Baccalauréat 2026 : Les garçons écrasent la gent féminisme
Après plusieurs semaines d’une angoissante attente, les résultats du dernier examen pré-universitaire de l’année ont enfin été proclamés vendredi dernier. Le verdict est loin d’être alarmant. Certes, à l’instar du Diplôme d’études fondamentales (DEF) qui a enregistré un taux de réussite de 65,40 %, le Baccalauréat 2026 a créé son lot de déceptions. Le taux de réussite national à cet examen s’élève à 34,23 %, selon les chiffres proclamés par le ministère de l’Éducation nationale. Dans le détail, on note un taux d’admission de 37,70 % pour le baccalauréat général et de 35,75 % pour le baccalauréat technique. Comparé aux 27,48 % de la session précédente, le taux de réussite global s’accroît de près de 7 %. Cette cuvée 2026 signe ainsi le deuxième meilleur résultat de la Transition, juste derrière le record de 2021 qui s’établissait à 39,16 %. Ainsi, sur un total de 128 808 candidats présents (dont 63 522 filles et 65 286 garçons), 44 090 élèves ont été déclarés admis. Parmi les lauréats, on compte 21 784 filles et 22 306 garçons. Contrairement aux apparences, bien que les garçons soient plus nombreux en valeur absolue en raison de leur supériorité numérique au départ, les filles affichent un taux de réussite proportionnel légèrement supérieur (34,29 % d’admises contre 34,17 % pour les garçons).
Les garçons reprennent cependant l’avantage sur le terrain des mentions et des performances individuelles, inversant la tendance observée au DEF cette année.
Au niveau du baccalauréat général, 6 681 candidats ont décroché une mention. Parmi eux, on dénombre 3 155 filles contre 3 526 garçons. Les distinctions se répartissent comme suit au niveau du baccalauréat général : Excellent : 1 Très bien : 64 Bien : 826 Assez bien : 5 790. Du côté du baccalauréat technique, seules 57 mentions ont été obtenues, dont 22 par les filles et 35 par les garçons (0 Excellent, 1 Très bien, 7 Bien et 49 Assez bien). En revanche, aucun candidat de la filière professionnelle n’a réussi à obtenir de mention.
Bien que le ministère de l’Éducation nationale n’ait publié aucun classement par région ou par académie d’enseignement, il a mis à disposition un tableau unique compilant les performances individuelles des admis.
Les majors nationaux se distinguent de manière remarquable. Au baccalauréat général, Ibrahim Badou, élève au LGDAM de Tombouctou, se hisse à la première place nationale avec une moyenne exceptionnelle de 18,18/20. Au baccalauréat technique, El Hadji Mamadi Sacko, du Lycée technique de la Rive Gauche de Bamako, décroche la palme de major de sa catégorie, avec 16,05/20 de moyenne.
Enfin, au niveau du baccalauréat professionnel, Asségrema Dolo, du LPRO-Sangha de Bandiagara, occupe la première place avec une moyenne de 11,45.
Du côté des performances individuelles, le classement des dix meilleurs élèves du pays est dominé par Ibrahim Badou (série TSEco, LADAM de Tombouctou) avec 18,18. Il est suivi de Mariam Marilyn Ardo Sidibé (série TSE, LMCMD Rive Gauche) avec 17,50, et de Hamza Boubacar Coulibaly (série TSEco, LCSSHS Rive Droite) avec 17,18. Mohamed AssalehDicko (série TSE, LCastors Rive Droite de Bamako) avec 17,14, Sékou Oumar Koné (série TSExp, LMaarif Rive Gauche de Bamako) avec 17,14, Fatoumata Traoré (série TSE, LCastors de la Rive Droite) avec 17,10, et KadidiaNourou Bah (série TSE, LCastors) avec 17,03, occupent respectivement les 4e, 5e, 6e et 7e places du classement. Marwane Drissa Sagara (série TLL, ELPFA-Tarbiatou de Sikasso) avec 16,96, Mohamed Diakité (série TLL, LPADT Rive Droite de Bamako) avec 16,82, et Mohamed Sabaly Dembélé (série TSE, LMAHT de Tombouctou) avec 16,81, ferment ce Top 10.
Contrairement au DEF (Diplôme d’études fondamentales), les garçons dominent largement ce Top 10 en y occupant 7 places. Par ailleurs, le Lycée Castors de Bamako se distingue particulièrement en plaçant, à lui seul, trois candidats dans ce prestigieux classement.
Autre fait marquant de cette session : le doyen d’âge des candidats était un certain NoumoudionTogola. Inscrit en candidat libre, c’est à l’âge de 72 ans qu’il a brillamment décroché son baccalauréat en Terminale Sciences Sociales (TSS). À l’opposé, Mariam Kamaté, une élève de 11e année présentée elle aussi comme candidate libre, s’est illustrée comme la plus jeune bachelière de cette session. A 14 ans, elle s’est distinguée par une mention Assez-bien.
Amidou Keita
Le Témoin
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