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CEUX QUI FONT BOUREM (40) : AÏCHATA BACHA, UNE FEMME DE CŒUR À BOUREM

Aïchata Bacha, c’est l’histoire simple d’une femme que la vie n’a pas épargnée, mais qui a su transformer chaque épreuve en engagement au service de Bourem. Une femme parmi tant d’autres, mais dont le parcours mérite d’être raconté.

Née à Haouzorou, quartier emblématique de Bourem niché au bord du fleuve Niger, Aïchata Bacha incarne ces femmes discrètes mais essentielles qui façonnent le quotidien et l’avenir de leur communauté.

Comme beaucoup de jeunes filles de sa génération, elle suit un parcours scolaire fondamental normal, avant de découvrir la capitale nationale à travers une formation professionnelle en secrétariat. Une ouverture sur le monde qui nourrit des rêves, vite rattrapés par les réalités sociales de l’époque.

En 1974, sur décision familiale, elle est contrainte de renoncer à poursuivre cette voie pour entrer dans la vie conjugale, « la corde du mariage » lui étant passée très tôt.

Commence alors une nouvelle étape : la vie au foyer. Aïchata Bacha s’investit pleinement dans les activités traditionnelles, entre élevage et gestion des pâturages dans le haoussa de Bourem, au rythme des saisons, la saison pluvieuse et l’hivernage. Une vie rude, mais formatrice, qui forge son sens du travail, de l’endurance et de la solidarité.

En 2003, un tournant décisif s’opère avec la sédentarisation. Grâce à son niveau scolaire, elle obtient un poste de guichetière au Centre de Santé de Référence de Bourem. Dans ce service de première ligne, elle devient bien plus qu’un simple agent administratif : confidente, facilitatrice et complice des malades et de leurs accompagnants, toujours à l’écoute, toujours disponible.

Parallèlement, Aïchata Bacha mène une vie associative intense. Elle s’impose comme une figure de leadership au sein de l’association CEREKAMBADI, connue comme l’Entraide de Haouzorou, œuvrant dans des domaines clés tels que le reboisement, le maraîchage et le petit commerce des semences, autant d’activités vitales pour l’autonomie économique locale.

Son engagement trouve aujourd’hui une nouvelle expression à travers sa fonction de Présidente de l’Association Mère-Enfant (AME), dédiée au développement de la petite enfance. Un combat naturel pour celle qui a consacré sa vie à la protection, à l’accompagnement et à l’avenir des générations futures.

(Source BURAM TIIRAA)

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