SOCIETE
À l’heure où les systèmes de santé africains font face à des défis immenses et complexes, le Mali s’affirme plus que jamais comme un phare d’innovation, de résilience et de savoir-faire. En accueillant, du 14 au 16 octobre 2026, le 7e Congrès de la Société d’Anesthésie-Réanimation et de Médecine d’Urgence du Mali (SARMU-MALI), la ville de Bamako endosse avec brio le rôle de capitale africaine de l’anesthésie-réanimation et de la médecine d’urgence. Placée sous le thème « Anesthésie-Réanimation face aux urgences vitales en Afrique », cette rencontre réunit des professionnels de santé, des enseignants-chercheurs, des décideurs et des partenaires engagés dans l’amélioration de la prise en charge des urgences vitales sur le continent. Ce 7e Congrès de la SARMU-MALI constitue un moment de mémoire, de reconnaissance et de transmission de savoir-faire à la jeune génération. Selon le Dr Abdoulaye Guindo, Secrétaire Général du Ministère de la Santé et du Développement Social, cette rencontre qui voit la participation d’environ 400 professionnels de santé venus du Mali, du Niger, du Burkina Faso et du Bénin représente un espace privilégié de partage d’expériences, de connaissances et de pratiques entre acteurs confrontés quotidiennement aux mêmes réalités. Il a rappelé que l’anesthésie, la réanimation et la médecine d’urgence occupent une place fondamentale dans notre système de santé, intervenant dans les moments les plus critiques de la vie d’un patient. Pour le Président de la SARMU-MALI, le Professeur Diango Mahamane Djibo, c’est bien plus qu’un simple événement scientifique : ce congrès est un véritable carrefour d’échanges où se dessine l’avenir des soins critiques en Afrique. En réunissant les plus grands experts pour débattre des urgences traumatologiques, obstétricales, infectieuses et chirurgicales, la capitale malienne démontre sa capacité à porter haut la voix de la science médicale africaine. Par ailleurs, il a précisé que cette rencontre vise à promouvoir les bonnes pratiques, à renforcer la collaboration multidisciplinaire et à contribuer à des réponses adaptées aux réalités des systèmes de santé africains. Quant au Pr Mahamadoune Coulibaly, Président de la commission d’organisation, il a souligné que le thème de cette septième édition traduit parfaitement les préoccupations de la pratique quotidienne et les ambitions de la communauté scientifique. Durant ces trois jours de travaux, les conférences aborderont notamment : Les urgences obstétricales, les cardiopathies associées à la grossesse, les blessures de guerre, la résistance aux antibiotiques, les urgences traumatiques, avec un accent particulier sur la prise en charge préhospitalière. En plus des conférences et des communications orales, le programme comprend : Un atelier consacré à la prise en charge (PEC) de l’arrêt cardiaque, des symposiums partenaires, une table ronde sur le sepsis en Afrique : réalités, défis et solutions. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la solidarité et de la lutte contre l’exclusion, le président de la Transition, Son Excellence le général d’armée Assimi Goïta, apporte son soutien dans le domaine de l’éducation. Ce mercredi 14 octobre 2026, les élèves de l’école fondamentale de Ngolobougou, dans la commune rurale de Kalaban-Coro, ont reçu 200 kits scolaires. Ce geste s’inscrit dans le cadre des œuvres sociales du président de la Transition. La cérémonie de remise a été présidée par le colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara, directeur administratif et financier de la Présidence, représentant le conseiller spécial du président de la Transition chargé des œuvres sociales, en présence des autorités scolaires, des enseignants et des parents d’élèves. Au total, 200 kits ont été distribués aux élèves issus de familles en difficulté afin de les soutenir en cette rentrée scolaire. Chaque kit est composé d’un sac contenant des cahiers, des stylos, une ardoise et du matériel de géométrie. À cette occasion, le colonel Tounkara a exhorté les bénéficiaires à faire preuve d’assiduité et de persévérance dans leurs études. Il a rappelé l’importance de l’éducation dans la formation des citoyens de demain et réaffirmé la nécessité de renforcer la solidarité nationale, notamment en faveur des enfants et des familles vulnérables. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le ministère du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social a lancé, ce mercredi 14 octobre 2026, un atelier de deux jours consacré au renforcement des capacités des agents publics en matière d’éthique et de déontologie. La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du département, M. Mamadou Konta, en présence du Commissaire au Développement institutionnel. Cette session, qui se déroule du mercredi 14 au jeudi 15 octobre 2026, porte sur le Code d’éthique et de déontologie de l’agent public. Dans son discours d’ouverture, le secrétaire général, M. Mamadou Konta, a remercié les hautes autorités pour leur volonté affirmée de bâtir une administration performante, intègre et au service des citoyens. Rappelant le sens de cette formation, M. Konta a souligné que l’éthique et la déontologie ne sont pas une option, mais constituent le socle de la gouvernance publique. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, Chef de l’État, a reçu, ce mercredi 14 octobre 2026, les rapports annuels 2024 et 2025 du Bureau du Vérificateur général. À cette occasion, le Chef de l’État a mis un accent particulier sur le suivi des recommandations, la prévention des irrégularités et la protection des ressources publiques au service de l’intérêt général. La cérémonie s’est déroulée en présence du Président du Conseil national de Transition, du Premier ministre par intérim, ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances, des membres du Gouvernement et des Présidents des institutions de la République. Le Vérificateur général, M. Aboul Aziz AGUISSA, était accompagné de ses collaborateurs et des représentants d’autorités administratives indépendantes. « La remise des rapports annuels du vérificateur général est un exercice important de la redevabilité qui nous permet de porter avec lucidité un regard sur la gestion de nos ressources publiques, d’identifier des insuffisances constatées et surtout d’y apporter les corrections nécessaires ». C’est en ces termes que le Président de la Transition a commencé son discours après avoir reçu les rapports annuels 2024 et 2025 du Vérificateur Général, M. Aboul Aziz AGUISSA. Cette cérémonie loin d’être un luxe constitue une exigence de la loi instituant le Vérificateur général, a rappelé M. AGUISSA en prélude à sa présentation des rapports. Le Vérificateur général a ensuite expliqué que la remise simultanée de ces deux documents, constitue un fait inédit dans les annales de l’histoire de la structure. Cette double remise s’explique par le changement de mandat intervenu à la tête de l’organisation en 2025. Le rapport 2024 fait état de 44 missions de vérification, tandis que celui de 2025 en recense 50. Ces travaux couvrent des secteurs divers et variés telle l’éducation, la santé, le développement rural, les transports, la décentralisation, la diplomatie et les relations internationales. Prenant la parole, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, a rappelé la portée fondamentale de cet exercice de redevabilité. Il a surtout souligné que les responsables de la gestion des ressources publiques doivent rendre compte de leur administration. Le contrôle ne saurait se limiter au constat des insuffisances, a-t-il indiqué. « C’est dans la correction que le contrôle trouve son utilité », a-t-il fait valoir. A ce titre, il a appelé à transformer les conclusions des vérifications en améliorations tangibles du fonctionnement des services publics. C’est dans cette perspective que le Chef de l’État a instruit le Gouvernement de procéder à un examen méthodique des recommandations, tout en accélérant leur mise en œuvre. Le Gouvernement est invité à accorder une attention particulière aux recommandations qui demeurent partiellement exécutées. Le Président de la Transition a également préconisé le renforcement des contrôles internes, le développement des vérifications de performance et une meilleure coordination entre les structures compétentes, dans le respect de leurs attributions respectives. Le Chef de l’État a aussi mis l’accent sur la nécessité de distinguer les insuffisances administratives des faits susceptibles de constituer des infractions. Le Président GOÏTA a donc rappelé que toute faute avérée doit être traitée conformément aux textes en vigueur. Il a aussi souligné l’importance d’une gestion rigoureuse des ressources nationales, notamment dans les domaines de la sécurité, des infrastructures, de l’éducation et de la santé. En conclusion de son allocution, le Président de la Transition a exprimé son soutien aux initiatives visant à améliorer la gouvernance publique. A ce titre, il a fixé le cap : faire des recommandations formulées un levier de réforme durable. Car, la protection des ressources publiques constitue une responsabilité collective et une condition essentielle au renforcement de l’action de l’État et de la confiance des citoyens, a-t-il souligné. Source : Présidence de la République Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la 31ᵉ édition du Mois de la Solidarité et de la Lutte contre l’Exclusion, le préfet du Cercle de Kati, M. Harouna DIARRA, a rendu visite, ce mardi 13 octobre 2026, à quatre doyens de la ville de Kati. Il était accompagné de son 2ᵉ adjoint, M. Arouna BERTHE, du chef du Service local du Développement social et de l’Économie solidaire, M. Sékou Bakary SACKO, du secrétaire général de la mairie de Kati et de plusieurs proches collaborateurs. Les doyens visités sont M. Kaou Konaté, âgé de 95 ans, M. Lassana Diarra, âgé de 99 ans, Mme Farima Ballo, âgée de 96 ans, et Mme Fatinè Traoré, dont l’âge n’a pas été précisé. Au nom des autorités, le préfet a remis des kits de solidarité aux quatre doyens. Chaque kit est composé d’un sac de riz de 50 kg, d’une couverture, d’une moustiquaire imprégnée, d’un carton de savon et d’une enveloppe symbolique en guise de frais de cola. Cette geste symbolique a été très appréciée par les personnes âgées, qui ont formulé des bénédictions pour la paix et la stabilité au Mali. Cette visite est l’occasion de rappeler que la solidarité est une valeur ancestrale du Mali, que chacun est appelé à perpétuer, non seulement durant le mois d’octobre, mais tout au long de l’année. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
La région de Kayes vient d’être le théâtre d’une escroquerie aussi ingénieuse qu’audacieuse, entre les 9 et 10 octobre 2026. Grâce à une intervention menée les enquêteurs du Commissariat de police de Yélimané sous la houlette du Commissaire Principal de Police Adama KODIO ont mis hors d’état de nuire un réseau de redoutables arnaqueurs spécialisés dans la vente de faux or. L’affaire a éclaté suite à la plainte d’une victime abusée par un stratagème bien rodé. Les escrocs avaient mis en place une technique de tromperie redoutable. Du zinc artistiquement travaillé, poli et traité chimiquement pour imiter l’éclat et la texture de l’or pur a été vendu. L’enquête menée, a permis d’interpeller, le 9 octobre 2026, deux premiers suspects, I.C., âgé de 25 ans, et O.C., âgé de 18 ans, à Djadji, une localité située à environ un kilomètre de Yélimané. Selon les sources policières Les premiers éléments de l’enquête ont révélé que ces individus utilisaient des manœuvres frauduleuses pour tromper leurs victimes en leur remettant du zinc en lieu et place du métal précieux. Les produits ainsi obtenus étaient ensuite destinés à un présumé receleur, H.C., âgé de 43 ans, également interpellé le 10 octobre à Kayes-ville. Cette opération a permis la saisie de bijoux présumés en faux or, d’une somme de plus de 700 000 francs CFA et de deux motos. Les trois mis en cause ont été mis à la disposition de la justice. Les investigations se poursuivent. Cette affaire rappelle l’impérieuse nécessité de faire preuve d’une extrême vigilance face aux offres de vente d’or ou de métaux précieux en dehors des circuits officiels et réglementés. Pour le Commissaire Principal de Police Adama KODIO, en charge du commissariat de Yelimane, cette intervention témoigne de l’engagement constant des Forces de l’ordre à assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, conformément aux orientations du Directeur Général de la Police Nationale, le Contrôleur Général de Police Youssouf KONÉ, avec le soutien du Ministre de la Sécurité et de la Protection Civile. Par ailleurs le Commissaire chargé de Yelimané exhorte les populations à renforcer leur collaboration avec les Forces de l’ordre en signalant, au numéro vert 101 de la Police nationale, tout comportement suspect ou toute information utile. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 13 octobre 2026, la place d’armes du 34ᵉ Régiment du Génie militaire a servi de cadre à la cérémonie de sortie de la 7ᵉ cohorte du Service national des jeunes (SNJ), sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État. La cérémonie a enregistré la présence de plusieurs membres du Gouvernement ainsi que de nombreuses autorités militaires et civiles. Au total, 2 400 recrues, dont 573 non-fonctionnaires et 1 827 fonctionnaires, parmi lesquelles 795 personnels féminins, ont achevé leur formation de six mois. Durant leur formation, les recrues ont suivi un programme axé notamment sur les fondamentaux de la vie militaire, la discipline, le respect de l’autorité, l’esprit d’équipe ainsi que les valeurs civiques et citoyennes. Cette étape a été marquée par leur engagement à servir la Nation avec patriotisme, discipline et intégrité. À l’issue de cette formation, le titre de major chez les fonctionnaires revient au 2ᵉ classe Souleymane MAÏGA, avec une moyenne de 17,90/20. Chez les non-fonctionnaires, cette distinction revient au 2ᵉ classe Salah SIDIBÉ, avec une moyenne de 17,41/20. Dans son allocution, le Président de la Transition, le Général d’Armée Assimi GOÏTA, s’est dit fier de constater l’engagement de la jeunesse au service de la Nation. Il a exhorté les jeunes de cette 7ᵉ cohorte à éviter la facilité et à faire preuve de rigueur, de ponctualité et d’un esprit de sacrifice constant au service du peuple malien. Le Chef de l’État a également salué les efforts et le professionnalisme du personnel d’encadrement, tout en félicitant le ministre de la Jeunesse et des Sports pour le suivi régulier des différentes formations du Service national des jeunes. Prenant la parole, le ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique, Abdoul Kassim Ibrahim FOMBA, a souligné le rôle central du SNJ dans la promotion d’une citoyenneté exemplaire et le renforcement de l’employabilité des jeunes. À cette occasion, il a sollicité l’accompagnement du Chef de l’État pour renforcer les moyens matériels et budgétaires de l’institution, afin de lui permettre de réaliser pleinement ses ambitions stratégiques et de contribuer à la construction du Mali Koura. La cérémonie a été clôturée par un défilé militaire, sous le regard joyeux de la population. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans un communiqué officiel publié ce mercredi 14 octobre 2026, l’État-major général des Armées a annoncé la survenue d’un incident tragique dans une zone d’opérations militaire. Cet événement s’est soldé par des pertes en vies humaines et des blessés parmi des personnes qui se déplaçaient à bord de motos de grosse cylindrée entre deux localités. Une enquête du commandement militaire est actuellement en cours afin d’établir avec précision les circonstances de ce drame. Face à cette situation douloureuse, la hiérarchie militaire a présenté ses condoléances aux familles des victimes tout en souhaitant un prompt rétablissement aux blessés. ​À la suite de cet incident, l’État-major a tenu à rappeler l’existence de l’Arrêté interministériel n°2026-1312 du 3 juin 2026. Ce texte réglementaire interdit la circulation des motos d’une cylindrée de 125 \text{cm}^3 et plus en dehors des grandes agglomérations. Selon le communiqué, cette mesure d’interdiction répond à des impératifs de sécurité strictement liés à l’environnement opérationnel et vise à protéger les civils exposés dans les zones où se poursuivent les interventions militaires. L’État-major général des Armées appelle l’ensemble des populations, les chefs de village, ainsi que les autorités locales à respecter scrupuleusement ces consignes de sécurité pour la protection de tous. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Une avancée décisive vient d’être franchie pour le commerce extérieur malien. À la suite d’intenses négociations menées entre les acteurs portuaires sénégalais et les chambres consulaires maliennes (sous la conduite dynamique du Conseil Malien des Chargeurs), le Port Autonome de Dakar a consenti une mesure d’allègement exceptionnelle. ​Annoncée officiellement par le communiqué N°003-CMC 2026 signé le 13 octobre par le Président du CMC, Kissima dit Bakissima Sylla, cette décision porte sur l’« annulation totale des frais de magasinage, de surestaries et de détention » pour les marchandises maliennes actuellement en souffrance sur les quais dakarois. Formalisée par la note d’information n°001584/PAD/DG/SG/DC du 09 octobre 2026, cette disposition s’applique pour une durée de trois mois à compter de cette même date. De plus, la franchise de détention est portée à soixante jours pour l’ensemble des conteneurs livrés durant cette période d’exception. ​Cependant, des ajustements ciblés sont prévus ; la mesure exclut les conteneurs frigorifiques ainsi que les marchandises destinées au chargement sous-palan, qui restent soumis à la réglementation en vigueur. ​Cette exonération massive représente un soulagement financier considérable pour les importateurs et les transitaires maliens, souvent confrontés aux surcoûts liés à l’engorgement portuaire. Face à cette opportunité unique, le Président du CMC a vivement invité l’ensemble des acteurs économiques à prendre immédiatement toutes les dispositions nécessaires pour enlever les conteneurs concernés. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les travaux du 47ᵉ Congrès de la Société ouest-africaine de pharmacologie (SOAP) ont démarré mardi 13 octobre à Abidjan pour une durée de cinq jours, couplés à la 2ᵉ Journée nationale de pharmacologie et de pharmacovigilance. Placé sous le thème « Innovation et défis en pharmacologie en Afrique de l’Ouest », cet événement rassemble des chercheurs et des experts venus de nombreux pays de la sous-région et du continent (Côte d’Ivoire, Nigeria, Mali, Burkina Faso, Sénégal, Cameroun, entre autres). L’un des axes prioritaires des échanges réside dans le rapprochement stratégique entre la recherche moderne et la médecine traditionnelle. La professeure Geneviève N’Guessan-Irié, présidente de la Société ivoirienne de pharmacologie et de thérapeutique, plaide activement pour une collaboration renforcée avec les détenteurs des savoirs ancestraux, tout en veillant aux exigences de validation scientifique et de sécurité des patients. Un autre défi majeur de santé publique concerne la prolifération des médicaments de qualité inférieure et falsifiés. Face à ce fléau qui sévit sur les marchés informels, les professionnels appellent à une action coordonnée incluant forces de l’ordre et acteurs de santé pour renforcer la surveillance des circuits de distribution. Par ailleurs, les participants soulignent la nécessité de mobiliser la jeunesse scientifique et d’intégrer des technologies de pointe, telles que l’intelligence artificielle, dans le processus de découverte de nouvelles molécules et l’étude de la pharmacogénétique. La professeure Yolande Koffi Yagne encourage ainsi la jeunesse chercheuse à développer des solutions adaptées aux réalités locales. Enfin, la question de l’indépendance sanitaire reste décisive. Le parrain de cette édition, le Dr Assane Coulibaly, alerte sur la forte dépendance du continent vis-à-vis des produits importés, laquelle fragilise l’approvisionnement. Il préconise le développement urgent de capacités industrielles de production locale afin d’assurer à la population un accès durable à des soins sûrs et de qualité. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
À l’issue de la 26ᵉ réunion ordinaire du Conseil sectoriel des ministres de la Santé, tenue début octobre à Arusha en Tanzanie, les huit pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont franchi un cap stratégique. En s’accordant sur l’approvisionnement groupé en médicaments et l’interconnexion numérique des systèmes de santé, le bloc régional entend bâtir un bouclier collectif face aux futures crises sanitaires. Pourtant, derrière l’ambition affichée, un dilemme silencieux émerge ; comment mutualiser les données médicales sans exposer la région aux appétits de puissances tierces, au premier rang desquelles les États-Unis ? L’interrogation est loin d’être théorique. Au sein de l’EAC, la coopération sanitaire avec Washington s’avère asymétrique. Tandis que certaines capitales abritent d’importants programmes de surveillance épidémiologique financés par le CDC américain ou le PEPFAR, d’autres cultivent une doctrine de stricte neutralité. Dès lors, le spectre d’un transfert ultérieur se profile. Comment garantir que les données transmises de bonne foi par un État membre à ses voisins ne finissent pas, par ricochet, dans les serveurs de partenaires bilatéraux étrangers ? Sur le plan juridique, les traités régionaux et le droit international prévoient des verrous stricts. Le principe cardinal de « limitation des finalités » impose que les données partagées ne soient exploitées qu’à des fins de veille sanitaire régionale. De surcroît, les régulateurs nationaux de la protection des données (désormais actifs au Kenya, en Tanzanie ou au Rwanda) interdisent toute réexportation d’informations sensibles sans consentement préalable de l’État d’origine. Toutefois, la vulnérabilité est technique avant d’être légale. Si l’EAC opte pour une base de données centralisée, le risque de fuite ou d’accès indu augmentera mécaniquement, contrairement à une architecture fédérée où chaque ministère garde la maîtrise physique de ses serveurs. Plus critique encore : le recours fréquent à des prestataires d’hébergement cloud occidentaux assujettit les infrastructures au CLOUD Act américain, qui autorise la justice fédérale des États-Unis à saisir des données, même stockées à l’étranger. Pour l’EAC, l’enjeu dépasse la simple riposte épidémique. Réussir l’intégration sanitaire exigera d’ériger des pare-feux souverains, afin d’éviter que les données médicales des citoyens est-africains ne deviennent la variable d’ajustement d’alliances diplomatiques concurrentes. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est la surprise politique majeur qui vient de secouer l’Afrique en général et l’est de la République démocratique du Congo en particulier. L’ancien président Joseph Kabila Kabange a officiellement annoncé, lundi 12 octobre 2026 dans la soirée à Goma, sa prise de pouvoir à la tête d’un nouveau mouvement politico-militaire d’envergure nationale ; le Front pour la refondation de la nation (FRN). Cette nouvelle coalition absorbe désormais l’Alliance Fleuve Congo (AFC) et le Mouvement du 23 Mars (M23). Le retour au premier plan de l’ex-chef d’État (2001-2019) bascule le pays dans une nouvelle ère de turbulences. Depuis sa résidence officielle à Goma, ville stratégique passée sous contrôle de la rébellion en janvier 2025, Joseph Kabila a prononcé un discours fleuve de 45 minutes diffusé en direct. Affirmant agir au nom de l’article 64 de la Constitution congolaise, il appelle à faire « échec à la tyrannie » de son successeur Félix Tshisekedi, se disant prêt à utiliser « tous les moyens, y compris la force », pour renverser le régime en place. La charte fondatrice du FRN dévoile une structure de commandement hautement stratégique où Joseph Kabila s’impose comme le leader suprême. Il s’entoure de figures clés de la rébellion comme Corneille Nangaa, ancien patron de la CENI et leader de l’AFC, et Bertrand Bisimwa, chef politique du M23, pour assurer la vice-présidence. Le général Sultani Makenga pour sa parr conserve la tête des forces armées unifiées sur le terrain. Pour Kinshasa, cette annonce officialise ce qui n’était qu’un secret de polichinelle. Condamné par contumace pour haute trahison, Joseph Kabila était déjà accusé par le pouvoir central d’orchestrer la rébellion dans l’ombre. Cependant, selon les analystes et les premiers rapports des experts de l’ONU, cette mutation signifie beaucoup. D’une part, en plaçant une figure historique congolaise au sommet, le mouvement cherche à effacer l’étiquette de « force supplétive du Rwanda » pour s’acheter une légitimité locale. D’autre part, le FRN tente de transformer un conflit régional armé en une insurrection politique globale, capitalisant sur les fractures et les frustrations internes de l’opposition radicale. En unifiant l’aile politique et le fer de lance militaire sous une seule et même bannière, Joseph Kabila vient de lancer le défi le plus dangereux jamais formulé contre le gouvernement de Kinshasa. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Sénégal a de l’ambition dans l’organisation de grands événements mondiaux. Lors de la 134ᵉ session du Conseil permanent de la Francophonie (CPF) qui s’est tenue à Paris le mardi 13 octobre 2026 sous l’égide de l’OIF, le pays de la Teranga a été officiellement choisi pour accueillir la 11ᵉ édition des Jeux de la Francophonie en 2031. Cette décision majeure, annoncée par le Ministère de la Jeunesse et des Sports sénégalais, marque une grande première pour la nation africaine. Préférée à la candidature de la Guinée, cette attribution représente un témoignage de confiance fort pour le Sénégal. Déjà engagé dans l’organisation des futurs Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) à Dakar, Diamniadio et Saly, le pays compte capitaliser sur ces acquis pour pérenniser ses infrastructures de classe mondiale. Les compétitions sportives et les concours artistiques se déploieront ainsi au cœur d’un environnement moderne, propice à l’expression des jeunes talents francophones âgés de 18 à 35 ans. Au-delà de la performance, le gouvernement sénégalais perçoit cet événement comme un puissant levier économique, social et touristique pour sa vibrante jeunesse. Huit ans après le succès populaire de l’édition de Kinshasa en 2023 et en perspective du prochain rendez-vous prévu à Erevan (en Arménie) en 2027, Dakar s’apprête à devenir le cœur battant du monde francophone. Les autorités promettent déjà une édition mémorable sous le signe de la fraternité et de la diversité culturelle. Le compte à rebours est lancé. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Après avoir scellé leur destin militaire, géopolitique et diplomatique, les pays membres de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES) s’attaquent désormais à l’intelligence stratégique. Réunis ce mardi à Ouagadougou, experts universitaires et ministres de l’Enseignement supérieur du Burkina Faso, du Mali et du Niger ont officiellement lancé d’importants travaux conjoints d’harmonisation de leurs systèmes d’enseignement supérieur et de recherche scientifique. Une étape fondatrice vers une véritable décolonisation intellectuelle. L’enjeu de cette rencontre de Ouagadougou dépasse la simple coordination académique. Il s’agit de bâtir un espace scientifique intégré et compétitif, capable de former sur place les élites techniques dont le Sahel a vitalement besoin. Reconnaissance mutuelle automatique des diplômes, création de filières d’excellence partagées, mutualisation des laboratoires de pointe et libre mobilité des enseignants-chercheurs comme des étudiants constituent le socle de cette refonte ambitieuse. Pour les capitales confédérées, la souveraineté technologique n’est plus un vœu pieux, mais un impératif géopolitique de survie nationale. Défense et sécurité, transition énergétique, agro-industrie, exploitation et raffinage des ressources minières, ou encore intelligence artificielle ; l’AES entend concevoir des réponses endogènes à des défis existentiels. Les trois nations poursuivent un double dessein ; endiguer l’hémorragie de la fuite des cerveaux et transformer la science locale en catalyseur direct d’une industrialisation souveraine. En érigeant ainsi le savoir en bouclier stratégique, Bamako, Niamey et Ouagadougou envoient un message au reste du continent africain ; aucune indépendance politique ou militaire ne peut s’enraciner durablement sans autosuffisance scientifique. L’histoire retiendra sans doute que la rupture la plus profonde portée par l’AES ne s’est pas uniquement jouée sur les théâtres d’opérations militaires, mais bel et bien dans les amphithéâtres et les laboratoires, là où s’édifie patiemment l’autonomie d’un Sahel confédéré, désormais résolu à penser par et pour lui-même. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Avec le lancement officiel de son parc automobile la semaine dernière, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE propose des solutions diversifiées en matière d’achat et de vente de véhicules, de location et de transport. Portée par une vision entrepreneuriale axée sur le professionnalisme, la confiance et la satisfaction des clients, l’entreprise entend se positionner comme un partenaire de choix pour les particuliers, les entreprises et les institutions. Le secteur automobile malien accueille une nouvelle initiative entrepreneuriale. La semaine dernière, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE a officiellement inauguré son parc automobile et lancé ses activités, marquant ainsi une nouvelle étape dans son développement. À travers ce projet, l’entreprise affiche une ambition de faciliter l’accès aux véhicules et proposer des services adaptés aux besoins des particuliers comme des professionnels. La cérémonie d’inauguration a été marquée par un discours du gérant, qui a mis en avant la vision, les ambitions et les perspectives de développement de cette entreprise. Il a également exprimé sa reconnaissance aux autorités, aux partenaires, aux clients, aux fournisseurs et à toutes les personnes ayant contribué à la concrétisation de cette initiative. Au-delà de l’ouverture d’un parc automobile, ce lancement traduit une volonté de bâtir une entreprise durable, capable d’apporter des réponses concrètes aux besoins de mobilité et de transport dans un contexte où les déplacements constituent un enjeu important pour les activités économiques. L’un des principaux atouts de SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE réside dans la diversité des prestations proposées. L’entreprise intervient notamment dans l’achat et la vente de véhicules, la location de voitures de différents types ainsi que le transport de personnes, de marchandises et de biens. Cette diversité permet à l’entreprise de s’adresser à une clientèle variée. Particuliers à la recherche d’un véhicule adapté à leurs besoins, entreprises souhaitant assurer la mobilité de leur personnel, commerçants ayant besoin de véhicules utilitaires ou organisations nécessitant des moyens de transport pour leurs missions sur le terrain : autant de profils que SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE entend accompagner. L’entreprise ambitionne également de développer des relations de collaboration avec les services de l’État, les collectivités territoriales, les entreprises privées, les ONG et les organisations internationales. Cette orientation témoigne de sa volonté de dépasser le cadre de la simple commercialisation automobile pour s’inscrire progressivement dans une dynamique de partenariat avec les différents acteurs de la vie économique. Le professionnalisme et la confiance comme marque de fabrique Dans un secteur où la fiabilité des prestations et la qualité de l’accompagnement constituent des critères essentiels, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE entend placer la satisfaction du client au cœur de son fonctionnement. Pour son gérant, l’objectif ne se limite pas à vendre ou à louer un véhicule. Il s’agit avant tout de construire une relation durable avec chaque client, fondée sur l’écoute, le conseil, le respect des engagements et la qualité du service. « Notre ambition est de proposer un service automobile de proximité, professionnel et surtout fondé sur la confiance », a-t-il souligné dans son discours. Cette vision met en évidence l’importance accordée à l’expérience client. De la prise en compte des besoins à l’orientation vers des solutions appropriées, l’entreprise entend faire de la disponibilité de son équipe et de la qualité de ses prestations des éléments distinctifs. Comme pour dire que la confiance, la transparence et le professionnalisme constituent ainsi les valeurs que SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE souhaite promouvoir pour consolider progressivement sa présence sur le marché malien. Des ambitions au-delà du marché automobile L’entreprise ne compte pas limiter son développement aux véhicules particuliers et utilitaires. Dans une perspective de diversification, elle envisage d’élargir prochainement son offre aux engins de bâtiment et de travaux publics (BTP), aux machines de travaux publics ainsi qu’aux équipements destinés notamment aux travaux d’excavation. Cette ouverture vers de nouveaux segments traduit une volonté d’accompagner les besoins de différents secteurs d’activité. Elle pourrait notamment permettre à l’entreprise de répondre aux demandes des professionnels engagés dans des travaux de construction, d’aménagement et de réalisation d’infrastructures. À travers cette stratégie progressive, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE entend construire une offre plus complète, capable de s’adapter à l’évolution des besoins de sa clientèle. Une ambition qui nécessite, comme l’a reconnu le gérant, de la rigueur, de la disponibilité, du sérieux et une qualité de service constante. Une initiative entrepreneuriale à dimension sociale Au-delà de ses perspectives commerciales, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE entend également contribuer à la dynamique économique et sociale du Mali. La création et le développement de l’entreprise pourraient favoriser la création d’emplois et offrir à de jeunes Maliens des possibilités d’apprentissage, d’acquisition d’expérience professionnelle et d’insertion dans le monde du travail. Cette dimension sociale donne une portée supplémentaire au projet. Elle inscrit l’initiative dans une logique de création de valeur, où l’investissement privé peut participer au développement des compétences et à l’émergence de nouvelles opportunités professionnelles. Lors de la cérémonie, l’importance de l’accompagnement des initiatives privées a également été mise en avant. Les autorités communales ont notamment souligné leur disponibilité à soutenir, dans le cadre de leurs compétences et conformément aux textes en vigueur, les projets contribuant au développement économique et social du territoire. Elles ont par ailleurs rappelé la nécessité de concilier le développement des activités économiques avec le respect des règles d’urbanisme, de la sécurité, de l’environnement et du cadre de vie des populations. Un parc ouvert aux particuliers et aux professionnels Le lancement officiel des activités a été suivi d’une visite guidée du parc automobile. Cette séquence a permis aux participants de découvrir les véhicules exposés et d’en apprendre davantage sur les différentes catégories proposées par l’entreprise. Véhicules particuliers, véhicules de service, modèles utilitaires et véhicules destinés à la location, cette présentation a illustré la volonté de SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE de répondre à des besoins variés en matière de mobilité. Avec l’inauguration de son parc et le lancement officiel de ses activités, SAFRAN SERVICES AUTOMOBILE ouvre un nouveau chapitre de son aventure entrepreneuriale. Son ambition est de s’imposer progressivement comme un interlocuteur fiable dans les domaines de l’automobile, de la location et du transport, tout en élargissant ses activités vers les équipements destinés aux travaux publics. La Rédaction Boîte de commentaires Facebook [...]
  Du 12 au 14 octobre 2026 à Rabat, une délégation malienne prend part à la Morocco Cybersecurity Week. Elle est conduite par Mohamed Ag Albachar, chef de cabinet, représentant le ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Alhamdou Ag Ilyène. Elle comprend également le chargé de mission Agaly Ag Fayçal et des représentants d’autres structures de l’État. Placée sous le thème « La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement », cette rencontre est organisée sur hautes instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Elle est portée par la Direction générale de la sécurité des systèmes d’information, relevant de l’Administration de la Défense nationale du Maroc. La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce lundi 12 octobre 2026, sous la présidence du ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale, M. Abdellatif Loudiyi. Dans son allocution, M. Abdellatif Loudiyi a souligné que la cybersécurité constitue désormais une nécessité pour garantir la continuité des activités et réussir la transition numérique. Le ministre délégué a notamment insisté sur la formation des talents, la protection des infrastructures vitales, l’anticipation des menaces liées à l’intelligence artificielle et le renforcement de la coopération internationale, particulièrement avec les pays africains. Les travaux réunissent des responsables gouvernementaux, des experts internationaux et des acteurs du numérique autour de plusieurs enjeux, notamment la gouvernance, la souveraineté numérique, la lutte contre la cybercriminalité et la sécurisation des données. Les échanges portent également sur le développement des compétences, la réponse aux incidents et le financement de la cybersécurité. Pour le Mali, cette participation constitue une occasion de partager des expériences et d’explorer des pistes de coopération adaptées à ses besoins. La protection des systèmes publics, la continuité des services essentiels et la confiance des citoyens représentent, en effet, des enjeux importants dans le processus de modernisation de l’administration et de développement des services numériques. Ainsi, à travers sa participation à cette rencontre, le Mali s’inscrit dans les échanges sur les moyens de renforcer la cybersécurité et de mieux protéger les systèmes numériques, dans un contexte marqué par l’accélération de la transformation numérique. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
À première vue, le bilan statistique a de quoi soulager les capitales européennes. Selon des données publiées le 13 octobre 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les arrivées maritimes depuis l’Afrique de l’Ouest ont chuté de 59 % au premier semestre 2026 par rapport à la même période en 2025. Au total, 4 566 ressortissants issus de quatre pays phares d’émigration (le Mali, le Sénégal, la Guinée et la Gambi) ont débarqué sur les côtes européennes entre janvier et juin. Le piège est que, cette décrue ne signe en rien l’arrêt des ddépart. Ce recul s’explique par le renforcement sécuritaire et la multiplication des patrouilles côtières au Maroc, en Mauritanie et au Sénégal. Mais sur les routes de l’exil, verrouiller une porte pousse inexorablement vers des couloirs plus hostiles. « Une baisse des arrivées à un endroit ne signifie pas que les pressions ont disparu. Elles se déplacent souvent », prévient Amy Pope, directrice générale de l’OIM. Désormais, ce blocage pousse les réseaux de passeurs à délocaliser leurs opérations vers des voies plus longue et dangereuses. Selon les alertes concordantes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les embarquements glissent inexorablement plus au sud du continent. Ceci rallonge les trajets en mer de 700 à 1 600 kilomètres. Face au blocus mauritanien ou sénégalais, les pirogues prennent le large depuis la Gambie ou les côtes guinéennes, condamnant les passagers à plusieurs semaines de dérive en plein océan. Parallèlement, une partie des flux bifurque ; les Ouest-Africains représentent désormais 21,9 % des arrivées en Méditerranée occidentale et 10,5 % en Méditerranée centrale. Le bouclage des rivages traditionnels ne fait qu’alimenter une hécatombe invisible au large. En mer, moins d’arrivées comptabilisées ne veut pas dire moins de candidats au voyage, mais davantage d’embarcations perdues hors de portée des systèmes de contrôle. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 12 octobre 2026 à Genève, le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement a jeté une lumière crue sur l’ampleur de la crise lors de la 77ᵉ session du Comité exécutif du Programme du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (HCR), qui se tient du 12 au 16 octobre 2026. Selon lui, à la date du 30 septembre 2026, le Mali compte 322 584 réfugiés et demandeurs d’asile sur son territoire, 414 524 personnes déplacées internes et 90 648 personnes rapatriées. A ces chiffres s’ajoutent 343 091 réfugiés maliens vivant dans les pays d’asile. Des données qui illustrent l’ampleur des enjeux humanitaires et la nécessité de réponses adaptées aux besoins des populations concernées. À l’occasion de cette 77ᵉ session du HCR à Genève, le gouvernement malien a réaffirmé son engagement indéfectible face aux défis humanitaires, dressant un état des lieux sans concession de la situation sur le terrain, tout en mettant en relief les défis persistants ainsi que les perspectives envisagées pour renforcer la protection des réfugiés, des personnes déplacées internes et des rapatriés. Pour le Général de Brigade Issa Ousmane COULIBALY, Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement, le rapatriement volontaire, la prise en charge des réfugiés et des demandeurs d’asile, ainsi que la réintégration socioéconomique des Maliens de retour constituent des avancées majeures dans le partenariat Mali- HCR. Le Général de Brigade a également mis en avant le renforcement du cadre juridique du Mali, marqué par l’adoption, en 2024, de la loi relative au statut de l’apatride et la mise en place de la Commission nationale chargée des apatrides. A ces acquis s’ajoute la validation du guide de procédure d’éligibilité à ce statut, une étape importante dans la consolidation du dispositif national de protection. À Genève, la voix du pays résonne avec force pour exiger la protection, la dignité et des solutions pérennes au service des populations touchées. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Malgré les appels répétés et les campagnes des autorités, le non-respect du code de la route continue de faire un lourd tribut sur les grands axes du pays. Ce mardi 13 octobre 2026, sur l’axe Ségou-Bamako, entre Sébougou et le village de Sékoro, un nouveau drame de la route a endeuillé les familles maliennes. Un terrible accident de la circulation impliquant trois véhicules s’est produit sur cette route Ségou-Bamako, très fréquentée, causant d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines. Selon les premiers éléments recueillis sur les lieux et rapportés par nos confrères de Soudan Infos, la collision a impliqué un camion-remorque, un véhicule de l’UNICEF et une voiture de marque Jeep. Le camion-remorque et le véhicule de l’UNICEF se dirigeaient vers Bamako, tandis que la Jeep roulait en direction de Ségou. Sitôt alertés, les éléments de la Protection civile et les forces de l’ordre se sont transportés d’urgence sur les lieux du drame pour porter secours aux rescapés. Les blessés, dont certains se trouvent dans un état critique, ont été évacués en urgence vers l’hôpital Nianakoro Fomba pour y recevoir les soins intensifs appropriés. Un premier bilan fait état de morts sur place et de blessés. Le nombre exact de victimes reste à déterminer, les circonstances de l’accident étant attribuées à une tentative de dépassement risqué et à un excès de vitesse. Ce nouvel accident relance avec acuité le débat sur la sécurité sur l’axe Ségou-Bamako, l’un des corridors routiers les plus fréquentés et les plus meurtriers du pays. Excès de vitesse, non-respect du code de la route, dépassements dangereux, fatigue des conducteurs ou encore défaillances techniques sont souvent pointés du doigt par les usagers. Face à cette récurrence tragique, les autorités appellent une nouvelle fois les conducteurs et les compagnies de transport à observer la plus grande prudence et à faire preuve de civisme sur les routes, en cette période où la vie humaine reste la plus précieuse des priorités. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
    Le Niger fait face à l’une des crises environnementales les plus critiques de son histoire pétrolière récente. Depuis le 25 septembre 2026, le puits Goumeri W8, situé sur le bloc d’Agadem à environ 1 700 kilomètres à l’est de Niamey, est le théâtre d’une éruption massive de pétrole brut et de gaz. Qualifié d’incident « d’une gravité exceptionnelle » par les autorités dans un communiqué publié le 12 octobre 2026, ce geyser de brut a projeté des hydrocarbures à plus de dix mètres de hauteur, recouvrant le désert environnant. Le site, exploité par la filiale locale de la China National Petroleum Corporation (CNPC), a immédiatement été placé sous haute surveillance. L’accident a fait deux blessés légers parmi le personnel technique le premier jour, mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de mètres carrés de sols ont été submergés, et la pression continue de menacer la stabilité des infrastructures pétrolières adjacentes, notamment les puits voisins Goumeri W3 et Goumeri W4. À la date du 12 octobre 2026, le flux de gaz est partiellement contenu mais l’écoulement n’est toujours pas totalement jugulé. Dans sa déclaration officielle, le gouvernement nigérien a formellement écarté la thèse d’un acte de sabotage criminel ou terroriste, privilégiant la piste d’une défaillance technique. Le Niger a fait appel à l’expertise technique de l’Algérie pour aider à contenir la fuite et évaluer les responsabilités. Sur place, les organisations de défense de l’environnement redoutent une pollution irréversible des nappes phréatiques, vitales pour le bétail et les populations de cette région aride. Cet incident relance le débat sur la sécurité des installations de la CNPC au Niger. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
De Kigali à Moscou, en passant par le siège de l’ONU à New York, la diplomatie malienne portée par le ministre Abdoulaye Diop martèle inlassablement la même formule ; le « soutien mutuel dans les instances internationales ». Loin d’être une simple courtoisie d’usage, cette expression, dont la frequence d’utilisation reste peu analysé, cache en réalité une véritable stratégie de survie géopolitique. La 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations Unies, fin septembre 2026, en a été la parfaite illustration. Lors de son marathon diplomatique, le ministre des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a multiplié les rencontres bilatérales. Au menu avec ses homologues de Cuba et du Nicaragua ; coopération économique, lutte contre le terrorisme, mais surtout la réaffirmation stricte de cette fameuse « solidarité et soutien mutuel ». Cette logique a également prévalu lors de ses échanges stratégiques avec l’Algérie et le Secrétaire général de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI), tout en coordonnant étroitement ses actions avec l’Alliance des États du Sahel (AES) et la Russie. Mais que signifie concrètement ce concept ? Dans un contexte où le Mali s’est affranchi de la CEDEAO et a rompu avec ses partenaires occidentaux traditionnels, Bamako fait face à de fortes pressions au sein du système onusien. Qu’il s’agisse de résolutions sur la durée de la transition ou de rapports internationaux sur les droits humains, le pays a un besoin vital de s’entourer d’alliés. Le soutien mutuel se traduit donc par un pacte transactionnel très concret ; l’échange de votes. Le Mali s’engage à appuyer les candidatures de ses partenaires ou leurs résolutions, en échange de leurs voix pour faire barrage aux textes défavorables contre le Mali. Le choix de Cuba ou du Nicaragua n’est d’ailleurs pas anodin ; ces États, historiquement habitués aux sanctions et à l’opposition frontale avec l’hégémonie occidentale, partagent avec le Mali actuel une vision commune axée sur la résistance et l’avènement d’un monde multipolaire. En multipliant ces accords bilatéraux sur tous les continents, de l’Amérique latine au Rwanda, la diplomatie malienne tisse un vaste réseau d’États prêts à défendre son principe de souveraineté et de non-ingérence. L’appui de puissances disposant du droit de veto au Conseil de sécurité, comme la Russie, en reste évidemment la clé de voûte. Au final, la répétition de cette formule n’est pas un effet de style. C’est l’expression publique d’un pragmatisme dont Abdoulaye Diop connaît le secret. Pour le Mali, chaque accord de « soutien mutuel » arraché représente une tranchée diplomatique supplémentaire pour asseoir son autorité sur le grand échiquier mondial. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le directeur général de la Société d’Exploitation de Manantali et de Félou (SEMAF), en charge de l’exploitation du barrage de Manantali, M. Mohamed ALY SIDI MOHAMED BARIKALLA, annonce que la SEMAF procédera à des lâchers d’eau du barrage de Manantali dans la semaine, dès que le niveau du lac atteindra la cote de 208,05 m IGN. L’annonce a été faite dans un communiqué rendu public ce dimanche 11 octobre 2026. Selon le communiqué, cette mesure intervient alors que la retenue de Manantali est proche de son niveau maximum d’exploitation. La SEMAF prévient que ces lâchers entraîneront une hausse du niveau d’eau dans certaines zones riveraines du fleuve Sénégal, en aval du barrage. Face à cette situation, la société invite les populations riveraines, notamment celles dont les activités sont liées à l’eau, à faire preuve d’une vigilance accrue et à prendre toutes les précautions nécessaires pour protéger les personnes et leurs biens. Par ailleurs, la SEMAF précise que l’arrêt des lâchers d’eau fera l’objet d’un communiqué ultérieur. Elle remercie les populations pour leur compréhension et leur collaboration. Korotoumou TOGOLA (Stagiaire) Boîte de commentaires Facebook [...]
Face à la flambée persistante du prix de la viande, le gouvernement malien intensifie ses efforts. Ce lundi 12 octobre, le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé une rencontre décisive à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) avec l’ensemble des acteurs de la filière bétail-viande (éleveurs, chevillards, bouchers et transporteurs). Il était question d’appliquer des solutions urgentes pour freiner cette dynamique inflationniste et soulager le panier de la ménagère. Cette deuxième session de crise fait suite à un constat préoccupant dressé la semaine dernière. Malgré plusieurs initiatives gouvernementales lancées depuis avril, le prix du kilogramme de viande avec os a grimpé pour atteindre entre 4 300 et 4 500 F CFA à Bamako, tandis que la viande sans os frôle désormais la barre des 5 000 F CFA. Cette cherté intenable pèse lourdement sur les ménages et interpelle directement l’Axe 3 de la lettre de cadrage du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, qui fait de la satisfaction des besoins fondamentaux des populations une priorité absolue.   Pour inverser la tendance, le Ministre Diallo a entériné plusieurs mesures immédiates. La plus marquante est la réouverture annoncée, sous un délai d’une semaine, des grands marchés à bétail (garbals) stratégiques, notamment ceux de Nioro, Konna et Fatoma. Parallèlement, un dispositif renforcé de sécurisation des corridors d’approvisionnement sera déployé pour protéger les convois et fluidifier l’acheminement du bétail des zones de production vers les grands centres urbains. À plus long terme, la stratégie gouvernementale s’attaque aux coûts de production. Le développement de cultures fourragères et la diversification des sources d’alimentation animale ont été retenus pour réduire la dépendance et la vulnérabilité des éleveurs. Le défi consiste désormais à traduire ces engagements forts en une baisse effective et rapide des prix sur les étals, une attente pressante des consommateurs maliens. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Rentrer au pays les mains vides est souvent perçu comme un échec, un poids social difficile à porter pour des milliers de jeunes Maliens dont le rêve migratoire s’est brisé. Pourtant, ce narratif de la honte est en train de basculer. Plutôt que de voir en ces rapatriés un fardeau, les autorités maliennes font le choix audacieux d’y déceler un véritable vivier de talents. C’est tout le sens de la nouvelle dynamique impulsée par le ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine. Mossa Ag Attaher a chevauché l’etape de la compassion, pour se fixer à la relance économique. Une enveloppe globale de 121 millions de francs CFA, entièrement mobilisée sur le Budget Spécial d’Investissement (BSI) de l’État, vient d’être débloquée pour financer directement 90 projets d’insertion portés par des migrants de retour. Derrière ce financement se cachent des parcours de résilience. Sur plus de 200 dossiers initialement examinés, les 90 initiatives lauréates témoignent d’une grande volonté de réussir sur ses propres terres. Ils ont oubliés les mirages périlleux du désert ou de la Méditerranée ; l’avenir se construit désormais dans des secteurs vitaux et ancrés dans les réalités locales, tels que l’embouche bovine, le maraîchage, l’artisanat, le commerce et les services. L’approche a d’ailleurs le mérite de d’éviter une concentration totale à Bamako. Si la capitale capte logiquement une partie des financements, ce souffle entrepreneurial irrigue aussi l’intérieur du pays, soutenant des projets à Gao, Tombouctou, San, Nioro et Kita. En misant sur ces micro-entreprises, le ministre Mossa Ag Attaher cherche à briser la précarité en offrant à ces jeunes une véritable autonomie financière, tout en redynamisant les économies régionales. S’inscrivant dans la vision de souveraineté et de valorisation du capital humain prônée par le Président de la Transition, le Général Assimi Goïta, cette initiative illustre un vrai changement de paradigme. Le migrant de retour n’est plus un rescapé à assister, mais un créateur de richesses de premier plan. Une manière de prouver à la jeunesse malienne qu’avec le bon accompagnement, la réussite n’est pas qu’au-delà des frontières. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
L’Association citoyenne pour l’Éveil et la Responsabilité (ACER), avec l’appui de Moulina Mining SARL, a procédé à la remise gratuite de 250 kits scolaires aux meilleures élèves des Centres d’Animation pédagogique (CAP) de Kéniéba et de Faléa. Une initiative destinée à encourager la réussite scolaire des filles et à promouvoir l’excellence en milieu éducatif. L’activité s’est tenue ce Samedi 10 Octobre 2026 à Keniéba. L’excellence scolaire des filles est au cœur de l’« Opération don de kits scolaires », organisée par l’ACER sous le thème « Une Association, Une Solution ». Pour cette première édition, l’association a bénéficié de l’accompagnement de Moulina Mining SARL, dont la Directrice générale et CO, Maïmouna Salamenta, est la marraine nationale de l’ACER. Son entreprise en est également le sponsor officiel. Lancée officiellement à Bamako le 21 septembre 2026, à travers un point de presse, l’ACER concrétise ainsi sa première initiative quelques jours seulement après son lancement. L’activité a bénéficié du haut parrainage de Baba Ayouba Moneka, opérateur économique et natif de Kéniéba. Représentant Maïmouna Salamenta, le chargé des affaires sociales de Moulina Mining SARL, Brahima Fofana, a souligné que ce don s’inscrit dans la continuité des actions en faveur de l’éducation et de l’excellence féminine portées par la dirigeante. Il a invité les jeunes filles à redoubler d’efforts dans leurs études et à s’intéresser davantage aux filières scientifiques. Les autorités locales et les acteurs de l’éducation présents, notamment les représentants du chef de village, de la mairie et le premier adjoint au préfet de Kéniéba, ont salué cette initiative et félicité le sponsor officiel. Pour le représentant du préfet, investir dans l’éducation d’une fille, c’est investir dans l’avenir du pays. Parmi les bénéficiaires, Aïché Koné, élève en troisième année et première de sa classe, n’a pas caché sa joie. Elle a confié que ce kit scolaire constitue déjà une source supplémentaire de motivation pour poursuivre ses efforts. À travers cette action, l’ACER et Moulina Mining SARL réaffirment l’importance du partenariat entre associations et entreprises privées pour favoriser l’accès aux fournitures scolaires et encourager la réussite des filles au Mali. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le récent rapport 2026 de la plateforme LiveGDP sur les disparités salariales mondiales a fait l’effet d’un révélateur douloureux. En analysant les revenus nets moyens de 198 pays, l’étude met en exergue un fossé grandissant à l’échelle mondiale, où le salaire le plus élevé (la Suisse, à 7 263 dollars mensuels) est plus de 200 fois supérieur au plus bas (Cuba, à 36 dollars). Au cœur de ce panorama, l’Afrique affiche de vifs contrastes et le Mali peine à tirer son épingle du jeu. Au niveau continental, le rapport crée la surprise en désignant Djibouti comme le champion incontesté avec un revenu net moyen de 2 836 dollars par mois (près de 1,6 million de FCFA), très loin devant l’Afrique du Sud. Cependant, le contexte malien illustre une tout autre réalité. Selon les données de LiveGDP, le Mali enregistre un salaire moyen annuel avoisinant les 2 419 dollars, soit à peine plus de 200 dollars nets par mois (environ 120 000 FCFA). Le pays s’inscrit ainsi dans la liste des 35 nations africaines où le revenu mensuel moyen stagne sous la barre critique des 200 dollars. Pour le Mali, cette faiblesse des rémunérations reflète des défis macro-économiques tenaces. Les analystes du rapport expliquent ces disparités par le manque d’industrialisation, la faible productivité et un marché du travail massivement dominé par le secteur informel et l’agriculture de subsistance. En outre, les revenus de la fonction publique peinent à s’ajuster à l’inflation, érodant sévèrement le pouvoir d’achat des Bamakois face à l’augmentation du coût du logement et des denrées alimentaires. Si la résilience de l’économie malienne est souvent saluée, ces chiffres rappellent l’urgence de réformes structurelles. Pour espérer revaloriser ces revenus, le pays devra impérativement miser sur la transformation locale de ses ressources et la formalisation de son économie, seules véritables voies vers des emplois décents et durables. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le président américain Donald Trump a de nouveau fait des vagues. Lors d’un meeting tenu le samedi 10 octobre 2026 à Clarksville, dans le Tennessee, il a émis l’idée de rebaptiser l’océan Atlantique ou l’océan Pacifique en « Océan Trump » ou « Océan des Amériques ». Une déclaration qui a suscité l’hilarité de ses partisans, mais qui provoque déjà la stupeur et l’indignation à l’international. « Nous avons le golfe. Nous avons un lac magnifique. Avant que je parte, je pense que nous devrions avoir un océan », a-t-il lancé à la foule. Cette sortie, mi-provocatrice mi-sérieuse, s’inscrit dans une réelle stratégie politique et de marque personnelle. En janvier 2025, Donald Trump avait déjà signé un décret polémique renommant le golfe du Mexique en « Golfe d’Amérique » pour les agences fédérales américaines, créant de vives tensions diplomatiques avec son voisin mexicain. Plus récemment, il a suggéré d’appeler le lac Ontario « Lac Amérique » sur fond de querelle douanière avec le Canada. Sur le plan diplomatique international, cette modification est impossible. Les océans bordent des dizaines de pays souverains qui refuseront de s’aligner. Cependant, le président détient le pouvoir exécutif sur l’agence fédérale chargée de la toponymie américaine. S’il signe un décret, il peut forcer l’administration, l’armée, et par extension certaines applications cartographiques (comme Google Maps pour le marché américain), à adopter cette nomenclature. Durant ce discours, Donald Trump a également confié chercher « un grand fleuve » à renommer. Il a toutefois épargné le fleuve Mississippi en remerciement des votes de l’État éponyme, ainsi que l’Hudson, par respect pour l’explorateur Henry Hudson. Cette ambition océanique se concrétisera ou sombrera t-elle rapidement ? Seul Trump détient la réponse. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Du 5 au 9 octobre 2026, Bamako a été le théâtre d’échanges importants entre le gouvernement malien et le Fonds monétaire international (FMI). Au cœur de ces discussions intenses étaient, l’évaluation approfondie de la conjoncture économique et la préparation de futures négociations en vue d’un nouveau programme financier, qui serait soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Conduite par le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, la réunion de clôture s’est tenue le vendredi 9 octobre. La délégation de l’institution de Bretton Woods est venue avec un agenda précis, marquant notamment l’introduction officielle de son nouveau chef de mission au Mali. Du côté malien, la forte mobilisation gouvernementale témoignait de l’importance de l’enjeu. Outre M. Sanou, les ministres en charge des Mines, de l’Énergie et de l’Eau, ainsi que de l’Industrie et du Commerce ont pris part aux travaux, illustrant la volonté des autorités d’aborder la résilience de leur économie de manière transversale. Ensemble, les deux parties ont décortiqués les principaux indicateurs macroéconomiques du pays. Dans un contexte marqué par des défis budgétaires, énergétiques et sécuritaires, ils ont minutieusement analysé les prévisions de croissance, l’évolution de l’inflation, la mobilisation des recettes publiques et la santé du secteur bancaire. Cette prise de contact visait à explorer la faisabilité d’un accompagnement via la FEC. Cet instrument du FMI est spécifiquement conçu pour aider les pays connaissant des difficultés de balance des paiements à restaurer la stabilité tout en soutenant une croissance durable et inclusive. Si l’atmosphère des discussions a été jugée constructive, la signature d’un accord définitif n’est pas encore à l’ordre du jour. Cette semaine bamakontoise constitue une étape strictement préparatoire. À l’issue de la mission, les deux délégations ont convenu de poursuivre leurs travaux techniques. Des transmissions de données complémentaires et une série de visioconférences sont déjà programmées pour les semaines à venir. Ces travaux devront permettre d’affiner les engagements mutuels avant l’ouverture officielle des véritables négociations, un signal très attendu par l’ensemble des partenaires financiers du Mali. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans une dynamique de relance et de transformation structurelle, la Banque africaine de développement (BAD) annonce une mobilisation de 800 millions de dollars (environ 480 milliards de francs CFA) en faveur du Mali. Ce financement, étalé jusqu’en 2031, vise à consolider les infrastructures et dynamiser le secteur privé. Les grandes lignes de cette initiative ont été discutées le 6 octobre 2026 à Bamako, lors d’une rencontre stratégique entre Cédric Achille Mbeng Mezui, responsable pays de la BAD, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre du nouveau Document de stratégie pays (DSP) 2026-2031 de l’institution panafricaine, approuvé en avril dernier. Elle vient directement appuyer la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD) 2024-2033, élaborée par les autorités maliennes pour faire face aux défis socio-économiques actuels. Sur le terrain, l’objectif consiste à bâtir une économie plus résiliente face aux multiples chocs contemporains. Les investissements cibleront prioritairement la construction d’infrastructures durables dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, l’énergie et les transports. Au-delà des grands chantiers publics, une attention particulière sera accordée au développement des compétences, à l’innovation, ainsi qu’à la création d’emplois en faveur des jeunes et des femmes. À plus court terme, la BAD a d’ores et déjà planifié cinq opérations de financement souverain d’un montant total de 419,37 millions de dollars pour la période 2026-2028. Toutefois, l’institution ne limite pas son action à la seule sphère étatique. En partenariat avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), la Banque entend intensifier son soutien au secteur privé local, perçu comme le véritable moteur de la croissance. L’enjeu est de faciliter l’accès au crédit pour les entreprises maliennes et de favoriser l’émergence de projets structurants « bancables ». Avec cet engagement ambitieux, qui inclut des cofinancements, la BAD réaffirme son statut de partenaire historique et privilégié de Bamako. Présente dans le pays depuis 1974, la Banque y a déjà financé plus d’une centaine de projets pour un montant historique de 4,3 milliards de dollars, confirmant sa détermination à accompagner le Mali sur la voie de la prospérité. Stephan MOMO (stagiaire) MALI 24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les contrôles douaniers sur le corridor Cinkassé-Ouagadougou ont permis d’intercepter 1,31 million de comprimés et 20 400 canettes de boissons alcoolisées dissimulés dans des camions. Selon la Direction générale des Douanes, cette saisie, présentée à la presse le vendredi 9 octobre 2026, met en lumière un procédé destiné à soustraire les marchandises aux contrôles. Les produits étaient enfouis sous du clinker, une matière première utilisée dans la fabrication du ciment. Trois véhicules immatriculés au Togo sont concernés par les interceptions présentées à Ouagadougou. Dans l’un des camions, les agents ont découvert 58 cartons contenant 131 000 plaquettes de médicaments. Les deux autres transportaient des boissons alcoolisées, notamment des marques Vody et Desperados. Selon les Douanes, les opérations se sont déroulées sur environ deux semaines. Un transporteur a reconnu avoir accepté de dissimuler des boissons contre une rémunération de 200 000 francs CFA. Il a expliqué vouloir rembourser des dettes liées à son mariage. Ce témoignage concerne les circonstances du transport et ne précise pas l’ensemble des responsabilités dans l’acheminement des produits.   Boîte de commentaires Facebook [...]
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