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À l’occasion de la célébration du 20 janvier, fête de l’Armée malienne, le Président de la Transition, Chef suprême des Armées, le Général d’Armée Assimi Goïta a rassuré que le Mali restera debout et poursuivra sans relâche le combat pour sa stabilité et sa souveraineté. Dans son allocution, le Chef de l’État a tenu à rendre un hommage appuyé au feu Président Modibo Keïta, père fondateur de l’Armée malienne. Un héritage que les autorités actuelles s’emploient à consolider, en adaptant l’outil de défense aux réalités sécuritaires contemporaines. « Nous sommes en train de travailler pour qu’il y ait la stabilité », a-t-il affirmé avec assurance. Sur le terrain, il explique que les Forces de défense et de sécurité poursuivent leur mission avec courage et détermination. Présentes sur tous les fronts, elles font face aux menaces afin de défendre l’intégrité territoriale et de protéger les populations. Parallèlement à l’option militaire, des dispositions politiques et sociales sont mises en œuvre pour favoriser un retour durable de la paix, notamment à travers le processus de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (DDR). Le Président de la Transition n’a pas manqué de saluer le rôle central du peuple malien, qu’il a qualifié de résilient, patient et profondément engagé. Malgré les difficultés, les Maliens ont accepté d’investir dans leur armée, convaincus qu’une force de défense forte est le socle d’un État souverain. Aujourd’hui, les résultats obtenus sur le terrain témoignent de cette confiance partagée entre l’armée et la nation. Dans un choix souverain assumé, le Mali a également décidé de rompre avec la présence des forces étrangères, préférant compter sur ses propres capacités. Une décision courageuse, rendue possible grâce à la compréhension et au soutien du peuple, même si des contraintes subsistent. Des difficultés que les autorités assurent surmonter progressivement, avec méthode et détermination. Coulibaly A Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce mardi 20 janvier 2026, le président de la transition le General d’Armée Assimi Goita a présidé sur la place d’arme du Génie Militaire, les festivités marquants les 65 ans de la création de l’armée malienne. Cette commémoration a réuni les plus hautes autorités du pays, des chefs militaires, des membres du Gouvernement, des membres du Conseil National de Transition (CNT), les diplomates accrédités dans notre pays et plusieurs autres invités. Le dépôt d’une gerbe de fleurs au monument du soldat inconnu, accompagné de la sonnerie aux morts, la revue des troupes, la décoration de certains militaires pour leurs actes de courage et de bravoure sur le front, la remise de chèque aux familles des soldats tombés sur le front et le défilé militaire ont été les temps forts de cette commémoration des 65 ans de la création de l’armée malienne. Selon la hiérarchie militaire, la remise de ce chèque symbolique de plus de 17 milliards FCFA par le Président de la transition le General d’Armée Assimi Goïta aux familles des soldats tombés sur le champ d’honneur couvre dix ans d’indemnités, en signe de reconnaissance contre 7 milliards en 2025. Et ce geste, bien plus qu’un acte de réparation matérielle, est une promesse, celle de ne jamais oublier les sacrifices consentis par ses militaires pour la cause de la patrie. A noter que ce geste financier massif souligne aussi l’engagement des autorités de la transition à honorer la mémoire des soldats disparus et à assurer un soutien matériel durable à leurs ayants droit. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le lundi 19 janvier 2026, Son Excellence le Général d’Armées Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a présidé la cérémonie officielle de remise de matériels et équipements à la Direction du Génie militaire. Cette cérémonie solennelle s’inscrit dans la dynamique de la montée en puissance continue des Forces Armées Maliennes (FAMa), engagées dans la défense de la souveraineté nationale, la protection des populations et l’accompagnement du développement. Les équipements remis comprennent notamment des engins lourds de construction, des matériels de routes et de chantiers, des équipements de franchissement, de mobilité et de déminage, ainsi que des stations d’épuration d’eau. Dans son discours, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a rendu un vibrant hommage aux soldats tombés, blessés ou retenus en otage dans la lutte contre le terrorisme. Il a souligné que la réponse à cette menace multidimensionnelle repose à la fois sur la victoire militaire, la confiance des populations et la transformation profonde de l’État et de son outil de défense. Le Ministre a rappelé le rôle central du Génie militaire, qualifié de pilier stratégique de la stabilisation et de la reconstruction nationale. À travers sa devise « Construire, parfois détruire, toujours servir », le Génie incarne une armée de bâtisseurs, œuvrant au désenclavement des territoires, à la sécurisation des axes économiques et au renforcement de la présence de l’État. « En dotant le Génie militaire de ces moyens modernes et adaptés, Son Excellence le Président de la Transition, vous posez un acte fondateur. Vous donnez à nos forces les outils nécessaires pour tenir le terrain, sécuriser durablement les zones reconquises et accompagner le développement national. Vous démontrez que la souveraineté ne se proclame pas : elle se défend, elle se construit et elle se mérite », a déclaré le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA. Et d’ajouter : « Les Forces Armées Maliennes, sous votre commandement, sont prêtes à relever ce défi historique. Elles continueront à combattre quand il le faut, à bâtir quand c’est nécessaire et à servir en tout temps ». En renforçant les capacités du Génie militaire, le Président de la Transition réaffirme sa vision d’une armée nationale forte, moderne et résolument tournée vers la protection des populations et la reconstruction du pays. Presidence Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 19 janvier 2026 l’ex-Premier ministre Moussa Marra et président d’honneur du parti Yelema a comparu, devant les juges de la Cour d’appel de Bamako. Cette comparution tant attendue fait suite à un recours introduit contre sa condamnation prononcée en première instance. Lors de leur plaidoirie les avocats de l’ex premier ministre Moussa Mara ont insisté sur la libération de leur client pour sa droiture et surtout son exemplarité en tant qu’homme public. Pour rappel en fin octobre 2025, le Pôle national de lutte contre la cybercriminalité avait condamné l’ancien chef du gouvernement à deux ans de prison, dont un an ferme, assortis d’une amende de 500 000 francs CFA et d’un franc symbolique de dommages et intérêts à l’État. La justice avait suivi les réquisitions du parquet en retenant les chefs d’accusations « atteinte au crédit de l’État » et d’« opposition à l’autorité légitime » À l’origine de cette affaire, une publication sur le réseau social X (ex-Twitter), datée du 4 juillet 2025, dans laquelle Moussa Mara exprimait sa « solidarité indéfectible » envers des personnes qu’il qualifiait de « prisonniers d’opinion » après leur avoir rendu visite. Du côté de la classe politique malienne notamment au sien du parti Yelema ce procès est très suivi. A noter le délibéré est renvoyé au 9 février 2026. Affaire à suivre Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 19 janvier 2026, Son Excellence le Général d’Armées Assimi GOÏTA, Président de la Transition, Chef de l’État et Chef suprême des Armées, a présidé la cérémonie officielle de remise de matériels et équipements à la Direction du Génie militaire. Cette cérémonie solennelle s’inscrit dans la dynamique de la montée en puissance continue des Forces Armées Maliennes (FAMa), engagées dans la défense de la souveraineté nationale, la protection des populations et l’accompagnement du développement. Les équipements remis comprennent notamment des engins lourds de construction, des matériels de routes et de chantiers, des équipements de franchissement, de mobilité et de déminage, ainsi que des stations d’épuration d’eau. Dans son discours, le Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA, a rendu un vibrant hommage aux soldats tombés, blessés ou retenus en otage dans la lutte contre le terrorisme. Il a souligné que la réponse à cette menace multidimensionnelle repose à la fois sur la victoire militaire, la confiance des populations et la transformation profonde de l’État et de son outil de défense. Le Ministre a rappelé le rôle central du Génie militaire, qualifié de pilier stratégique de la stabilisation et de la reconstruction nationale. À travers sa devise « Construire, parfois détruire, toujours servir », le Génie incarne une armée de bâtisseurs, œuvrant au désenclavement des territoires, à la sécurisation des axes économiques et au renforcement de la présence de l’État. « En dotant le Génie militaire de ces moyens modernes et adaptés, Son Excellence le Président de la Transition, vous posez un acte fondateur. Vous donnez à nos forces les outils nécessaires pour tenir le terrain, sécuriser durablement les zones reconquises et accompagner le développement national. Vous démontrez que la souveraineté ne se proclame pas : elle se défend, elle se construit et elle se mérite », a déclaré le Général de Corps d’Armée Sadio CAMARA. Et d’ajouter : « Les Forces Armées Maliennes, sous votre commandement, sont prêtes à relever ce défi historique. Elles continueront à combattre quand il le faut, à bâtir quand c’est nécessaire et à servir en tout temps ». En renforçant les capacités du Génie militaire, le Président de la Transition réaffirme sa vision d’une armée nationale forte, moderne et résolument tournée vers la protection des populations et la reconstruction du pays. Source : Présidence de la République Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 19 janvier 2026, le Président de la Maison de la Presse du Mali, Monsieur Bandjougou Danté, a adressé les vœux de nouvel an de la presse Malienne au président de la transition, le Général d’Armée Assimi Goïta. Profitant de l’occasion, il a dressé un diagnostic de l’état de la presse malienne, tout en appelant à une synergie d’action contre la désinformation. Avant toute chose, Bandjougou Danté a tenu à avoir une pensée pieuse pour les civils et militaires disparus en 2025. Il a également salué les efforts constants des autorités pour la libération des journalistes et compatriotes victimes d’enlèvements, tout en renouvelant l’appel à la vérité et à la justice dans le dossier toujours non élucidé du journaliste Birama Touré, disparu depuis une décennie. La désinformation, une menace stratégique pour le Mali et l’AES ! Dans son intervention, Bandjougou Danté a lancé une alerte forte face à la prolifération des rumeurs, fausses nouvelles et manipulations numériques qui visent le Mali et les pays de l’AES. Selon lui, il ne s’agit plus de dérives isolées, mais d’une campagne structurée de désinformation, utilisant l’arme informationnelle pour diviser, fragiliser les institutions et compromettre les efforts de paix. Pour le Président de la Maison de la Presse, la lutte contre la désinformation n’est nullement une remise en cause de la liberté d’expression. Elle constitue, au contraire, un combat pour le droit des citoyens à une information juste, vérifiée et responsable, condition essentielle de la paix, de la cohésion sociale et de la stabilité nationale. Sans détour, Bandjougou Danté a rappelé que la presse ne peut accomplir sa mission de service public sans moyens humains, matériels, financiers et juridiques adéquats. Il a regretté que l’aide publique à la presse cumulée sur les cinq dernières années n’ait pas été effectivement mise à disposition, estimant qu’un tel appui aurait considérablement renforcé la capacité du secteur à faire face aux discours de haine et à la désinformation. 2025, une année éprouvante pour les médias ! L’année écoulée a été qualifiée de particulièrement difficile pour le secteur, frappé de plein fouet par la crise énergétique et la pénurie de carburant. Radios réduites au silence, télévisions à l’écran noir, kiosques désertés, autant de réalités qui fragilisent la viabilité des entreprises de presse et la dignité des professionnels. Le Président de la Maison de la Presse a salué la mise en place d’une commission présidentielle chargée de la relecture des textes régissant la presse, tout en exprimant des préoccupations face aux contradictions entre la législation spécifique sur la presse et certaines dispositions pénales, notamment en matière de cybercriminalité. Malgré les difficultés, la presse malienne a été au rendez-vous des grands moments de la Nation en 2025, notamment l’Charte pour la paix, l’année de la culture, le Sommet de l’AES, la CAN 2025, entre autres . Deux avancées majeures ont également marqué l’année selon le président Danté. Il s’agit de la création du Fonds de Solidarité de la Presse (FONSOPRESS) et l’achèvement des travaux du Conseil des pairs, outils essentiels de solidarité et d’autorégulation professionnelle. En perspective, la Maison de la Presse par la voix de son président, projette l’organisation d’un Forum panafricain des médias, en marge de la Semaine de la liberté de la presse prévue en mai prochain. L’objectif est de promouvoir l’image d’un Mali porté par une presse souveraine, capable de maîtriser le récit de son actualité, loin des narratifs imposés de l’extérieur. En clôturant son propos, Bandjougou Danté a renouvelé ses vœux de paix, de stabilité et de prospérité au peuple malien, tout en réaffirmant sa foi dans le dialogue permanent entre la presse et les pouvoirs publics pour bâtir un espace informationnel responsable et résilient en 2026. Coulibaly A Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Dans le cadre de la sécurisation des personnes et de leurs biens dans leur secteur de compétence, les enquêteurs du commissariat de police de Sabalibougou continuent de traquer les hors la loi. Cinq (05) individus suspects pour vol de motos, complicité de vol, recel et falsification de factures d’achat de motos, au quartier Sabalibougou ont été interpellés. Les suspects interpellés identifiés par les initiales S.S, alias Mass, âgé de 23 ans N.S, alias Tchiopa, âgé de 20 ans ; M.S, âgé de 23 ans ; Y.S, âgé de 20 ans et Z.D, âgé de 21 ans, ont été placés sous mandat de dépôt par la Justice. Selon les sources policières, cette opération fait suite à l’exploitation d’une piste faisant état de l’existence d’un groupe de jeunes spécialisés dans le changement de pièces de motos (façades et autres) et la revente d’engins de provenance douteuse. Après recoupement de l’information, les suspects ont été localisés dans un atelier de réparation de motos situé en face d’une habitation à Sabalibougou. Les nommés S.S, alias Mass, et N.S, alias Tchiopa, tous deux réparateurs de motos, ont été identifiés comme les cerveaux présumés du réseau. À cet effet, une équipe de la Brigade de Recherches s’est rendue sur les lieux et a procédé à leur interpellation. Lors de l’opération, cinq (05) motos de marque Jakarta ont été saisies dans le garage du nommé S.S, alias Mass. Interrogé sur la provenance des engins, ce dernier a déclaré agir en collaboration avec N.S, alias Tchiopa, présenté comme son principal fournisseur de motos d’origine frauduleuse. Une perquisition à son domicile a permis la saisie de quatre (04) souches de factures d’achat établies à son nom ainsi que d’un (01) cachet servant à la falsification de documents. Pour le Commissaire de Police M’Barka CAMARA en charge du commissariat de Sabalibougou, ctte prouesse témoigne encore une fois de plus l’engagement constant des Forces de l’ordre à lutter efficacement contre toutes les formes de criminalité. Mohamed Kanouté Source :Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
A l’instar des autres pays africains, le Mali connait depuis un certain temps une utilisation fulgurante des drones civils dans plusieurs domaines notamment la photogrammétrie, l’agriculture, la sécurité, la livraison et dans les activités récréatives. Parmi les innovations technologiques, le drone civil est un vrai cas d’école, car encore méconnu il y a quelques années, ce mini avion ou multirotor sans pilote séduit de plus en plus plusieurs amateurs. Depuis plusieurs années, l’usage des drones civils connaît une croissance fulgurante dans plusieurs domaines, notamment la photogrammétrie, l’agriculture, la sécurité, la livraison et dans les activités récréatives. Cependant cette expansion rapide pose des problèmes en matière de sécurité aérienne, de protection de la vie privée, de sécurité publique, de protection des infrastructures sensibles et de respect des zones interdites ou réglementées. En vue d’encadrer désormais l’utilisation des drones civils, le gouvernement réuni, ce vendredi 16 janvier 2026 en Conseil des Ministres a adopté un projet de décret qui permet d’encadrer l’usage des drones civils sur le territoire national et d’apporter une réponse adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques liées à ces nouveaux outils. Selon le projet de décret, les drones civils sont des appareils sans équipage à bord, utilisés à des fins non régaliennes, destinés à un usage professionnel, commercial, récréatif ou scientifique et soumis à la réglementation civile. « Les drones civils de plus en plus performants accessibles au grand public et à bas coût, peuvent être détournés de leur usage et servir à commettre des attaques terroristes, réaliser des surveillances illicites ou à transporter des charges explosives ou chimiques » précise le dit projet de décret Pour certains utilisateurs des drones civils, ce projet est une bonne initiative car de nos jours il faut encadrer le secteur et en plus les personnes qui utilisent ces drones civiles doivent aussi suivre une formation pratique dont l’objectif est de mettre le futur pilote en situation concrète de vol. Elle se déroule sur plusieurs journées, pendant lesquelles elle permet d’apprendre à maîtriser la sécurité des vols, à réaliser un décollage, un atterrissage, contrôler l’appareil et à réussir la captation de vues aériennes. Cet apprentissage est essentiel pour bien comprendre le fonctionnement du drone. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
COMMUNIQUE DU CONSEIL DES MINISTRES DU VENDREDI 16 JANVIER 2026 CM N°2026-02/SGG. Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 janvier 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. Le Conseil supérieur de la Magistrature a pour mission de veiller sur la gestion de la carrière des Magistrats, de donner son avis sur toute question concernant l’indépendance de la Magistrature et de statuer comme Conseil de discipline pour les Magistrats. Son organisation, sa composition, ses attributions et son fonctionnement sont fixés par la Loi organique n°03-033 du 7 octobre 2003. Après plus de deux décennies d’application, la loi du 7 octobre 2003 a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et politique ainsi qu’à l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023 qu’il convient de corriger. Le projet de loi organique, adopté, corrige les insuffisances constatées et prend en compte les innovations apportées par la Constitution dans la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. 2. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la règlementation des drones civils et leurs accessoires en République du Mali. Les drones civils sont des appareils sans équipage à bord, utilisés à des fins non régaliennes, destinés à un usage professionnel, commercial, récréatif ou scientifique et soumis à la réglementation civile. Depuis plusieurs années, l’usage des drones civils connaît une croissance exponentielle dans plusieurs domaines, notamment la photogrammétrie, l’agriculture, la sécurité, la livraison et dans les activités récréatives. Cette expansion rapide pose des problèmes en matière de sécurité aérienne, de protection de la vie privée, de sécurité publique, de protection des infrastructures sensibles et de respect des zones interdites ou réglementées. Les drones civils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à bas coût, peuvent être détournés de leur usage et servir à commettre des attaques terroristes, réaliser des surveillances illicites ou à transporter des charges explosives ou chimiques. Le projet de décret, adopté, permet d’encadrer l’usage des drones civils sur le territoire national et d’apporter une réponse adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques liés à ces nouveaux outils. 3. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant approbation de la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, lors sa session du 3 décembre 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette stratégie vise à garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, à travers l’amélioration de la gouvernance de la cybersécurité, le renforcement de la culture de la cybersécurité et la protection contre les risques liés à la sécurité. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de ladite stratégie et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Alger : Monsieur Salif BAH, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Président Directeur général de l’Office du Niger : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement officiel du Fonds de résilience de la Diaspora malienne. Le Fonds de résilience de la Diaspora malienne est une initiative de solidarité nationale, qui institue un cadre formalisé et pérenne de mobilisation de ressources financières, destinée à mieux organiser et canaliser la contribution des Maliens établis à l’Extérieur en vue d’appuyer les efforts du Gouvernement pour la résolution des crises que traverse le pays. C’est dans ce cadre que le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a remis au ministre chargé des Finances, le 31 décembre 2025, un 1er chèque d’un montant de 200 millions de francs CFA mobilisé par le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur. L’adhésion massive des Maliens établis à l’Extérieur au Fonds de résilience traduit leur volonté de participer activement à la gestion des crises nationales, à la préservation de la cohésion sociale et au soutien à l’économie nationale. 2. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 4ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine, tenue le 29 décembre 2025, à Cotonou au Bénin. Cette 4ème Session, qui s’est tenue dans un contexte économique globalement favorable à l’Union, a adopté plusieurs décisions en vue de consolider la stabilité macroéconomique de l’Union, de renforcer la convergence des politiques économiques, de promouvoir l’inclusion financière et d’assurer une gouvernance rigoureuse des organes et institutions de l’Union. Il s’agit entre autres : – du rapport sur la situation économique et monétaire de l’UEMOA au 30 septembre 2025, ainsi que le cadrage macroéconomique de l’Union pour la période 2025-2030 ; – de la révision à la baisse du taux d’usure applicable aux banques au sein de l’Union ; – des perspectives financières actualisées 2026-2030 de la Banque Ouest africaine de Développement. A la fin du 3ème trimestre 2025, la croissance économique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine demeure robuste, avec une progression du PIB réel de l’Union de 6,6% contre 6,5% au 2ème trimestre. 3. Le ministre de la Santé et du Développement social a informé le Conseil des Ministres de la situation épidémiologique du pays marquée, notamment par une stagnation du nombre de cas confirmés de dengue comparé à celui de la semaine écoulée. Le Président de la Transition, Chef de l’Etat a appelé la population au respect strict des mesures de prévention et de lutte contre les maladies. Bamako, le 16 janvier 2026 Le Secrétaire Général du Gouvernement, Birama COULIBALY Chevalier de l’Ordre national Boîte de commentaires Facebook [...]
Par une décision ferme et sans équivoque, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a ordonné ce vendredi, l’interdiction totale de la circulation, de la distribution et de la vente du journal Jeune Afrique sur toute l’étendue du territoire national. S’appuyant sur la Constitution, la Charte de la Transition révisée ainsi que la loi portant régime de la presse et délit de presse, le département de tutelle reproche à l’hebdomadaire panafricain une série de manquements graves aux règles élémentaires du journalisme. Cette sanction découle des accusations jugées fallacieuses, subversives et dangereuses, notamment dans le traitement de la récente perturbation de l’approvisionnement en hydrocarbures. Selon les autorités maliennes, certaines publications de Jeune Afrique iraient jusqu’à frôler l’apologie du terrorisme, tout en relayant des allégations sans fondement d’exactions attribuées aux autorités des pays de la Confédération des États du Sahel et aux Forces armées burkinabè. Une ligne éditoriale perçue comme déséquilibrée, partiale et orientée, loin des standards d’objectivité et de rigueur attendus d’un média de référence. La décision pointe également du doigt une absence d’objectivité journalistique dans le traitement de sujets sensibles, un recours à la diffamation et des contenus susceptibles de nourrir la haine et les tensions sociales. Autant de dérives que l’État malien estime incompatibles avec le contexte sécuritaire et politique actuel, marqué par une exigence accrue de responsabilité médiatique. Désormais, toute infraction à cette interdiction expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. La mesure, entrée en application dès sa signature, sera largement communiquée et publiée à tous les niveaux. Massassi Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a présidé ce jeudi, la 15ᵉ session ordinaire du Conseil d’administration de l’Agence Malienne de Métrologie (AMAM) sise à Djalakorobougou.  En présence du Directeur général, Almaimoune Ag Alhassane, et de l’ensemble des administrateurs, cette session du conseil d’administration a permis de passer au crible les performances de l’année écoulée, tout en balisant les chantiers de 2026. À l’ordre du jour : rapports de certification des comptes 2023 et 2024, état d’exécution des recommandations antérieures, adoption des rapports d’activités, de performance et d’exécution budgétaire 2025, sans oublier l’examen du programme d’activités, du budget et du contrat de performance 2026. S’y sont ajoutés des dossiers structurants, notamment la modification de l’organigramme et l’approbation du manuel de procédures administratives, opérationnelles, financières et comptables. Dans son allocution, le Ministre Diallo n’a pas caché sa satisfaction. Malgré un environnement national exigeant, l’AMAM a su maintenir le cap et produire des résultats tangibles. Sur les 49 activités programmées en 2025, 43 ont été exécutées, soit un taux de réalisation de 87,76 %. Un chiffre qui traduit la rigueur de la planification et l’engagement des équipes. Sur le terrain, l’impact est tout aussi parlant avec la vérification de 11 650 instruments de mesure, toutes catégories confondues, sur l’ensemble des zones d’activités économiques accessibles du territoire. Une action déterminante pour la protection des consommateurs, la fiabilité des transactions commerciales et la crédibilité de la production industrielle. Sur le plan financier, la performance est également au rendez-vous. Les ressources propres recouvrées s’élèvent à 529 009 000 FCFA, contre 520 733 000 FCFA en 2024, soit une progression notable. Une évolution qui témoigne de l’amélioration de la gouvernance et de l’efficacité opérationnelle de l’Agence. Un satisfecit clair de la tutelle Face à ces résultats, le ministre de l’Industrie et du Commerce a adressé des félicitations appuyées à la Direction générale et à l’ensemble du personnel de l’AMAM. Il les a exhortés à maintenir cet élan, notamment dans la lutte contre l’utilisation d’instruments de mesure non vérifiés, véritable fléau pour les transactions commerciales, la santé, l’environnement et la production industrielle. « La fraude sur la mesure, sous quelque forme que ce soit, doit être combattue avec fermeté », a insisté le président du Conseil d’administration, réaffirmant le rôle stratégique de la métrologie dans la régulation économique et la protection des usagers. Cette session était également l’occasion de valider les grandes orientations de l’exercice 2026. Le budget prévisionnel, toutes sources de financement confondues, s’équilibre à 1 033 584 423 FCFA. Les ressources propres sont estimées à 570 millions FCFA, en hausse par rapport à 2025, tandis que la subvention de l’État s’établit à 373 573 000 FCFA. Le programme d’activités 2026 s’inscrit dans la mise en œuvre du plan de développement de l’AMAM. Il met l’accent sur le renforcement des capacités d’intervention, la lutte accrue contre la fraude sur les mesures, ainsi que l’amélioration continue de la qualité des ressources humaines. Autant de leviers pour hisser davantage l’Agence au rang d’acteur clé de la régulation économique nationale. Avant de clore les travaux, le ministre Diallo a invité les administrateurs à un examen minutieux et responsable des documents soumis, afin de formuler des orientations pertinentes. Il a surtout rassuré la Direction générale de la disponibilité constante de la tutelle, déterminée à accompagner l’AMAM dans l’atteinte de ses objectifs. Coulibaly A Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce jeudi 15 janvier 2026, le Ministre de la Santé et du Développement Social le médecin Colonel -major Assa Badialo Touré présidente du Conseil d’Administration a procédé à l’ouverture des travaux des 34e et 35e sessions ordinaires du Conseil d’Administration de la Caisse Malienne de Sécurité Sociale (CMSS) dans une atmosphère empreinte de solennité. L’ors des travaux de cette double sessions statutaires, les administrateurs ont examiné les activités administratives et financières de l’exercice 2024, l’étude et l’adoption des projets de budget et de plans d’actions 2026 de la CMSS et de la délégation de gestion de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO). Plusieurs points essentiels sont inscrits à l’ordre du jour notamment l’adoption des procès-verbaux des précédentes sessions du Conseil d’administration de la CMSS et de la délégation de gestion de l’AMO, l’examen et l’adoption du compte de gestion et du rapport du commissaire aux comptes relatifs aux états financiers de la CMSS au titre de l’exercice 2024 , l’examen du rapport d’activités et de l’état d’exécution du budget et du plan d’actions de la CMSS et de la délégation de gestion de l’AMO au 31 décembre 2024. Conformément aux normes de la CIPRES, le projet de budget 2026 de la CMSS, est arrêté en recettes comme en dépenses à 211,015 milliards de FCFA, soit une augmentation de 7,36 % par rapport au budget de 2025. A l’ouverture des travaux de cette double session, la présidente du Conseil d’Administration, le médecin Colonel – major Assa Badiallo TOURÉ, a déclaré que le projet de budget 2026 s’inscrit dans le renforcement de la protection sociale à travers un programme d’activités visant, entre autres, à assurer le suivi des carrières et des cotisations des assurés, à optimiser le recouvrement des recettes, à liquider les droits à pension dans les délais, à contribuer à la pérennisation des régimes et des branches, à renforcer la gouvernance et la gestion administrative, à améliorer le système d’information et accroître la qualité des services offerts aux assurés. Pour la délégation de gestion de l’Assurance Maladie Obligatoire, le budget adossé à la dotation technique est arrêté à 45,560 milliards de FCFA, soit une hausse de 5,10 % par rapport au budget de 2025. Elle a par ailleurs ajouté que le maintien de ces performances en 2025 ouvre des perspectives encourageantes pour l’année 2026. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Faire de 2026, l’année de l’éducation au Mali, c’est l’objectif que s’est fixé le président de la Transition le General d’Armée Assimi Goita qui annonce un vaste programme d’investissement de 130 milliards FCFA pour booster l’éducation. Ce lundi 12 janvier 2026, lors de la traditionnelle présentation des vœux de nouvel an des Forces Vives de la nation et en répondant à une doléance du porte-parole des familles fondatrices de Bamako, le président de la transition le General d’Armée Assimi Goita a annoncé la construction de 28 lycées, de 9 Instituts de formation professionnelle (IFP), de 5 Instituts de formation des maîtres (IFM) et la rénovation de 22 lycées déjà existants. En plus l’enseignement supérieur connaîtra aussi de l’amélioration avec la réhabilitation de l’École normale supérieure (ENSUP) et de l’École Nationale d’ingénieurs (ENI), le tout pour un montant global de 130 milliards de Fcfa. Cette annonce s’inscrit dans la volonté de faire de 2026 l’année de l’éducation au Mali, répondant ainsi aux doléances exprimées par les autorités traditionnelles et les familles fondatrices de Bamako. La mise en œuvre de ses projets tant attendus par les acteurs du secteur éducatif permettra sans nul doute de renforcer les capacités d’accueil des établissements et instituts de formations ciblés d’une part et d’autres part améliorer le système éducatif malien, car depuis longtemps le système éducatif fait face à une forte pression démographique. Ces projets visent à décongestionner les établissements existants qui souffrent de sureffectifs massifs, d’Offrir des conditions de travail décentes avec des salles de classe modernes, des bibliothèques et des laboratoires équipés et la Réduction des inégalités géographiques et sociales. Selon certains acteurs éducatifs malien, cette annonce du président de la transition le General d’Armée Assimi Goita, est un ouf de soulagement et dans le cadre de la promotion du « Mali Kura », la construction de nouveaux lycées doit être un pilier central de la politique de refondation de l’État, visant à répondre à des défis démographiques et sécuritaires croissants. Avec plus plusieurs écoles fermées en raison de l’insécurité affectant beaucoup d’enfants, la construction et la réhabilitation d’infrastructures sécurisées sont cruciales pour assurer la continuité de l’éducation à travers l’ensemble du pays pour l’avenir des millions d’enfants. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
-« La paix est un acte de courage, de lucidité et d’amour pour la patrie » -« Le Mali se relèvera par la justice et le dialogue » -« Le Mali triomphera par ses propres valeurs » Le 27 décembre 2025, Mme Oumou Sall Seck a animé un Master class à l’Institut Ahmed Baba de Tombouctou sur le thème : « légitimité des mécanismes endogènes ». Devant un parterre d’invités, la Présidente du Mouvement Trait d’Union a développé sa vision de l’importance des mécanismes endogènes dans la résolution de la crise en mettant un accent particulier sur la Charte pour la Paix et la Réconciliation. D’entrée de jeu, elle clarifie : « Je prends la parole, aujourd’hui, non pas en tant que Ministre chargée de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, mais avant tout en tant que Présidente du mouvement Trait d’Union, née d’une conviction profonde : le Mali ne se reconstruira durablement que par le dialogue, la cohésion sociale et surtout la confiance retrouvée entre ses propres enfants ». Et d’ajouter : « Mon engagement est personnel, intime et vécu. Je suis, par essence, Trait d’Union. Fille d’un père d’origine Peulh, Songhaï par adoption, et d’une mère Touareg, je suis le fruit vivant de la diversité culturelle malienne. Ce vécu de terrain, notamment comme ancienne Maire de Goundam, où j’ai été élue à trois reprises par des populations diverses par leurs cultures, leurs langues et leurs modes de vie, m’a enseigné une vérité fondamentale : la diversité malienne n’est pas une fragilité, elle est notre plus grande force, si nous savons l’organiser autour du vivre-ensemble ». Tombouctou, cité de savoir, de spiritualité et de dialogue, a souligné Mme Oumou Sall Seck, est un carrefour de rencontres, de diversité et de paix. Le thème de ce master class est fondamental, a-t-elle expliqué. « Notre pays traverse une étape décisive de son histoire. Nous aspirons tous à la paix, mais pas n’importe quelle paix : une paix sincère, juste et durable », a déclaré l’oratrice. Mécanismes endogènes : légitimes, efficaces La Présidente du Mouvement Trait d’Union définit les mécanismes endogènes de règlement des conflits comme « des dispositifs socioculturels et de gouvernance mis en place par les communautés ou l’État pour prévenir, gérer et régler les conflits. Ils contribuent à préserver la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble ». Il faut reconnaître une vérité simple mais puissante pour parvenir à cette paix, a-t-elle déclaré. « Les mécanismes endogènes, hérités de nos cultures, traditions et de la sagesse de nos anciens, ne sont pas dépassés. Ils sont légitimes, efficaces et profondément maliens. Ils parlent le langage des communautés : celui de la dignité, de l’honneur, du pardon et de la responsabilité » À ses dires, « la conciliation et la médiation obtenues par accord librement consenti ne sont pas des solutions faibles. Elles sont souvent les plus solides, car elles réparent les relations humaines, pas seulement les textes juridiques ». Les mécanismes endogènes, a-t-elle plaidé, sont des chemins concrets vers la paix. Ces mécanismes ne s’opposent pas à la justice moderne : ils l’humanisent et la rendent accessible. Ils deviennent ainsi des instruments puissants pour restaurer la cohésion sociale, apaiser les rancunes et les fractures, redonner confiance aux populations, reconstruire durablement le lien entre l’État et les citoyens, a soutenu Mme Oumou Sall Seck. Devant un auditoire attentif, elle lance : « Dans mon parcours, j’ai vu de mes propres yeux : des chefs traditionnels empêcher l’irréparable, des jeunes rompre des cycles de vengeance, des femmes, par leur sagesse et leur courage, recoller des communautés brisées ». À en croire l’ancienne Ambassadrice du Mali à Berlin, « les mécanismes endogènes, le dialogue sincère et la médiation communautaire sont des portes ouvertes pour revenir à la paix, dans la dignité, la responsabilité et l’honneur ». On ne décrète pas la paix, on la construit ensemble L’occasion était pour l’ancienne maire de la Commune urbaine de Goundam d’évoquer l’expérience de Trait d’Union en matière de dialogue. « À travers le mouvement Trait d’Union, nous avons fait le choix du terrain, de l’écoute et de la médiation. Nous avons contribué à rapprocher des communautés, à bâtir des pactes locaux de coexistence, et à porter la voix du dialogue dans les processus nationaux, ce qui nous a permis de libérer des otages et de stabiliser des zones. Notre conviction est simple et profonde : on ne décrète pas la paix, on la construit ensemble ». Les femmes et des jeunes, a laissé entendre Oumou Sall Seck, sont des bâtisseurs du Mali nouveau. Selon elle, les femmes du Mali sont « les gardiennes du tissu social, les éducatrices de la paix, les piliers silencieux mais puissants de la Nation ». « Aux jeunes du Mali, votre énergie, votre créativité et votre patriotisme sont attendus. Le Mali a besoin de vous dans la construction, et non dans la division ». Elle a invité ces couches importantes de la société à « accompagner résolument le Président de la Transition dans sa vision d’un Mali uni, indivisible, souverain, au service de toutes les communautés ». Elle est convaincue que la Charte nationale pour la Paix et la Réconciliation est un document de référence pour toute initiative, action et activité qui concourent à la sécurité, la paix, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. « Elle repose sur le respect, la tolérance, l’écoute, le dialogue et le pardon. Elle prône la redevabilité dans la gestion des affaires publiques, la réduction de la pauvreté, la lutte contre l’impunité et la délinquance économique et financière ». Les objectifs de la Charte, a-t-elle rappelé, sont la consolidation de l’Unité nationale, la restauration de la Paix, le renforcement de la Sécurité, le raffermissement de la Cohésion sociale et du Vivre-ensemble à travers la Réconciliation nationale. L’appel aux frères et sœurs en rupture de ban avec la patrie En se basant sur l’article 41 de la Charte, elle cite quelques  bonnes pratiques en matière de prévention, gestion et règlement des conflits : la diplomatie coutumière, les alliances matrimoniales et la parenté à plaisanterie, les institutions locales de conciliation, la médiation des notables et personnalités influentes  et les communicateurs traditionnels. Elle a aussi détaillé les acteurs et leurs responsabilités dans la mise en œuvre de la Charte. À ses frères et sœurs en rupture de ban avec la mère patrie, la Présidente de Trait d’union adresse un message de vérité d’apaisement. « Je m’adresse ici, avec respect et responsabilité, à nos frères protagonistes et antagonistes dans nos villes, villages et fractions. Le Mali reste notre maison. Le peuple malien reste notre famille. Aucune cause ne vaut la destruction de notre bien commun. Aucune divergence ne justifie la souffrance durable de nos populations ».Pour elle, « la paix n’est pas une capitulation. La paix est un acte de courage, de lucidité et d’amour pour la patrie ». Dans sa conclusion, Mme Oumou Sall Seck a lancé depuis Tombouctou un appel solennel pour « valoriser nos mécanismes endogènes de paix, les formaliser et à les inscrire durablement dans notre architecture juridique ». « Engageons-nous à protéger notre bien le plus précieux : le Peuple malien, dans toute sa diversité et sa dignité !», a-t-elle lancé. Elle formule un vœu : « Que cette masterclass ne soit pas seulement un moment de réflexion, mais un point de départ, un engagement collectif, un serment silencieux pour la paix durable !». « Le Mali gagnera par l’Unité. Le Mali se relèvera par la Justice et le Dialogue. Le Mali triomphera par ses propres valeurs », a conclu la Présidente du Mouvement Trait d’Union. Chiaka Doumbia Boîte de commentaires Facebook [...]
À Bamako, la pénurie de carburant n’épargne décidément personne. Après les longues files interminables, les bidons clandestins, les prix qui piquent plus qu’un moustique affamé, voilà que les abeilles elles-mêmes ont décidé d’entrer dans la danse. Oui, vous avez bien lu : les abeilles. Et elles n’étaient pas venues pour faire du miel. Ce mardi, aux environs de 17 heures, alors qu’une station-service Shell de l’ACI 2000 ressemblait à un embouteillage humain digne d’un lundi matin à l’entrée du pont Fahd, un essaim d’abeilles visiblement très remonté a fait une entrée fracassante sur la scène. Objectif ? On ne sait pas. Protestation silencieuse ? Manifestation spontanée ? Toujours est-il que la panique fut immédiate. Des clients en fuite, des bidons abandonnés ! Clients patients depuis des heures, pompistes concentrés, gérant vigilant, vigiles stoïques, riverains curieux… tout le monde a été logé à la même enseigne. Face à l’attaque aérienne imprévue, les règles de la pénurie ont été suspendues : chacun pour soi, Dieu pour tous. Des bidons ont été abandonnés comme des chaussures lors d’un match de football, des motos laissées en plan, et des clients qui, quelques secondes plus tôt, juraient de ne pas quitter la file « même si le carburant finissait », ont battu un record de sprint. Apparemment dérangées de leur refuge, les abeilles n’ont pas cherché à négocier. Pas de dialogue, pas de médiation, pas de ticket d’attente. Elles ont rappelé à tous que la crise du carburant est devenue si insupportable qu’elle perturbe désormais l’ordre naturel. Quand les abeilles quittent les fleurs pour chasser les humains des stations-service, c’est que quelque chose ne tourne vraiment pas rond. Il a fallu attendre le départ de l’essaim sans communiqué, sans conférence de presse pour que la station reprenne timidement son activité. Les clients sont revenus toujours déterminés à remplir leurs réservoirs coûte que coûte. Mamadou Fofana/Coulibaly A  Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
A l’occasion de la présentation de vœux pour le nouvel an des forces vives de la nation, le Général d’Armée Assimi Goita, chef d’Etat, Président de la transition s’est projeté sur une souveraineté économique et énergétique à travers des réalisations de 2025 qui selon lui, porteront ses fruits au fil du temps. Dans son discours, il a évoqué l’installation de l’énergie solaire sur les grands axes routiers, des petites entreprises culturelles ainsi que les recettes des entreprises minières estimées à près de 761 milliards de FCFA. Le début d’année, moment propice pour présenter le bilan de la précédente, le président de la transition s’est prononcé sur les problèmes énergétiques dont souffre une majeure partie de la population. Il a salué le fonds de souveraineté, un geste qui selon lui permettra de résoudre le problème d’électricité. « On a installé des lampadaires solaires sur les grands axes routiers. Avec la collecte du fonds de souveraineté, le Ministère de la culture a pu accompagner des petites entreprises culturelles, des soudeurs et artisans à travers le don des panneaux solaires. Bamako, Koulikoro et d’autres régions sont ciblés pour résoudre le problème d’électricité. » a-t-il souligné. Un manque qui ne sera pas comblé de sitôt, le Général d’Armée Goita a promis que le secteur connaitra une large amélioration. « Avec la renégociation des contrats miniers, nous avons obtenu 761 Milliards FCFA, même si au départ, nous ne comptions que sur 400 Milliards. » a-t-il expliqué. Un contrat qui dure 30 ans, le Président de la transition a affirmé que le contrat ne sera pas resilié même si le prix de l’or connait une augmentation sur le marché mondial. Il a parlé des stratégies du gouvernement qui permettront au Mali de bénéficier de son sous-sol et la hausse de la caisse de l’Etat grâce aux taxes des usines d’exploitation d’or. « Pour les nouvelles usines, le contrat commence à partir de 10 années plus 2 supplémentaires. Alors, si le prix de l’or évolue, nos taxes aussi vont augmenter. » a-martelé le chef de l’Etat. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Chaque année, le Mali célèbre le 14 janvier comme Journée de la souveraineté retrouvée. A cette occasion, la rubrique femme de Mali24 s’est entretenue avec une figure emblématique de la littérature malienne. Mme Macalou Awa Bakoroba Dembélé, qui, dès l’âge de 6 ans, a côtoyé les grandes pionnières maliennes comme Aoua Kéita, Mme Bèye Marie Madeleine de l’Amour, lesquelles ont marqué son enfance. Auteure de plusieurs contes et d’œuvres littéraires, elle évoque son parcours ainsi que sa conception de la souveraineté. Originaire de la Cité des Balanzans, Macalou Awa Bakoroba Dembélé est inscrite, en 1962, à l’école fondamentale de Bankass. Elle obtient son DEF en 1972 à Ténenkou puis son baccalauréat en Lettres Modernes en 1975 au Lycée Askia Mohamed à Bamako. Après sa maîtrise obtenue en 1979 en Langue Russe à l’Ecole Normale Supérieure (ENSup) de Bamako, elle s’envole pour des études sur la Linguistique à l’Université d’Etat de Varonèj de l’Ex-URSS. Mme Macalou a débuté son parcours professionnel comme animatrice chargée du Programme de Vulgarisation des Foyers améliorés en Milieu Urbain à Ségou-Ville en décembre 1988. Chargée de marketing du réchaud à pression à la Cellule d’Energies Domestiques DNHE. Elle réalise plusieurs enquêtes à partir des années 1990 sur l’étude de faisabilité du Projet de vente de bouteilles à gaz et des réchauds à gaz. Elle a animé des programmes, des émissions, des activités des services publiques, socio-sanitaires à Bamako, Fana, Koulikoro etc. Désireuse d’élargir son champ de compétence, elle a suivi en 1997, des formations à la Cellule de Technologie Alimentaire à l’IER de Sotuba dans la transformation et la conservation des fruits, légumes et céréales du Pays. En 2006 et 2007, elle s’est rendue aux USA pour un stage de perfectionnement sur la Culture et Transformation d’une variété de Sorgho et Types de Transformation du Sorgho et de l’arachide. Présidente Fondatrice de l’Association SEWA-JAMA de Kati, elle a formé à partir de 1996 certains groupements de femmes de plusieurs localités dans le cadre de la vulgarisation de la farine enrichie MISOLA. Elle a formé des Agents du Service de l’Action Sociale ainsi que des formations en Droits Humains PDHRE / DPEDH / Mali. Elle parcourt l’Afrique de l’Ouest pour former des animateurs et formateurs en Guinée-Bissau, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso. Avec la maitrise de plusieurs langues dont, le bamanankan, l’anglais, le français, le russe, le dafing et le peulh, elle est une passionnée de l’histoire, des contes, de la danse traditionnelle, de la cuisine, des voyages etc. Elle est aujourd’hui sans doute une voix singulière du paysage littéraire malien. Parcours littéraire Une vie littéraire riche qui commence par l’enseignement de la langue russe au Lycée Askia Mohamed. Elle a réalisé une enquête au Lycée de Ségou sur la vitalité de l’enseignement de la langue russe et de la conception des élèves et étudiants au Mali par rapport aux autres langues enseignées, une enquête sur la valeur des langues nationales vivantes du Mali et les composantes de la langue-mère du Mandéngo. Elle a effectué un recensement des proverbes, dictons et anecdotes de la langue Bamanankan au Mali, rédigé sa mémoire de fin d’Etudes à l’ENSUP sur la Spécificité de la Phraséologie Somatique comparée dans les Langues Russe et Bamanankan. Pendant 3 années, elle a été dirigée la Bibliothèque Yeelen du Centre Amadou Hampaté BAH (CAHBA) au Quartier de Missira en commune II du district de Bamako. Auteure de l’Hymne des Droits Humains en Langue Nationale Bamanankan, elle est conteuse depuis 2003 dans certains établissements scolaires publics et privés à Bamako (Les Lycées, Les Collèges, les CLAEC, le Groupe Scolaire ‘’Les Angelots’’, Le préscolaire, Le Musée National, La Cité des Enfants, La Médiathèque Médina). En 2008, Mme Macalou Awa Bakoroba Dembélé met dans les librairies deux manuels scolaires « Mon premier alphabet » et « Ma première lecture ». la même année, elle publie un Recueil de 24 Contes, trois (03) séries de 12 manuels scolaires et leur Guide de l’institutrice : ‘’Bako et Baye’’ Construction citoyenne de l’enfant. En 2010, elle a présenté 5 livres de contes dont un retenu par la Bibliothèque Nationale de Paris pour exposition au Festival Mondial des Arts Nègres, 5 contes scénarisés pour le Théâtre et les Téléfilm. Son premier conte illustré Nayé et le Phénix, paru en 2009, est primé par la Bibliothèque Nationale de Paris et présenté au Festival Mondial des Arts Nègres (FESMAN). En 2022, elle publie son premier roman intitulé « Destin de rêve ». Un an après, elle donne naissance à deux (02) livres gradués produits par l’USAID/ MALI dans le cadre du Projet Global Book Alliance in Action (GBAIA). Elle publie aussi deux (02) autres livres de contes « Le cheval, l’âne et le lièvre » et « La chatte sauvage », numérisés, en français et traduits en Bamanankan avec l’écriture Nko. Elle est invitée à plusieurs festival au Mali et ailleurs comme le Festival International de contes ‘’Yeelen’’ à Bobodioulasso au Burkina Faso, la Rentrée Littéraire à Bamako, le Festival Mondial des Arts Nègres (FESMAN) à Dakar au Sénégal, le Festival International de Littérature de Jeunesse ‘’Kalan kadi’’ (1ère édition) à Bamako, le Festival International de Conte du Togo FESCONTE, le Festival Théâtre de Kaolack FETHEKAO au Sénégal etc. Agée de 70 ans, Mme Macalou Awa Bakoroba Dembélé surnommée Kinty Damba garde des souvenirs très forts avec le rapprochement de quelques pionnières de l’écriture. « J’ai côtoyé des grandes pionnières telles que Aoua Kéita depuis que j’avais six (6) ans jusqu’à son décès. Ensuite, Aminata Dramane Traoré, Sociologue, Adam Ba Konaré, mon Professeur de Français, Mme Bèye Marie Madeleine de l’Amour qui appréciait tout ce que je griffonnais et m’aidait à corriger mes écrits », a-t-elle confié. Sa conception de la souveraineté « La souveraineté pour moi, c’est d’avoir la force de se limiter à ses propres moyens pour construire son pays dans le strict respect des autres. L’histoire qui m’a le plus inspirée dans ma vie d’écrivaine, est celle de ‘’Bakaridjan et Bilissi’’. A travers ce récit, je me sens toujours enracinée dans la contrée de mes parents. Mais ma plus grande source d’inspiration est la Nature. », raconte Mme Macalou. Source d’inspiration pour la jeune génération, Mme Macalou met dans ses animations un accent particulier sur la souveraineté qui ne s’obtient que dans le travail. « A la cité des enfants, je demande aux enfants et aux jeunes de s’instruire à fond, de consacrer assez de temps à l’écoute des grandes personnes et à laisser le téléphone, les tablettes de côté pour mieux réussir. Seule la connaissance et le travail libèrent l’Homme », a-t-elle souligné. La souveraineté, un travail de tous les jours, elle a relaté l’une des pensées du grand dirigeant Nelson Mandela : « un Peuple qui lit, est un peuple qui gagne ». Une citation qui, selon elle, est assez puissante pour exhorter les jeunes à aimer la lecture et consacrer assez de temps pour les conseils des parents, des grands-parents. S’aimer soi-même et apprendre à connaitre ses racines signifie, pour elle, « nourrir l’amour de notre culture, à avoir l’esprit de sauvegarde de notre riche patrimoine culturel et traditionnel, de savoir toujours cultiver l’excellence » Une vie associative en temps plein Présidente Fondatrice de l’Association Malienne des Gens du Conte, elle a une vie associative très intense. Présidente de l’Association SEWA-JAMA, elle est vice-présidente de l’Union des écrivains du Mali (UEM), Secrétaire Administrative de la Fédération Nationale des transformateurs Agroalimentaires du Mali (FENATRA), Membre de l’Association des Para-juristes du Mali, de l’Association Nationale des exportateurs des mangues séchées du Mali, de l’Association des transformateurs du petit-mil à Bamako, Secrétaire à l’Enfance de la Fédération Nationale des Femmes (FENACOF) et Trésorière Générale du Réseau des Femmes écrivaines du Mali et de la Diaspora (RFEMD). Animatrice d’une émission « Musoya Gundo » à la Radio Klédu, Mme Macalou a réalisé s des vidéos sur des thématiques liés à la désertification au Mali et dans les Pays du Sahel, le projet gaz butane au Mali (PGRM), Programme de vente à la baisse suite à une subvention F.E.D, rencontres et débats avec différents Ministres des Mines, de l’Hydraulique et de l’Energie etc. Depuis les années 1990, elle a été invitée sur les plateaux de l’ORTM, RTGB, RTI. Agréée productrice de spectacles sous le label Production Kinty, elle est Promotrice et Directrice du Festival ‘’TAASIDONNI’’ et des Editions SGIDOOLO. Présidente Fondatrice de l’Association Malienne des Gens du Conte (AMGC, elle milite pour la reconnaissance des arts narratifs et pour la promotion de la lecture dans toutes les langues nationales du Mali. Grand-mère de la Cité des Enfants du Mali, à titre honorifique, depuis 2005, elle est récipiendaire de la médaille de l’Etoile d’Argent du Mérite National Avec « Effigie Abeille » et Chevalier de l’Ordre National des Arts et de la Culture. Kada Tandina Mali24.info Boîte de commentaires Facebook [...]
Le 14 janvier 2022, sous le poids des sanctions de la CEDEAO, le Mali semblait au bord de l’asphyxie. Depuis, cette date est devenue celle de la « souveraineté retrouvée ». La commémoration du 14 janvier révèle les défis d’un pays qui cherche à se reconstruire autour de la dignité, tout en s’interrogeant sur le prix réel de sa souveraineté. Quatre ans après les sanctions économiques « illégales, illégitimes et inhumaines » imposées par la CEDEAO et l’UEMOA qui ont donné lieu à une mobilisation historique du peuple malien pour dénoncer des complots géopolitiques contre leur pays, le Mali célèbre chaque 14 janvier sa « Journée nationale de la souveraineté retrouvée ». Une date qui, pour beaucoup, marque le moment où la nation a dit « non » à ce qu’elle percevait comme une nouvelle forme de tutelle. Derrière les drapeaux, les discours et les chants patriotiques, cette journée concentre à la fois la mémoire d’un traumatisme collectif et l’affirmation d’une fierté nationale renaissante. L’institutionnalisation de cette Journée est une reconnaissance des autorités maliennes de la transition des combats héroïques et historiques du peuple pour l’accès à une souveraineté pleine et entière. Quand les sanctions frappent, la nation se ressoude Le 9 janvier 2022, la CEDEAO décide à Accra d’une série de sanctions économiques sans précédent contre Bamako, après le report du calendrier électoral décidé par les autorités de la Transition. Les frontières terrestres et aériennes sont fermées, les avoirs maliens gelés, les transactions commerciales suspendues. L’objectif recherché était d’asphyxier le pays et par ricochet le peuple malien dont le seul tort est de soutenir les autorités dans leur noble combat contre la nouvelle forme de colonialisme ou d’impérialisme, à travers laquelle des acteurs étrangers, soutenus par des apatrides, dilapident les richesses du pays depuis des décennies, et entretiennent des conflits, sous la couverture du terrorisme. Un conflit soutenu par ces « sponsors du chaos contrôlé ». Le 14 janvier 2022 qui aurait pu être une journée de désespoir, s’est vite transformé en un sursaut national sans précédent. À l’appel des autorités de transition, des foules immenses se rassemblent au monument de l’indépendance, d’où est parti toutes les manifestations du 14 juin 2020, et qui avait conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar et signé l’arrivée des militaires au pouvoir en sauveur d’un peuple et d’un pays meurtris par des décennies d’expropriation des richesses. A Bamako comme dans les capitales régionales, le peuple malien a lancé le même message, à savoir que le Mali ne cédera plus devant l’adversité. Ce jour-là, au-delà du rejet des sanctions, c’est un sentiment collectif de revanche et d’unité qui émerge — celui d’un peuple longtemps humilié, soudainement rassemblé autour d’une même idée : la souveraineté comme acte de dignité. De la mobilisation à la mythologie nationale Très vite, le pouvoir comprend la puissance émotionnelle de cet épisode. En 2023, il institue officiellement le 14 janvier comme « Journée nationale de la souveraineté retrouvée ». Défilés, cérémonies d’hommage, débats sur « l’indépendance économique » et « la dignité retrouvée » : l’événement devient un rituel civique. Dans les écoles, on hisse les couleurs et des leçons modèles sont généralement dispensés. Dans les médias, on traite régulièrement de la résilience du peuple. Le discours officiel transforme la souffrance en victoire symbolique. Le 14 janvier devient un mythe fondateur, comparable dans son intensité émotionnelle à la proclamation de l’indépendance en 1960. Mais cette sacralisation célèbre la souveraineté d’un peuple longtemps maintenu sous le poids de l’exploitation, surtout de l’extraversion de ses richesses. Le régime d’Assimi Goïta s’appuie sur cette mémoire collective pour forger l’idéologie du Mali Kura, le « Mali nouveau », « An tè kôrôlen fè fô kura » (on ne veut plus de l’ancien, on veut du nouveau), le slogan cher aux révolutionnaires maliens de mars 1991. Cette doctrine réactualisée par la transition de 2021 repose sur trois piliers, devenus constitutionnels depuis le 22 juillet 2023 « respect de la souveraineté nationale », « liberté de choix des partenaires » et « défense des intérêts vitaux des populations » et s’accompagne d’un vocabulaire moral emprunté aux traditions maliennes : maaya (l’humanité partagée), danbe (la dignité), maliden kura (le citoyen nouveau). Car en effet, le nouveau Mali tant rêvé par chaque Malien ne pourra voir le jour qu’avec un nouveau type de Maliens. Des hommes et des femmes, croyant profondément en l’avenir et ayant l’amour de leur patrie dans le coeur et dans l’esprit. Un Peuple certes résilient et respectueux de ses devoirs et qui respecte également les lois de son pays. Sans ce Malidenkura, le Mali kura ne sera qu’un mirage malgré tout l’engagement des autorités de la transition. En surface, cette réhabilitation des valeurs endogènes répond à une aspiration légitime : refonder la nation sur des bases morales et culturelles propres. C’est dans cette dynamique que 2025 a été décrété par le chef de l’Etat comme « l’année de la culture ». L’objectif affiché était la valorisation de l’art et de la culture malienne. Une mission accomplie avec enthousiasme par le ministère de la Culture. Quand la souveraineté devient une arme politique Dans cette mise en scène de la mémoire, chaque symbole compte. L’hymne national — « Pour l’Afrique et pour toi, Mali » — retrouve une dimension quasi sacrée. Les références au sacrifice et au travail collectif sont mises en avant comme autant de vertus morales d’un peuple debout face à l’adversité. Quatre ans après les sanctions « illégales, illégitimes et inhumaines » de la CEDEAO et de l’UEMOA, le Mali continue d’affronter les adversités, tant au niveau régional qu’au niveau international. Les sanctions n’ayant pas réussi, les adversaires se tournent désormais du côté des groupes armés, qu’ils recrutent, forment et équipent afin qu’ils s’en prennent aux intérêts économiques du Mali. C’est dans ce cadre que se situent les attaques contre les convois de ravitaillement en carburant et aussi contre des entreprises nationales et étrangères. Le but reste toujours de déstabiliser le pouvoir en place à travers une asphyxie économique. Mais toujours, le pouvoir a su compter sur la résilience du peuple souverain du Mali, décidé à braver toutes les adversités pourvu qu’il préserve la souveraineté sur ses richesses. Pour de nombreux observateurs, la commémoration du 14 janvier fonctionne comme un miroir qui reflète les moments de fierté populaire réelle, mais aussi constitue un instrument de mobilisation politique au service du régime. Quatre ans après le traumatisme des sanctions de 2022, le souvenir du 14 janvier reste vivace. Elle exprime un désir profond d’émancipation, une volonté de rompre avec les tutelles extérieures asservissantes. Le 14 janvier 2022 n’a pas seulement marqué une résistance économique ; il a inauguré une nouvelle posture nationale. Cette posture audacieuse repose davantage sur la transformation réelle des conditions de vie, à travers notamment une réelle mainmise sur les richesses nationales. De toute évidence, le Mali a su transformer un moment d’humiliation en source de fierté. Comme quoi, derrière chaque défi se cache une opportunité. Notre pays, pour sa part, a su saisir la sienne pour désormais changer le cours défavorable de son histoire. Boîte de commentaires Facebook [...]
Pourquoi le dinar koweïtien est-il la monnaie la plus forte au monde ? Plusieurs raisons expliquent cet état de fait Dans sa définition traditionnelle, la monnaie est un moyen de paiement, un intermédiaire des échanges. Elle-même est un bien demandé et offert au prix du marché. Dans la théorie microéconomique néoclassique, lorsque la demande d’un bien augmente, son prix augmente, et inversement. S’agissant du cas du KWD, le dinar koweïtien, sa valeur faciale avoisine les 3,2 USD. En effet, le Koweït est un micro-État, situé entre l’Arabie saoudite, l’Irak et l’embouchure de la jonction entre l’Euphrate et le Tigre, et détient entre 6 et 7 % des réserves mondiales de pétrole. Il a une superficie de 17 800 km² et une population d’environ 5 millions d’habitants selon la dernière estimation du FMI (projection 2026). Le PIB par tête du pays est de 26 300 dollars, tandis que pour le Bénin, à la même période, il s’élève à 1 635 dollars, et celui de la Guinée est estimé à 1 741 dollars. Le PIB par habitant de la première puissance économique africaine est de 6 667 dollars sur la période considérée. Au sujet de son niveau de production, le Koweït présente un PIB de 166 milliards de dollars, soit plus de la moitié du PIB de l’UEMOA. Il convient de noter que le Koweït est un pays très peu endetté, disposant d’une économie riche et stable, avec d’importantes réserves de change combinées à un excédent budgétaire, ce qui rend sa monnaie très solide et lui confère une forte crédibilité sur le marché international. Le dinar koweïtien, à l’opposé de plusieurs monnaies, n’est pas uniquement arrimé au dollar, mais à un panier de monnaies. À tout ceci, il est nécessaire d’ajouter le fait que le pays du Golfe persique mène une politique interventionniste consistant, d’une part, à limiter volontairement sa masse monétaire en imprimant moins de billets face à une forte demande, ce qui, selon la loi du marché, augmente la valeur du KWD, et, d’autre part, à contrôler le système financier. Sur le plan politique, après l’invasion irakienne de 1990, une parenthèse douloureuse pour le pays, le Koweït n’a pas connu d’interruption constitutionnelle, ce qui lui confère une stabilité politique et institutionnelle accrue. C’est la combinaison de tous ces facteurs qui donne au KWD le statut de la monnaie la plus forte au monde. NB. Un fait presque inédit, la composition du panier de monnaie auquel le Dinar Koweïtien est arrimé est gardé secret. Personne ne connait sa composition !!! Dr Laya Amadou GUINDO, Enseignant-chercheur Boîte de commentaires Facebook [...]
Malgré les campagnes d’informations, de sensibilisation et les multiples mises en garde des autorités sur la dangerosité de l’exploitation des mines artisanales, les femmes poussées par la précarité économique et la nécessité de subvenir aux besoins de leurs familles, continuent de risquer leur vie dans ces zones d’orpaillage. Ce vendredi 09 janvier 2026, le village de Kéniéty, situé dans la Commune rurale de Dialafara (Kéniéba), a été endeuillé suite à l’éboulement d’une ancienne mine d’or qui appartenait à des ressortissants chinois. Ce drame qui a couté la vie à six femmes dont deux mariées rappelle la nécessité de réhabiliter les sites miniers par les sociétés après exploitation pour éviter le drame dans ces zones instables et dangereuses. Sur ces sites d’exploitation des mines artisanales, des femmes effectuent des tâches physiquement éprouvantes, travaillant parfois jusqu’à 12 heures par jour. Elles sont exposées à des produits toxiques comme le mercure sans protection adéquate et d’autres dangers comme l’exploitations sexuelle, les violences basées sur le genre et à une instabilité sociale accrue sur les sites miniers. Selon les sources locales le drame est survenu pendant que plusieurs femmes travaillaient dans cette ancienne mine abandonnée et à force de tailler, une partie du mur s’est effondré sur ces femmes. Alertés les secouristes avec leurs moyens de bord ont tenté de sauver ces femmes coincées sans succès. Pour rappel en février 2025, un effondrement dans une mine artisanale dans la région de Kayes a causé la mort de plus de 48 personnes, les femmes étaient les premières victimes car elles travaillent souvent dans des fosses abandonnées ou fragiles pour glaner des résidus d’or en vue de subvenir à leurs besoins dans un contexte de pauvreté accrue. Ce drame pose une fois de plus la gestion de l’après-mine. Certains habitants de la contrée exigent que les sociétés minières doivent remplir les cratères pour empêcher les orpailleurs de s’y installer après leur départ notamment les femmes. En plus renforcer les capacités des femmes pour les orienter vers d’autres activités en dehors de l’orpaillage. Une enquête a été ouverte par les autorités locales en vue de situer les responsabilités. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) traverse l’une des crises les plus graves de son histoire. Selon plusieurs sources concordantes, treize membres du Comité exécutif ont présenté leur démission, plongeant l’instance dirigeante du football malien dans une zone de turbulences. Conformément à l’article 38.10 des statuts de la FEMAFOOT, explique notre confrère Ladji Thiéro « si plus de 50 % des postes au sein du Comité exécutif deviennent vacants, le Secrétaire général est tenu de convoquer une Assemblée générale extraordinaire dans les délais impératifs ». Avec ces treize démissions, ajoute-t-il, le seuil statutaire est atteint, rendant juridiquement inévitable la convocation d’une Assemblée générale extraordinaire et entraînant, de facto, la fin du mandat de Mamoutou Touré, dit Bavieux, à la tête de la Fédération. « Pas d’assemblée générale. Le bureau est dissout avec la démission de 50+1 de ses membres. Pas d’assemblée générale extraordinaire. Le tripatouillage de textes ne passera pas. Déjà 50+1 démission =dissolution du Bureau. La dernière relecture était une comédie. Les textes, Statuts de 2021 de2019 sont très explicites sur cet aspect. En deçà de 50 +1 de la majorité toute association ou organe perd sa légitimité. La preuve l’assemblée ne peut se tenir qu’avec la majorité de 50 + 1 des membres convoqués », précise Docteur Sékou Diogo Keita, ancien vice-président de la fédération malienne de football et président du club LCBA. Cette situation intervient dans un contexte déjà fortement dégradé. Le président de la FEMAFOOT est en détention depuis quelques années, tandis que les résultats sportifs du Mali suscitent une vague de critiques et de frustrations. La récente élimination des Aigles de la Coupe d’Afrique des Nations en cours au Maroc, battus par le Sénégal sur le score de 1 but à 0, a entraîné un tollé général au sein des supporters et des acteurs du football national dont plusieurs demandent la dissolution de la fédération. Massassi  Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
L’imam de Balalaboihou est de retour sur la scène publique avec la Coalition des Forces pour la République (CFR), un mouvement lancé le vendredi 5 décembre en vue d’accélérer la fin de la Transition. C’est par un communiqué officiel – dont nous avons reçu copie – que la teneur de cette énième plate-forme d’opposition a été étalés au grand jour. Animée par des figures majeures emblématiques de la société civile et de l’arène politique en disgrâce, la CFR est conduite par celui-là même par qui la Transition a vu le jour : le redouté Imam Mahmoud Dicko. Exilé du pays depuis 2 ans, l’ancien président du Haut Conseil islamique a pour porte-parole l’économiste Étienne Fakaba Sissoko, également en exil depuis sa sortie de prison et qui séjourne en France où il enchaîne les sorties médiatiques contre « le pouvoir de Bamako ». Après avoir échoué à rentrer au bercail par deux tentatives, l’influent Guide spirituel se serait entouré d’importants acteurs de la scène publique malienne, dont les noms ne sont pas rendus publics pour raisons de stratégiques. D’une part, les objectifs de la Coalition des forces pour la République concernent le retour à l’ordre constitutionnel, la protection des populations, le rétablissement des libertés fondamentales, une justice vraie et sans frustrations sociales, un dialogue national inclusif incluant les mouvements rebelles dont les chefs jihadistes Iyad Ag Ghaly et Hamadoun Kouffa, du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), sans oublier les autonomistes du Front de libération de l’Azawad (FLA). Ce 3ème mouvement mis en place par Dicko pour  » déposer  » le pouvoir de Bamako prône la désobéissance civile, une armée qui s’assume en refusant les ordres d’un pouvoir allant dans le mauvais sens et des magistrats engagés dans la «résistance judiciaire». Il s’agit visiblement d’un nouveau rebond, après sa précédente sortie consécutive aux joutes référendaires de 2023 où il a battu campagne pour le NON et contre la laïcité. Reste à savoir si la Transition incarnée par les rois de Kati sera spectatrice de cette manœuvre de son allié des premières heures, lors du putsch du 18 août 2020. Keita Idrissa Le Témoin Boîte de commentaires Facebook [...]
  Désormais au Mali la seconde étape du rétropédalage démocratique semble avoir eu raison du débat contradictoire progressivement muselé par d’insoutenables pressions à peines voilées exercées par le pouvoir public. Cette aberrante situation, en effet, est lisible sur l’agonie où sont plongés les débats télévisés les plus suivis au plan national et international. Or, par-delà les vertus didactiques qui en souffrent, le public en est privé par l’effacement de leur évidente nécessité première car aucun pouvoir soucieux du devenir de la nation ne doit se complaire dans une carence de confrontation des idées et convictions qu’offre le cadre des débats contradictoires crédibles et instructifs. Si nous avons coutume d’entendre que du débat d’idées jaillit la lumière, il va de soi que l’omerta asphyxie la liberté d’opinion et enferme le pays dans le vicieux cocon de la pensée unique. Une pensée unique qui de tout temps s’est révélée un véritable train perfide conduisant tous ses passagers à deux destinations inéluctables notamment le précipice ou la honteuse cour de l’histoire. En tout cas, au Mali, la pleine liberté d’opinion est un précieux et indispensable acquis qui doit survivre à la déliquescence démocratique pour le bien de tous car l’histoire réserve toujours des revirements de situations.   Seydou Diakité Le Témoin  Boîte de commentaires Facebook [...]
Le vernis culturel ne suffit plus à masquer les fissures. Une récente vérification de performance menée par le Bureau du Vérificateur Général (BVG) sur la gestion du Musée National du Mali (MNM), couvrant la période du 1er janvier 2022 au 31 mars 2025, met à nue de sérieuses faiblesses qui compromettent l’atteinte des missions fondamentales. Premier constat alarmant porte sur le Conseil d’Administration qui fonctionne mal. Selon le BVG, son dysfonctionnement ne favorise ni la performance ni la réalisation des objectifs stratégiques du musée. En cause, l’absence de renouvellement des administrateurs et l’irrégularité des sessions ordinaires. Face à cette situation, le rapport recommande au ministre chargé de la Culture de procéder sans délai à la nomination de nouveaux administrateurs par décret, tandis que le président du Conseil d’Administration est appelé à assurer la tenue régulière des sessions statutaires. La gestion des ressources humaines apparaît elle aussi désorganisée et peu conforme aux normes. Absence d’accord d’établissement validé, inexistence de règlement intérieur formel, cadre organique non respecté, plan de recrutement et de formation quasi inexistant, autant de manquements qui fragilisent le fonctionnement interne du MNM. Le BVG invite la Direction générale à remettre de l’ordre en soumettant tous les documents de référence à l’approbation du Conseil d’Administration et à mettre en œuvre un véritable plan de formation du personnel. Si le Musée National du Mali dispose d’un système de conservation globalement satisfaisant, certaines lacunes réduisent son efficacité. Dispositifs de surveillance partiellement défaillants, poste clé de chef de section Conservation non pourvu, inventaire encore manuel, bibliothèque insuffisamment entretenue : autant de faiblesses qui exposent le patrimoine à des risques évitables. Le BVG préconise notamment l’informatisation complète de l’inventaire et le renforcement des dispositifs de sécurité. Autre point noir, l’insuffisance des activités de collecte, d’études et de recherches. Le rapport souligne que le MNM n’assure pas efficacement l’enrichissement des connaissances sur le patrimoine culturel national. L’absence d’un système d’inventaire moderne et la rareté des missions scientifiques freinent la valorisation des collections. La recommandation est claire : programmer et réaliser régulièrement des missions de recherche et de fouilles archéologiques. Malgré la richesse de ses collections, le Musée National n’organise pas de manière efficace les expositions destinées au grand public. Résultat : une accessibilité limitée du patrimoine culturel. Pour y remédier, le BVG recommande l’élaboration d’un chronogramme clair et régulier des expositions, condition essentielle pour redynamiser l’attractivité du musée. Mieux, le rapport pointe des irrégularités graves dans la mobilisation et le contrôle des recettes propres. Tickets d’entrée non fiables, absence de décision fixant les tarifs, non-délivrance de quittances et de factures, contrôle quasi inexistant de la régie de recettes : ces pratiques privent le MNM de ressources indispensables à son fonctionnement. Le BVG appelle à une réforme urgente du système de billetterie, à la fixation officielle des prix et à un contrôle rigoureux des opérations financières par l’Agent comptable, le Régisseur de recettes et la Gestionnaire de la boutique. Massassi  Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
Ce lundi 12 janvier 2026, le Président de la Transition, Son Excellence le Général d’Armée Assimi GOÏTA, a reçu les Forces vives de la Nation pour la traditionnelle présentation des vœux de Nouvel An. Cette cérémonie a rassemblé les familles fondatrices de Bamako, les représentants des confessions religieuses (islamique, catholique et protestante), ainsi que la société civile. C’était l’occasion pour adresser au Chef de l’État leurs vœux de bonheur, de santé, de paix et de stabilité pour le Mali. C’était en présence du premier ministre, le General de corps d’armée Abdoulaye Maiga, le Président du Conseil National de Transition, le Général de corps d’armée Malick Diaw et des membres du gouvernement. Lors de cette traditionnelle présentation de vœux, les Forces vives ont dressé un bilan de la Transition, saluant les réformes majeures engagées au service du bien-être des Maliens. Dans son intervention, le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) Cherif Ousmane Madani Haidara a dénoncé les dérives verbales constatées lors des sermons dans les mosquées. Il a déploré les insultes et les « laisser-aller » qui dénaturent la religion et a demandé aux autorités de mettre fin à ces pratiques pour préserver la cohésion sociale. S’agissant de la justice, le leader religieux a appelé le Chef de l’État à une vigilance accrue concernant le fonctionnement des tribunaux, insistant sur la nécessité d’une distribution équitable de la justice pour tous les Maliens. Chérif Ousmane Madani Haïdara a également exhorté le Président de la Transition à tendre la main aux Maliens de l’intérieur et de l’extérieur., avant de faire des bénédictions pour que la paix règne au Mali. En réponse à ses préoccupations soulevées par le président du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) Cherif Ousmane Madani Haidara,  le président de la transition le General d’armée Assimi Goita a promis la fermeté dans le cadre du combat contre les dérives et les insultes sur les réseaux sociaux. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Jeudi dernier, une pinasse en provenance de la Foire de Bourem Sidi Amar vers 22 heures en face de la ville de Dire commune urbaine de Dire région de Tombouctou chavire et fait plusieurs victimes des personnes portées disparues et d’importante pertes en biens matériels. Au moment du drame, une cinquantaine de personnes se trouvaient à bords avec leurs bagages et malheureusement plusieurs personnes ont trouvés la mort, d’autres sont portées disparues et d’importante perte de biens matériel enregistrées. Selon le communiqué du gouvernorat de Tombouctou rendu public ce lundi 12 janvier 2026, le chavirement de la pinasse serait dû à un non-respect des règles élémentaires de la navigation fluviale. « Les recherches se poursuivent par les services compétents appuyés par les bonnes volontés » Precise le communiqué. Toutefois, le gouverneur de la région de Tombouctou rappelle les professionnels de la navigation fluviale à plus d’attention et au respect des normes en matière d’embarquement et des règles élémentaires de conduite, surtout nocturne. Ce nouveau drame rallonge les victimes de chavirement de plus en plus récurrent des pinasses sur le fleuve Niger. Les populations du nord et du centre déplorent ces accidents malheureux et invitent les autorités à réguler le secteur. ‎La sécurité du transport fluvial dans la région, notamment en période de forte affluence liée aux foires et aux activités commerciales doit être de mise. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Les Forces armées maliennes (FAMa) maintiennent la pression sur les groupes armés terroristes. Dans un communiqué rendu public ce mardi, l’État-Major Général des Armées informe l’opinion nationale de plusieurs frappes aériennes ciblées menées le 12 janvier 2026, dans le cadre de la surveillance permanente du territoire national. Des opérations qui témoignent de la montée en puissance des FAMa et de leur détermination à restaurer durablement la sécurité. La première frappe a visé une base terroriste solidement implantée dans la forêt classée de Soussan, dans la région de Ségou. Cette zone, longtemps utilisée comme sanctuaire par les groupes armés, a été sévèrement touchée. Les vecteurs aériens des FAMa ont neutralisé la cible avec précision, infligeant un coup dur à l’organisation et à sa capacité de nuisance. La deuxième opération, tout aussi décisive, s’est déroulée au nord-est de Zantièbougou, dans la forêt de Kékoro, toujours dans la région de Ségou. Un groupe armé terroriste a été neutralisé, tandis que plusieurs motos – principal moyen de mobilité et d’attaque des assaillants – ont été détruites, réduisant considérablement leurs capacités opérationnelles. La troisième frappe a ciblé un groupe armé terroriste en déplacement, dans une forêt située non loin de Diafarabé, dans la région de Mopti. Cette intervention rapide et précise démontre l’efficacité du renseignement et la capacité des FAMa à anticiper les mouvements ennemis pour empêcher toute action hostile contre les populations civiles. L’État-Major Général des Armées a tenu à rassurer les Maliens que les opérations coordonnées de recherche et de neutralisation des terroristes se poursuivent sans relâche sur l’ensemble du territoire national. Comme pour dire que jour et nuit, les FAMa restent mobilisées pour défendre l’intégrité territoriale, protéger les populations et anéantir les foyers de l’insécurité. Coulibaly A Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
À la croisée des chemins, le sport roi peine aujourd’hui à répondre aux attentes d’un public de plus en plus exigeant. Malgré les moyens déployés ces dernières années, les résultats tardent à suivre. La Fédération malienne de football (FEMAFOOT) est désormais dans le viseur des supporters, des observateurs et même de certains acteurs du milieu sportif. L’élimination du Mali en quart de finale de la CAN Maroc en cours a agi comme la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Un scénario difficile à accepter pour des supporters qui rêvaient au minimum d’un dernier carré, au regard du potentiel individuel et collectif des Aigles. Pour beaucoup, cette sortie prématurée traduit non seulement des insuffisances techniques, mais surtout un malaise plus profond dans la gouvernance du football national. Centres de formation, joueurs évoluant dans de grands championnats, encadrement technique renforcé, primes, stages et compétitions internationales, rarement le football malien n’a bénéficié d’autant d’atouts. Pourtant, le rendement sur le terrain ne reflète pas ces investissements. Cette contradiction nourrit un sentiment de frustration chez les fans, qui peinent à comprendre comment un tel potentiel peut aboutir à des performances jugées insuffisantes. Au-delà de l’échec, c’est surtout la situation institutionnelle de la FEMAFOOT qui cristallise les critiques. Sur les réseaux sociaux, les appels à la dissolution de la fédération se multiplient. Les voix s’élèvent pour réclamer un profond nettoyage, une réforme structurelle et l’avènement d’une nouvelle gouvernance. Puisque pour beaucoup, le football malien peut pas continuer sur cette trajectoire sans risquer un déclin durable.  Pour de nombreux observateurs, le salut passe par une refondation du système, afin de redonner espoir aux millions de supporters qui rêvent de voir le Mali remporter la coupe d’Afrique des nations. Massassi  Mali24  Boîte de commentaires Facebook [...]
C’est à travers un arrêté du Ministère des Transports et de l’Aviation Civile du Niger publié ce mercredi 06 janvier 2026 que la nouvelle est tombée. Les plus hautes autorités du Niger à travers le Ministère des Transports ont décidé de passer à la sanction en prenant des mesures disciplinaires à l’encontre de plusieurs acteurs du secteur des hydrocarbures, ayant refusé d’exécuter une réquisition officielle datant d’octobre dernier relative au transport de carburant vers le Mali. Considérant que ce refus constitue une infraction grave aux obligations légales et règlementaires en vigueur, les autorités du Niger ont décidé de sévir afin de garantir l’approvisionnement en carburant des infrastructures stratégiques et des services publics essentiels. Les sanctions prononcées sont sans équivoque ! Suppression totale du droit d’exercer le transport d’hydrocarbures pour 14 transporteurs, désormais exclus du secteur, suspension de licence pour une durée d’un (1) an à l’encontre d’un transporteur et retrait immédiat des permis de conduire de 19 chauffeurs de camions-citernes reconnus coupables de refus d’obtempérer à la réquisition de l’État, précise le dit arrêté du Ministre Nigérien en charge du transport et de l’aviation civile. Ces mesures s’inscrivent dans le strict respect du Code pétrolier et du Code des transports en vigueur au Niger. Toutefois, le Ministère rappelle que dans un contexte régional sensible, la solidarité nationale et le respect des décisions de l’État sont des impératifs majeurs. Mohamed Kanouté Source : Mali24 Boîte de commentaires Facebook [...]
Pousse-pousse s’arrête au mur !!! Souvent utilisée pour dénoncer des abus de pouvoir, de la mauvaise gestion ou des comportements persistants (népotisme, corruption, injustice) cette expression signifie que ‘’La vérité finit par éclater malgré les tentatives de dissimulation’’, que ‘’l’impunité a une fin’’ et que celui qui ‘’pousse’’ ses actions au-delà des limites finit par se heurter au mur d’une résistance, d’une loi ou d’une conséquence fatale. La preuve : la justice vient de délivrer aux cheminots, qui se disputent la propriété du titre foncier n°1637 de Samaya avec l’Amidico, la grosse pour expulser les membres de cette amicale du site convoité. Mais pas que : elle a aussi autorisé la démolition des constructions ainsi qu’un certificat de non-recours. Des décisions qui devraient mettre un terme à plusieurs années de bataille judiciaire. Ces décisions de justice qui consacrent définitivement les droits des cheminots sur l’espace litigieux et ouvrent la voie à leur exécution ont été officiellement notifiées au destinataire le 22 décembre dernier, les documents y afférents à l’appui. Avec la délivrance de la grosse d’expulsion et du certificat de non-recours, plus aucun obstacle juridique ne s’oppose désormais à la mise en œuvre des décisions rendues. Des opérations d’envergure de déguerpissement et de démolition sont donc attendues dans les prochains jours afin de libérer totalement le site. Il convient de rappeler que les constructions érigées sur le titre foncier litigieux l’ont été à une période où la justice avait formellement ordonné la suspension de toute opération sur un terrain encore sous contentieux jusqu’à l’issue définitive du procès. Cette décision n’a cependant pas été respectée car de nombreuses constructions ont été érigées au contraire, histoire de mettre la justice devant le fait accompli, selon des observateurs. Autorité de chose jugée A ceux qui voient ces démolitions comme un gâchis, les cheminots rappellent qu’ils en été victimes dans le passé quand l’Amidico, munie d’une décision judiciaire, avait  fait mettre dehors leurs femmes et enfants avant de détruire leurs habitations sans sommation, souvent dans des conditions difficiles et sans solutions de relogement immédiates. Pour les cheminots, il s’agit désormais d’un retour de l’ascenseur et de l’application stricte des décisions de justice. «Aucune brique ne doit rester», affirment certains d’entre eux, déterminés à voir l’espace intégralement récupéré conformément aux arrêts rendus qui ont acquis autorité de chose jugée. Cette affaire illustre, une fois de plus, les enjeux liés au respect des décisions de justice et à la sécurité foncière au Mali. Pour les cheminots, l’issue du dossier constitue une victoire judiciaire majeure et un signal fort en faveur de l’État de droit. Boîte de commentaires Facebook [...]
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