École fondamentale de Zérélani II dans la commune rurale de Kléla : La nouvelle directrice menacée de mort par des individus armés

Prévue, lundi 3 octobre 2022, la rentrée scolaire 2022- 2023 a été effective sur toute l’étendue du territoire national, excepté des écoles fermées par les terroristes et celle de la commune de Kléla. Dans notre parution du lundi 26 septembre 2022, nous titrions «Forte présence des terroristes dans la  commune de Kléla: Faut-il attendre la mort avant d’appeler le médecin ?» Les effets des hommes armés se dessinent petit à petit.

Le mardi 4 octobre, au moment où les membres du Comité de gestion scolaire (CGS) rendaient visite aux enseignants à l’école, deux (02) individus armés non identifiés ont déparqué au domicile de la directrice de l’école fondamentale de Zérélani II. Heureusement, elle était en déplacement avec le trésorier du CGS. Les enfants de cette dernière ont dit à ces inconnus mal intentionnés que leur maman a voyagé. Avant de partir, les deux (02) hommes armés ont laissé un message de mise en garde en ces termes: “À son retour, il faut la dire que nous avons passé et nous reviendrons. Si jamais, nous la trouverons ici, nous allons la tuer“.

Après leur départ, un enfant a informé les membres du CGS  de la teneur du message laissé par les deux (02) hommes armés. Aussitôt, ils ont joint la directrice par téléphone, qui à son tour a appelé le directeur du Centre d’animation pédagogique (CAP), qui réside toujours à Sikasso après l’attaque dudit centre en avril dernier, de la mauvaise nouvelle qui prévaut à Zérélani. Sachant bien qu’aucune disposition sécuritaire n’a été prise par les autorités régionales pour sauver l’année scolaire, le CAP a simplement demandé aux enfants de rentrer chez eux jusqu’à nouvel ordre. Dès lors, les portes de l’école fondamentale de Zérélani II ne sont plus ouvertes.

À quand la réouverture ? À moins d’une semaine de sa nomination, qui a informé ces hommes mal intentionnés ? Quel sort pour les autres écoles de la commune de Kléla ? Les autorités sont donc interpellées.

Brin

Source: Inter de Bamako

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