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Mali : Contrôle Citoyen de l’Action Publique, le Conseil National de la Société Civile renforce les capacités de trente (30) acteurs régionaux

Dans le cadre de l’affirmation de la démocratie participative et de la bonne gouvernance au Mali, le Conseil National de la Société Civile (CNSC) franchit une nouvelle étape décisive. L’organisation vient de lancer, ce lundi 2 novembre 2026, une vaste session de renforcement des capacités destinée à trente (30) acteurs régionaux de la société civile, avec un objectif clair : optimiser le Contrôle Citoyen de l’Action Publique (CCAP) et faire appréhender par les participants la nécessité d’instaurer une démarche de redevabilité et de responsabilisation aux niveaux local, régional et national.

Face aux défis du développement et aux attentes légitimes des populations en matière de services de base (éducation, santé, infrastructures, transparence budgétaire), la société civile se positionne plus que jamais comme un partenaire incontournable et exigeant de l’État et des collectivités territoriales.

Conscient de la nécessité d’œuvrer pour relever ces défis, le CNSC entreprend, dans le cadre de la mise en œuvre du PREM et avec l’appui financier de la CARFIP, l’organisation de deux (02) sessions de renforcement des capacités des acteurs de la société civile sur les mécanismes du Contrôle Citoyen de l’Action Publique.

À travers cette initiative, le Conseil National de la Société Civile réaffirme son engagement à faire du CCAP une réalité tangible sur l’ensemble du territoire national. En renforçant les compétences de ses antennes régionales, le CNSC s’assure que la voix des citoyens est entendue, que la gestion des ressources publiques gagne en efficacité et que la redevabilité devient une règle d’or de la gouvernance locale au Mali.

En procédant à l’ouverture des travaux, Madame Barry Aminata Touré, deuxième vice-présidente du Conseil National de la Société Civile et point focal du PREM (Projet de Relance Économique du Mali) dont le Conseil est membre du comité technique , s’est réjouie de la forte présence des membres de la société civile venus des régions de Kayes, Koulikoro, Sikasso, Ségou, Taoudéni, Tombouctou, Kidal, Gao, Ménaka et du district de Bamako.

Selon elle, la société civile doit jouer son rôle de veille citoyenne et de suivi des politiques de développement et des budgets : « C’est le gouvernement qui élabore les politiques et les budgets, et c’est lui qui les met en œuvre au niveau national, d’une manière globale. Mais en tant que société civile, nous avons un rôle à jouer pour que les populations pour lesquelles le gouvernement travaille puissent bénéficier des retombées de ces politiques. »

Et d’ajouter : « Le gouvernement s’est engagé à réduire la pauvreté, à donner de l’eau à tout le monde, et à œuvrer pour le bien-être social et économique du pays. Nous devons donc observer quels résultats sont atteints. »

Par ailleurs, elle a précisé que d’autres organisations de la société civile ont également établi leurs propres comités. Cela répond au même objectif : veiller à la mise en œuvre des politiques et des budgets afin d’éviter tout écart entre la programmation et les réalisations concrètes, empêcher les détournements et garantir la satisfaction des besoins des communautés. Ce programme de formation vise ainsi à doter les représentants régionaux des outils méthodologiques, juridiques et techniques nécessaires pour assurer un suivi rigoureux, constructif et transparent des politiques publiques.

Les travaux prendront fin ce mercredi 4 novembre 2026.

Par : Mohamed Kanouté

Source : Mali24

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