Le phénomène Wave et les ristournes de l’Etat
L’entreprise de transfert d’argent, WAVE, n’est pas près de lâcher l’avance opportuniste qu’elle a prise sur les sociétés de téléphonie dans le domaine. Depuis quelques semaines, en effet, elle n’a de cesse de multiplier les offensives de charme en direction d’une clientèle partiellement conquise par ses largesses, que les autorités maliennes ont bloquées, au détriment des pauvres usagers et au détour d’une concurrence équitable entre opérateurs. Néanmoins, l’entreprise d’origine américaine n’a jamais été aussi agressive que depuis cet épisode et s’illustre par une densité médiatique dont le coût détermine à la fois ses ambitions et les proportions de sa conquête du marché. Sauf que ça ne sont pas que les seuls concurrents qui pourraient pâtir de cette mutation. Elle pourrait s’opérer également au détriment des pouvoirs publics dont une part conséquente des recettes annuelles provient des ristournes générées sur les bénéfices des deux principaux opérateurs de téléphonie mobile, en l’occurrence Orange et Malitel. Il va sans dire qu’une migration massive des opérations de transfert d’argent vers WAVE affecte à la fois les revenus des deux sociétés que les parts qui reviennent annuellement à l’Etat malien en termes ristournes. Dès lors, il est loisible de comprendre les raisons profondes pour lesquels les autorités avaient tranché en faveur des opérateurs de téléphonie lorsque leur challenger s’était distingué par une alternative plus alléchante au prélèvement des fonds de soutien sur les transferts d’argent.
Le Témoin
En savoir plus sur Mali 24
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
