FABOU KANTÉ, CITOYEN LAMBDAUn Front révolutionnaire, dites-vous ?
Une initiative à ne pas laisser éclore, encore moins prospérer au regard des précédents fâcheux et des multiples risques, avertit le citoyen Lambda avec des arguments pointus.
Si nous ne sortons pas des postures défensives, des combats de personnes, du suivisme, et des attitudes de couverture d’un Président, d’un Gouvernement ou d’un régime, nous ne contribuerons jamais à résoudre l’équation Paix-Sécurité-Réconciliation-Développement dans nos pays, dans le Sahel et sur le continent africain. Il nous faut inscrire la préservation des intérêts de nos populations au cœur de nos propos et de nos actions, car nos peuples sont au-dessus de tout.
Je viens de lire une information effroyable sur une plateforme, qui ne doit laisser personne indifférent. Il s’agit d’un front révolutionnaire dit SONGHOI pour la défense de l’AES, qui serait en gestation. Frères et sœurs, apprenons de l’histoire et faisons extrêmement attention, au risque d’être les véritables causes de notre auto-destruction !
La crise sécuritaire généralisée que le Mali vit actuellement avec ses effets nocifs sur tout le Sahel, a commencé avec la crise dite du Nord du Mali, qui s’est exacerbée au fur des années et a conduit à la chute de 3 régimes, de 1991 à nos jours.
Il y a un aspect de cette crise contre lequel je me suis toujours battu. Il s’agit de sa qualification en fonction d’une région, d’une zone, d’une communauté ou même d’une ethnie. J’ai constamment plaidé pour que les Maliens considèrent la crise sécuritaire liée aux rébellions comme un problème national, au lieu de lui donner une connotation régionale ou communautaire. S’il y a une certitude aujourd’hui, est qu’au moins l’histoire m’a donné malheureusement raison.
Je me suis farouchement opposé à la création du Collectif des Ressortissants du Nord (COREN), pas parce que c’était une mauvaise chose dans le principe, mais pour 3 raisons fondamentales : 1- Le contexte sociopolitique et sécuritaire dans lequel il a été mis en place,
2-Les rôles sécuritaires joués à l’époque par plusieurs de ses premiers responsables et
3- les risques de surpassement du sentiment national par la conscience ethnique…
Ce nouveau front dit révolutionnaire SONGHOI annoncé par un activiste controversé, lui-même Songhoi, dont il faut bien entendu respecter les choix politiques ; sera une calamité Sahélienne à laquelle il ne faut accorder aucune chance d’éclosion, si nous avons le souci de notre survie. Je reviendrai sûrement dessus.
Pour finir, je voudrais rappeler ceci aux Peuples du Mali et de l’AES, de l’intérieur et de nos diaspora mais particulièrement à nos dirigeants, c’est-à-dire à tous ceux qui animent les institutions de nos 03 pays : » La violence n’engendre que la violence. Si nous ne marquons pas une rupture avec le cycle de la violence dans nos pays, nous n’aurons absolument rien pour arrêter la violence, dont nous continuerons sans aucun doute à payer les prix les plus forts et les plus chers. En la matière, c’est la responsabilité première de nos Chefs d’Etat qui est pleinement engagée, parce qu’ils agissent justement au nom de nos États et des raisons d’Etat. »
Wa Salam.
Fabou KANTÉ, Citoyen Lambda
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