et de plusieurs blessés graves. Alertés, les éléments de la Section voie publique (VP) du commissariat de police de Dravéla-Bolibana, ex-2e arrondissement, se sont rendus sur les lieux du drame pour effectuer les premières constatations et ouvrir une enquête afin d’établir les circonstances exactes de l’accident. Aujourd’hui, c’est le silence et la consternation qui habitent le Rond-point du Cinquantenaire, une situation qui rappelle l’urgence absolue de la sécurité, de la vigilance et de la responsabilité collective pour que nos rues cessent d’être des pièges mortels. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Royaume du Maroc réaffirme son engagement aux côtés du Mali dans le domaine agricole à travers un don de 1 000 tonnes de fertilisants. La remise s’est tenue ce mercredi 2 septembre 2026, dans la cour de l’Office des Produits Agricoles du Mali (OPAM) à Bamako. La cérémonie tenue en présence du ministre de l’Agriculture, Dr Ibrahima Samaké, du ministre-Commissaire à la Sécurité alimentaire, M. Redouwane Ag Mohamed Ali, du Président Directeur Général de l’OPAM, le Colonel-Major Abdoulaye Traoré, ainsi que des acteurs dans le secteur agricole témoigne de l’importance accordée par les autorités maliennes au renforcement de la coopération agricole avec le Royaume du Maroc.   Dans un contexte marqué par le changement climatique, la dégradation des sols et les difficultés d’accès à l’eau, les fertilisants constituent un levier essentiel pour améliorer les rendements et soutenir les producteurs. Portée par OCP Africa, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de coopération Sud-Sud. Elle fait suite au protocole d’accord signé en octobre 2024 avec le ministère de l’Agriculture du Mali. Prenant la parole lors de la cérémonie, l’ambassadeur du Royaume du Maroc au Mali, SEM Driss Isbayene, a souligné la portée de cette initiative. « À travers cette initiative, le Royaume du Maroc réaffirme sa volonté d’accompagner les efforts des autorités maliennes en faveur des agriculteurs et du développement du secteur agricole », a-t-il déclaré.   Cette action concrétise également l’engagement pris par le Maroc lors de la 4ᵉ Grande Commission mixte de coopération Maroc-Mali, tenue à Bamako le 24 juillet 2026, en faveur de la sécurité alimentaire et d’une agriculture durable. « Soutenir l’agriculteur malien, c’est soutenir les familles, améliorer les revenus des populations rurales et contribuer à la sécurité alimentaire du Mali », a rappelé l’ambassadeur.   Le don, décidé sur Haute Décision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et du Général d’Armée Assimi Goïta, Président de la Transition, Chef de l’État, vient traduire une nouvelle fois l’excellence des relations entre le Maroc et le Mali, fondées sur des liens historiques, humains, culturels et spirituels profonds. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
L’atelier national de clôture du projet GCP/SFW/517/LUX s’est tenu mercredi 2 septembre 2026 dans la salle de réunion du Département Nutrition et Sécurité Sanitaire des Aliments (DNSSA). La rencontre a permis à la FAO, aux acteurs de faire le bilan des interventions réalisées et d’identifier les actions nécessaires à la pérennisation des résultats. Au Mali, le projet a permis d’intervenir sur plusieurs maillons de la sécurité sanitaire des aliments. Des diagnostics de la restauration de rue ont été réalisés, tandis que le cadre réglementaire a été renforcé. Des guides de référence pour l’inspection et le contrôle de l’alimentation de rue ont également été élaborés. Les services techniques ont bénéficié de formations sur les approches de contrôle fondées sur les risques, renforçant ainsi les compétences des agents chargés du contrôle officiel des aliments. Les acteurs de la restauration de rue n’ont pas été oubliés. Des guides de bonnes pratiques d’hygiène ont été élaborés et vulgarisés, des formateurs ont été formés et de nombreux restaurateurs et vendeurs sensibilisés aux règles relatives à la préparation, à la conservation et à la vente des aliments. Représentant la ministre de la Santé et du Développement social, Etienne Coulibaly, conseiller technique à l’Institut national de santé publique (INSP), a rappelé que la sécurité sanitaire des aliments constitue une priorité pour le département. Il a relevé plusieurs avancées, notamment le renforcement des bases liées à la transformation de l’alimentation, l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques, les formations et la préparation de leçons modèles ayant contribué à une prise de conscience collective. « Le projet termine, les missions ne s’arrêtent pas là », a-t-il déclaré, appelant les bailleurs, les bénéficiaires et l’ensemble des acteurs à poursuivre les efforts dans une dynamique de synergie. Pour Abdoul Karim Bah, chef du bureau de la FAO, la sécurité sanitaire des aliments représente un enjeu majeur de santé publique, de nutrition et de développement économique. Il a souligné que le projet a accompagné les autorités nationales dans le renforcement des mécanismes de prévention, de contrôle et de gestion des risques, dans un contexte marqué notamment par l’urbanisation et l’importance croissante de l’alimentation de rue. Selon M. Bah, la FAO a enfin réaffirmé sa disponibilité à poursuivre son accompagnement auprès du Gouvernement du Mali et de ses partenaires. L’enjeu est désormais de faire vivre les acquis du projet afin de renforcer durablement la protection des consommateurs et la résilience du système alimentaire national. Parmi les acquis majeurs figure le Plan national de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments (PNRUSSA). Élaboré, testé et enrichi à travers des exercices de simulation, cet outil renforce les capacités du Mali à prévenir et à gérer les crises alimentaires. Le représentant du maire de la Commune III a, pour sa part, insisté sur l’importance du projet face aux préoccupations croissantes liées à la sécurité sanitaire des aliments. Il a salué une initiative « salutaire » pour la protection des populations, particulièrement dans un contexte où la restauration de rue occupe une place importante dans les habitudes alimentaires. Au-delà des outils, le projet a permis d’améliorer les compétences des agents de contrôle, leur maîtrise des instruments d’inspection et le dialogue entre les différents secteurs concernés. Il a également favorisé une meilleure prise en compte des normes et standards internationaux et renforcé les capacités des restaurateurs et vendeurs d’aliments de rue. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 2 septembre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.   Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :   – adopté des projets de texte ;   – procédé à des nominations ;   – et entendu des communications.   AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES   Sur le rapport du ministre des Mines, le Conseil des Ministres a adopté :   a. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société YIYUAN MINES SARL, puis cédé à la Société HONGDA LIUJIU SARL à Ourounia, Cercle de Bougouni ;   b. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société A.NA.DI.S SARL à Dézébéla, Cercle de Sikasso ;   c. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à FaladièNord, Cercle de Kangaba ;   d. un projet de décret portant premier renouvellement du permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2, attribué à la Société L’HORIZON SARL à LibertaSud, Cercle de Kéniéba.   Le Gouvernement a attribué en 2019, 2021 et 2022, des permis de recherche d’or et des substances minérales du groupe 2 aux Sociétés minières YIYUAN MINES SARL, A.NA.DI.S SARL et L’HORIZON SARL.   La Société YIYUAN MINES SARL a cédé, en 2021, son permis de recherche à la Société HONGDA LIUJIU SARL.   Ces permis de recherche ont été affectés par la suspension du renouvellement des titres miniers intervenue entre décembre 2022 et mars 2025.   Au regard des travaux de recherche entrepris sur les périmètres concernés ayant mis en évidence plusieurs anomalies qui justifient la poursuite des activités de recherche, lesdites sociétés minières ont sollicité le premier renouvellement de leurs permis de recherche, conformément au Code minier.   Les projets de décret, adoptés, permettront aux sociétés concernées de poursuivre les travaux de recherche pendant une période supplémentaire de 3 ans, renouvelable une fois.   AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES   Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :   AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE   – Secrétaire Agent comptable à l’Ambassade du Mali à Paris (France) : Monsieur Oumar DOUMBIA, Inspecteur des Finances.   AU TITRE DU MINISTERE DE LA SANTE ET DU DEVELOPPEMENT SOCIAL   – Chef de Cabinet : Monsieur Mamadou GUINDO, Juriste.   – Chargés de mission : Capitaine Mamady FOFANA ; Madame Fadima KAMARA, Juriste ; Monsieur Modibo DOUMBIA, Médecin ; Monsieur Almouzer Alkamissa YATTARA, Journaliste.   – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de la Santé : Monsieur Charles SANOGO, Inspecteur des Finances.   – Inspecteur à l’Inspection de la Santé : Madame Fadima TALL, Médecin, pharmacien et odontostomatologue.   AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE   – Conseiller technique : Monsieur Mahamoudou ALMOUSTAPHA, Inspecteur des Services économiques.   – Directeur général de l’Office de Développement rural de Sélingué : Monsieur Boureïma YOUSSOUF, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural.   – Directeur général de l’Office du Périmètre irrigué de Baguinéda : Monsieur Adama DAOU, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie rural.   AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE   – Inspecteur en Chef à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Drissa TRAORE, Vétérinaire et Ingénieur de l’Elevage.   – Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection de l’Environnement et de l’Assainissement : Monsieur Moussa SIDIBE, Ingénieur des Eaux et Forêts.   AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS   1. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres :   a. de la participation du Mali à la 8ème Réunion du Comité régional de l’Alliance solaire internationale pour l’Afrique, tenue du 25 au 27 août 2026, à Victoria Falls au Zimbabwe.   Cette réunion a constitué une plateforme pour stimuler les investissements dans l’Energie solaire, renforcer les capacités institutionnelles et accélérer la transition énergétique vers un avenir durable et sûr pour l’Afrique.   Au cours des échanges, le ministre de l’Energie et de l’Eau a salué la collaboration avec l’Alliance et a insisté sur la nécessité d’une appropriation accrue des initiatives par les Etats membres afin d’en maximiser l’impact.   Il a également rappelé que la valorisation progressive du potentiel considérable en énergies renouvelables constitue une orientation stratégique pour répondre à une demande énergétique croissante et réduire la forte dépendance du pays aux énergies fossiles.   b. de l’organisation de la 8ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta, prévue du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako.   Cette 8ème Session, qui sera précédée de la réunion des experts, adoptera les recommandations et résolutions nécessaires au bon fonctionnement de l’Institution.   L’Edition 2026, qui constitue une étape majeure dans la vie institutionnelle de l’Autorité du Bassin de la Volta, permettra aux Etats membres de renforcer leur coopération autour de la gestion concertée des ressources en eau et de consolider les bases d’un développement durable et harmonieux de cet espace partagé.   2. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali au Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat de l’AES, tenu du 27 au 30 août 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso.   Ce forum a enregistré la participation des ministres chargés de la Jeunesse des pays membres de la Confédération des Etats du Sahel et réuni plus de 600 jeunes et encadreurs de jeunesse autour des thématiques relatives, entre autres : – aux valeurs et idéaux propres à l’espace confédéral ; – au rôle et à la place des jeunes dans l’affirmation de la souveraineté des Etats de la Confédération AES ; – aux politiques, stratégies et initiatives de promotion de la Jeunesse en cours dans les pays de la Confédération.   Il a également été marqué par la signature de plusieurs instruments de coopération, parmi lesquels : – le Mémorandum d’entente du Forum confédéral de la Jeunesse et du Volontariat des Etats de l’AES ; – le Mémorandum d’entente des Jeux de l’AES ; – la Convention sur le Volontariat.   3. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres :   a. de la visite de l’usine de la Société Ciments de l’Afrique, du 27 au 29 août 2026, à Natien à Sikasso.   Sur instructions du Président de la Transition, Chef de l’Etat, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants et le ministre de l’Industrie et du Commerce ont visité l’usine de production de ciment de la Société Ciments de l’Afrique.   Cette visite avait pour objectif de faire le suivi de l’usine de production de ciment de ladite société, dont les travaux de construction ont été lancés le 9 février 2024 par le Président de la Transition, Chef de l’Etat.   L’usine est entrée en production le 23 mars 2026 et a nécessité la mobilisation d’un financement global de 56 milliards de francs CFA, pour une capacité installée de 1 million de tonnes extensibles à 3 millions de tonnes de ciments par an. Elle a créé, au démarrage, 250 emplois directs et environ 1500 emplois indirects.   Lors de la mission, le ministre de l’Industrie et du Commerce a procédé à l’inauguration de l’antenne régionale de l’Agence pour la Promotion des Investissements au Mali et rencontré les ressortissants de la délégation régionale de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali.   En marge de la visite de terrain, le ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants a eu des séances de travail avec les Responsables des Forces de Défense et de Sécurité de la Région.   b. de l’organisation du Forum international de l’Investissement au Mali, dénommé « Forum du Mali Kura », prévu les 11 et 12 décembre 2026, à Bamako.   Ce forum a pour objectifs entre autres : – de positionner le Mali comme une destination privilégiée d’investissement en Afrique de l’Ouest ; – de promouvoir un portefeuille d’opportunités d’investissement au Mali, aligné sur les priorités nationales ; – de mobiliser le secteur privé national, les institutions financières, les partenaires techniques et financiers ainsi que la Diaspora malienne autour de l’investissement productif au Mali ; – de mettre directement en relation les porteurs de projets maliens avec des investisseurs nationaux et internationaux.   Le Forum du Mali Kura réunira des investisseurs et opérateurs économiques nationaux et étrangers, des institutions financières, des organisations patronales, des chambres consulaires et des institutions de développement ainsi que des représentants de pays partenaires du Mali.   4. Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 17ème Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la Lutte Contre la Désertification, tenue du 17 au 28 août 2026, à Oulan Bator en Mongolie.   Les travaux de cette 17ème Session, placée sous le thème : « Restaurer les terres, restaurer l’espoir », ont porté sur la restauration des terres et la neutralité en matière de dégradation des terres, la résilience à la sécheresse, la gestion durable des parcours, la santé des sols, la sécurité alimentaire et la mobilisation des financements, avec une attention particulière accordée à la science, au genre, aux jeunes et aux communautés locales.   Au cours de la conférence, le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a plaidé pour le renforcement de la gouvernance de l’Initiative et l’accélération des investissements en Afrique.   En marge des travaux, le ministre a eu des rencontres avec des partenaires qui ont servi de cadre pour réaffirmer les orientations du Mali en matière de coopération et présenter les perspectives de partenariat dans les domaines du financement climatique, de la biodiversité, de la sécurité climatique et du renforcement des capacités nationales.   5. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres :   a. de la participation du Mali à la 76ème Session du Comité régional de l’Organisation Mondiale de la Santé pour l’Afrique, tenue du 25 au 28 août 2026, à Addis Abeba en Ethiopie.   Cette 76ème Session a été l’occasion pour le ministre de la Santé et du Développement social, Président sortant du Comité régional, de rappeler les progrès réalisés par le Continent dans la gestion des urgences sanitaires, ainsi que les efforts engagés en faveur de la production locale de médicaments, de vaccins et d’autres produits de Santé.   Le ministre a également insisté sur la nécessité du maintien des acquis et a rappelé les défis liés, notamment à l’amélioration de l’accès aux soins, au renforcement de la souveraineté sanitaire et à la mobilisation de ressources durables pour la santé publique.   Au cours des travaux, la délégation du Mali a participé à des sessions parallèles sur des thématiques spécifiques et a rencontré certaines organisations dans le cadre du renforcement de la coopération en matière de Santé publique.   b. de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une stagnation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.   Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a cependant appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.   Bamako, le 2 septembre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
INTERSOS Mali, en consortium avec PONAH, Insecurity Insight, FEDE et Bioforce ont organisé dans le cadre du Projet Partage, phase 2, trois jours de consultations multi-acteurs qui ont réuni successivement les organisations nationales de la société civile, les ONG internationales et agences des Nations Unies, ainsi que les journalistes et professionnels des médias du 26 au 28 Août 2026 à l’Hôtel Onomo de Bamako. Financé par l’Union européenne, ce projet vise à renforcer la protection de l’espace humanitaire, mieux gérer les risques et faire face aux défis liés à l’environnement informationnel.   Les ONG au cœur de la première journée La première journée était consacrée aux organisations nationales de la société civile, parmi lesquelles l’AMSODE engagée dans l’action humanitaire et le développement. Les travaux, animés notamment par M. Moussa Abba Diallo, Vice-président de PONAH et Président de l’ONG AMSODE, ont permis aux participants de partager leurs expériences et de proposer des solutions adaptées au contexte malien. Les échanges ont porté sur des difficultés qui peuvent, parfois, sembler ordinaires, mais qui ont des conséquences importantes sur l’action humanitaire : les rumeurs, la désinformation, les malentendus, les informations mal interprétées ou encore une communication qui ne tient pas suffisamment compte des réalités locales. Les contributions issues de cette consultation devraient alimenter l’élaboration d’un guide pratique destiné aux acteurs humanitaires, afin de renforcer la confiance avec les communautés et de mieux préserver l’espace humanitaire.   Une deuxième journée axée sur la coordination et la gestion des risques Les échanges ont réuni les ONG internationales, les agences des Nations Unies et les responsables de la sécurité. L’objectif était de mieux comprendre les risques liés à l’environnement informationnel et leurs conséquences sur l’accès humanitaire, la sécurité des équipes et la confiance des communautés. La vérification de l’information, la gestion des rumeurs, le partage sécurisé des informations, l’alerte précoce et la coordination entre les différents acteurs ont occupé une place importante dans les discussions.   Les médias pour un environnement informationnel plus fiable La troisième journée a été consacrée aux journalistes et professionnels des médias. Les échanges ont porté sur la vérification des sources, le traitement des informations sensibles, la lutte contre les rumeurs et la protection des sources, des personnes et des communautés. L’objectif était également de renforcer le dialogue entre les médias et les acteurs humanitaires, sans jamais perdre de vue l’indépendance éditoriale des journalistes.   À travers ces trois journées, l’ambition commune était de produire des recommandations pratiques, adaptées au contexte malien, afin de prévenir les risques informationnels, renforcer la confiance et protéger durablement l’espace humanitaire. Il faut noter que le projet Partage II vise à renforcer les capacités des organisations nationales afin qu’elles puissent intervenir de manière plus sûre, plus efficace et plus autonome dans les zones de crise, notamment à Tombouctou, Bandiagara et San. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
L’État-major général des armées maliennes appelle les militaires en « situation irrégulière », opérant au sein de groupes armés se revendiquant d’une proximité avec l’État, à regagner leurs unités au plus tard le dimanche 6 septembre 2026, sous peine de voir leur absence considérée comme une désertion. Dans un communiqué publié ce vendredi 28 août 2026 2026, le chef d’État-major général des armées précise que cet appel concerne également les groupuscules dissidents internes à ces groupes, qui sont invités à rallier leur structure d’origine. Par ailleurs, l’État-major indique avoir pris les « dispositions nécessaires » pour faciliter leur retour et leur réintégration, avertissant que « toute absence constatée » au-delà du 6 septembre « sera considérée comme une désertion ». S’agissant des groupes illégaux et des éléments dissidents, les faits seront qualifiés et traités conformément à la réglementation en vigueur, précise le communiqué de l’État-major général des armées. Cette mesure intervient alors que les autorités maliennes poursuivent le processus de désarmement, démobilisation, réinsertion et intégration (DDRI). Selon les chiffres officiels, 1 760 ex-combattants ont été désarmés et démobilisés dans plusieurs régions du pays, dont 1 617 ont intégré les Forces armées maliennes après vérification de leur éligibilité et une formation militaire. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À la clôture de la 2ᵉ édition de l’Immersion patriotique obligatoire (IPO), le Président du Faso, le Camarade Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a invité la jeunesse burkinabè à cultiver l’humilité, à rechercher constamment la connaissance, à préserver sa dignité et, surtout, à refuser les raccourcis et le chemin de la facilité. Ces valeurs trouvent une illustration concrète dans le parcours de la jeune Bénéwendé, une étudiante rencontrée fortuitement par le Premier ministre, Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, derrière son fourneau, alors qu’elle vendait du maïs grillé au bord de la route. Derrière le fourneau se trouvait en effet une étudiante en troisième année, qui exerçait cette activité pour disposer d’une source de revenus afin de subvenir à ses besoins. Cette attitude a retenu l’attention du Premier ministre. Non pas seulement parce qu’une étudiante vendait du maïs grillé, mais parce que son choix traduisait, dans la simplicité du quotidien, un état d’esprit : travailler, apprendre, persévérer et préserver sa dignité sans céder à la facilité. Ce mardi 1er septembre 2026, le Chef du Gouvernement a décidé de poser un geste symbolique pour encourager la jeune Bénéwendé : lui offrir une moto afin de faciliter ses déplacements, notamment entre son domicile et l’université, et de lui permettre de poursuivre ses études dans de meilleures conditions. Un geste dont il a lui-même précisé le sens : il ne s’agit pas de récompenser, mais d’encourager l’effort et l’exemplarité. « Tu incarnes ces trois valeurs » chères au camarade président du Faso, lui a expliqué le Premier ministre, en évoquant l’humilité, la soif de connaissance et le refus de la facilité. Il l’a invitée à conserver cet état d’esprit aussi bien à l’université que dans sa famille, convaincu que cette disposition d’esprit et cette culture du travail constituent un solide chemin vers la réussite. Étudiante en sciences de la vie et de la Terre (SVT), Bénéwendé nourrit l’ambition de se spécialiser en géologie. Pour elle, cette moto constitue non seulement un moyen de déplacement, mais également une motivation supplémentaire pour poursuivre ses efforts. À travers cette jeune étudiante, c’est bien plus qu’un parcours individuel que les autorités entendent mettre en lumière. C’est une certaine idée de la jeunesse burkinabè qui est célébrée : une jeunesse qui apprend, qui travaille, qui entreprend avec les moyens dont elle dispose, qui ne méprise aucun travail honnête et qui refuse de faire de la facilité un projet de vie. L’exemple mérite de faire tache d’huile. Car partout au Burkina Faso, dans les universités, les ateliers, les champs, les marchés, les entreprises et les quartiers, de nombreux jeunes consentent quotidiennement des efforts semblables, souvent loin des regards. Ils étudient tout en travaillant, entreprennent avec peu de moyens, soutiennent leurs familles et construisent patiemment leur avenir. Le message qui se dégage de cette rencontre est alors limpide : l’effort honnête n’est jamais insignifiant et le travail digne n’est jamais dévalorisant. En mettant en lumière de tels modèles, l’enjeu est moins de célébrer une personne que de faire grandir une culture collective de l’effort, du mérite et de la responsabilité. Et à travers l’encouragement adressé à Bénéwendé, c’est aussi un message qui est envoyé à tous ceux qui, souvent dans l’anonymat, font chaque jour le choix difficile mais fécond du travail et de la dignité : vous êtes sur le bon chemin ; persévérez ! DCRP/Primature Boîte de commentaires Facebook [...]
Le président directeur général de Resolute Mining, Christopher Eger, dont la société exploite la mine d’or de Syama, s’exprime dans ces lignes sur l’ambition de son entreprise de poursuivre l’exploitation minière en phase avec le nouveau Code minier et son contenu local. Il réaffirme la disponibilité de sa société à renforcer davantage sa collaboration avec les autorités et à s’investir dans l’exploitation des ressources minières dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. L’Essor : Resolute exploite Syama depuis de nombreuses années, et le site demeure lecœur de votre présence au Mali. Comment décrivez-vous l’engagement de l’entreprise envers le Mali aujourd’hui, et quelle place Syama occupe-t-elle dans l’avenir du groupe ? Christopher Eger : Le Mali occupe une place particulière dans l’histoire et dans l’avenir de Resolute. Nous exploitons Syama depuis de nombreuses années, et ce site reste le cœur de notre présence dans le pays. Notre engagement envers le Mali est entier et de long terme. Syama n’est pas un actif parmi d’autres, c’est l’une des pierres angulaires du groupe, et elle tient une place centrale dans la trajectoire que nous construisons pour les années à venir. L’Essor : Syama a traversé une période exigeante, marquée notamment par un important arrêt de l’usine et de réelles contraintes d’approvisionnement et de logistique. Qu’est-ce que les équipes en ont retiré, et que révèle ce parcours sur l’exploitation et sur ses femmes et ses hommes ? Christopher Eger : Nous avons traversé une période exigeante, avec un arrêt majeur de l’usine et de réelles contraintes d’approvisionnement et de logistique. Nos équipes ont su faire face, s’adapter et maintenir le cap, tout en gardant la sécurité comme priorité absolue. Ce que je retiens, c’est la solidité et l’engagement des femmes et des hommes de Syama. Traverser une telle période sans transiger sur la sécurité en dit long sur la maturité de l’exploitation et sur la qualité de ses équipes. L’Essor : Vous avez évoqué l’optimisation de Syama et le rétablissement de sa fiabilité pour le second semestre. En quoi consiste ce travail sur le terrain, et vers quoi se dirige la production de Syama ? Christopher Eger : Notre priorité à Syama est de remettre la production sur les bons rails pour le second semestre, et ce travail est bien engagé. Le circuit de broyage est de nouveau opérationnel, avec l’accompagnement de notre partenaire technique pour exploiter les installations selon les spécifications d’origine. Côté minier, nous préparons le minerai pour nos objectifs du second semestre et nous adaptons nos infrastructures pour gagner en efficacité. C’est un travail méthodique et rigoureux, mené en toute sécurité, pour bâtir la fiabilité dont nous avons besoin. L’Essor : Même dans un environnement difficile, Resolute continue d’investir à Syama. Qu’est-ce qui est en cours ou prévu, et quel horizon voyez-vous pour la vie de la mine au Mali ? Christopher Eger : Même dans un environnement exigeant, nous continuons d’investir à Syama, parce que nous croyons en son avenir. Ces investissements portent sur la fiabilité de l’usine, sur l’efficacité de nos opérations minières et sur la préparation des phases à venir. Notre horizon au Mali n’est pas de court terme. Nous travaillons à prolonger et à valoriser la vie de la mine, pour que Syama continue de produire et de contribuer au pays dans la durée. L’Essor : Au-delà de l’or lui-même, comment percevez-vous la contribution de Resolute à l’économie malienne, à travers ce que l’entreprise verse à l’État, ses achats locaux et l’ensemble du tissu d’entreprises qui gravite autour de la mine ? Christopher Eger : Au-delà de l’or, notre contribution à l’économie malienne prend plusieurs formes. Il y a ce que nous versons à l’État, à travers les taxes et les redevances prévues par le cadre en vigueur. Il y a nos achats auprès de fournisseurs locaux, et tout le tissu d’entreprises et d’emplois indirects qui vit autour de la mine. Une exploitation comme Syama fait travailler bien au-delà de ses propres effectifs, et c’est cette contribution large que nous cherchons à renforcer. L’Essor : Vous avez parlé de bâtir une entreprise de plus en plus dirigée par des Maliens. Où en est Syama aujourd’hui en matière d’emploi et d’encadrement locaux, et quelle est votre ambition sur ce plan ? Christopher Eger : Notre ambition est claire, faire de Syama une entreprise de plus en plus dirigée et portée par des Maliens. La grande majorité de nos effectifs est déjà malienne, et nous investissons pour que les compétences et l’encadrement le soient toujours davantage. Nous voulons que les Maliens occupent des postes de responsabilité à tous les niveaux de l’exploitation. C’est ainsi que se construit une présence durable et véritablement enracinée dans le pays. L’Essor : Le développement des compétences maliennes en fait partie. Comment l’entreprise investit-elle dans la formation et l’évolution de carrière de sa main-d’œuvre malienne, et pouvez-vous en donner des exemples ? Christopher Eger : Le développement des compétences maliennes est au centre de cette ambition. Nous investissons dans la formation, l’accompagnement et l’évolution de carrière de nos équipes, et nous encourageons l’initiative venue du terrain. Récemment, l’un de nos collaborateurs a conçu et développé en interne une application numérique de gestion des accès au site, une solution utile, économique et entièrement maîtrisée par nos équipes. C’est exactement le type de talent et d’ingéniosité que nous voulons faire grandir. L’Essor : Resolute mène plusieurs programmes communautaires autour de Syama. Lesquels vous tiennent le plus à cœur, et comment décidez-vous des priorités ? Christopher Eger : Nous menons plusieurs programmes au bénéfice de nos communautés d’accueil, dans des domaines concrets comme la formation, l’agriculture, l’accès à l’eau et l’autonomisation économique. Nos formations au maraîchage et au compostage, par exemple, ont bénéficié à plusieurs centaines de femmes dans plusieurs villages autour de Syama. Ce sont des actions discrètes mais durables, qui renforcent les moyens de subsistance et les compétences dans le temps. Nous fixons nos priorités en écoutant les communautés et en cherchant ce qui a un effet réel et durable. L’Essor : Une exploitation minière responsable et durable est aujourd’hui attendue du secteur. Comment Resolute assume-t-elle ses responsabilités environnementales à Syama, de la gestion de l’eau et des résidus à la réhabilitation des sites ? Christopher Eger : Une exploitation minière responsable est aujourd’hui une exigence, et nous la prenons au sérieux. Nous accordons une attention constante à la gestion de l’eau, à la gestion des résidus et à la réhabilitation des sites. Nous nous efforçons de réduire notre empreinte et de respecter nos engagements environnementaux, parce que la crédibilité d’une mine se mesure aussi à la manière dont elle traite son environnement et les communautés qui l’entourent. L’Essor : Le Mali a réformé son cadre minier ces dernières années. Comment Resolute envisage-t-elle son partenariat avec l’État malien sous le nouveau Code minier, et comment les deux parties travaillent-elles ensemble ? Christopher Eger : Le Mali a fait évoluer son cadre minier ces dernières années, et nous travaillons au sein de ce nouveau cadre dans un esprit de partenariat. Notre relation avec l’État repose sur le dialogue et sur la recherche d’un équilibre durable entre les intérêts du pays et ceux des investisseurs. Nous considérons l’État malien comme un partenaire, et nous restons engagés à bâtir avec lui une relation de confiance, dans la durée. L’Essor : Resolute s’est fixé l’ambition d’atteindre 500.000 onces par an d’ici 2028 à l’échelle de ses opérations. Quelle place Syama occupe-t-elle dans cette vision, et quel rôle le Mali joue-t-il dans l’avenir du groupe ? Christopher Eger : Nous nous sommes fixé l’ambition d’atteindre 500.000 onces par an d’ici 2028 à l’échelle du groupe, sous la bannière One Resolute. Syama occupe une place essentielle dans cette vision. Sa production, sa fiabilité et son optimisation sont au cœur de cette trajectoire, et le Mali demeure un pilier de l’avenir du groupe. Nous grandissons sur plusieurs pays, mais le Mali reste central dans ce que nous construisons. L’Essor : En regardant vers l’avenir, quel est votre message aux Maliens, à vos équipes et aux autorités du pays sur l’avenir de Resolute au Mali ? Christopher Eger : Mon message est simple. Resolute croit au Mali, à ses équipes et à son avenir. Nous avons traversé des moments difficiles, et nous sommes toujours là, engagés, en train d’investir et de bâtir. À nos équipes, je veux dire ma fierté et ma reconnaissance. Aux Maliens et aux autorités du pays, je veux réaffirmer notre volonté de construire un partenariat durable, qui crée de la valeur partagée et qui inscrit Syama et Resolute dans l’avenir du Mali. Propos recueillis par Moriba COULIbALy Source : L’Essor Boîte de commentaires Facebook [...]
Le football international est sous le choc, l’Amérique Latine secouer et L’Argentine en pleure. Le roi Messi vient de ranger le maillot Argentin dans le placard. Cette retraite internationale annoncée ce lundi 31 août 2026 sur Instagram était inattendu. Affirmant qu’il n’avait plus rien a donner, cette décision a été murie juste après la finale du Mondial perdue où Lionnel Messi avait écrit sa lettre dès le 21 juillet 2026. Une décision définitivement scellée à la suite du décès de son père et agent, Jorge Messi, survenu le 8 août 2026.   l’Albicéleste jouera désormais sans son capitaine emblématique. À 39 ans, l’ancien Barcelonais quitte la sélection nationale en tant que meilleur buteur et joueur le plus capé de l’histoire de son pays, mettant ainsi fin à une aventure légendaire de 21 ans. Du haut de ses 1,70 mètre, le crack argentin a toujours briller par son agilité et une intelligence de jeu hors du commun. Entre passe millimétré, dribbles impressionnants et une finition magistrale, le rivale incontestée de Christiano Ronaldo laisse derrière lui un bilan fou.   En 207 matchs sous le maillot bleu ciel et blanc, le deuxième de Maradona a trouvé le chemin des filets a 125 reprises avec 67 passes décisives délivrées. Le « greatest of all time » c’est également une Coupe du Monde de la FIFA (2022), une Copa América (2021, 2024), une Finalissima (2022), et Médaille d’Or Olympique (2008).   Bien que cette décision soit fracassante pour les argentins, Bien qu’il ne portera plus le maillot ciel et blanc de l’Argentine, Lionel Messi ne prend pas sa retraite définitive du football. Il continue sa carrière en club aux États-Unis, où il évolue toujours sous les couleurs de l’Inter Miami CF en Major League Soccer (MLS). Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Coup de filet à Koutiala : Le Commissariat de Police met hors d’état de nuire deux présumés redoutables cambrioleur Dans le cadre de la lutte contre la délinquance et le grand banditisme, les enquêteurs Commissariat de Police de Koutiala, sous la conduite du Commissaire Principal de Police Attaher Ag AMIDI, ont mis hors d’état de nuire du 21 au 23 août 2026, deux individus présumés auteurs de cambriolages et récupérer une partie des objets dérobés. L’enquête ouverte après le cambriolage d’une boutique de téléphones dans la nuit du 20 au 21 août 2026 a rapidement mené la Brigade de Recherches sur la piste du principal suspect, B.T., âgé de 26 ans, en possession d’un téléphone volé. La perquisition de son domicile a permis de récupérer huit téléphones, des accessoires, deux machettes, une clé à griffe, un arrache-clou et une paire de menottes. La seconde affaire concerne le cambriolage d’une concession au quartier Koko. Le suspect, A.C., 23 ans, a été interpellé alors qu’il tentait de revendre certains objets présumés volés. Une moto Djakarta et un matelas ont également été retrouvés. Les deux mis en cause ont été mis à la disposition de la justice. L’enquête se poursuit. Selon le Commissaire Principal de Police Attaher Ag AMIDI, en charge du commissariat de police de Koutiala, ces bons résultats témoignent de l’engagement des Forces de Police dans la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs il a invité la population à renforcer sa collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant tout comportement suspect au 101, numéro vert de la Police Nationale. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Malgré la violence de la tentative d’attaque contre le commissariat de Kignan et l’incendie de deux motos du personnel, l’État-Major Général des Armées a rassuré l’opinion ce dimanche 30 août 2026, en confirmant la neutralisation avec succès de plus d’une centaine d’assaillants. Si l’audace criminelle des assaillants s’est soldée par l’incendie regrettable de deux motocyclettes appartenant au personnel du commissariat, le pire a été évité de justesse. Grâce à une intervention menée avec succès par les Forces Armées Maliennes (FAMa), ces velléités destructrices ont été brisées net, épargnant des vies humaines et protégeant cette paisible localité située à 88 km de Sikasso. Dans un communiqué rendu public ce même dimanche 30 août 2026, l’État-Major Général des Armées annonce que, du côté des terroristes, un drone kamikaze a été abattu et huit motocyclettes ont été abandonnées lors de leur repli. « La filature des assaillants et l’exploitation des renseignements recueillis ont permis de localiser trois points de regroupement de groupes armés terroristes estimés à plus d’une centaine d’individus dans le secteur de Dogoni, région de Sikasso. Ces positions, qui abritaient d’importants matériels de guerre, ont été traitées avec succès. »souligne le communiqué Par ailleurs, à quelques kilomètres au sud-est de Macina, d’autres points de regroupement de groupes armés terroristes abritant également du matériel de guerre ont été détectés. Après analyse et évaluation de la situation, ces zones ont été à leur tour ciblées et frappées. Les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer avec précision les effets des frappes, d’établir un bilan consolidé et de rechercher puis neutraliser toute menace résiduelle. Enfin, l’État-Major Général des Armées réaffirme la détermination des Forces Armées Maliennes (FAMa) à poursuivre avec rigueur, professionnalisme et engagement les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 31 août 2026 à Banconi Semlebougou, l’atmosphère sentait la terre fraîche et l’espoir partagé. La Brigade Citoyenne du 1er arrondissement a officiellement lancé sa campagne de reboisement, transformant cette initiative environnementale en un véritable moment de communion populaire. Placé sous l’autorité de M. Fodé Mamadou Konaté, officier d’état civil de Djélibougou, l’événement s’est déroulé en présence de personnalités engagées, notamment M. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), président du Conseil National de la Jeunesse du 1er arrondissement, M. Bourehima Koné, chef de secteur de Banconi Salembougou, M. Amadou T. Diallo, point focal de la Brigade Citoyenne de Djélibougou, ainsi que les membres de la Brigade Citoyenne du 1er arrondissement et de nombreux invités de marque. Planter un arbre n’est pas seulement un geste écologique, c’est un acte de foi en l’avenir. Dès les premières lueurs du jour, les membres de la Brigade Citoyenne du 1er arrondissement, ainsi que les jeunes, les vieux et les femmes du secteur de Banconi Salembougou, se sont mobilisés les mains dans la terre, soudés par un même objectif : redonner vie et couleur à leur environnement. Chaque jeune plant mis sous terre est une promesse faite aux générations futures, un rempart contre la chaleur et l’érosion, mais surtout le symbole d’une jeunesse consciente et actrice de son destin. Selon M. Fodé Mamadou Konaté, officier d’état civil de Djélibougou le reboisement ne se résume pas à la simple plantation d’arbres, il s’agit d’une stratégie indispensable pour restaurer les écosystèmes, préserver la biodiversité et lutter activement contre les changements climatiques. Planter des arbres aujourd’hui est donc devenu une nécessité absolue pour garantir l’avenir des générations futures. Cette initiative de la Brigade Citoyenne du 1er arrondissement est salutaire. Ce qui rend cette journée si spéciale, c’est la force collective qui émane de la base, visible à travers les regards complices, les pelles qui s’agitent en rythme et les rires partagés sous le regard bienveillant des aînés. C’est la preuve vivante que lorsque les habitants prennent les choses en main, la Commune I avance. A-t-il ajouté Il a par ailleurs précisé que chaque arbre planté et entretenu constitue un investissement direct pour la fertilité des sols, la pureté de l’air et la résilience de notre environnement face aux crises écologiques. Quant à M. Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), président du Conseil National de la Jeunesse du 1er arrondissement, il a mis en exergue toute l’importance de cette initiative. Selon lui, elle s’inscrit dans la dynamique de la vision des plus hautes autorités du pays, qui incitent les jeunes à planter des arbres à travers le pays pour lutter contre les effets néfastes du changement climatique, l’érosion, la déforestation et l’avancée du désert. Pour ce qui concerne le 1er arrondissement, lors de cette campagne de reboisement de la Brigade Citoyenne, 1100 arbres seront mis sous terre et répartis entre les différents quartiers, soit 50 arbres par quartier. Il a souligné qu’en prenant soin de ces jeunes plants, les jeunes de la Brigade ne font pas que verdir Banconi Salembougou , ils sèment les graines de la solidarité, de la responsabilité et de la fierté locale. Un bel élan qui rappelle que chaque petit geste compte pour bâtir un cadre de vie où il fait bon respirer. Dans leurs interventions respectives, M. Amadou Diallo, point focal de la Brigade Citoyenne de Djélibougou, et M. Bourehima Koné, chef de secteur de Banconi Salembougou, ont tenu à saluer la pertinence et la portée de cette initiative de reboisement, qui vise à restaurer les écosystèmes, à préserver la biodiversité et à lutter activement contre les changements climatiques. Mohamed Kanoute Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce vendredi 28 août 2026, le Conseil des ministres a entériné une décision à forte portée sociale en accordant le statut de Pupilles de la Nation et de l’État à 260 enfants mineurs. Cette mesure, prise en application de la loi n° 2016-058 du 27 décembre 2016, vise à offrir un filet de sécurité institutionnel à ces enfants orphelins particulièrement vulnérables, afin d’assurer leur protection et de leur garantir une prise en charge adaptée. En application des dispositions de cette loi, les projets de décret adoptés accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins explosifs improvisés, et celui de Pupilles de l’État à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable. Ces enfants bénéficieront, selon leur statut, de la prise en charge des frais médicaux et de soins, de la couverture des frais scolaires et d’apprentissage, de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur, ainsi que de l’adoption ou du placement en institution spécialisée le cas échéant. À travers ces décrets, les plus hautes autorités du pays formalisent leurs obligations de solidarité nationale envers ces mineurs frappés par les crises sécuritaires ou l’exclusion familiale, leur garantissant ainsi les moyens matériels de se reconstruire et de s’insérer dans la société. Pour rappel en mars dernier, un décret similaire avait déjà accordé le statut de pupille de la Nation à 31 enfants de chauffeurs et d’apprentis tués dans des attaques terroristes, illustrant la diversité des victimes concernées, bien au-delà des seuls militaires : chauffeurs de transport routier, commerçants ou paysans se trouvent également, très régulièrement, pris pour cible ou victimes collatérales des violences qui frappent le centre et le nord du pays. Le ministère de la Santé et du Développement social présentant cette démarche comme la traduction concrète de la reconnaissance de l’État envers les familles des victimes. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le rouleau compresseur n’a aucune limite. L’État-Major Général des Armées du Mali a annoncé, à travers un communiqué officiel publié le 31 août 2026, le succès de plusieurs opérations aériennes et terrestres d’envergure. Menées dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, ces actions ciblées ont permis de démanteler d’importants points de rassemblement de groupes armés terroristes à travers le territoire national.   Les opérations ont débuté le dimanche 30 août 2026 grâce à l’exploitation de renseignements précis. Dans la région d’Aguelhoc, les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, ont détecté et traité avec succès plusieurs bases terroristes situées à l’ouest de la ville. Ces positions abritaient une quantité importante de matériels de guerre. Le même jour, une intervention similaire a visé un autre regroupement à l’ouest de Kignan, suite à l’analyse rigoureuse d’une menace signalée près du commissariat local.   La dynamique offensive s’est poursuivie le lundi 31 août 2026 dans le secteur de Niono. Les outils de surveillance ont identifié des regroupements terroristes au nord-ouest de la ville. Les forces maliennes ont immédiatement ciblé et frappé ces positions stratégiques où des mouvements d’armements lourds avaient été observés.   À l’heure actuelle, les opérations de reconnaissance continuent dans ces trois secteurs afin d’établir un bilan consolidé des pertes ennemies et d’extirper toute menace résiduelle. L’État-Major réaffirme la détermination absolue des FAMa à sécuriser l’ensemble du territoire avec professionnalisme et engagement. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans la nuit du 28 au 29 août 2026, un groupe de soldats dissidents a tenté de déstabiliser les institutions de la République du Niger en ciblant la base aérienne 101 et plusieurs sites sensibles de Niamey, avant d’être mis en échec par les forces loyalistes. Ce coup de force avorté a immédiatement fait réagir la Confédération des États du Sahel (AES). Dans un communiqué officiel publié depuis Ouagadougou, l’organisation a fermement condamné cet acte de trahison, tout en réaffirmant son soutien indéfectible au gouvernement nigérien. Selon le communiqué officiel signé par Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, porte-parole du gouvernement du Burkina Faso, au nom des porte-paroles de l’AES, l’attaque a été contenue grâce à la bravoure et au professionnalisme des Forces de défense et de sécurité (FDS) nigériennes. L’alliance sahélienne, qui regroupe le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a salué la loyauté de ces troupes fidèles à leur serment, dont l’intervention rapide a permis de rétablir l’ordre et de préserver l’unité de la Confédération. Face à cet événement, l’AES a lancé un appel pressant à la vigilance citoyenne. L’organisation exhorte les populations des trois pays membres à rester particulièrement attentives face aux campagnes de désinformation et aux tentatives de manipulation de l’opinion publique. Selon l’alliance, ces manœuvres divisionnaires visent directement à accompagner et à légitimer les entreprises de déstabilisation de la région. En réitérant son engagement en faveur de la souveraineté et de la paix, l’AES démontre sa volonté de faire front commun contre les menaces intérieures et extérieures qui pèsent sur l’espace sahélien. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministère de l’Éducation nationale organisera une session spéciale du Diplôme d’études fondamentales (DEF) pour les élèves de l’Académie d’enseignement de Kidal du 14 au 16 septembre 2026. Cette mesure exceptionnelle vise à offrir une seconde chance aux 64 candidats qui n’ont pas pu composer en juin dernier en raison de déplacements forcés de populations liés à l’insécurité.   C’est un ouf de soulagement pour le monde éducatif du Nord-Mali. Alors que la rentrée scolaire 2026-2027 pointe à l’horizon pour le 1er octobre prochain, les autorités de la transition ont choisi de ne laisser aucun enfant sur le bord de la route. En autorisant cette session de rattrapage à la mi-septembre, le gouvernement répond favorablement aux cris de détresse des parents d’élèves et des syndicats de la région de Kidal.   Pour comprendre l’urgence de la situation, il faut observer le bilan de la session normale de juin 2026. Fin avril, des impératifs sécuritaires et des mouvements de populations ont jeté des dizaines de familles sur les routes de l’exode, perturbant gravement la fin de l’année scolaire. Le constat d’échec s’est chiffré lors des examens ; sur 84 candidats régulièrement inscrits auprès de l’Académie de Kidal, seuls 28 ont réussi à rejoindre les centres d’examen délocalisés à Gao et dans d’autres localités sécurisées. Pour les deux tiers restants, l’année blanche semblait inévitable.   Cette session spéciale de trois jours s’adresse exclusivement aux candidats de Kidal déclarés absents en juin. Elle intervient après une plaidoirie des organisations de la société civile, ainsi que la Fédération nationale de l’éducation, des sports, des arts, de la recherche et de la culture de Kidal, FENAREC-Kidal.   La Localisation, le recensement et sécurisation de l’ensemble des candidats éligibles restent néanmoins un défi à relever. En sauvant l’avenir de ces 64 élèves, les autorités maliennes envoient un signal fort ; celui du maintien du lien institutionnel et éducatif avec la jeunesse de Kidal, malgré les vents contraires de la crise sécuritaire. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le jeudi 27 août 2026, les hommes du Commissaire Mariam Pinda Diabaté de l’Office Central des Stupéfiants ont démantelé un réseau de trafic de drogue à Bamako Rive Gauche. Cette opération coup de poing a permis l’interpellation de deux suspects et la saisie spectaculaire de 20 700 comprimés de Tramadol dissimulés dans des cartons de boissons, visant à protéger la jeunesse malienne des ravages des produits psychotropes.*   Tout a commencé lors d’une patrouille ciblée dans le quartier de Djikoroni Para. Les enquêteurs de l’antenne OCS de Bamako Rive Gauche interceptent un premier suspect, identifié sous les initiales de M.S. Lors de sa fouille, les agents découvrent sept paquets de Tramadol 250 mg dissimulés sur lui.   Loin de s’arrêter à cette simple saisie de routine, le flair des hommes du Commissaire de Police Mariam Pinda Diabaté pousse à aller plus loin. L’interrogatoire serré du suspect va rapidement porter ses fruits et faire basculer l’opération dans une tout autre dimension.   Grâce aux révélations de M.S, les limiers de l’OCS remontent la piste jusqu’à un second individu, le dénommé N.B, alias « Laye ». C’est lui qui détenait le cœur de la marchandise illicite.   Pour tromper la vigilance des forces de l’ordre, les trafiquants avaient mis au point un stratagème bien rodé : cacher la drogue au milieu de marchandises ordinaires. C’est finalement à bord d’un bus de transport en commun que les enquêteurs découvrent le pot aux roses. Des dizaines de plaquettes de Tramadol étaient minutieusement dissimulées à l’intérieur de cartons de boissons.   Le décompte final de cette saisie record rend étourdi tel une overdose et témoigne de l’ampleur du trafic ; 207 paquets de grande capacité soit 2 070 plaquettes prêtes à la revente. C’est donc un total impressionnant de 20 700 comprimés de Tramadol 250 mg retirés du marché noir.   Pour rappel, le Tramadol à un tel dosage (250 mg) est un puissant antalgique détourné par les réseaux criminels comme drogue de substitution. Ses effets destructeurs sur la santé mentale et physique des consommateurs constituent un fléau majeur pour la santé publique.   Par ce coup d’éclat, l’Office Central des Stupéfiants réaffirme sa détermination absolue à asphyxier les réseaux de distribution de produits psychotropes. Une victoire cruciale pour la sécurité de la capitale et, surtout, pour la protection de la jeunesse bamakoise, cible principale de ces marchands de mort. Stephan MOMO (Stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 28 août 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat.   Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a :   – adopté des projets de texte ;   – et entendu des communications.   AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES   1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les modalités de participation de l’Etat au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A.   Suite à l’attribution à la Société TOUBANI RESOURCES MALI-SARL, d’un permis d’exploitation d’or et des substances minérales du groupe 2, la Société MINES DE KOBADA-S.A. a été créée pour l’exploitation du gisement aurifère de Kobada, dans le Cercle de Kangaba, Région de Koulikoro.   Pour une meilleure intégration du secteur minier à l’économie nationale, le Gouvernement a entrepris des réformes importantes qui ont abouti à l’adoption d’un Code minier et d’une loi relative au Contenu local en 2023.   Dans le cadre de la mise en œuvre de ces réformes, les négociations menées avec les Sociétés TOUBANI RESOURCES MALI-SARL et MINES DE KOBADA-S.A. ont abouti à la signature d’un Protocole d’accord fixant les conditions de poursuite du projet minier de Kobada dans le respect des exigences du nouveau cadre légal.   Conformément audit Protocole d’accord et aux dispositions du Code minier de 2023, la participation de l’Etat et des investisseurs nationaux au capital social de la Société MINES DE KOBADA-S.A. est fixée à 35% et composée : – d’une participation gratuite et non diluable de 10% ; – d’une participation supplémentaire en numéraire de 20% ; – d’une participation de 5% réservée aux investisseurs nationaux.   Le projet de décret, adopté, fixe les modalités de cette participation et confie sa gestion à la Société du Patrimoine minier du Mali.   2. Sur le rapport du ministre de la Santé et du Développement social, le Conseil des Ministres a adopté :   a. un projet de décret déclarant Pupilles de la Nation ;   b. un projet de décret déclarant Pupilles de l’Etat.   La Loi n°2016-058 du 27 décembre 2016 institue les Pupilles de la Nation et les Pupilles de l’Etat en République du Mali afin d’assurer la protection des enfants pouvant prétendre à l’une de ces qualités.   En application des dispositions de cette loi, les projets de décret, adoptés, accordent le statut de Pupilles de la Nation à 247 enfants mineurs dont les pères ont été victimes d’attaques terroristes, d’embuscades ou d’explosions d’engins improvisés et celui de Pupilles de l’Etat à 13 enfants mineurs abandonnés sans substitut parental valable.   Ces enfants bénéficieront selon leur statut : – de la prise en charge des frais d’actes médicaux et de soins ; – de la prise en charge des frais scolaires et d’apprentissage ; – de l’octroi d’une bourse entière de l’enseignement supérieur ; – de l’adoption ou du placement, le cas échéant, en institution spécialisée.     3. Sur le rapport du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant modification du Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022 fixant l’organisation et les modalités de fonctionnement du Palais des Pionniers.   Le Palais des Pionniers est créé par la Loi n°2022-022 du 28 juin 2022 avec pour mission de promouvoir la formation, la recherche et les études dans le domaine de l’éducation pionnière. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2022-0401/PT-RM du 11 juillet 2022.   Dans son application, ce décret a révélé des insuffisances liées, entre autres, à la composition du Conseil d’Administration et au manque de précision de certaines attributions de la Direction générale.   Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances afin de renforcer la gouvernance et d’améliorer l’efficacité administrative du Palais des Pionniers.   4. Sur le rapport du ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la création, à l’organisation et aux modalités de fonctionnement du Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA.   Le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA a été créé par l’Ordonnance n°99-037/P-RM du 23 septembre 1999, modifiée, avec pour mission principale de contribuer à la promotion sociale et économique de la femme et à la lutte contre la déperdition scolaire féminine. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°99-342/P-RM du 02 novembre 1999, modifié.   Après plusieurs années d’application, ces textes ont révélé des insuffisances liées, entre autres, à l’inadéquation du cadre institutionnel au regard de l’évolution des missions et des activités du Centre.   Pour pallier ces insuffisances, les missions de vérification et l’étude réalisée sur le cadre législatif et règlementaire du Centre ont recommandé sa restructuration afin de renforcer la gouvernance et l’efficacité de sa gestion.   Les projets de texte, adoptés, créent, sous forme d’Etablissement public à Caractère scientifique et technologique, le Centre de Formation professionnelle AOUA KEITA avec pour mission d’assurer la formation professionnelle et le perfectionnement au profit des filles et des femmes non scolarisées ou déscolarisées.   AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS   1. Le ministre d’Etat, ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 5ème Edition de la Semaine nationale de la Réconciliation, prévue du 15 au 21 septembre 2026.   Cette 5ème Edition, placée sous le thème : « Education, culture et réconciliation : bâtir une citoyenneté résiliente pour une paix au sein de l’AES et de la sous-région », vise à valoriser l’éducation, la culture et la réconciliation comme des piliers indispensables à la construction d’une paix durable, à la préservation des valeurs positives de nos sociétés et au rétablissement de la confiance entre les communautés.   L’Edition 2026 sera marquée par des conférences-débats sur la Paix et la Réconciliation nationale, des activités artistiques, culturelles, éducatives et sportives, ainsi que des séances de don de sang. Elle enregistrera la participation du Burkina, du Niger et de la Guinée.   2. Le ministre des Mines a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion des ministres chargés de l’Energie, des Mines et du Pétrole de la Confédération des Etats du Sahel, tenue le 13 août 2026, à Ouagadougou au Burkina Faso.   Au cours de cette réunion, les ministres ont procédé à la signature de la Convention-cadre pour l’exploitation des ressources énergétiques et minières et du Mémorandum d’entente pour l’institution de la Semaine de l’Energie, des Mines et du Pétrole de l’AES.   Ils ont également adopté les cadres harmonisés des politiques énergétiques et minières des Etats de l’AES.   A l’issue de la réunion, les ministres ont décidé de confier au Burkina Faso l’organisation de la 1ère Edition de la Semaine de l’Energie, des Mines et du Pétrole.   3. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 1ère Edition de la Biennale sportive, tenue du 7 au 16 août 2026, à Bamako.   Cette 1ère Edition a réuni des délégations régionales et du District de Bamako, soit plus de 1 840 participants, autour de cinq disciplines sportives, à savoir le Football, le Basketball, le Volley-ball, le Handball et l’Athlétisme.   La Biennale sportive a également été marquée par des activités culturelles, éducatives et de promotion de la santé.   A l’issue des compétitions, le District de Bamako s’est classé 1er, suivi des Régions de Sikasso et de San.   4. Le ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a informé le Conseil des Ministres de l’organisation de la 2ème Edition du Salon international de l’Entrepreneuriat-AES, prévue du 18 au 21 novembre 2026, à Bamako.   Cette 2ème Edition, consacrée à la vulgarisation et à l’appropriation de la Stratégie nationale de l’Entrepreneuriat, permettra de consolider les acquis de la première édition en termes de partenariats et de renforcement du réseautage entre les acteurs de l’écosystème entrepreneurial.   Le Gouvernement entend ainsi contribuer au développement d’une véritable culture entrepreneuriale et multiplier les opportunités de création d’emplois, notamment en faveur des Femmes et des Jeunes.   5. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres de la rencontre des Femmes leaders du Sahel avec l’Envoyée spéciale de la Commission de l’Union africaine pour les Femmes, la Paix et la Sécurité, tenue du 26 au 28 août 2026, à Bamako.   Cette rencontre, qui avait pour thème : « Leadership des femmes pour la paix dans les régions frontalières des pays du Sahel et des pays côtiers », regroupe en plus de la Délégation de l’Union africaine, les représentantes des organisations des femmes du Burkina, du Mali, de la Mauritanie, du Niger, du Tchad, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Togo.   L’objectif de la rencontre était de contribuer au renforcement et à l’accélération de la mise en œuvre de l’Agenda « Femmes, Paix et Sécurité » au Mali à travers une mission de plaidoyer et de recherche visant à documenter les avancées, les défis et les besoins prioritaires.   Les activités ont porté sur des panels, des dialogues interactifs, des témoignages de femmes actrices de paix, des sessions thématiques, des travaux de groupes et des moments de plaidoyer auprès des Autorités et partenaires.   6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée.   Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies.   Bamako, le 28 août 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
L’histoire de Sékou Traoré illustre avec éloquence comment une activité modeste peut devenir, à force de courage, de persévérance et de vision, une véritable réussite entrepreneuriale. Parti de la livraison de café en poudre à moto dans plusieurs quartiers de la capitale, il est aujourd’hui promoteur de plusieurs cafétérias et grossiste dans le domaine du café à Bamako. Certaines réussites entrepreneuriales ne commencent ni dans un grand bureau ni avec d’importants capitaux. Elles prennent naissance dans la rue, au contact des clients, avec peu de moyens, mais beaucoup de détermination. Le parcours de Sékou Traoré s’inscrit en est la parfaite illustration. Il y a quelques années seulement, Sékou sillonnait les quartiers de Bamako à moto pour livrer du café en poudre à ses clients. Une activité simple en apparence, mais qui lui a permis de découvrir progressivement les réalités du marché, de tisser des relations avec les consommateurs et surtout de comprendre leurs attentes. De la moto à la cafétéria C’est autour des années 2020-2021 que son parcours prend une nouvelle tournure. Parmi les établissements auxquels il livrait régulièrement du café figurait une cafétéria située en face de la Maison de la Presse, à Médina Coura, en Commune II du district de Bamako. Sékou Traoré y voit progressivement une opportunité. Il décide de franchir une nouvelle étape en prenant en location l’établissement. De simple fournisseur, il devient alors gestionnaire, avant de devenir définitivement promoteur de ladite cafétéria. Mais Sékou ne se contente pas de reprendre le local. Il entreprend, au fil du temps, de le transformer. Aménagement, organisation, accueil et amélioration du cadre : le visage de l’établissement change progressivement pour devenir plus attrayant et plus convivial. La cafétéria finit par prendre une nouvelle dimension et devient « La Maison du Café », une enseigne qui gagne peu à peu en visibilité auprès des consommateurs. L’une des clés de la réussite de Sékou Traoré réside dans son rapport avec sa clientèle. Habitué à aller lui-même à la rencontre des consommateurs lorsqu’il était livreur, il a conservé cette culture de la proximité. Pour lui, chaque client compte. Le respect, l’écoute, la courtoisie et la qualité du service occupent une place centrale dans sa manière de travailler. Malgré son évolution professionnelle, Sékou reste attaché à cette simplicité qui a accompagné ses premiers pas dans le métier. Cette philosophie se reflète également dans le travail de ses serveuses. Courtoises, respectueuses et disponibles, elles participent à créer une atmosphère accueillante au sein de ses établissements. Dans un secteur où la concurrence est importante, la qualité de l’accueil devient ainsi un véritable avantage. Le client ne vient pas seulement consommer une tasse de café, il recherche également un cadre agréable et un service qui lui donne envie de revenir. À cette qualité de service s’ajoute celle du produit. Le café proposé par Sékou Traoré bénéficie d’une clientèle qui en apprécie la qualité. Le café, notamment celui provenant de Côte d’Ivoire, occupe une place importante dans son activité. À côté du café, les établissements proposent également différentes boissons et de l’eau, permettant de répondre à une clientèle diversifiée. Anticiper difficultés pour maintenir sa clientèle  Comme de nombreux entrepreneurs à Bamako, Sékou Traoré doit aussi composer avec certaines contraintes qui peuvent affecter le fonctionnement de son activité. Les coupures d’électricité figurent notamment parmi les difficultés susceptibles de perturber le service et le confort des clients. Plutôt que de subir cette situation, l’entrepreneur cherche des solutions. D’un groupe électrogène pour éviter que son activité soit interrompue, il a finalement opté pour l’installation de kits électriques pour assurer la continuité. Cette capacité à anticiper les difficultés et à rechercher des réponses adaptées traduit une autre caractéristique de son parcours, celle de la volonté de ne pas attendre que les problèmes disparaissent, mais de trouver les moyens de les surmonter. Une deuxième cafétéria à Faladié  Le succès enregistré avec le premier établissement encourage Sékou Traoré à poursuivre son expansion. Après avoir consolidé « La Maison du Café » située en face de la Maison de la Presse, il ouvre une autre cafétéria à Faladié, non loin du siège de l’UJA ( Union des jeunes aveugles). Cette nouvelle implantation marque une étape supplémentaire dans son développement. Elle lui permet d’élargir sa clientèle, mais également de créer de nouvelles opportunités de travail pour des jeunes, notamment des jeunes femmes employées dans ses établissements. Son ambition ne se limite donc plus à faire fonctionner une seule cafétéria. Sékou construit progressivement un véritable réseau autour du café. De la vente au détail au commerce de gros L’évolution de Sékou Traoré ne s’arrête pas à la gestion de ses cafétérias. Au fil des années, il développe également une activité de vente en gros de café en collaboration avec son frère en Côte d’Ivoire qui lui envoie des dizaines de tonnes. Pour accompagner cette nouvelle orientation, il dispose de magasins destinés au stockage de ses produits. Cette diversification lui permet de passer progressivement du statut de simple détaillant à celui d’acteur intervenant également dans la distribution. Au-delà de la vente en gros, Sekou vent des tasses jetables, des machines à café de qualité. Son expérience de terrain constitue ici un atout considérable. En ayant lui-même sillonné Bamako à moto pour livrer du café, Sékou a appris à connaître les besoins du marché, les attentes des clients et les réalités de la distribution. Ce qui lui permet aujourd’hui de mieux maîtriser plusieurs maillons de son activité, notamment l’approvisionnement, le stockage, la distribution et la vente. Une réussite bâtie étape par étape L’histoire de Sékou Traoré est avant tout celle d’un entrepreneur qui a accepté de commencer petit pour voir plus grand. En effet, il n’a pas attendu de disposer de moyens considérables pour se lancer. Sa première richesse était sa volonté de travailler. Sa moto est devenue son premier outil de travail. Ses livraisons lui ont permis de se constituer progressivement une clientèle et un réseau. Puis, lorsqu’une opportunité s’est présentée, il a su la saisir. Le parcours de Sékou Traoré peut aujourd’hui servir d’exemple à de nombreux jeunes qui souhaitent entreprendre. Son histoire montre qu’une petite activité peut constituer le point de départ d’un projet beaucoup plus ambitieux. Elle rappelle également que la réussite ne se construit pas en un jour, mais par le courage et la persévérance.   Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Comité syndical de la Centrale Sydicale des Travailleurs du Mali de la Bank of Africa Mali (BOA-Mali) a ouvert, ce jeudi 27 août 2026 une session de renforcement des capacités de ses membres. Cette session de trois jours vise à doter les membres du bureau d’outils nécessaires pour mieux défendre les droits des travailleurs et contribuer à la consolidation de la paix sociale au sein de l’institution bancaire. Placée sous le thème « Leadership syndical, droit du travail et dynamisation organisationnelle : comment consolider et renforcer l’action du Comité syndical CSTM de la BOA-Mali ? », la session réunit les membres du Bureau syndical autour de plusieurs thématiques liées au droit du travail, au leadership, à la négociation collective et au dialogue social. À l’ouverture des travaux, le secrétaire général du Comité syndical de la BOA-Mali a insisté sur l’importance stratégique de cette initiative. Pour lui, le renforcement des capacités ne doit pas être considéré comme une simple activité de formation, mais comme « un investissement stratégique pour l’avenir » de l’organisation syndicale. Durant les trois jours, les participants vont se pencher sur plusieurs questions essentielles à l’exercice de leur mandat. Le programme prévoit notamment des sessions consacrées aux bases des relations de travail et du droit malien, au leadership et à la gouvernance syndicale, au dialogue social et à la négociation collective, aux prérogatives des représentants des travailleurs, à la santé et à la sécurité au travail, ainsi qu’aux techniques de communication syndicale. Pour le secrétaire général de la CSTM, la formation des structures syndicales de base constitue une condition essentielle à l’efficacité de l’action syndicale. Il estime qu’un syndicat ne peut défendre efficacement les intérêts des travailleurs sans une bonne maîtrise du droit du travail, des techniques de négociation et des mécanismes de prévention et de gestion des conflits. Il a également appelé les membres du Bureau syndical à faire de cette formation un véritable outil de transformation. L’objectif est qu’ils repartent avec non seulement de nouvelles connaissances, mais également une conscience renouvelée de leur mission et les moyens de l’exercer avec responsabilité et clairvoyance. Présidant la cérémonie d’ouverture au nom du ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, le Directeur national du Travail a salué la pertinence de l’initiative. Il a notamment souligné que le syndicat ne saurait être réduit à un simple instrument de revendication, mais doit également jouer un rôle d’acteur de régulation sociale, de partenaire du dialogue et de contributeur au développement de l’entreprise. Selon lui, un syndicat efficace doit être capable de connaître les textes, de maîtriser ses missions, de communiquer avec responsabilité, de négocier avec méthode et de proposer des solutions réalistes. La formation syndicale apparaît ainsi comme une nécessité et une exigence de responsabilité, notamment dans un contexte marqué par de profondes mutations du monde du travail et des exigences croissantes de performance dans le secteur bancaire. Le représentant du ministre a par ailleurs insisté sur l’importance du dialogue social comme instrument de régulation des relations professionnelles et de prévention des crises sociales. Il a encouragé les participants à traduire les connaissances acquises en actions concrètes au bénéfice des travailleurs et de l’entreprise. Coulibaly A Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Réduire la mortalité maternelle et néonatale au Mali : faire de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement une priorité de santé publique. L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (EAH) dans les maternités constitue un enjeu majeur de santé publique au Mali. Pourtant, de nombreuses femmes continuent d’accoucher dans des établissements ne disposant pas des services de base nécessaires pour garantir des soins sûrs et de qualité. Une urgence silencieuse Selon un rapport publié en mars 2026 par WaterAid intitulé « Naître sans eau : La crise dans nos salles d’accouchement », 90 % des maternités du Mali ne disposent pas d’installations sanitaires de base. Aussi, le rapport de l’état des lieux des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les établissements de santé du Mali, réalisé en 2024, met en évidence des insuffisances, y compris dans les structures assurant les accouchements. De manière globale, les résultats montrent que 83% des établissements de santé ne disposent pas de l’eau de qualité selon les normes OMS pour les soins ; 57% des établissement de santé (CSCom, CSRéf, Hôpitaux) ne disposent pas de douches destinées aux femmes accouchées. Ceci est encore plus critique dans les zones rurales. Cette situation expose les mères et les nouveau-nés à des infections graves, notamment la sepsis (septicémie) qui demeure l’une des principales causes de décès maternel et néonatal. L’absence d’eau courante, de dispositifs de lavage des mains, de toilettes fonctionnelles et d’environnements propres réduit considérablement l’efficacité des efforts engagés pour promouvoir les accouchements dans les établissements de santé et contribue à la méfiance des populations envers le système sanitaire. Pourquoi les décideurs doivent agir dès maintenant. Investir dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les maternités représente une solution simple, efficace et rentable. Ces services de base peuvent réduire d’au moins 50 % les infections maternelles liées à l’accouchement. Un investissement rentable Les analyses faites montrent également qu’un investissement annuel de 0,52 à 1,04 USD par habitant pourrait générer plus de 8,6 dollars de bénéfices sanitaires et économiques pour chaque dollar investi. Au-delà des bénéfices sanitaires, l’amélioration de l’approvisionnement des maternités en eau, hygiène et assainissement, contribuerait directement à l’atteinte de plusieurs priorités nationales et internationales : la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, la Couverture Sanitaire Universelle, et les Objectifs de Développement Durable relatifs à la santé, à l’accès à l’eau et à l’assainissement. Toutefois, le principal obstacle n’est pas technique, mais politique. Bien que des efforts ont été consentis par le gouvernement, en termes de politiques, de normes et d’investissement, l’eau, l’hygiène et l’assainissement restent encore une composante centrale à intégrer dans les stratégies de réduction de la mortalité maternelle et néonatale.  L’insuffisance de financement et de mécanismes de redevabilité limite la mise en œuvre des engagements existants. L’appel à l’action Face à cette urgence, le rapport invite les autorités à faire de l’amélioration de l’approvisionnement des maternités en eau, hygiène et assainissement une priorité nationale en l’intégrant explicitement dans les politiques de santé, en y allouant des budgets spécifiques et traçables. Il appelle également à renforcer la participation des femmes et du personnel de santé dans la gouvernance et le suivi des services. La lutte contre la mortalité maternelle et néonatale ne dépend pas uniquement des médicaments et du personnel soignant. Elle exige aussi des infrastructures de base. Investir dans l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les maternités, c’est sauver des vies. Correspondance particulière Boîte de commentaires Facebook [...]
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