AXE MALI-CHINE : LA CCIM SE MOBILISE POUR DÉBLOQUER LA CRISE DES VISAS CHINOIS
La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM) n’est pas restée muette face à la décision temporaire du consulat chinois au Mali de délocaliser les demandes de visas vers Abidjan, Dakar et Rabat. Elle a mené des démarches urgentes auprès de l’ambassade de Chine à Bamako, le 28 août 2026. Cette rencontre avait pour objectif d’obtenir la reprise de la délivrance des visas, temporairement suspendue en raison de travaux routiers ayant nécessité la démolition et la reconstruction des locaux consulaires chinois.
Face à l’inquiétude grandissante des opérateurs économiques, le bureau de la CCIM, conduit par son secrétaire général, Mahamadou SANOGO, a initié un plaidoyer direct auprès du corps diplomatique chinois à Bamako. Reçu par Liu Kaiyuan, premier conseiller de l’ambassade de Chine au Mali, l’objectif était de plaider en faveur de la reprise de la délivrance des visas pour les opérateurs économiques, en insistant sur son importance pour la mobilité des acteurs économiques et des biens.
Il était également question de clarifier une situation qui alimentait de nombreuses rumeurs sur les réseaux sociaux. L’ambassade de Chine a promptement réagi en rassurant les partenaires maliens : l’arrêt des services n’est en rien une sanction politique ni un refus de reconnaître les passeports nationaux. Il s’agit d’une contrainte strictement technique liée au chantier d’aménagement de la route Bamako-Koulikoro. Pour maintenir le lien, la partie chinoise a rassuré sur le fait que des dispositions sont en œuvre pour rétablir le service dans les meilleurs délais.
La solution consistant à se rendre à Abidjan, Dakar ou encore Rabat impose de lourdes contraintes économiques et commerciales aux demandeurs maliens, justifiant l’urgence de la démarche de la CCIM. Pour les commerçants, ce détour régional se traduit par une explosion des coûts logistiques : billets d’avion supplémentaires, frais de séjour prolongés dans les pays d’accueil et recours obligatoire à des coûts intermédiaires.
Pour le moment, seule une accélération des travaux du nouveau consulat de Bamako permettra de préserver le dynamisme des échanges bilatéraux. Cet épisode invite les décideurs économiques maliens à mener une réflexion plus profonde sur la diversification de leurs partenaires internationaux afin de mieux protéger le commerce national contre les aléas de la logistique administrative.
Stephan MOMO (Stagiaire)
MALI 24
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