LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT COMME UN IMPÉRATIF DE SOUVERAINETÉ
La ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, Mme Doumbia Mariam Tangara, a insisté sur la portée symbolique du choix du Parc national de Bamako pour accueillir la cérémonie. Elle a rappelé que la Quinzaine de l’Environnement, instituée depuis l’an 2000, est devenue un cadre privilégié de sensibilisation, de mobilisation citoyenne et d’actions concrètes en faveur de la protection de l’environnement. Selon la ministre, les deux thèmes retenus pour cette édition reflètent les réalités auxquelles les populations maliennes sont confrontées quotidiennement : variabilité des pluies, désertification, dégradation des terres, pression sur les ressources naturelles et vulnérabilité des moyens de subsistance. Elle a souligné les efforts déployés par les autorités nationales pour restaurer les terres dégradées, protéger les forêts et les ressources en eau, améliorer l’assainissement urbain et prévenir les risques liés aux inondations. Au cours des quinze jours de manifestations, plusieurs activités sont prévues, notamment des conférences-débats, des journées portes ouvertes, des panels scientifiques, des visites de terrain, des campagnes de reboisement, des opérations de salubrité ainsi que des séances de sensibilisation sur la finance climatique, la biodiversité, la restauration des terres et la gestion durable des pâturages. « La protection de l’environnement n’est plus seulement une exigence écologique, elle constitue aujourd’hui un impératif de souveraineté, de sécurité et de développement », a déclaré la ministre.
L’ENVIRONNEMENT AU CŒUR DES POLITIQUES PUBLIQUES
Présidant la cérémonie au nom du Premier ministre, le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, Alfousseni Sanou, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à faire de la résilience climatique et de la protection de l’environnement des priorités transversales de l’action publique. Il a rappelé que les défis environnementaux touchent directement la sécurité alimentaire, la santé, l’économie, les ressources en eau et les conditions de vie des populations. Face à ces enjeux, il a plaidé pour une meilleure coordination des politiques publiques, un renforcement du rôle des collectivités territoriales et une implication accrue du secteur privé et des citoyens. Il a également insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de ressources, tant nationales qu’internationales, afin de soutenir les investissements liés à l’assainissement, à la gestion durable des terres, à la restauration des écosystèmes et à la prévention des catastrophes naturelles. « Les défis environnementaux ont un coût, mais l’inaction en aurait un plus élevé encore pour nos populations, nos infrastructures, notre économie et notre avenir commun », a-t-il souligné.
Une leçon modèle à Hamdallaye
À la tête d’une délégation de son département, la ministre de l’Environnement a assisté à une leçon modèle à l’École fondamentale Bouraké Sangaré d’Hamdallaye, en présence des autorités communales. «Environnement et changement climatique » tel est le thème de la leçon de géographie présentée par l’enseignant Adama Youssouf Diawara. La séance pédagogique a été brillamment animée par les élèves, dont les réponses aux différentes questions ont démontré leur bonne compréhension des notions liées à la protection de l’environnement.
Dispensée à une classe de 6e année de l’École fondamentale Bouraké Sangaré d’Hamdallaye, cette leçon modèle sur l’environnement et les changements climatiques, s’inscrit dans le cadre de la 27e édition de la Quinzaine de l’environnement organisée du 5 au 17 juin 2026.
Drissa Togola
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