L’ambassadeur Li Xiang se démarque des exploitations illégales et s’affiche sur Kidal: «Kidal est pour le Mali ce que Taïwan est pour la Chine»
En poste seulement en Janvier 2026, le nouvel ambassadeur chinois, Li Xiang, a rencontré pour la toute première fois la presse, le 22 mai dernier, pour évoquer plusieurs sujets. On y dénombre notamment les attaques du 25 avril et la situation des exploitations irrégulières des mines d’or du Mali.
Sur les attaques du 25 avril, selon l’ambassade Li Xiang, la Chine s’est singularisée, par-delà les condamnations, par une contribution à l’adoption, par le Conseil de sécurité de l’ONU dont elle préside pour ce mois, d’une déclaration exhortant tous les pays à coopérer activement avec le gouvernement malien et à combattre par tous les moyens le terrorisme, conformément au droit international.
Sur la situation de Kidal, l’ambassadeur chinois voit une similitude avec celle de Taïwan. «La question de Taïwan est une question touchant à la souveraineté et à l’intégrité territoriale et se trouve au cœur des intérêts de la partie chinoise. Je suis convaincu que Kidal est pour le Mali ce que Taïwan est pour la Chine », a-t-il affirmé. Soutenant que Taïwan fait partie intégrante du territoire chinois – et que le gouvernement de la République populaire de Chine est l’unique gouvernement légal représentant toute la Chine -, l’ambassade Li Xiang a laissé entendre que la position de Beijing sur Kidal est sans ambiguïté : c’est que le principe de la souveraineté ne subisse aucune violation. Et de réitérer l’engagement de son pays aux côtés du Mali, notamment dans la formation du personnel militaire.
Taxé à tort ou à raison d’entretenir l’exploitation illégale au mépris de la protection de l’environnement, le nouvel ambassadeur n’a point esquivé le sujet. Son ministère, selon lui, à une position constante consistant à demander aux entreprises et ressortissants chinois de respecter scrupuleusement les lois et réglementations du Mali pour mener des activités légales. Il estime que les autorités chinoises ont une attitude de zéro tolérance aux activités minières illégales. «Nous aimerions travailler en étroite coopération avec les autorités compétentes du Mali, si l’on trouve un cas, on le fait rapatrier», a-t-il assuré, ajoutant toutefois que la plupart des ressortissants chinois respectent les lois du Mali et ont fait une contribution importante au développement économique et social. «Il ne faut pas permettre à ce petit nombre de personnes qui pratiquent des activités illégales de perturber la bonne tendance de coopération sino-malienne», a indiqué le diplomate chinois.
Amidou Keita
le Témoin
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