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Le secteur minier et énergétique malien entre dans une ère nouvelle. En se dotant d’une École des Mines et du Pétrole, le pays franchit une étape stratégique majeure vers la souveraineté économique et la maîtrise nationale de ses ressources naturelles.

Face à l’insuffisance des structures de formation aux métiers des mines et du pétrole et à la faible prise en compte des différentes spécialités dans les offres de formation, il est apparu nécessaire de créer une structure dédiée à la formation des cadres des Mines et du Pétrole.

Ce mercredi 30 septembre 2026 les projets de texte adoptés, en conseil des ministres créent l’Ecole des Mines et du Pétrole avec pour mission d’assurer la formation initiale et continue des ressources humaines dans les domaines des Mines et du Pétrole.

Selon le rapport du ministre des Mines, présenté lors du conseil des ministres, il ressort que le Programme pour le Développement des Ressources minérales, créé par la Loi n°90-103/AN-RM du 11 octobre 1990, est l’organe d’exécution des travaux de la Direction nationale de la Géologie et des Mines. Son organisation, les modalités de son fonctionnement et son cadre organique sont fixés, respectivement par les Décrets n°02-584/P-RM du 20 décembre 2002 et n°03-044/P-RM du 05 février 2003.

Cependant l’application de ces textes a révélé des insuffisances liées, notamment au statut du Programme, à l’évolution du cadre institutionnel et juridique du secteur minier, aux procédures de mobilisation des ressources financières et à la non prise en compte des volets recherche pétrolière et gazière.

Pour corriger ces insuffisances, il est apparu nécessaire d’ériger le Programme pour le Développement des Ressources minérales en Etablissement public à caractère scientifique et technologique.

L’école ne se contentera pas d’un enseignement théorique ; elle ambitionne de devenir un pôle d’excellence sous-régional et les programmes pédagogiques sont conçus pour épouser les défis contemporains de l’industrie.

Au-delà de la simple transmission de savoirs, cette institution est pensée comme un véritable incubateur de développement. En professionnalisant la filière, le Mali espère accroître la valeur ajoutée locale de ses richesses du sous-sol, stimuler la recherche scientifique et encourager l’entrepreneuriat national dans les services miniers et énergétiques.

Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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