La Coupe du monde 2026 s’est achevée, mais ses secousses se font encore ressentir. Une vaste enquête conjointe menée par les quotidiens Le Monde et The New York Times vient de jeter un immense pavé dans la mare : la République démocratique du Congo n’aurait jamais dû fouler les pelouses nord-américaines. Pire encore, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) aurait sciemment étouffé l’affaire pour éviter un scandale monumental.
Au cœur de cette tempête médiatique et juridique, une seule personne : Lionel Mpasi. Héros incontesté de la qualification historique des Léopards, la première depuis 52 ans, le gardien de but aurait disputé les rencontres éliminatoires en totale infraction avec les règlements. Selon les documents dévoilés par l’enquête, le changement de nationalité sportive du portier, ancien international français chez les jeunes, n’aurait pas été dûment régularisé avant ses titularisations.
Le plus accablant dans cette affaire n’est pas l’erreur administrative de la Fédération congolaise, mais bien la réaction de la FIFA. Les juristes de l’instance mondiale auraient identifié l’anomalie en cours de route. L’application stricte du règlement aurait dû entraîner la disqualification de la RDC. Dans ce scénario, c’est le Burkina Faso qui aurait dû hériter du billet pour la suite des éliminatoires. Pourtant, la FIFA aurait choisi de fermer les yeux.
L’enquête pointe du doigt une volonté farouche d’étouffer toute controverse. Lorsque le Nigeria, éliminé par la RDC lors des barrages, a déposé un recours évoquant une fraude présumée sur l’éligibilité de joueurs, la FIFA a balayé la plainte d’un revers de main pour des raisons de forme. Aujourd’hui, les révélations ravivent la colère d’Abuja et créent un sentiment d’exclusion à Ouagadougou, qui se considère comme le dindon de la farce d’une mascarade orchestrée depuis Zurich.
Le résultat est un Mondial entaché. L’intégrité sportive, pourtant brandie comme un principe cardinal, aurait cédé face à des considérations que l’on pourrait qualifier de politiques et relationnelles. Infantino, déjà contesté, voit sa crédibilité s’éroder un peu plus. Quand l’instance mondiale du football choisit de contourner ses propres règles, c’est tout le système qui vacille. La RDC a vécu un rêve. Mais ce rêve reposerait sur une faille que la FIFA aurait délibérément laissée ouverte.
Stephan MOMO (stagiaire)
MALI 24
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