Abdoulaye Diop à Lomé : ‘’Les solutions aux crises du Sahel doivent venir d’abord des Etats concernés’’
A Lomé le samedi 18 avril 2026, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop, a profité du lancement de la stratégie sahélienne du Togo pour défendre une ligne claire propre aux pays du Sahel : ‘’Les solutions aux crises du Sahel doivent venir d’abord des pays concernés, avec un appui extérieur mieux coordonné et respectueux des souverainetés’’.
Abdoulaye Diop a salué l’initiative togolaise comme une approche adaptée aux réalités locales, tout en insistant sur la nécessité de coopérer « avec le Sahel et non à sa place ». Il a également transmis les remerciements du Président Assimi Goïta à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, pour son engagement régional. Bamako défend une lecture des crises sahéliennes qui dépasse les causes internes.
AES, pilier d’une nouvelle dynamique régionale
Le Mali pointe notamment des facteurs extérieurs tels que les conséquences de l’intervention en Libye et appelle à une approche globale intégrant sécurité, développement et gouvernance. Il a mis en avant l’Alliance des États du Sahel (AES) comme pilier d’une nouvelle dynamique régionale fondée sur la souveraineté et l’intégration qui repose sur trois axes dont, la Défense, la Diplomatie et le Développement. Le chef de la Diplomatie malienne n’a pas manqué de critiquer aussi les interventions internationales jugées inefficaces ou mal adaptées, plaidant pour des mécanismes de sécurité conçus et financés localement.
La coopération régionale reste essentielle, mais elle est freinée par un manque de confiance entre États, que Bamako appelle à surmonter par des partenariats progressifs et pragmatiques. Il a aussi évoqué une recomposition plus large en Afrique de l’Ouest, marquée par la coexistence de plusieurs blocs régionaux. L’objectif affiché est d’éviter la fragmentation et de bâtir une coopération fondée sur des intérêts communs. Au-delà d’un simple discours diplomatique, cette intervention reflète une doctrine : colle consistant à renforcer la souveraineté, limiter les ingérences extérieures et redéfinir les relations avec les partenaires internationaux dans un Sahel en pleine mutation.
Par Drissa Togola
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