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Entre Nous : Rien que les intérêts !!!

Le Président de la République française, Emmanuel Macron a effectué, le mardi 7 juillet 2026, une visite en Syrie. La première visite d’un haut dirigeant occidental depuis la fin du régime de Bachar el-Assad. Un double attentat produit près de l’hôtel de la délégation française est venu rappeler les défis sécuritaires qui pèsent sur le pays malgré l’arrivée au pouvoir d’Ahmed Al Charaa.

Le journal français «La Croix» parle de «visite historique d’Emmanuel Macron à Damas» tandis que le journal en ligne «Mondafrique» évoque «la diplomatie des contrats». «Première visite d’un chef d’État occidental en Syrie depuis la chute de Bachar el-Assad, le déplacement d’Emmanuel Macron dépasse largement le symbole diplomatique. Entre reconstruction, investissements, sécurité précaire et rivalités régionales, Paris tente surtout de retrouver une place dans un pays redevenu stratégique», souligne le directeur de Mondafrique, Nicolas Bau, dans un article mis en ligne, le 8 juillet.

Dans le jeu géopolitique mondial, seuls les intérêts comptent pour les États et leurs représentants. Et, pour leurs intérêts, ils prouvent fréquemment quils sont prêts à s’accommoder à toutes les situations, à coopérer avec le démon pour combattre l’ange.

Assad était l’enfant chouchou des occidentaux avant de devenir leur ennemi. L’actuel président Ahmed Al-Charaa qui était jusqu’à récemment l’un «des chefs terroristes>> les plus recherchés par plusieurs pays du monde,  est devenu l’un de leurs alliés. Il a été reçu en grande pompe par les grands du monde. De Trump à Poutine en passant par Macron, il multiplie les poignées de main devant les Camera du monde entier.

La Russie a enlevé les Talibans de la liste des organisations terroristes avant d’établir des relations avec le régime de Kaboul. Il y a quelques semaines, une délégation du ministère afghan des Affaires étrangères s’est rendue à Bruxelles, suscitant l’ire des organisations de défense des droits humains.

Ce qui se passe avec les régimes de Damas et de Kaboul est un message clair à l’endroit de ceux qui continuent de se bercer d’illusions sur les relations entre Etats. « Les Etats n’ont pas d’amis mais des intérêts», disait le Général Charles De gaulle. Les «grands terroristes» dont les têtes sont mises à prix aujourd’hui peuvent devenir des interlocuteurs crédibles  demain.

Par Chiaka Doumbia

 

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