Commandement militaire un mois après les attaques du 25 avril: De nouveaux visages pour de laver les flétrissures
Un mois après les évènements tragiques du 25 avril ayant simultanément ciblé au moins 7 localités à travers le territoire, sous la signature de la coalition Jnim/FLA et soldé par la perte du symbole de la souveraineté retrouvée ainsi que le ministre de la Défense et des anciens Combattants, Général Sadio Camara, les autorités de la Transition ont décidé d’apporter du sang presque nouveau au commandement militaire, notamment par de nouvelles nominations et opérations sur le terrain. Ainsi, après la propulsion du Gal Elysée Dao au poste de Chef d’Etat-major des Armées et le rappel du commandant de la force unifiée de l’Alliance des États du Sahel au poste de Chef d’Etat-major de la Garde nationale, respectivement les 6 et 20 mai, le chef suprême des armées, Assimi Goïta, par décret présidentiel en date du 29 mai 2026, a procédé à d’autres nominations. C’est ainsi que le Général de Brigade Makan Alassane Diarra, un officier supérieur de l’armée de terre, accède au commandement de la force unifiée de l’AES, tandis que le Général de Brigade Mamadou MassaouléSamaké, jusqu’ici engagé au septentrion, est hissé au rang de Sous-chef d’État-major chargé des Opérations à l’Etat-major général des Armées précédemment assuré par le Gal Makan Alassane Diarra. Mamadou MassaouléSamaké, pour sa part, a été remplacé par le Colonel-major Yacouba Sanogo au poste du Conseiller en Stratégie à l’Etat-major général des Armées.
Alors que l’opération « Dougoukolo-ko » semble avoir absorbé l’opération « Foukakéné » que pilotait l’ex chef d’Etat-major de la garde Nationale, Famouké Camara, trois officiers, notamment les colonels-major Karim Traoré, Didier Dembélé et le Colonel Issa Bagayoko ont été nommés commandants des différents théâtres de cette opération.
En attendant de connaître le visage du chef d’État-major adjoint des Armées, nous connaissons, presque le nouveau visage du commandement dont les missions principales vont se résumer, aux yeux des observateurs avisés, à la reconquête de Kidal, à la levée du blocus sur les voies routières et surtout à laver l’affront de la mort de l’ex ministre de la Défense.
Amidou Keita
le Témoin
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