SOCIETE
Avec 2 836,707 milliards de FCFA recouvrés sur 2 739,697 milliards prévus, les recettes de l’État dépassent les objectifs initiaux, tandis que les dépenses affichent un taux d’exécution de 94,25 %. Le Mali affiche des recettes budgétaires supérieures aux prévisions au titre de l’exercice 2025. Réuni en Conseil des ministres, le gouvernement a adopté, sur le rapport du ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, un projet de loi portant règlement du Budget de l’État pour l’exercice 2025. Ce texte permet de dresser le bilan définitif de l’exécution budgétaire et de rendre compte de la gestion des finances publiques. Les chiffres sont révélateurs : sur une prévision de recettes de 2 739,697 milliards de FCFA, l’État a mobilisé 2 836,707 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 103,54 %. Cette performance représente un dépassement de 97,010 milliards de FCFA par rapport aux objectifs initiaux. Ce niveau de recouvrement traduit des recettes supérieures aux estimations inscrites dans la loi de finances pour 2025. Il constitue l’un des principaux enseignements du projet de loi de règlement adopté par le Conseil des ministres. Du côté des dépenses publiques, les prévisions s’établissaient à 3 279,886 milliards de FCFA. À la clôture de l’exercice, les dépenses exécutées atteignent 3 091,253 milliards de FCFA, correspondant à un taux d’exécution de 94,25 %. L’écart entre les crédits prévus et les dépenses exécutées s’élève ainsi à 188,633 milliards de FCFA. Ce montant correspond à la différence entre les prévisions budgétaires et leur niveau d’exécution, sans préjuger, à lui seul, des raisons de cet écart. La comparaison des recettes et des dépenses fait apparaître un écart arithmétique positif de 254,546 milliards de FCFA entre les recouvrements et les dépenses exécutées. Toutefois, ce différentiel ne saurait être assimilé automatiquement au solde budgétaire définitif, lequel doit être apprécié à la lumière des comptes et des états financiers de l’État. Au-delà des chiffres, le projet de loi de règlement constitue un instrument essentiel de contrôle et de transparence dans la gestion des finances publiques. Conformément au cadre légal régissant les lois de finances, il permet de constater les montants définitifs des recettes encaissées et des dépenses ordonnancées. Il prévoit également la régularisation éventuelle des ouvertures supplémentaires de crédits et des dépassements autorisés, l’annulation des crédits non consommés, ainsi que la présentation des comptes, des états financiers et des résultats des programmes de l’État. Son adoption par le Conseil des ministres ouvre la voie à la présentation du résultat de l’exécution du Budget 2025 devant le Conseil national de Transition (CNT), en vue de constater le règlement définitif de cet exercice. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Morcellements irréguliers, reconnaissances présumées frauduleuses de droits fonciers et gestion contestée de certaines recettes figurent parmi les griefs évoqués pour justifier cette décision. Le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako est dissous. La décision a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres de ce vendredi 23 octobre 2026, après que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le gouvernement de la situation de cette collectivité territoriale, marquée, selon les éléments présentés, par plusieurs dysfonctionnements administratifs et des violations présumées de la réglementation en vigueur. Au cœur des griefs figurent notamment des opérations irrégulières de morcellement et de reconnaissance de droits fonciers, la délivrance de notifications de terrain à usage d’habitation, ainsi que des irrégularités dans la gestion des baux ordinaires et emphytéotiques. La perception de primes sur les frais de célébration des mariages est également mentionnée parmi les faits relevés. Face à ces constats qualifiés de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée au Conseil communal. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des dispositions légales qui encadrent la suspension ou la dissolution des organes délibérants des collectivités territoriales. Le Code des collectivités territoriales invoqué La décision s’appuie sur la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des collectivités territoriales. Son article 8 prévoit la possibilité de suspendre ou de dissoudre un conseil communal, tout en disposant que celui-ci doit être préalablement admis à fournir des explications écrites, par l’intermédiaire du maire, au représentant de l’État dans le cercle. Pour les autorités, la dissolution vise à mettre fin aux dysfonctionnements constatés et à rétablir une gestion administrative conforme aux textes en vigueur. Elle est prononcée conformément à l’article 10 du même code, selon les informations communiquées au Conseil des ministres. Cette décision remet au premier plan les exigences de légalité, de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires publiques locales, particulièrement dans le domaine foncier, où les décisions administratives peuvent avoir des conséquences directes sur les droits des citoyens. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Une délégation du Réseau des Femmes Écrivaines du Mali et de la Diaspora (RFEMD) participe, depuis ce jeudi 22 octobre 2026, au 5ᵉ Salon du livre de Dakar, au Sénégal, à l’invitation de leurs consœurs sénégalaises. Cette présence est une aubaine pour promouvoir la littérature féminine africaine et à renforcer les liens culturels entre les deux pays. Dakar accueille les voix féminines de la littérature malienne. À l’occasion du 5ᵉ Salon du livre de Dakar, une délégation d’écrivaines du RFEMD a effectué le déplacement pour prendre part à ce rendez-vous littéraire placé sous le signe du partage, de la découverte et de la coopération culturelle. Cette participation constitue une occasion privilégiée pour les femmes de lettres maliennes et sénégalaises de se retrouver autour d’une passion commune : le livre. Au-delà de leur présence au salon, les écrivaines entendent renforcer les échanges d’expériences, promouvoir leurs œuvres et contribuer à une meilleure visibilité de la littérature féminine africaine. Les discussions et rencontres prévues offrent également un cadre de réflexion sur la place des femmes dans le monde littéraire, les difficultés rencontrées par les auteures africaines et les perspectives de collaboration entre les réseaux littéraires féminins. La délégation malienne est composée de Aicha Diarra, Safiatou Ba Dicko, Fatoumata Fathy Sidibé, Zeinah Haïdara, Mame Diarra Diop, Salimata Togora, Fatoumata B. Sangaré, Nana Kadidia N’Diaye, Fatoumata Tako Diallo et Djeneba Togora. À travers cette initiative, le RFEMD réaffirme son engagement en faveur de la promotion du livre, de la circulation des œuvres et de la valorisation du talent des femmes écrivaines, au Mali comme dans la diaspora. Cette rencontre entre écrivaines maliennes et sénégalaises témoigne de la vitalité de la littérature féminine africaine. Elle ouvre également des perspectives de coopération durable entre les deux pays, où le livre demeure un puissant vecteur de transmission de la mémoire, de dialogue entre les peuples et de valorisation du patrimoine culturel africain. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
La reconnaissance du mérite est une vertu cardinale essentielle à la promotion de l’excellence pour un développement humain durable. Valoriser les meilleurs de nos concitoyens au plan des compétences intellectuelles et professionnelles pour bâtir sereinement l’édifice commun et atteindre le renouveau tant prôné est un idéal dans le contexte du Mali coura. Guidés par cette conviction nous amène à porter certains de nos compatriotes sous les feux des projecteurs afin que leurs personnalités et leurs bonnes actions puissent en inspirer d’autres et notamment servir de repère à la nouvelle génération pour la marche vers l’émergence. Ainsi, c’est dans cette optique que nous présentons aujourd’hui Me Bamassa SISSOKO, actuel Président de la Cour Suprême de la République du Mali. Le magistrat de classe exceptionnelle Bamassa Sissoko a été porté à la tête de la Cour suprême du Mali, la plus haute juridiction du pays. Cette nomination consacre le parcours d’un grand serviteur de l’État, reconnu pour sa rigueur doctrinale, son intégrité morale et sa riche expérience au sein de l’appareil judiciaire malien. I. Origines et Racines Natif du cercle de Kéniéba (plus précisément de Sitakili Linguekoto), dans la région de Kayes, Bamassa SISSOKO demeure profondément attaché aux valeurs sociétales de dignité, de travail et de justice héritées de sa terre natale. Cet ancrage culturel a forgé le caractère d’un homme de devoir, discret et rigoureux. II. Cursus Universitaire Pur produit de l’excellence académique, il a consolidé sa formation juridique initiale avant de franchir avec succès le concours de la magistrature. Diplôme de Maîtrise en Droit (1994) : Obtenu à la prestigieuse École Nationale d’Administration (ENA) de Bamako (option Sciences Juridiques). Diplôme de Master en Droit Privé (1995) : Obtenu à l’Université de Strasbourg (France), venant affermir sa maîtrise des techniques d’analyse et du contentieux approfondi. Master de spécialisation en droit privé fondamental et un diplôme en cour constitutionnelle : obtenus à la Faculté de Droit de l’université Robert Schuman de Strasbourg (2013-2015). III. Parcours Professionnel et Expérience Judiciaire. Admis au concours national en 1995, Bamassa SISSOKO a gravi méthodiquement tous les échelons de la hiérarchie judiciaire, alternant les fonctions au Siège et les hautes responsabilités institutionnelles. Premières armes au siège : Il débute sa carrière sur le terrain à Kita (1995–1999), avant d’exercer avec distinction comme Juge d’instruction à Koutiala de 2000 à 2006. Le virage de Yélimané (2006) : En 2006, à l’issue de sa mission à Koutiala, il est affecté à la tête du Tribunal de Paix à Compétence Étendue (JPCE) de Yélimané, une fonction exigeante qui fortifie son expérience managériale des juridictions. Ascension institutionnelle : Déjà nommé membre du Conseil supérieur de la magistrature par décret en 2004, il accède plus tard à la Cour suprême en qualité de Conseiller à la Section judiciaire. Admission à la Cour Constitutionnelle (2015) : Désigné par le Président de l’Assemblée nationale, il prête serment le 5 mars 2015. À seulement 47 ans, l’histoire des institutions retient qu’il devient alors l’un des plus jeunes sages à siéger au sein de la haute juridiction constitutionnelle du Mali, poste dont il démissionnera avec dignité en 2020. Gestion des dossiers sensibles : Magistrat courageux et respecté, il s’est particulièrement illustré en présidant avec sérénité et impartialité la session spéciale de la Cour d’assises chargée de juger les dossiers complexes dits « de l’avion présidentiel et des équipements militaires ». Distinction et Consécration : Promu au sommet de la hiérarchie des corps au grade de Magistrat de classe exceptionnelle en 2024, il est décoré au grade d’Officier de l’Ordre National du Mali en septembre 2025, avant de se voir officiellement confier la présidence de la Cour Suprême en octobre 2026. IV. Qualités Humaines et Sociales Au-delà de ses compétences techniques avérées, Me Bamassa SISSOKO est unanimement admiré par ses pairs et les justiciables pour ses hautes vertus morales : Une probité infaillible : Il incarne l’idéal d’une justice impartiale, imperméable aux influences et strictement adossée à la règle de droit. Humilité et sens de l’écoute : D’un commerce agréable mais ferme sur les principes, il sait allier l’autorité légitime du juge à une profonde dimension humaine. Discrétion et sens de l’État : Homme de réserve, il incarne à suffisance le profil du haut magistrat dont la parole est vénérée, mesurée et exclusivement dédiée au triomphe de la vérité juridique. Ce parcours assez exceptionnel qui force respect et admiration est salutaire au service de la justice en faveur des justiciables pour le bonheur des maliens. Par conséquent, ce choix qui répond à la réalisation d’un des voeux si chers aux maliens dont « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut » est à inscrire à l’actif de la dynamique enclenchée par les plus hautes autorités de la Transition. Bon vent au nouveau Président de la Cour Suprême à qui nous souhaitons de relever tous les challenges dans ses nouvelles fonctions. Dr Moussa BATHILY, ressortissant de kéniéba, chercheur et analyste des politiques publiques au sahel. Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 23 octobre 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a adopté des projets de texte ;  procédé à des nominations et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre d’Etat, ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant Règlement du Budget de l’Etat pour l’exercice 2025. La loi de règlement d’un exercice budgétaire, conformément aux dispositions de la loi cadre relative aux Lois de Finances, constate le montant définitif des encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses. A ce titre, elle : – ratifie, le cas échéant, les ouvertures supplémentaires de crédits décidées par décret d’avances depuis la dernière loi de finances ; – régularise les dépassements de crédits constatés, résultant de circonstances de force majeure ou des reports de crédits et procède à l’annulation des crédits non consommés ; – rend compte de la gestion de la trésorerie de l’Etat et de l’application du tableau de financement de l’Etat ; – arrête les comptes et les états financiers de l’Etat et affecte les résultats de l’année ; – rend compte de la gestion et des résultats des programmes. Au terme de l’exécution de la loi de finances pour l’exercice 2025, la situation se présente comme suit : – sur une prévision de recettes de 2 739,697 milliards de F CFA, les recouvrements s’élèvent à 2 836,707 milliards de F CFA, soit un taux de réalisation de 103,54% ; – pour ce qui concerne les dépenses, pour une prévision de 3 279,886 milliards de F CFA, l’exécution se situe à 3 091,253 milliards de F CFA, soit un taux d’exécution de 94,25%. Le projet de loi, adopté, permet de rendre compte au Conseil National de Transition, du résultat de l’exécution du Budget de l’Etat, Exercice 2025 et de constater son règlement définitif. 2. Sur le rapport du ministre délégué auprès du ministre de la Défense et des anciens Combattants, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi portant modification de l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 portant création de la Direction des Ressources humaines des Armées. La Direction des Ressources humaines des Armées est créée par l’Ordonnance n°2017-035/P-RM du 27 septembre 2017 avec pour mission d’élaborer les éléments de la politique nationale de gestion et de développement des Ressources humaines et de s’assurer de sa mise en œuvre par les Etats-Majors et les Directions de Service Armées. Son organisation et les modalités de son fonctionnement sont fixées par le Décret n°2017-0883/P-RM du 06 novembre 2017. Le Système de gestion des Ressources humaines au sein des Forces Armées a révélé des insuffisances liées à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et aux réformes envisagées dans le cadre de la modernisation de notre outil de défense. Pour la mise en œuvre de ces réformes, il apparait nécessaire de disposer d’une chaine organique de gestion des Ressources humaines capable d’assurer le recrutement, l’administration et la gestion de son personnel. Le projet de loi, adopté, érige la Direction des Ressources humaines des Armées en service formant corps afin d’adapter ses missions à sa nouvelle architecture au sein des Forces Armées. 3. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté : a. un projet de décret portant affectation, au Ministère de l’Energie et de l’Eau, de la parcelle de terrain objet du Titre foncier n°15948 du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso. La parcelle de terrain, d’une superficie de 211 hectares 93 ares 22 centiares du Cercle de Sikasso, sise à Gongasso, Commune rurale de Gongasso est destinée à la construction d’une Centrale solaire photovoltaïque de 100 mégawatts-crêtes avec 100 mégawatts-heures de stockage et son raccordement au réseau interconnecté. La réalisation de cette centrale solaire vise à contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations et à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. b. un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de l’Aménagement du Territoire, de l’Urbanisme et de la Construction. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2018-0659/P-RM du 08 août 2018 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière d’Urbanisme et de Construction. Le projet de décret, adopté, réorganise l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population doivent leur apporter. c. un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement du parc agro-industriel, sis à Bancoumana, Commune rurale de Bancoumana, Cercle de Siby. Les travaux d’aménagement du site du parc agro-industriel empiètent sur des propriétés privées qu’il convient d’exproprier pour cause d’utilité publique. La réalisation de ce projet, destiné à accueillir des unités de transformation agro-industrielle, des plateformes logistiques, des infrastructures de recherche et de formation contribuera, notamment à : – réduire des pertes post-récolte et à améliorer la conservation des produits agricoles ; – créer des emplois durables, notamment pour les jeunes et les femmes ; – renforcer la compétitivité des filières agricoles nationales ; – attirer les investissements privés dans le secteur de l’Agro-industrie.   4. Sur le rapport du ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales dans le domaine de la Culture. La suppression de la Collectivité territoriale Cercle est consécutive à l’adoption de la Loi n°2023-002 du 13 mars 2023 portant modification de la Loi n°2012-006 du 23 janvier 2012 portant principes fondamentaux de l’organisation administrative du Territoire. Cette suppression a rendu nécessaire la relecture du Décret n°2016-0951/P-RM du 20 décembre 2016 fixant le détail des compétences transférées de l’Etat aux Collectivités territoriales en matière de Culture. Le projet de décret, adopté, réorganise l’exercice des compétences transférées aux Collectivités territoriales Commune, Région et District de Bamako et précise l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du Ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme doivent leur apporter. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES – Conseiller technique : Monsieur Chiaka TANOU, Inspecteur des Douanes. – Chargé de mission : Madame Hawa LY, Spécialiste en Communication. – Inspecteurs à l’Inspection des Finances : Monsieur Moctar FOFANA, Inspecteur des Finances ; Madame Salimatou TRAORE, Planificateur ; Monsieur Zoumana SANGARE, Inspecteur des Finances ; Monsieur Abdoul-Malick MAIGA, Inspecteur des Services économiques. AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Secrétaire Agent Comptable auprès de l’Ambassade du Mali à Libreville (Gabon) : Madame Mariam COULIBALY, Contrôleur du Trésor. – Secrétaire Agent Comptable auprès du Consulat général du Mali à Djeddah (Arabie Saoudite) : Madame Fatouma CISSE, Contrôleur des Finances. – Secrétaire Agent Comptable auprès du Consulat général du Mali à Lyon (France) : Monsieur Nouman DOUMBIA, Inspecteur du Trésor. AU TITRE DU MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE – Conseiller technique : Madame Fatoumata SYLLA, Enseignant-chercheur. – Chargé de mission : Madame Soumaou HAIDARA, Journaliste. AU TITRE DU MINISTERE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE – Directeur général du Centre d’Accueil et de Placement familial : Monsieur Dazaly COULIBALY, Professeur de l’Enseignement secondaire. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Sur le rapport du ministre de l’Industrie et du Commerce, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie de consommation des produits locaux du Mali. Le Gouvernement a décidé, conformément aux recommandations des Assises nationales de la Refondation, d’élaborer la Stratégie de consommation des produits locaux en vue de bâtir un secteur privé compétitif et de faire du « consommer local » un véritable levier pour le développement des entreprises industrielles. Cette stratégie, qui a pour objectif de promouvoir la production, la transformation, la commercialisation et la consommation des produits locaux sur le plan national, est articulée autour de 4 axes stratégiques, à savoir : – le renforcement des capacités des acteurs et l’amélioration de la productivité des entreprises locales ; – l’amélioration de la qualité, la promotion des produits locaux et de la consommation locale ; – le renforcement du cadre réglementaire, institutionnel et organisationnel favorisant la consommation locale ; – le suivi-évaluation de la mise en œuvre de la stratégie et des mesures d’accompagnement. La mise en œuvre de cette stratégie, qui s’inscrit dans le cadre de « Mali Kura ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma » et de la Stratégie nationale pour l’Emergence et le Développement durable 2024-2033, contribuera à l’accroissement des productions agricoles, animales et halieutiques et au développement industriel des secteurs à forte valeur ajoutée. 2. Le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a informé le Conseil des Ministres de la dissolution du Conseil communal de la Commune I du District de Bamako. La dissolution du Conseil communal est prévue par la Loi n°2023-004 du 13 mars 2023 portant Code des Collectivités territoriales. Aux termes de l’article 8 de ladite loi, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…. ». Aux termes de l’article 8 de la loi susvisée, « le Conseil communal peut être suspendu ou dissous. Dans tous les cas, le Conseil communal est admis préalablement à fournir des explications écrites, par l’entremise du Maire, au Représentant de l’Etat dans le Cercle…. ». Le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako se caractérise depuis un certain temps par des dysfonctionnements et des violations de la loi, notamment les opérations irrégulières de morcellement ou de reconnaissance frauduleuse de droits fonciers, la délivrance de « notifications de terrain à usage d’habitation », la gestion irrégulière des baux ordinaires et emphytéotiques et la perception de primes sur les frais de célébration de mariages. Face à ces constats de fautes graves de gestion administrative, une demande d’explication a été adressée audit Conseil communal. A l’effet de mettre fin aux dérives constatées, le Conseil communal de la Commune I du District de Bamako est dissout conformément aux dispositions de l’article 10 du Code des Collectivités territoriales. 3. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la réunion du Comité ministériel de pilotage de l’AES, le 16 octobre 2026, à Ouagadougou au Burkina, et à la 1ère Session ministérielle du dialogue AES/CEDEAO, le 17 octobre 2026, à Dakar au Sénégal. Au cours de cette réunion, précédée des travaux de la Task-force confédérale, le Comité ministériel de pilotage a adopté entre autres : – le projet d’Accord-cadre de coopération entre l’AES et la CEDEAO ; – la feuille de route confédérale du processus de négociation AES-CEDEAO ; – le projet de décision fixant le mandat du Comité de pilotage, de la Task-force et des groupes pluridisciplinaires. Les travaux de la 1ère Session ministérielle du dialogue entre l’AES et la CEDEAO, ont été marqués par la volonté des deux parties d’engager les négociations avec comme finalité la prise en compte des intérêts des populations, à travers la préservation des acquis positifs de l’intégration. Les échanges ont permis de dégager une convergence de vues sur plusieurs principes fondateurs et domaines prioritaires. En marge des travaux, les ministres de l’AES ont rencontré les ressortissants des pays membres résidant au Sénégal. 4. Le ministre de l’Energie et de l’Eau a informé le Conseil des Ministres de la tenue de la 8ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta, du 12 au 16 octobre 2026, à Bamako. Les travaux de cette 8ème Session, précédés de ceux du Comité technique des experts, ont réuni les représentants des six Etats membres sur la situation institutionnelle, administrative et financière de l’Autorité et l’amélioration de sa gouvernance ainsi que le suivi de ses projets prioritaires. A l’issue de la session, le Conseil des Ministres a adopté plusieurs résolutions relatives, notamment, à la relecture des textes fondamentaux de l’Autorité du Bassin de la Volta, à l’approbation des Budgets des exercices 2026 et 2027, à l’apurement des dettes, à la mobilisation des ressources financières et à l’amélioration de la gestion des Ressources humaines. A la fin des travaux, le Mali a été désigné pour assurer la présidence du Conseil des Ministres de l’Autorité du Bassin de la Volta pour un mandat de 2 ans. 5. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 5ème Edition de l’Africa Sports Expo, du 8 au 11 octobre 2026, tenue à Casablanca au Royaume du Maroc. Cette 5ème Edition, dont le Mali était le pays invité d’honneur, a été l’occasion pour le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne de rappeler les actions entreprises par le Gouvernement de la Transition pour le développement du sport à travers la professionnalisation du secteur, la modernisation des infrastructures et l’ouverture du Mali aux partenariats et aux investissements. L’attribution du label d’honneur au Mali au cours de cette édition témoigne de l’excellence de la coopération et des relations entre nos 2 pays. 6. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays, marquée notamment par une augmentation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 23 octobre 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Après plus de deux ans d’un gel budgétaire éprouvant pour les rédactions sénégalaises, le pouvoir central franchit un pas décisif vers la normalisation de ses relations économiques avec les médias privés. Dans une correspondance officielle datée du 19 octobre 2026, rendue publique le 21 octobre, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lô a émis un avis favorable à la levée de la suspension des conventions et contrats publicitaires de l’État. Cette décision répond à une sollicitation formelle portée par le ministre de la Communication et des Relations avec les institutions, le Dr Bacary Sarr. Elle marque un tournant après une longue phase de rupture ; en juillet 2024, les autorités avaient gelé unilatéralement l’ensemble des conventions publicitaires entre les entités publiques et les médias privés. Justifiée alors par la rationalisation des deniers publics et des contrôles fiscaux accrus, cette mesure avait asphyxié le secteur, provoquant notamment l’inédite « Journée sans presse » du 13 août 2024. Pour autant, cette relance ne signera pas un retour au statu quo. La Primature impose l’instauration d’un « cadre rénové, transparent et équitable ». À cet effet, un comité ad hoc interministériel a été constitué sous la tutelle de la Primature. Réunissant des représentants de la présidence, des ministères des Finances et du Numérique, des médias publics (Le Soleil, la RTS) et trois délégués de la presse privée, il est chargé d’établir les nouveaux critères d’attribution des fonds publics. Désormais, l’octroi des contrats dépendra de la conformité stricte au Code de la presse, de l’audience certifiée, de la couverture territoriale et de la viabilité des organes. Les conclusions de ce comité technique sont attendues au plus tard le 30 octobre 2026 pour validation définitive. Si les montants alloués restent à préciser, cette ouverture offre une bouffée d’oxygène vitale pour préserver la viabilité économique et le pluralisme démocratique du paysage médiatique national. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Pour financer son développement économique et faire face à ses priorités régaliennes, l’État malien s’apprête à solliciter massivement les marchés financiers. Selon la Stratégie d’endettement public à moyen terme (SDMT 2027-2029), officialisée en octobre 2026 par le ministère de l’Économie et des Finances, le pays prévoit de mobiliser près de 6 370 milliards de FCFA (environ 9,7 milliards d’euros) d’emprunts sur trois ans. Cette feuille de route prévoit une hausse graduelle des levées de fonds ; 1 858,5 milliards de FCFA en 2027, 2 044,1 milliards en 2028, avant un pic à 2 467,2 milliards en 2029. Face aux besoins d’infrastructures sanitaires et aux dépenses sécuritaires qui ont récemment conduit le Conseil national de Transition à porter le budget 2026 à près de 4 000 milliards de FCFA, le Mali accélère sa quête de capitaux. Pour couvrir ces exigences, Bamako s’appuiera principalement sur le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), appelé à fournir plus de 95 % des ressources initiales. La stratégie met l’accent sur la limitation du risque de refinancement ; le Trésor public entend réduire le recours aux bons à court terme pour privilégier les obligations souveraines d’une maturité supérieure à cinq ans, tout en négociant des crédits concessionnels auprès de partenaires multilatéraux. À fin 2026, l’encours de la dette publique malienne est projeté à 7 447 milliards de FCFA, soit 38,8 % du PIB. Ce niveau préserve une marge de sécurité confortable en restant bien en deçà du plafond communautaire de 70 %. Si la dette intérieure domine le portefeuille (58,7 % de l’encours) à un coût moyen de 5,7 %, la composante extérieure, très concessionnelle, permet de maintenir le coût global de la dette à un taux modéré de 3,7 %. À travers ce programme triennal, les autorités maliennes cherchent à conjuguer souveraineté budgétaire, investissements structurants et soutenabilité de la dette à moyen terme. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Mali franchit une étape dans la reconquête de sa souveraineté mémorielle et de son identité culturelle. Le jeudi 15 octobre 2026, les autorités maliennes ont officialisé le rapatriement imminent de 223 biens patrimoniaux d’une valeur inestimable, actuellement conservés sur le sol allemand. Cette annonce consacre plusieurs mois de travail diplomatique discret et marque une victoire majeure pour la sauvegarde du patrimoine national. Ces pièces proviennent de la prestigieuse collection privée de l’aristocrate bavarois Franz von Bayern (le duc François de Bavière), qui a formellement manifesté son intention de les céder aux institutions maliennes. Il s’agit en grande majorité d’objets archéologiques précieux (poteries, terres cuites et statuettes rituelles) issus pour l’essentiel du delta intérieur du Niger, notamment des terroirs historiques de Djenné et des falaises de Bandiagara en pays dogon. Pillés et exportés illicitement durant l’époque coloniale, ces vestiges avaient été arrachés à leur contexte spirituel d’origine pour rejoindre le marché occidental de l’art. La concrétisation de cette restitution a été présentée lors d’une conférence de presse au Centre international de conférences de Bamako (CICB) par le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Mamou Daffé. Une commission spéciale, instituée en juillet 2026 sous la conduite du Dr Daouda Keïta, directeur du Musée national du Mali, supervise l’opération. Dès le mois de novembre 2026, des séances techniques avec les mandataires du donateur permettront de régler les détails logistiques, juridiques et sécuritaires du convoiement aérien. Ce dénouement s’inscrit au sein d’une stratégie nationale plus large ; les autorités ont déjà identifié environ 1 600 œuvres maliennes retenues à l’étranger. Alors que l’Afrique de l’Ouest intensifie ses démarches de réappropriation patrimoniale, l’arrivée de ces 223 créations coïncidera avec la réhabilitation et la modernisation du Musée national de Bamako, où elles seront enfin exposées aux yeux du public malien. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à l’arrivée des premières vagues de froid en Turquie, la précarité extrême pousse parfois à des stratégies judiciaires désespérées. À Alanya, une station balnéaire de la province d’Antalya, un homme sans domicile fixe de 66 ans, identifié sous les initiales R.K., a trouvé une méthode radicale pour s’assurer un toit et des repas réguliers pour l’hiver ; se faire volontairement incarcérer en insultant le chef de l’État, Recep Tayyip Erdoğan. Les faits, rapportés initialement par le quotidien d’opposition Sözcü le 16 octobre, révèlent la détresse absolue de ce citoyen. Sans emploi, sans ressources et incapable de trouver une place dans des structures d’accueil saturées, R.K. a planifié son arrestation. En Turquie, l’article 299 du code pénal punit sévèrement le délit d’« offense au président de la République », une infraction passible de un à quatre ans de prison ferme. Connaissant la sévérité de cette loi, habituellement redoutée par les opposants politiques, le sexagénaire a décidé de la tourner à son avantage. L’accès à la prison n’a pourtant pas été immédiat. L’homme a dû s’y reprendre à quatre reprises avant que les forces de l’ordre ne consentent enfin à l’arrêter. Face aux agents, il a proféré des injures explicites à l’encontre du président jusqu’à ce que la procédure judiciaire soit inévitablement enclenchée. Lors de son audition devant le procureur, le vieil homme a immédiatement avoué la dimension purement utilitaire de son acte, sans exprimer le moindre regret. « Je n’ai nulle part où aller. Je n’ai pas de maison, pas d’argent. La prison est ma seule chance de survie pour avoir un lit, du chauffage et de quoi manger », a-t-il expliqué aux autorités. Cette affaire met en lumière la crise économique persistante qui frappe de plein fouet la population turque, transformant un arsenal législatif ultra-répressif en un ultime et paradoxal filet de sécurité pour les plus démunis. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 22 octobre 2026, l’Ambassadeur Moustapha Traoré, Secrétaire Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, a reçu en audience Monsieur Nourou Macki Tall, venu lui présenter sa lettre d’accréditation en qualité de nouveau Représentant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO). Au-delà de l’incontournable rituel protocolaire, cette démarche diplomatique marque une étape stratégique pour recalibrer l’action onusienne sur les ambitions d’autosuffisance alimentaire poursuivies par les plus hautes autorités maliennes. L’événement diplomatique survenu ce 22 octobre 2026 s’inscrit dans une conjoncture régionale particulièrement complexe. Confronté aux chocs climatiques récurrents (entre sécheresses sévères et inondations dévastatrices) ainsi qu’aux perturbations sécuritaires des circuits agropastoraux, le Mali a érigé la sécurité vivrière au rang de priorité souveraine. Pour l’administration malienne, l’enjeu ne réside plus dans une simple gestion humanitaire des crises, mais bien dans une transformation structurelle capable de rompre durablement avec la dépendance extérieure. Dans ce cadre, les échanges conduits par l’Ambassadeur Moustapha Traoré ont mis en relief la doctrine claire de la diplomatie nationale ; chaque appui international doit s’aligner de manière scrupuleuse sur les priorités souveraines de l’État. Le Mali exige une coopération axée sur des résultats palpables, ciblant prioritairement la modernisation des techniques de production, l’essor des filières céréalières locales et le renforcement des capacités des petits exploitants familiaux. Pour Monsieur Nourou Macki Tall, ce mandat s’ouvre sous le signe de l’efficacité opérationnelle. Le nouveau chef de la FAO au Mali aura la responsabilité de mobiliser les instruments techniques et les financements environnementaux au service des réalités endogènes. Parmi les défis immédiats figurent la préservation des écosystèmes pastoraux, le transfert de technologies agricoles et l’intégration socio-économique durable des femmes et des jeunes ruraux. Cette audience confirme ainsi l’avènement d’une diplomatie partenariale particulièrement exigeante. Entre la ferme volonté de souveraineté affirmée par l’État du Mali et l’expertise technique de l’agence onusienne, le partenariat entre le Mali et la FAO s’oriente résolument vers des actions d’impact à haute valeur ajoutée, indispensables pour consolider la paix sociale, la résilience communautaire et l’autonomie économique nationale. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’appareil judiciaire serre la vis autour d’Adama Sangaré. Le jeudi 22 octobre 2026, le procureur de la chambre criminelle du Pôle national économique et financier (PNEF) a formellement requis une peine de 15 ans de prison ferme contre l’ancien maire emblématique du District de Bamako, jugé dans une vaste affaire de spéculation et de malversations foncières. Placé sous mandat de dépôt en septembre 2023, l’ex-édile de la capitale comparaît depuis le 12 octobre 2026 aux côtés de huit coaccusés, parmi lesquels figurent d’anciens sous-préfets et un géomètre. Les charges retenues par le ministère public sont particulièrement lourdes ; faux et usage de faux, atteinte aux biens publics et détournement de deniers publics. Au cœur de cette procédure judiciaire d’envergure se trouve le morcellement illégal et l’attribution contestée de près de 3 500 parcelles situées dans l’emprise de l’aéroport international de Bamako-Sénou. Selon les éléments de l’instruction, ces cessions irrégulières, effectuées principalement entre 2016 et 2018 sur un domaine pourtant classé au patrimoine public de l’État depuis 1999, ont généré un préjudice financier provisoire évalué à plus de 483 millions de francs CFA pour les caisses publiques. À la barre, Adama Sangaré a catégoriquement rejeté l’ensemble des chefs d’inculpation. Lors de son audition le 13 octobre 2026, il a affirmé que les registres municipaux ne mentionnaient pas l’appartenance de ces terres à l’emprise aéroportuaire. L’ancien magistrat communal s’est également défendu en invoquant des consignes directes sous la présidence de feu Ibrahim Boubacar Keïta, expliquant que ces attributions visaient à loger des ressortissants et des représentants de groupes signataires des accords pour appuyer la paix au Nord. Après les réquisitions sévères du procureur, les avocats de la défense ont plaidé l’acquittement, insistant sur la bonne foi de leur client et l’absence d’infraction constituée. Le délibéré de la cour est attendu dans les tout prochains jours, scellant l’issue d’un procès perçu comme un signal fort dans la lutte contre l’impunité foncière au Mali. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’adoption des modifications apportées au Code des Personnes et de la Famille (CPF) ce jeudi 22 octobre 2026 marque un tournant institutionnel majeur. En actant le principe de la déchéance de nationalité, le Conseil National de Transition (CNT) introduit une disposition lourde de sens dans l’arsenal juridique national, redéfinissant les contours en cas d’allégeance à un autre État, de collaboration avec des organisations hostiles, sécessionnistes ou terroristes, ou d’actes de terrorisme Placée sous la présidence de l’honorable Malick Diaw, Président de l’institution, les membres du CNT ont ratifié l’Ordonnance n° 2026-021/PT-RM du 13 août 2026 modifiant la Loi n° 2011-087 du 3 décembre 2011, modifiée, portant Code des Personnes et de la Famille. Le projet de loi de ratification, initié par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, avait été adopté par le Conseil des Ministres le 17 juillet 2026. Examiné par la Commission des Lois constitutionnelles, de la Législation, de la Justice, des Droits de l’Homme et des Institutions de la République, ce texte permet à l’État de sanctionner tout Malien d’origine ou naturalisé qui agit contre les intérêts du Mali, notamment en cas d’allégeance à un autre État, de collaboration avec des organisations hostiles, sécessionnistes ou terroristes, ou d’actes de terrorisme. Il met en place les mécanismes juridiques nécessaires pour déchoir de la nationalité malienne les auteurs de tels actes. Avec cette adoption, le CNT offre aux autorités un instrument légal pour statuer sur le sort des individus dont les actes porteraient atteinte aux intérêts fondamentaux de l’État, à sa sécurité ou à sa cohésion sociale. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique globale de refondation institutionnelle et de reconquête de la souveraineté. Elle vise à ériger un rempart contre les actes de trahison, le terrorisme ou les atteintes graves à la sûreté de l’État, tout en réaffirmant que la citoyenneté n’est pas seulement un droit inné, mais implique également des devoirs imprescriptibles envers la nation. Alors que le texte s’apprête à être promulgué et appliqué, tous les regards se tournent désormais vers les décrets d’application et la jurisprudence future, qui détermineront la juste mesure entre fermeté républicaine et respect des droits fondamentaux. Signalons enfin que, le projet de loi a été adoptée à l’unanimité des membres présents, soit 119 voix. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est une étape marquante dans la dynamique de transparence et de redevabilité publique au Mali. Les rapports d’activité de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) pour la période allant de 2021 à 2024 ont été officiellement remis, ce jeudi 22 octobre 2026, dans la salle des Banquets du Palais de Koulouba au Président de la Transition, Chef de l’État, le Général d’Armée Assimi Goïta. La cérémonie s’est déroulée en présence du Premier ministre, le Général de Division Abdoulaye MAÏGA, du Président du Conseil national de Transition, des membres du Gouvernement et des présidents des Institutions. Cette remise tant attendue vient matérialiser l’engagement constant des autorités de la Transition en faveur de la bonne gouvernance et de l’assainissement de la gestion des deniers publics. Durant ces quatre années (2021-2024), l’OCLEI a mené des investigations minutieuses et un suivi rigoureux des déclarations de biens des assujettis. Ces différents rapports dressent un état des lieux exhaustif des actions menées par l’institution, des cas d’enrichissement illicite détectés, ainsi que des obstacles rencontrés dans l’exercice de ses missions régaliennes. En procédant à la présentation des rapports, le Président de l’OCLEI, Dr Modibo SACKO, a souligné que l’exercice 2021 avait consolidé les bases institutionnelles et opérationnelles de l’Office. Plus de 1 400 acteurs ont été sensibilisés, 968 déclarations de biens ont été contrôlées ,12 dossiers ont été transmis à la justice, ainsi qu’une étude cartographiant les techniques d’enrichissement illicite dans l’Administration publique a été réalisée. Pour ce qui concerne le rapport de 2024, on retient que L’Office a mené 21 activités de prévention, touchant 2 025 participants dont 761 femmes, examiné 48 dossiers, dont 13 ont été transmis à la justice, et renforcé sa coopération nationale et internationale. Dr Modibo SACKO a toutefois relevé la faible mise en œuvre des recommandations, ainsi que des défis persistants, notamment l’accès aux informations foncières et l’absence d’un siège, avant de solliciter l’appui des plus hautes autorités. Quant au Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, il a salué l’engagement de l’Office, qui œuvre « avec rigueur et persévérance dans un domaine aussi sensible que stratégique ». Ces rapports, a-t-il insisté, « ne sauraient être réduits à de simples formalités administratives ». Ils doivent constituer « un instrument de gouvernance, un outil d’évaluation de l’action publique et un miroir fidèle de notre capacité collective à lutter contre les dérives économiques et financières qui fragilisent l’État ». Le Président de la Transition a rappelé qu’« aucun État ne peut se construire durablement dans la corruption, dans l’enrichissement illicite et dans l’impunité ». Il a donc réaffirmé le choix de la Transition de rompre avec la prédation et la banalisation des détournements de deniers publics. Il a aussi appelé à renforcer l’autorité de l’État et la discipline républicaine. Dans un contexte national marqué par la refondation de l’État, la publication et l’exploitation de ces rapports constituent un signal fort adressé aux citoyens comme aux partenaires techniques et financiers. Le combat contre l’enrichissement illicite demeure l’un des piliers indispensables pour restaurer la confiance entre les gouvernants et les administrés, garantissant ainsi un usage optimal des ressources nationales au service du développement du Mali. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Au pays des « Hommes intègres », la redéfinition des modèles féminins est en marche. Après avoir mis un terme aux défilés de beauté sur toute l’étendue du territoire national, les autorités de transition ont inauguré une grande compétition académique réservée aux jeunes filles ; le concours d’excellence « Hakili Mousso ». La première étape de cette transformation s’est jouée le 8 juin 2026. Par décision officielle, le ministère burkinabè de la Culture a annoncé la suspension immédiate des concours de beauté, de Miss Burkina aux compétitions universitaires régionales. L’exécutif justifiait alors ce choix par la volonté de protéger « l’identité culturelle », « l’éthique » et la dignité humaine, tout en rompant avec des manifestations centrées uniquement sur l’apparence physique. Le relais s’est concrétisé le 15 septembre 2026 dans la capitale burkinabè avec le coup d’envoi de « Hakili Mousso » qui signifie littéralement « femme de l’esprit » en dioula. Portée par la présidence, cette première édition a réuni 84 bachelières scientifiques sélectionnées à travers le pays. Durant plusieurs jours d’épreuves intensives, les participantes ont rivalisé d’ingéniosité en mathématiques, en physique et en chimie afin de remporter bourses universitaires et récompenses d’excellence. Le 21 septembre 2026, le capitaine Ibrahim Traoré a reçu personnellement les lauréates au palais présidentiel. Saluant leur rigueur intellectuelle, le chef de l’État a encouragé la jeunesse féminine à investir massivement les filières techniques, jugées indispensables à l’émancipation technologique et à la souveraineté économique du Burkina Faso. En troquant les podiums de défilé contre les équations et les laboratoires, Ouagadougou opère un tournant idéologique fort. Le message transmis aux jeunes générations est clair ; la valeur et l’apport d’une femme à la nation se mesurent désormais à l’excellence de son esprit et à son savoir académique plutôt qu’à son image corporelle. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Organisation internationale de police criminelle (Interpol) a rendu publics ce jeudi 22 octobre 2026 les résultats majeurs de l’opération « Serengeti III », une vaste offensive contre la cybercriminalité menée à travers le continent africain. Mené entre le 29 juin et le 31 août 2026, ce coup de filet transnational a mobilisé les services répressifs de 21 pays, dont 20 États africains et les États-Unis. Le bilan officiel dévoilé depuis le siège lyonnais d’Interpol est retentissant avec 1 462 suspects ont été interpellés, 10 909 infrastructures et réseaux malveillants ont été démantelés, et plus de 105 millions de dollars d’avoirs illicites ont été récupérés. Les investigations financières relient directement ces activités frauduleuses à des pertes globales excédant les 385 millions de dollars, affectant 65 929 victimes recensées à l’échelle internationale. Les actions policières ont ciblé un large spectre d’infractions numériques, notamment les rançongiciels (ransomwares), les compromissions de messageries d’entreprise (BEC), l’extorsion et les fausses plateformes d’investissement. Plusieurs interventions coordonnées ont permis des coups d’arrêt spectaculaires. En Ouganda, les autorités ont démantelé deux syndicats de fraude et arrêté 365 ressortissants étrangers qui exploitaient des centres d’appels illégaux pour piéger des épargnants et retraités en Asie. En Angola, deux centres clandestins de minage de cryptomonnaies ont été fermés, permettant la saisie de plus de 2 000 serveurs et de six stations de transformation électrique pirates évaluées à plus d’un million de dollars. Au Nigeria, un individu clé a été appréhendé après la mise au jour d’une campagne massive d’hameçonnage ayant récolté plus de 2,1 millions d’adresses électroniques. Cette vaste opération a bénéficié de l’appui d’acteurs majeurs du secteur privé de la cybersécurité (notamment Group-IB et Team Cymru), essentiels pour repérer les domaines suspects et neutraliser les serveurs de commande.   « Les réseaux cybercriminels agissent sans considération de frontières. L’opération Serengeti III confirme qu’une coopération internationale étroite demeure l’outil le plus efficace face à ces menaces », a déclaré Neal Jetton, directeur de la cybercriminalité à Interpol.   Alors que l’organisation met en garde contre l’utilisation grandissante de l’intelligence artificielle par les fraudeurs pour automatiser et complexifier leurs attaques, cette opération marque une étape charnière dans la sécurisation de l’écosystème numérique africain. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À travers un panel consacré aux réformes judiciaires, la Plateforme des Femmes Leaders du Mali réaffirme sa détermination à défendre les droits des femmes, des enfants et des personnes vulnérables. Un engagement citoyen pour faire de la justice un droit effectif pour tous, et non un privilège réservé à quelques-uns. La justice ne doit être ni un luxe ni un privilège. Elle doit être un droit accessible à chaque citoyen, indépendamment de son sexe, de ses ressources financières ou de sa condition sociale. C’est autour de cette conviction que la Plateforme des Femmes Leaders du Mali a organisé, le samedi 17 octobre 2026, un panel consacré aux réformes du secteur de la justice et à leurs implications pour les populations vulnérables. La rencontre s’est tenue au Conseil national de la société civile, à Faladié, en collaboration avec le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Au-delà des échanges sur les évolutions législatives et institutionnelles, cette initiative traduit la volonté des femmes leaders de jouer pleinement leur rôle dans la promotion des droits humains, la sensibilisation des citoyens et le renforcement de la veille citoyenne. Leur ambition est claire : contribuer à rapprocher la justice des populations et à faire en sorte que les réformes engagées produisent des effets concrets dans la vie quotidienne des personnes les plus fragiles.   Briser les barrières qui éloignent les citoyens de la justice Dans son allocution, la vice-présidente de la Plateforme, Nana Sissako, a rappelé le caractère fondamental du droit à la justice, qui doit être garanti sans distinction de sexe ni de moyens financiers. Elle a notamment mis en lumière les difficultés auxquelles se heurtent encore de nombreux citoyens dans leur quête de justice : le coût élevé des procédures, l’éloignement géographique des juridictions et la méconnaissance des textes juridiques. Ces obstacles pèsent particulièrement sur les femmes, les enfants et les personnes en situation de handicap, souvent confrontés à des difficultés supplémentaires pour connaître leurs droits, les faire respecter et obtenir réparation. À ces contraintes s’ajoutent certaines pesanteurs socioculturelles qui peuvent entraver l’accès aux mécanismes de protection et de recours. Face à cette réalité, la Plateforme des Femmes Leaders du Mali entend contribuer à une meilleure compréhension des textes et des procédures judiciaires. Pour ses membres, l’engagement ne saurait se limiter à dénoncer les obstacles : il doit également se traduire par des actions de sensibilisation, d’information et de mobilisation en faveur d’une justice plus accessible et plus inclusive. Des réformes à traduire en résultats concrets Les échanges ont également mis l’accent sur la nouvelle procédure pénale, promulguée en décembre 2024, présentée comme une avancée importante dans l’évolution du cadre juridique malien. Toutefois, pour les femmes leaders, l’adoption de nouveaux textes ne constitue qu’une étape. Encore faut-il que les citoyens puissent en connaître le contenu, comprendre les voies de recours disponibles et bénéficier d’un accompagnement adapté lorsqu’ils sont confrontés à des difficultés judiciaires. L’information juridique et l’assistance judiciaire apparaissent ainsi comme des leviers essentiels pour réduire les inégalités d’accès au droit. Il s’agit notamment de permettre aux personnes disposant de faibles ressources de mieux connaître leurs droits et de ne pas renoncer à les défendre en raison de contraintes financières, géographiques ou sociales. À travers ce panel, la Plateforme entend donc renforcer les capacités de ses membres afin qu’ils puissent mieux informer les communautés, relayer les préoccupations des populations et contribuer à la vulgarisation des réformes judiciaires. Coulibaly A Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’« Octobre urbain », marquant la célébration conjointe des Journées mondiales de l’habitat et des villes, la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat a abrité ce 22 octobre une importante journée d’échanges, de conférences-débats et d’exposition-stands. L’événement a réuni décideurs publics, élus locaux, ordres professionnels et partenaires au développement autour d’une ambition partagée : concevoir des agglomérations maliennes plus vivables, durables et résilientes face aux contraintes d’une démographie galopante. Prenant la parole au nom des populations de la Commune III du district de Bamako, M. Ousmane Berthé a plaidé pour une régénération urbaine concertée et pragmatique. Il a rappelé que l’enjeu dépasse l’embellissement des façades : il implique d’assainir le cadre de vie, de réhabiliter les quartiers vulnérables et de préserver les emprises publiques, en mobilisant directement les communautés de base. Présidant la cérémonie solennelle, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, M. Imirane Abdoulaye Touré, a situé cette rencontre dans le sillage des actions écologiques récentes, telle la journée de reboisement tenue le 3 octobre à Tabacoro. Pour répondre aux défis structurels du secteur, le chef du département a soumis trois axes prioritaires à la réflexion des spécialistes : La sécurisation foncière par le numérique : accélération du titre fonciernumérique et numérisation intégrale du cadastre pour juguler les litiges et régulariser les occupations spontanées. L’éco-habitat et les matériaux locaux : valorisation des ressources biosourcées et géo-sourcées adaptées au climat sahélien, combinée à une meilleure efficacité énergétique des bâtiments. L’encadrement du marché locatif : assainissement des pratiques immobilières, révision du cadre législatif et création de conditions propices à un logement décent et abordable pour les couches modestes. « Les recommandations pertinentes issues de vos débats nourriront directement les réformes et les politiques publiques de notre département », a promis le ministre. Après la coupure symbolique du ruban et la visite des stands mettant en lumière des innovations architecturales locales, les travaux se sont poursuivis sous l’égide du Secrétaire général du ministère. Cette journée réaffirme la volonté ferme du Mali d’allier souveraineté constructive, modernité et équité sociale au service de la cité. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Interpellé à la frontière camerounaise en possession de documents sensibles, un ressortissant français est accusé par Malabo d’espionnage et de collusion avec une organisation qualifiée de « terroriste ». Une affaire qui ravive, de l’Afrique centrale au Sahel, le spectre des déstabilisations étrangères. L’information a été officialisée par la télévision d’État équato-guinéenne (TVGE) ; un citoyen français, présenté comme un ancien militaire, a été arrêté à Rio Campo, dans la province du Littoral. Muni d’un visa touristique, l’homme venait d’effectuer un étrange périple entre Malabo et le Cameroun avant de repasser la frontière terrestre, à proximité immédiate d’un poste avancé de la marine nationale équato-guinéenne. D’après les autorités sécuritaires, le suspect avait en sa possession des croquis et des cartes précises des frontières avec le Gabon et le Cameroun, ciblant le bassin du fleuve Ntem. Plus grave encore : la police affirme avoir tracé des échanges téléphoniques directs avec Salomon Abeso Ndong, dirigeant de la Coalition pour la restauration d’un État démocratique (CORED), un groupe d’opposition en exil que Malabo a officiellement classé comme « terroriste » en septembre dernier. Pour les observateurs avertis, ce dossier fait immédiatement écho aux accusations documentées par le Mali. Le 15 août 2022, le gouvernement de transition malien avait officiellement saisi le Conseil de sécurité des Nations unies pour dénoncer des actes d’espionnage, des dizaines de violations délibérées de son espace aérien et des manœuvres de collusion impliquant des services français sur son territoire national. À l’instar des alertes récurrentes de Bamako ou de l’interpellation de quatre agents français de la DGSE à Ouagadougou en décembre 2023, Malabo semble désormais calquer son niveau de vigilance sur celui du Sahel. Alors que le suspect demeure interrogé à Bata, cet incident confirme une mutation sécuritaire majeure sur le continent ; les appareils de renseignement africains refusent désormais la moindre zone d’ombre et traitent les intrusions clandestines avec une fermeté souveraine sans précédent. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Du Ghana au Zimbabwe, les interdictions d’exporter des matières premières non raffinées se multiplient à un rythme inédit. Derrière cette vague protectionniste se dessine une rupture continentale avec le modèle extractiviste, accélérée par l’audace du bras de fer malien. Pendant des décennies, l’Afrique fournissait la matière brute à bas prix, tandis que les usines occidentales et asiatiques en tiraient les emplois, l’industrie et la richesse. Ce scénario d’un autre siècle s’effondre sous nos yeux. L’annonce récente d’Accra d’interdire à terme l’exportation de ses minerais non transformés fait écho aux verrous déjà posés par le Zimbabwe et la Namibie sur le lithium, ou aux pressions de la Guinée sur sa bauxite. Si le continent bouge d’un même élan, c’est toutefois à Bamako que le rapport de force a véritablement changé de nature. En promulguant son Code minier de 2023, en portant la participation de l’État et des nationaux jusqu’à 35 %, et surtout en contraignant des géants aurifères mondiaux à passer à la caisse sous peine de voir leurs permis suspendus, le Mali a accompli un exploit psychologique majeur. Il a prouvé au reste du continent qu’un État africain pouvait tenir tête aux multinationales sans provoquer l’effondrement de son secteur extractif. Cette démonstration de souveraineté a immédiatement électrisé l’Alliance des États du Sahel (AES), poussant le Niger et le Burkina Faso à durcir le ton sur l’uranium et l’or. Mais son onde de choc a débordé bien au-delà ; elle a décomplexé l’ensemble des capitales africaines, désormais sommées par leurs jeunesses de ne plus brader les richesses nationales. Certes, le défi industriel qui s’ouvre (bâtir des raffineries, financer l’énergie, former des ingénieurs) est immense. Mais le pas franchi est irréversible. L’Afrique ne veut plus être la carrière du monde. Et dans cette émancipation économique, le Mali n’a pas seulement suivi le mouvement , il en a incarné le détonateur politique. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de l’« Octobre urbain », marquant la célébration conjointe des Journées mondiales de l’habitat et des villes, la Direction nationale de l’urbanisme et de l’habitat a abrité ce 22 octobre une importante journée d’échanges, de conférences-débats et d’exposition-stands. L’événement a réuni décideurs publics, élus locaux, ordres professionnels et partenaires au développement autour d’une ambition partagée : concevoir des agglomérations maliennes plus vivables, durables et résilientes face aux contraintes d’une démographie galopante. Prenant la parole au nom des populations de la Commune III du district de Bamako, M. Ousmane Berthé a plaidé pour une régénération urbaine concertée et pragmatique. Il a rappelé que l’enjeu dépasse l’embellissement des façades : il implique d’assainir le cadre de vie, de réhabiliter les quartiers vulnérables et de préserver les emprises publiques, en mobilisant directement les communautés de base. Présidant la cérémonie solennelle, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, M. Imirane Abdoulaye Touré, a situé cette rencontre dans le sillage des actions écologiques récentes, telle la journée de reboisement tenue le 3 octobre à Tabacoro. Pour répondre aux défis structurels du secteur, le chef du département a soumis trois axes prioritaires à la réflexion des spécialistes. Il s’agit de la sécurisation foncière par le numérique; de l’éco-habitat et les matériaux locaux et de l’encadrement du marché locatif.  « Les recommandations pertinentes issues de vos débats nourriront directement les réformes et les politiques publiques de notre département », a promis le ministre. Après la coupure symbolique du ruban et la visite des stands mettant en lumière des innovations architecturales locales, les travaux se sont poursuivis sous l’égide du Secrétaire général du ministère. Cette journée réaffirme la volonté ferme du Mali d’allier souveraineté constructive, modernité et équité sociale au service de la cité. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans les champs, les récoltes se poursuivent. À Fana, l’égrenage a démarré. Lundi 19 octobre 2026, le Président-Directeur général de la CMDT, Dr Kouloumégué DEMBÉLÉ, a donné le coup d’envoi de la campagne de commercialisation du coton-graine et d’égrenage, avec le pressage de la première balle de coton. Un moment de fierté pour les équipes qui ont assuré la révision des usines d’égrenage et préparé leur démarrage. Le PDG leur a exprimé sa reconnaissance pour le travail accompli. Cette journée de terrain a également conduit la délégation à Gouana, dans la parcelle de cinq hectares de coton de Bah Diarra. Les échanges ont porté sur les difficultés pluviométriques et les retards d’approvisionnement en intrants. Malgré ces contraintes, le PDG a salué l’état végétatif et le niveau de fructification des cotonniers observés dans cette parcelle. En cette période de récolte, il a rappelé une exigence essentielle : préserver la qualité du coton-graine, en le protégeant des dernières pluies, en veillant à son séchage et à son stockage à l’abri de l’humidité. Dans les usines d’égrenage de Dioïla et de Fana, puis à la chaudronnerie et à l’atelier de fabrication de liens pour balles de coton, les équipes ont pu présenter leurs activités et les difficultés rencontrées. Le PDG a encouragé la fabrication locale d’équipements, qui valorise leur savoir-faire et contribue à la maîtrise des dépenses. Ponctuée de visites de courtoisie aux autorités administratives et coutumières, cette étape s’est achevée par des rencontres avec le personnel et les partenaires de la CMDT. Des échanges pour écouter les préoccupations et faire le point sur les conditions de réussite de la campagne, du champ à l’usine. Boîte de commentaires Facebook [...]
Une frayeur mémorable mais fort heureusement sans conséquence dramatique. Ce mercredi 21 octobre 2026, sur la route menant au Gouvernorat de Kayes, dans le secteur de la place publique appelée Bougie, un spectaculaire accident de la circulation s’est produit sur cette stratégique voie, impliquant un poids lourd lourdement chargé. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le mastodonte de la route aurait connu une perte de contrôle vraisemblablement liée à un problème technique sur cet axe très fréquenté de la ville de Kaye, avant d’effectuer une marche arrière incontrôlée Le véhicule s’est retrouvé dans une posture délicate, frôlant la catastrophe et retenant l’attention redevable des passants et des automobilistes médusés. L’incident a occasionné d’importants dégâts matériels. La scène, impressionnante par la taille du véhicule immobilisé en plein milieu de la chaussée, a immédiatement créé un vent de panique parmi les riverains et les usagers de la route, craignant le pire au vu de la configuration des lieux. Dépêchés sur les lieux, les policiers ont pu sécuriser le périmètre, réguler la circulation et éviter un autre accident sur cet axe névralgique de Kayes ville. Heureusement, aucune victime humaine n’est à déplorer, selon les informations disponibles. Un bilan qui aurait pu être bien plus lourd au regard des circonstances de l’accident Cet événement relance toutefois, au sein de la cité des rails, la question récurrente de la circulation des gros porteurs en zone urbaine, en particulier sur les axes sensibles comme celui menant au gouvernorat. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est dans l’enceinte de la salle Djéli Baba Sissoko du Centre international de conférences de Bamako (CICB) que s’est tenue, ce jeudi 22 octobre 2026, la première plénière de la session ordinaire d’octobre du Conseil national de Transition. Réuni en plénière sous la présidence de l’honorable Malick Diaw, le Conseil National de Transition a examiné le projet de loi modifiant la loi de finances 2026. Issu du Conseil des Ministres du 3 juillet dernier sur initiative du ministre d’État, de l’Économie et des Finances, le texte a été présenté et défendu devant la représentation nationale par M. Alousséni Sanou. Le projet de loi vise à moderniser et à restructurer le système de santé au Mali, à travers la construction et la transformation de quinze (15) infrastructures sanitaires sur le budget national. Il s’agit de la transformation des Centres de santé de référence (CSRéf) des communes de Bamako en véritables hôpitaux de district modernes, la construction de nouveaux hôpitaux de district (Kangaba et Bla), la création de sept (7) hôpitaux régionaux (Koulikoro, San, Koutiala, Bougouni, Dioïla, Nioro et Bandiagara). Suite à l’examen du texte, la Commission des Finances, de l’Économie, du Plan, de la Promotion du Secteur privé et des Industries a formulé à l’attention du Gouvernement les recommandations ci-après : À l’issue de l’examen du texte, la Commission des Finances, de l’Économie, du Plan, de la Promotion du Secteur privé et des Industries a formulé les recommandations suivantes à l’endroit du Gouvernement : prendre sans délai les dispositions nécessaires pour informer le Parlement de l’ouverture de crédits supplémentaires par décrets d’avance, puis soumettre un projet de loi de Finances portant ratification de ces crédits dès l’ouverture de la prochaine session du Parlement, conformément aux dispositions de l’article 22 de la Loi n° 2025-038 du 15 août 2025 portant loi organique relative aux lois de Finances, produire, par l’intermédiaire de la DGABE, des situations périodiques des ressources générées par la cession des bâtiments de l’État. A noter que, le projet de loi a été adopté à l’unanimité des membres présents, soit 121 voix. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est un réquisitoire particulièrement lourd qui vient d’être prononcé ce jeudi 22 octobre 2026 devant la chambre criminelle du Pôle national économique et financier (PNEF). Le ministère public a requis 15 ans de réclusion ferme à l’encontre des principaux accusés, dont Adama Sangaré, ancien maire du district de Bamako, marquant ainsi un tournant décisif dans cette affaire très médiatisée. Le procès d’Adama Sangaré s’est ouvert dans un climat de forte tension et d’attente considérable. Lors de leur réquisitoire, les représentants du parquet ont estimé que les charges pesant sur les accusés étaient suffisamment graves et étayées pour justifier une peine exemplaire. Avec 15 ans de réclusion ferme demandés, le parquet envoie un signal fort sur la gravité des infractions reprochées à Adama Sangaré et aux autres mis en cause. La défense aura désormais la lourde tâche de plaider pour convaincre la chambre criminelle du PNEF et tenter d’obtenir une réduction de cette peine, voire une relaxe selon les axes choisis. Les plaidoiries des avocats s’annoncent donc cruciales pour défendre leur client après ce réquisitoire, avant que le tribunal ne rende son délibéré. Rappelons que le procès, qui s’est ouvert le 12 octobre 2026, vise à examiner les opérations de lotissement et d’attribution de 27 656 parcelles dans la zone aéroportuaire de Bamako-Sénou. Les accusations incluent des infractions telles que la complicité et des atteintes aux biens publics. Affaire à suivre Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, a présidé, ce mercredi 21 octobre 2026, au Palais des Pionniers, la cérémonie de clôture de la session de renforcement des capacités des cadres des structures centrales. Placée sous le signe de l’inclusion et de la participation citoyenne, la cérémonie de clôture a enregistré la participation active des représentants des différents départements ministériels et de l’UNICEF. Durant ces deux jours d’échanges et de concertations intenses, les cadres des structures centrales ont planché sur les mécanismes d’intégration des orientations stratégiques nationales dans les politiques publiques de jeunesse. Les discussions ont notamment mis en lumière des documents de référence majeurs tels que la vision stratégique « Mali Kura gnetaasira Ka Ben San 2063 ma », la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, ainsi que le Cadre stratégique de la refondation de l’État. Au terme des travaux, le rapporteur général a présenté au ministre le bilan des réflexions et les principales recommandations issues de cet atelier. Les participants ont également souligné l’impérieux besoin de consolider les espaces d’expression et d’écoute pour les jeunes, à l’instar du projet NTE NTALA mené par le département. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, M. Mamou Daffé, a accordé une audience, ce mardi 20 octobre 2026, à une délégation de l’Amicale des animateurs socioculturels du Mali, conduite par M. Oumar H. Touré, secrétaire général de l’Amicale.   Cette délégation de l’Amicale était venue présenter son organisation au ministre et solliciter ses orientations. Lancée au Carrefour des Jeunes de Bamako, l’Amicale des animateurs socioculturels du Mali œuvre pour l’encadrement de la jeunesse, la promotion des valeurs socioéducatives et citoyennes, la lutte contre l’incivisme, ainsi que la dynamisation des arts et de la culture. Ainsi, elle a exprimé son souhait d’établir un partenariat avec le département en charge de la Culture afin de contribuer à l’atteinte d’objectifs communs. L’Amicale a également réaffirmé sa disponibilité à accompagner les actions du ministère, notamment l’organisation de la Biennale artistique et culturelle, et a sollicité le parrainage du ministre Mamou Daffé pour le lancement de son ouvrage. Le ministre Daffé a salué et félicité les membres de l’Amicale pour la création de cette structure fondée sur les valeurs du partage et de la solidarité. Le ministre en acceptant de parrainer le lancement du livre de l’Amicale des animateurs socioculturels, a également rassuré l’Amicale quant à la pleine disponibilité de son département à travailler en synergie avec elle pour le développement des arts et de la culture au Mali. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Un atelier d’information et de sensibilisation consacré aux missions des structures de contrôle et de lutte contre la corruption, à l’intention des représentants des ministères sectoriels s’est ouvert ce mercredi 21 octobre 2026, à 9 heures, au Conseil national du Patronat du Mali (CNPM). A l’initiative du ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, le Secrétaire permanent de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption a présidé la cérémonie d’ouverture. Organisée par le ministère de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, à travers le Secrétariat permanent de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption, cette rencontre vise à renforcer la complémentarité et la synergie d’action entre les différentes institutions impliquées dans la prévention et la lutte contre la corruption. Dans son discours d’ouverture, Monsieur Aboubacar Tiècoura Konaté, le Secrétaire permanent a rappelé que cette initiative s’inscrit dans la dynamique des recommandations des Assises nationales de la Refondation (ANR), qui placent la transparence, la redevabilité, la bonne gouvernance et la lutte contre l’impunité au cœur du processus de refondation de l’État. Malgré les réformes engagées et la mise en place de plusieurs structures spécialisées, des défis persistent, notamment en matière de coordination, de circulation de l’information et de connaissance des missions respectives des institutions. Une meilleure articulation des interventions M Konaté a souligné que l’existence de plusieurs structures ne suffit pas à garantir l’efficacité du dispositif national. Il a insisté sur la nécessité d’une articulation claire des compétences et d’une coopération institutionnelle efficace, dans le respect des textes en vigueur. À cet égard, il a évoqué le rôle complémentaire du Contrôle général des services publics (CGSP), du Bureau du Vérificateur général (BVG), de l’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite (OCLEI), de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), ainsi que des organes de contrôle des finances publiques et de régulation des marchés publics. L’objectif est notamment de faciliter l’orientation des alertes et des constats vers les autorités compétentes, tout en garantissant la confidentialité des informations et le respect des prérogatives de chaque institution. À travers cet atelier, les participants sont appelés à partager leurs expériences, identifier les difficultés de collaboration et formuler des propositions concrètes pour améliorer la coordination des interventions. Cette démarche ambitionne de renforcer durablement la gouvernance publique au Mali et de restaurer la confiance des citoyens dans les institutions, au service de l’intérêt général. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Les opérations de sécurisation du territoire national se poursuivent dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Dans un communiqué rendu public ce jeudi 22 octobre 2026, l’État-Major général des Armées informe l’opinion nationale que les Forces armées maliennes (FAMa), appuyées par leurs partenaires, poursuivent les opérations permanentes de surveillance, de contrôle et de sécurisation du territoire national dans le cadre de l’opération Dougoukoloko. Selon le communiqué, le mardi 20 octobre 2026, dans le secteur de Talhandak, la filature de deux motocyclistes a permis de repérer, à environ 3 km au nord-ouest de Talhandak, un point de regroupement d’individus terroristes disposant de plusieurs motocyclettes et tentant de se dissimuler sous un couvert végétal. La position observée a été frappée avec succès. Le même communiqué rapporte que le mercredi 21 octobre 2026, dans le secteur de Ménaka, les opérations de surveillance ont également permis de localiser un véhicule utilisé par les terroristes et dissimulé à environ 37 km au sud-est de la ville. Le véhicule a été frappé avec précision et entièrement détruit après une phase d’observation et de confirmation de la cible. L’État-Major général des Armées rassure la population en indiquant que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivent dans les secteurs concernés afin d’évaluer avec précision les effets des actions menées, d’en établir un bilan consolidé et de rechercher puis de neutraliser toute menace résiduelle. Par ailleurs, l’État-Major général des Armées réaffirme la détermination des Forces armées maliennes à poursuivre, avec rigueur, professionnalisme et engagement, les opérations de sécurisation sur l’ensemble du territoire national. Il invite les populations à maintenir leur soutien et leur confiance aux forces engagées. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
La lutte contre la criminalité vient d’enregistrer une avancée significative dans la cité des Rails. Le commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes, sous la houlette de l’expérimenté commissaire principal de police Daouda Cissé, a frappé un grand coup ce dimanche 18 octobre 2026, entre 5 h et 6 h du matin en démantelant un réseau présumé impliqué dans des activités illicites. Cette opération a conduit à l’interpellation de deux individus et à la saisie de plus de 8 millions de FCFA dans les quartiers de Bencounda et de Kayes N’Di. Selon les informations recueillies auprès de sources sécuritaires, l’opération fait suite à des investigations approfondies menées par les éléments de la brigade de recherches du 1er arrondissement. Grâce à des renseignements précis et à une surveillance accrue, les membres présumés de ce réseau ont été piégés. L’intervention rapide et méthodique des limiers du commissariat a permis de mettre la main sur deux suspects principaux : M. B., âgé de 24 ans originaire de Bougouni et F. C., âgé de 25 ans résidant à Kayes N’Di. Selon les premiers éléments, M. B. assurait l’acheminement des produits vers la commune de Sadiola, tandis que F. C. était chargé de leur écoulement. Bilan de la saisie : La somme de 8 775 000 F CFA ,deux motos, un trousseau de clés, deux briques de chanvre indien et Plusieurs paquets de tramadol Cette saisie substantielle porte un coup dur aux finances du réseau et témoigne de l’ampleur des activités illicites menées par ces individus. Ce succès, salué par les populations locales, réaffirme la détermination des limiers du commissariat de police du 1er arrondissement de Kayes à traquer la criminalité sous toutes ses formes et à garantir la protection des personnes et de leurs biens dans la région. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de ses efforts constants pour améliorer le cadre de vie des populations et relever le défi de la salubrité publique dans la capitale, le gouvernement a franchi un pas décisif. Ce mardi 20 octobre 2026, le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, M. Imirane Abdoulaye Touré, a officiellement doté la Direction des Services Urbains de Voirie et d’Assainissement (DSUVA) d’un lot conséquent d’équipements modernes. D’une valeur globale dépassant les 2,2 milliards de F CFA, cet investissement marque un tournant dans la gestion des déchets à Bamako. Acquis grâce à l’appui technique et financier de la Banque mondiale dans le cadre du Projet de Résilience Urbaine de Bamako (PRUBA), ce nouveau parc d’engins et de matériels techniques permettra à la DSUVA d’optimiser ses opérations de ramassage, de transport et de traitement des ordures ménagères, tout en renforçant son intervention dans les zones périphériques souvent confrontées à des difficultés d’accès. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, de la représentante du directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Mali, ainsi que d’une forte représentation institutionnelle et communautaire. Composé de matériels de pointe, ce lot comprend précisément :17 camions de collecte et de transport de déchets ,74 caissons de collecte ,7 engins lourds pour l’entretien des dépôts et décharges ,1 kit complet de vulcanisation et de démontage de pneus pour la maintenance. Ces équipements sont mis à la disposition de la DSUVA pour débarrasser Bamako de ses « points noirs » et optimiser l’exploitation du Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Noumoubougou. Au-delà de la simple gestion des déchets, cette initiative s’inscrit dans une vision globale de développement durable et d’aménagement urbain. En dotant les services techniques de moyens à la hauteur des défis démographiques, les autorités réaffirment leur volonté de placer le bien-être des citoyens au cœur des priorités nationales. Selon le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, M. Imirane Abdoulaye Touré, la situation environnementale actuelle et l’accumulation préoccupante des déchets solides dans les rues de Bamako constituent une source majeure d’inquiétude pour la santé publique. « Vous avez les outils, vous avez la mission, nous attendons des résultats visibles et durables », a-t-il lancé à l’endroit du personnel de la DSUVA, tout en rappelant que l’assainissement est un combat collectif qui exige de ne plus jeter les déchets n’importe où. Pour le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly, cette dotation constitue un appui stratégique majeur à la mobilisation engagée contre l’insalubrité, tout en assurant qu’un usage optimal sera fait de ces matériels. De son côté, Mme Awa Cissé Wague, représentant la Banque mondiale, a souligné que le défi de la gestion des déchets solides à Bamako est considérable et requiert des actions ambitieuses, des ressources adéquates et des infrastructures adaptées. Elle a ajouté que ces équipements apporteront une bouffée d’oxygène à la DSUVA, tout en insistant sur le fait que leur impact réel dépendra de leur utilisation optimale et de leur entretien rigoureux. Enfin, ce soutien massif rappelle l’impératif d’une prise de conscience citoyenne. L’efficacité de ces nouveaux équipements dépendra en grande partie de l’implication quotidienne des populations à travers des éco-gestes et le strict respect des règles d’hygiène publique. Par : Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
CONSEIL DES MINISTRES
ECONOMIE