Gestion des avoirs saisis ou confisqués : l’ARGASC à l’heure du bilan et des réformes
Sous la houlette du Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, M. Mamoudou Kassogué, la troisième session du Conseil d’administration de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués (ARGASC) s’est ouverte ce jeudi 6 août 2026 à l’hôtel Maeva Palace. Ce rendez-vous clé permet aux administrateurs de passer en revue les rapports d’étape de l’exercice 2025, portant aussi bien sur la réalisation des activités que sur l’exécution du budget.
Cette rencontre stratégique rassemble les administrateurs, les membres du Cabinet et du Secrétariat général du ministère, les chefs des services centraux et assimilés, ainsi que l’équipe de la Direction générale de l’ARGASC. Elle constitue une étape importante pour consolider la gouvernance de l’Agence, évaluer le chemin parcouru, analyser les performances et optimiser la gestion des biens mal acquis.
En lançant les travaux, le Garde des Sceaux a précisé que cette session porte sur des documents clés renvoyés pour adoption, notamment les bilans d’activités et financiers de l’exercice 2025, désormais arrivés à terme. À l’ordre du jour figure également la mise en conformité des documents fondamentaux de l’Agence, tels que l’organigramme et le plan de recrutement, avec les nouvelles exigences de la fonction publique.
M. Mamoudou Kassogué a rappelé qu’en tant qu’organe délibérant, le Conseil d’administration a pour rôle de définir les orientations de la politique générale de l’Agence et de lui fournir les instruments juridiques indispensables à sa mission.
Dans cette optique, plusieurs documents majeurs ont été soumis à l’examen des administrateurs : le rapport d’activités 2025, le rapport financier 2025, le projet de modification de l’organigramme, le projet de modification de l’organisation générale et le projet de modification du plan de recrutement.
Par ailleurs, à la suite des évolutions législatives de 2024, marquées par l’adoption du nouveau Code de procédure pénale et de l’ordonnance relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive, il est devenu primordial d’adapter les textes fondateurs de l’ARGASC, datant de 2022, à ce nouvel arsenal pénal, afin d’optimiser son efficacité sur le terrain.
Mohamed Kanouté
Source : Mali24
En savoir plus sur Mali 24
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
