DROITS DE L’HOMME : la CNDH condamne les attaques contre des populations civiles dans la région de Ménaka
La Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) condamne fermement les attaques perpétrées contre des populations civiles dans un campement à Tagadayat, dans la région de Ménaka.
Dans un communiqué rendu public ce lundi 26 octobre 2026, la CNDH a exprimé sa profonde préoccupation face à ces atteintes graves aux droits de l’Homme. Par la voix de sa présidente par intérim, Me Aïssata Founé Tembély, l’institution s’incline pieusement devant la mémoire des personnes décédées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.
S’appuyant sur le fondement de la Constitution du 22 juillet 2023, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples ainsi que les quatre Conventions de Genève de 1949 relatives au droit international humanitaire, la CNDH condamne fermement ces attaques. Elle rappelle également aux présumés auteurs que ces actes sont susceptibles d’être qualifiés de crimes imprescriptibles.
À travers sa présidente par intérim, la CNDH invite les autorités à rechercher, à identifier et à traduire en justice les auteurs, les commanditaires et les complices de ces atteintes graves aux droits humains et au droit international humanitaire. Elle recommande au Gouvernement de poursuivre le renforcement des mesures de défense et de sécurité.
Par ailleurs, la CNDH félicite les Forces armées maliennes (FAMa) pour le renforcement « des mesures de protection des populations les plus exposées, notamment en facilitant le déplacement vers la ville de Ménaka des habitants de campements menacés ». Elle réitère son soutien aux FAMa dans leur lutte contre les groupes terroristes, dans le strict respect des droits de l’Homme et du droit international humanitaire. L’organisation invite également les populations à renforcer leur collaboration avec les FAMa, précise le communiqué.
Enfin, la présidente par intérim de la CNDH rappelle, dans le communiqué, que la protection des droits de l’Homme est une responsabilité partagée. Elle souligne que nul n’est à l’abri de la violation de ses droits.
Korotoumou TOGOLA (Stagiaire)
